L’Allemagne devra finir par suivre l’exemple d’autres pays européens et interdire la mise en circulation de nouveaux véhicules diesel, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel dans une interview publiée lundi, tout en refusant de s’engager sur une date précise. Elle a ajouté qu’il était de la responsabilité des constructeurs automobiles de retrouver la confiance des consommateurs après le scandale de trucage des émissions de gaz polluants, y compris en offrant des promotions et des actualisations de logiciels.
Des avocats ont affirmé vendredi que General Motors (GM) pourrait se voir réclamer 1 milliard de dollars supplémentaires dans le cadre de l’affaire du défaut d’allumage qui avait conduit le constructeur automobile américain à procéder à un rappel de véhicules il y a plusieurs années. Des avocats représentant des victimes et des clients dont la valeur des véhicules a baissé ont conclu un accord avec un trust représentant des créanciers d’Old GM, une entité qui regroupe les vestiges du groupe laissés de côté après son sauvetage de la faillite par le gouvernement en 2009.
Les constructeurs allemands se sont engagés à réviser 5,3 millions de voitures pour limiter les émissions, échappant à une interdiction de ces motorisations en ville.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé hier un bénéfice d’exploitation trimestriel ajusté en hausse de 15% à 1,87 milliard d’euros, légèrement supérieur aux attentes grâce à l’amélioration de ses marchés en Europe et en Amérique latine et à une performance toujours solide aux Etats-Unis. Le chiffre d’affaires est resté globalement stable à 27,9 milliards. Sa dette industrielle nette a diminué à 4,2 milliards à fin juin contre 5,1 milliards trois mois auparavant mais elle reste supérieure au consensus des analystes qui la donnaient à 3,9 milliards.
Le groupe Volkswagen a publié hier un résultat d’exploitation de 4,55 milliards d’euros au deuxième trimestre 2017 contre 1,90 milliard un an auparavant et 4,49 milliards attendu par les analystes. Cette performance est due à des réductions de coûts et au lancement de nouveaux modèles à plus forte marge par sa marque VW. Le constructeur automobile allemand a confirmé pour 2017 ses objectifs d’une marge d’exploitation comprise entre 6% et 7%, après 6,7% en 2016, et d’un chiffre d’affaires en hausse d’au maximum 4%.
Le gouvernement britannique a annoncé hier vouloir mettre fin à la vente de voitures diesel ou essence à partir de 2040 dans le cadre de son nouveau plan de lutte contre la pollution de l’air. Cette décision intervient trois semaines après une annonce similaire de la France. L’objectif est de réduire la pollution au dioxyde d’azote, produit en particulier par les voitures et camions. Selon des chiffres officiels, cette pollution tue plus de 40.000 personnes par an outre-Manche et elle provoque une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants.
La maison-mère de Mercedes-Benz pourrait scinder une partie de ses activités dans des entités juridiques séparées dans le cadre d’une restructuration, a déclaré hier le constructeur automobile allemand. Si le directeur financier Bodo Übber a précisé que Daimler n’envisageait pas de céder de divisions, il a laissé ouverte la question d’une mise en Bourse partielle de certaines d’entre elles. Le groupe, qui fabrique aussi des bus, des camions et des camionnettes, a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 2,5 milliards d’euros, légèrement inférieur au consensus.
Le tribunal de commerce de Poitiers a reporté hier pour la deuxième fois sa décision sur la reprise de l'équipementier GM&S Industry au 31 juillet, a annoncé l’avocat des salariés, Jean-Louis Borie. Le repreneur, le groupe GMD, propose de reprendre 120 salariés sur 277. Il avait toutefois accompagné son offre de conditions suspensives qui n'étaient toujours pas remplies lundi. Le tribunal pourrait prononcer la liquidation sèche de l’usine en cas d'échec des négociations.
BMW a démenti hier des informations de presse faisant état d’une possible manipulation des émissions de ses voitures et d’une collusion présumée avec ses concurrents allemands. Le magazine Der Spiegel avait rapporté vendredi que BMW, Volkswagen Audi et Porsche s'étaient peut-être entendus pour fixer les prix des systèmes de traitement des émissions de moteurs diesel. La Commission européenne a annoncé samedi que les autorités de la concurrence européennes enquêtaient sur ces allégations. De leur côté, les autorités allemandes ont prôné des sanctions si ces informations étaient confirmées.
Les valeurs automobiles allemandes reculent vendredi après-midi, pénalisées par un article du magazine Der Spiegel affirmant que Volkswagen et Daimler ont l’un et l’autre soumis des preuves pour se dénoncer aux autorités allemandes de la concurrence. Les constructeurs automobiles se seraient concertés dans les années 1990 sur les prix, les technologies et les fournisseurs. Les entreprises et l’autorité allemande de la concurrence n’ont pas commenté cet article. Selon Der Spiegel, les soupçons des autorités sont nés en 2016 au cours d’une enquête distincte sur les prix de l’acier. L’action Volkswagen abandonne 3,9%, Daimler perd 2,5% et BMW recule de 2,7%.
Faurecia a relevé ses objectifs financiers pour 2017 après avoir enregistré une hausse de 28% de son résultat net sur les six premiers mois de l’année. L’équipementier automobile vise désormais un bénéfice net par action supérieur à 4 euros pour l’ensemble de l’année contre une prévision initiale d’un bénéfice net par action « d’autour de 4 euros ». Pour 2017, sa marge opérationnelle devrait quant à elle ressortir entre 6,6% et 7% de ses ventes à valeur ajoutée alors que le groupe tablait jusqu'à présent sur une marge comprise entre 6,4% et 6,8%.
Valeo a annoncé hier une progression de 20% à 506 millions d’euros de son bénéfice net semestriel grâce à une demande soutenue en technologie LED pour l'éclairage et dans les systèmes de moteurs économes en carburant. Son chiffre d’affaires ressort à 9,46 milliards d’euros, légèrement en deçà du consensus, dont 8,32 milliards en première monte, en hausse de 9% à périmètre et change constants. Le groupe a confirmé ses objectifs financiers pour 2017 sur la base d’une hausse de la production automobile mondiale comprise entre 1,5 et 2 % et des prix de matières premières et des taux de change en ligne avec les niveaux actuels.
Tesla a annoncé hier le départ de Peter Rive, cofondateur de SolarCity, moins d’un an après le rachat du fabricant de panneaux solaires par le constructeur de voitures électriques. Peter Rive et son frère Lyndon avaient créé SolarCity en 2006 avec le soutien financier de leur cousin Elon Musk, directeur général de Tesla. Lyndon Rive, qui occupait les fonctions de directeur général de SolarCity, a démissionné en mai. Tesla a racheté le spécialiste des panneaux photovoltaïques à l’automne 2016, pour une valeur de 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) en actions, afin de créer un géant intégré des énergies renouvelables.
Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé la période d’observation de l'équipementier en liquidation GM&S Industry jusqu'à lundi, pour laisser le temps aux parties prenantes au dossier de finaliser une offre ferme de reprise, ont annoncé hier les délégués syndicaux. Le groupe GMD a proposé de reprendre 120 salariés sur les 270 que compte l’usine de La Souterraine, dans la Creuse. Il a accompagné son offre de plusieurs conditions suspensives, notamment la conclusion d’un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S et l’obtention d’un financement de 15 millions d’euros en vue de la modernisation de l’usine.
Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé aujourd’hui la période d’observation de l'équipementier en liquidation GM&S Industry jusqu'à lundi, pour laisser le temps aux parties prenantes au dossier de finaliser une offre ferme de reprise, ont annoncé mercredi les délégués syndicaux. « C’est un délai pour lever les clauses suspensives », a précisé Jean-Marc Ducourtioux, délégué CGT GM&S.
Volkswagen étudie différentes possibilités pour Renk, sa filiale spécialisée dans les transmissions et les roulements, dans le cadre de la revue stratégique lancée après le scandale des tests d'émissions polluantes, rapportait hier Reuters de sources proches du dossier. Le constructeur automobile allemand travaille avec la banque Citi sur l’avenir de cet actif, qui pourrait prendre la forme d’une vente de la filiale à l’automne prochain. L’entreprise pourrait alors être valorisée entre 600 et 800 millions d’euros.
Le ministère de l’Economie a appelé hier tous les acteurs du dossier GM&S à la responsabilité après que le groupe PSA a réitéré son refus de participer au plan de financement des investissements prévus par le repreneur potentiel de l'équipementier en liquidation judiciaire. L’Etat et le groupe Renault ont déjà confirmé leur volonté de financer chacun 5 millions d’euros au plan d’investissements de 15 millions envisagé par le président de GMD, Alain Matineau, pour rénover le site de GM&S à La Souterraine. Renault et PSA ont accepté la semaine dernière la demande de l’Etat de revoir à la hausse leurs engagements de commandes à GM&S pour permettre la pérennité du groupe. GMD a proposé de son côté de reprendre «au minimum 120 emplois» sur les 277 que compte l’usine, «avec des perspectives d’embauches ultérieures en fonction du développement de l’activité du site». Le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer demain sur le sort de l’entreprise.
Renault vient d’annoncer des ventes records de véhicules au premier semestre, avec une hausse de 10,4% soutenue par le renouveau de la gamme, avec notamment le lancement d’un SUV en Chine, et par la réouverture du marché en Iran. En fin de matinée, l’action Renault gagnait à Paris près de 2%, en tête du CAC 40. Le constructeur automobile a vendu sur les six premiers mois de l’année 1,88 million de véhicules dans le monde, ce qui lui confère une part de marché de 4,1% (+0,3 point par rapport à la même période de 2016) et lui permet d’afficher une croissance quatre fois supérieure à celle du marché mondial (+2,6%). En Europe, Renault affiche une croissance de 5,6%, supérieure à celle du marché grâce à sa marque économique Dacia (+9,3%), dont +1,8% en France.