On peut être à la fois banquier et typographe. Suivant l’exemple d’autres entreprises, Goldman Sachs a lancé début juin sa propre police de caractères, accessible librement en téléchargement, le « Goldman Sans ». Mise au point par un jeune designer, Dalton Maag, elle est censée refléter les 150 d’histoire de la firme tout en regardant vers l’avenir de la finance digitale. Décontractée mais pas trop, l’équivalent d’un « casual Friday » où l’on ne porterait pas la cravate. Certains spécialistes interrogés par le New York Times se montrent moins impressionnés, la jugeant ennuyeuse ou dépourvue de caractère, un comble pour une police. Fine mouche, la banque avait d’abord glissé une condition qui interdisait aux utilisateurs d’écrire en Goldman Sans pour la dénigrer. Une clause qu’elle s’est finalement résolue à retirer.