Panorama. La part des prêts aménagés par les banques en France s’établit à 12,1 %, se répartissant entre 7,1 % de prêts soumis à moratoire, conformément aux directives de l’Autorité bancaire européenne (EBA) et 5 % bénéficiant d’autres reports de paiement, selon une étude réalisée par Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management. Ce niveau se révèle inférieur à celui de pays comme l’Italie (13,1 %), le Portugal (22,7 %) ou Chypre (48,1 %), et supérieur aux parts de 9,6 % de l’Autriche, la Finlande (4,5 %) ou l’Allemagne (2,7 %). « Il n’y avait que 1,1 % des prêts des banques françaises soumis à moratoire qui étaient non performants (…) en juin 2020 », souligne l’étude, ajoutant que la moyenne européenne s’établit à 2,5 %. En France, les moratoires ont été accordés pour une durée courte (96,3 % et 62 % avec des durées maximales de 6 et 3 mois).