Pris entre le marteau chinois et l’enclume des actionnaires, HSBC a un espace vital réduit. Visé par une « résolution climat » pour son soutien aux énergies fossiles, le groupe est aussi critiqué pour sa politique à Hong Kong, où il a ses racines. A la demande des autorités chinoises, la banque vient de geler les comptes du dissident Ted Hui, réfugié au Royaume-Uni, ce qui lui vaut une volée de bois vert des partisans de la démocratie. Mais HSBC n’a guère d’autre choix que d’obtempérer, sous peine de se voir accusée de violer la réglementation locale. Un casse-tête pour ses services de conformité, et pour les employés chargés de mettre en œuvre ces décisions.
Sagard Holdings, un gestionnaire d’actifs multi‐stratégies créé en 2005 à l’initiative de Power Corporation du Canada (famille Desmarais), vient d’annoncer la création d’une stratégie de private equity qui se concentrera sur le middle market canadien. La direction a été attribuée à Marie-Claude Boisvert, qui arrive de Clearspring Capital Partners, où elle était partner. Sagard a également recruté Patrick Daignault comme partner. Il était jusqu’ici directeur senior, chargé du private equity chez PSP Investments . Sagard Holdings dispose de quatre milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Credit Suisse réfléchit à amputer d’au moins 10% les bonus versés au titre de 2020 afin de tenir compte d’une série de charges imprévues, indique Bloomberg. Ces dernières années, la banque suisse avait eu tendance à maintenir inchangée son enveloppe de bonus. La semaine dernière, Credit Suisse avait indiqué que son quatrième trimestre 2020 serait déficitaire en raison d’une charge de 850 millions de dollars liée à un vieux dossier immobilier lié aux subprimes américains.
Monte dei Paschi di Siena (MPS) va ouvrir ses comptes à d’éventuels acquéreurs alors que le Trésor italien cherche à réduire sa participation au capital, ont indiqué Reuters et Bloomberg. L’Italie a engagé des conseillers pour l’aider dans ce dossier. Le pays souhaite réduire sa participation, actuellement de 64%, afin de respecter les engagements pris envers l’Union européenne lors du sauvetage de la banque en 2017. UniCredit est le repreneur privilégié par l’Etat.
Element Capital, l’un des plus gros hedge funds macro, prévoit de rembourser environ 2 milliards de dollars à ses clients afin de protéger sa performance, rapporte le Financial Times. La société new-yorkaise, créée par Jeffrey Talpins et qui gère 18 milliards de dollars d’actifs, a écrit aux investisseurs cette semaine pour leur annoncer qu’elle prévoyait de distribuer de l’argent plus tôt cette année parce qu’elle veut se concentrer sur la performance, plutôt que sur la collecte de capitaux. C’est la deuxième fois que la société rend de l’argent en un peu moins d’un an. Fin 2019, elle avait restitué 3,6 milliards de dollars. Element, qui a parié sur l’efficacité du vaccin contre le coronavirus en fin d’année dernière, ressort comme l’un des hedge funds gagnants de la pandémie. Il a affiché une hausse de 18,8 % en 2020.
Nous sommes dans une situation sans précédent et en évolution rapide. » Ce cri d’alarme est celui lancé par Sheldon Mills, directeur exécutif des consommateurs et de la concurrence de la Financial Conduct Authority (FCA), face à l’explosion du risque de faillite d’entreprises du secteur financier. Une inquiétude fondée sur les résultats d’une étude publiée mercredi par le régulateur britannique.
Pause. Le confinement permet aussi de prendre du recul. Chez Citigroup, la direction des ressources humaines en a profité pour revoir à la hausse les avantages dont peuvent bénéficier les salariés aux Etats-Unis, notamment en matière d’équilibre entre temps de travail et vie privée. « Nous télétravaillons tous et de manière extrêmement productive, cela nous a laissé le temps d’une pause et de penser à ce que nous devrions faire différemment pour nos employés, a expliqué Diane Arber, responsable RH pour la division clientèle institutionnelle, à Bloomberg. Parfois les gens ont besoin d’un ‘break’ sans pour autant arrêter leur carrière. »
Finalisation. Ce 4 janvier, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (CMAF – en photo Daniel Baal, son directeur général) a annoncé un accord de long terme avec Bouygues Telecom. En juin, il avait indiqué la vente définitive d’Euro-Information Telecom (EIT), l’opérateur alternatif créé en 2005 pour NRJ Mobile. Le 22 décembre, l’autorité de la concurrence a donné son feu vert à une reprise à 100 % par Bouygues Telecom qui accroît ainsi sa propre base de clientèle d’environ 9 % (plus de 2 millions de clients). Pour autant, EIT continuera à œuvrer sous les marques Crédit Mutuel Mobile et CIC Mobile, notamment. Le CMAF distribuera toujours des produits et services fixes et mobiles de téléphonie dans plus de 4.200 caisses locales du Crédit Mutuel et agences bancaires du CIC : les maintenir dans son offre « multi-services » reste dans sa stratégie. Il n’avait en revanche ni la volonté, ni la capacité d’investir suffisamment pour le déploiement de la 5G en France.
L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), bureau du Trésor américain, a infligé, le 4 janvier, une sanction de 8,57 millions de dollars (7 millions d’euros) à l’Union de banques arabes et françaises (UBAF). Cette participation à 47% du Crédit Agricole met ainsi fin à des poursuites civiles touchant à 127 violations présumées de sanctions américaines contre la Syrie entre août 2011 et avril 2013, selon le communiqué du Trésor américain. Créée en 1970 par des banques publiques en France et dans 25 pays arabes, avec son siège à Paris, l’UBAF est un outil de financement du commerce international. Le solde de son capital est aujourd’hui détenu par des institutions financières du monde arabe. Le Trésor américain lui reprochait d’avoir mené des transferts d’argent pour le compte d’entités syriennes visées par les sanctions américaines mises en place après le début de la guerre civile dans le pays.
L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), bureau du Trésor américain, a infligé le 4 janvier une sanction de 8,57 millions de dollars (7 millions d’euros) à l’Union de banques arabes et françaises (UBAF). Cette participation à 47% du Crédit Agricole met ainsi fin à des poursuites civiles touchant à 127 violations présumées de sanctions américaines contre la Syrie entre août 2011 et avril 2013, selon le communiqué du Trésor américain.