Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé aujourd’hui la période d’observation de l'équipementier en liquidation GM&S Industry jusqu'à lundi, pour laisser le temps aux parties prenantes au dossier de finaliser une offre ferme de reprise, ont annoncé mercredi les délégués syndicaux. « C’est un délai pour lever les clauses suspensives », a précisé Jean-Marc Ducourtioux, délégué CGT GM&S.
Volkswagen étudie différentes possibilités pour Renk, sa filiale spécialisée dans les transmissions et les roulements, dans le cadre de la revue stratégique lancée après le scandale des tests d'émissions polluantes, rapportait hier Reuters de sources proches du dossier. Le constructeur automobile allemand travaille avec la banque Citi sur l’avenir de cet actif, qui pourrait prendre la forme d’une vente de la filiale à l’automne prochain. L’entreprise pourrait alors être valorisée entre 600 et 800 millions d’euros.
Le ministère de l’Economie a appelé hier tous les acteurs du dossier GM&S à la responsabilité après que le groupe PSA a réitéré son refus de participer au plan de financement des investissements prévus par le repreneur potentiel de l'équipementier en liquidation judiciaire. L’Etat et le groupe Renault ont déjà confirmé leur volonté de financer chacun 5 millions d’euros au plan d’investissements de 15 millions envisagé par le président de GMD, Alain Matineau, pour rénover le site de GM&S à La Souterraine. Renault et PSA ont accepté la semaine dernière la demande de l’Etat de revoir à la hausse leurs engagements de commandes à GM&S pour permettre la pérennité du groupe. GMD a proposé de son côté de reprendre «au minimum 120 emplois» sur les 277 que compte l’usine, «avec des perspectives d’embauches ultérieures en fonction du développement de l’activité du site». Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer demain sur le sort de l’entreprise.
Renault vient d’annoncer des ventes records de véhicules au premier semestre, avec une hausse de 10,4% soutenue par le renouveau de la gamme, avec notamment le lancement d’un SUV en Chine, et par la réouverture du marché en Iran. En fin de matinée, l’action Renault gagnait à Paris près de 2%, en tête du CAC 40. Le constructeur automobile a vendu sur les six premiers mois de l’année 1,88 million de véhicules dans le monde, ce qui lui confère une part de marché de 4,1% (+0,3 point par rapport à la même période de 2016) et lui permet d’afficher une croissance quatre fois supérieure à celle du marché mondial (+2,6%). En Europe, Renault affiche une croissance de 5,6%, supérieure à celle du marché grâce à sa marque économique Dacia (+9,3%), dont +1,8% en France.
Honda a annoncé vendredi le rappel d’environ 2,1 millions de véhicules à travers le monde en raison de problèmes de batteries. Ce rappel porte sur 1,15 million de modèles Accord aux Etats-Unis et sur près d’un million de véhicules supplémentaires ailleurs dans le monde, a dit un porte-parole du constructeur japonais. L’objectif de ce rappel est de corriger un problème de capteurs de batteries, dont l’attache pourrait ne pas être suffisamment étanche pour empêcher l’humidité de pénétrer et de rouiller ces pièces, avec un risque d’incendie du moteur à la clé.
Le marché automobile européen a connu une hausse modérée le mois dernier mais ne s’en rapproche pas moins de ses niveaux de juin 2007, montrent les données publiées vendredi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Le nombre de véhicules immatriculés en juin dans les pays de l’UE s'établit à 1,49 million, soit une hausse de 2,1% par rapport au même mois de 2016. Sur l’ensemble du premier semestre, la hausse s'établit à 4,7% avec 8,21 millions de nouveaux véhicules immatriculés. Sur cette période, l’Italie affiche la meilleure progression (+8,9%) devant l’Espagne (+7,1%), l’Allemagne (+3,1%) et la France (+3%), alors que le Royaume-Uni affiche un léger recul (-1,3%). Pour le seul mois de juin, les ventes du groupe Renault ont augmenté de 2,8% et celles de PSA de 4%. Au sein des grands constructeurs, Toyota (+13,8%) enregistre la meilleure progression devant Fiat Chrysler (+7,6%).
Daimler baisse matin jeudi en Bourse, au lendemain d’informations de presse rapportant que le constructeur allemand est accusé d’avoir vendu plus d’un million de voitures avec des émissions polluantes excessives en Europe et aux Etats-Unis. En milieu de matinée, le titre perdait 0,93% à 64,85 euros à la Bourse de Francfort, accusant la plus forte baisse du Dax et de l’indice des valeurs européennes Stoxx 600, qui au même moment prenaient respectivement 0,26% et 0,44%.
Nissan s’est déclaré hier confiant dans sa capacité à réaliser d’ici quelques années jusqu'à une vente sur cinq avec des véhicules électriques en Europe. «D’ici 2020, et si les conditions du marché le permettent, je pense que les véhicules zéro émission à l'échappement représenteront 20% de nos ventes et cette tendance ne fera que s’accentuer», a déclaré Gareth Dunsmore, directeur véhicules électriques de Nissan Europe, cité dans un communiqué. Nissan, puis son partenaire Renault, ont commencé à déployer dès 2010 une gamme complète de véhicules électriques. Ceux-ci ont pesé len 2016 environ 3,5% des ventes de Nissan en Europe de l’Ouest.
Le parquet néerlandais a annoncé hier qu’il allait enquêter sur le possible recours inapproprié à un logiciel de contrôle des émissions polluantes de la part de Suzuki et de Jeep, marque de Fiat Chrysler Automobile. Juste auparavant, l’agence de sécurité routière aux Pays-Bas (RDW) a déclaré avoir découvert que le Jeep Grand Cherokee et le Vitara de Suzuki avaient des niveaux inacceptables d'émissions polluantes.
Renault et Sanef, la filiale française d’autoroutes du groupe espagnol Abertis, ont annoncé hier une coopération pour développer les communications entre les véhicules autonomes et les infrastructures routières, et tester le passage des barrières de péage ainsi que l’approche des zones de travaux. Cette expérimentation, réalisée en France, avec les prototypes autonomes mis au point par Renault représente une première étape, qui sera prochainement étendue à d’autres pays, souligne le constructeur automobile. Dans le cadre d’une coopération similaire avec Vinci, PSA testera demain au péage de Saint-Arnoud sur l’A10 le premier franchissement d’une barrière de péages par un véhicule autonome en conditions réelles de trafic.
Renault et Sanef, la filiale française d’autoroutes du groupe espagnol Abertis, ont annoncé ce lundi une coopération pour développer les communications entre les véhicules autonomes et les infrastructures routières, et tester le passage des barrières de péage ainsi que l’approche des zones de travaux. Cette expérimentation, réalisée en France, avec les prototypes autonomes mis au point par Renault représente une première étape, qui sera prochainement étendue à d’autres pays, souligne le constructeur automobile.
Un cadre de Volkswagen a informé des dirigeants du constructeur allemand, dont le président du directoire de l'époque, du fait que la manipulation des émissions polluantes des moteurs diesel pourrait coûter au groupe jusqu'à 18,5 milliards de dollars, quasiment un mois avant que les investisseurs ne soient mis au courant du scandale, rapporte le journal allemand Bild am Sonntag, qui s’appuie sur des documents de l’enquête conduite aux Etats-Unis. Le constructeur a précédemment déclaré qu’il n’avait pas enfreint les règles en matière de diffusion d’informations. Les investisseurs ont appris la présence d’un logiciel truqueur sur les voitures diesel de Volkswagen le 18 septembre 2015, lorsqu’elle a été révélée par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
L’Alliance Renault-Nissan vient d’annoncer avoir réalisé 5 milliards d’euros de synergies en 2016, soit une hausse de 15% par rapport aux 4,3 milliards d’euros de 2015. Les 700 millions d’euros de synergies supplémentaires proviennent essentiellement des opérations convergées dans les achats, l’ingénierie et la fabrication. L’Alliance des deux constructeurs automobile se dit « en bonne voie » pour atteindre son objectif d’au-moins 5,5 milliards en 2018, « avant même d’intégrer la contribution de Mitsubishi », a déclaré Carlos Ghosn, PDG de l’Alliance Renault-Nissan. Avec l’arrivée de Mitsubishi fin 2016, l’Alliance devrait réaliser des synergies supplémentaires à travers le partage des achats et de la logistique, une localisation plus poussée, l’utilisation commune des usines et le partage des plateformes et des technologies.
Le fabricant de camions suédois AB Volvo est en passe de vendre sa part de 25% dans le groupe allemand de moteurs diesel Deutz, a dit hier Deutsche Bank, seul teneur de livre de l’opération. Dans un communiqué, la banque allemande précise que la constitution du livre d’ordres a commencé, ajoutant que la transaction pourrait très vite être finalisée. Sur la base du cours de clôture de 7,39 euros de l’action Deutz, la part de Volvo dans le groupe représente environ 220 millions d’euros.
PSA a réclamé aujourd’hui l’intervention des pouvoirs publics pour libérer le site de son usine de Sept-Fons dans l’Allier, occupée depuis mercredi par les salariés de l'équipementier en liquidation judiciaire GM&S Industry. Ces salariés bloquent les accès du site de construction de PSA de Sept-Fons depuis mercredi matin pour réclamer des conditions plus avantageuses de reprise de leur usine. Le constructeur, qui est avec Renault le principal donneur d’ordres de l'équipementier, doit utiliser, depuis le blocage, un hélicoptère pour acheminer la production de son usine, un « moyen exceptionnel » et « coûteux », précise le constructeur. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a appelé une nouvelle fois les salariés de GM&S à lever le blocage.
Volkswagen a décidé de rappeler 766.000 véhicules à travers le monde pour une mise à jour du logiciel de système de contrôle de freinage, a annoncé aujourd’hui un porte-parole du groupe allemand. Les freins risquent de ne pas fonctionner correctement dans certaines conditions de conduite, a ajouté ce porte-parole. L’agence de presse DPA avait fait état de ce rappel pour la seule Allemagne dès samedi. Le constructeur a rappelé environ 385.000 véhicules outre-Rhin pour ce problème de freins.
Baidu, le principal moteur de recherche en ligne en Chine, fait l’objet d’une enquête pour déterminer s’il a enfreint la loi après que son directeur général a testé une voiture sans conducteur sur la voie publique. « La police soutient la technologie et l’innovation dans la conduite autonome mais cela devrait être mené de manière légale, sécurisée et scientifique », a indiqué celle-ci dans un communiqué, ajoutant que « toute violation de la loi entraînera des sanctions ».
Le constructeur prend 49% d’une coentreprise avec le chinois Brilliance pour 1 renminbi symbolique. Il va y investir 95 millions d’euros dans les douze mois.
Volvo Car, filiale du constructeur automobile chinois Geely, a indiqué hier que tous ses modèles produits à partir de 2019 seront entièrement électriques ou hybrides. Les modèles lancés avant cette date seront toujours équipés de moteurs à combustion, mais le groupe a précisé qu’il introduirait progressivement dans sa gamme des modèles allant du tout électrique aux hybrides à batterie rechargeable. Volvo Car est le premier grand constructeur automobile à se fixer un calendrier pour la suppression progressive des modèles à combustion.