La troisième édition du Forum des Placements privés organisée par bfinance en collaboration avec le cabinet d’avocats Kramer Levin a été l’occasion de faire un point sur l’état de ce marché en confrontant les témoignages des différentes catégories d’intervenants En deux ans d’existence, les placements privés au format Euro PP ont contribué au financement des entreprises de taille intermédiaire à hauteur de 10 milliards d’euros, répartis entre une centaine d’opérations. Si les négociations restent de gré à gré, un marché a commencé à se structurer sous l’égide du Trésor autour d’investisseurs en quête de rendements toujours plus nombreux et d’emprunteurs soucieux de diversifier leurs sources de financement à long terme. La troisième édition du Forum des Placements privés organisée par bfinance en collaboration avec le cabinet d’avocats Kramer Levin a été l’occasion de faire un point sur l’état de ce marché en confrontant les témoignages des différentes catégories d’intervenants. Réglementation Chef de bureau à la Direction Générale du Trésor, Jean Boissinot a commencé par évoquer les initiatives d’ordre réglementaire en cours d’élaboration. Après avoir rappelé la contribution des régulateurs à l’essor de l’Euro PP, via notamment la création des fonds prêts à l’économie et la possibilité donnée aux assureurs de prêter en direct aux entreprises, il a indiqué qu’un groupe de travail se consacrait à la définition d’un modèle de documentation juridique. « La démarche a pour principaux enjeux de définir un standard de marché et de renforcer le positionnement de la marque Euro PP à l’international », a précisé Jean Boissinot. Le modèle de documentation ainsi défini viendra compléter la Charte Euro PP, qui fournit un modèle d’accord de confidentialité et s’attache à décrire les termes et conditions des opérations. En réponse aux doutes exprimés sur la finalité de ce modèle de documentation, Hubert de Vauplane, avocat associé chez Kramer Levin, précise que l’idée est de mettre à disposition « un contrat de référence qui puisse servir de base de discussion entre emprunteur et investisseur tout en ayant vocation à être adapté aux spécificités de chaque opération ». Outre la documentation juridique, les autres sujets approfondis dans le cadre des groupes de travail supervisés par le Trésor concernent la promotion de l’Euro PP, avec une grande manifestation prévue début 2015, le suivi du marché, actuellement compliqué par la multitude de transactions non cotées, et le traitement comptable et prudentiel côté investisseur. Ces initiatives s’ajoutent à l’ouverture attendue des fonds de prêts aux mutuelles de santé et de prévoyance et à un possible assouplissement des règles qui empêchent actuellement les assureurs de prêter aux holdings financières. Clauses juridiques Au-delà des aspects réglementaires, les débats ont été alimentés par cinq des investisseurs les plus actifs de la Place (AXA, Allianz, Amundi, Natixis Assurances, Idinvest), deux émetteurs récents (NGE, Daher) et le Président de la commission Financement – Bâle III de l’AFTE, Hervé Labbé. Les investisseurs ont évoqué les précautions mises en œuvre dans leurs approches respectives. Sur les formats non cotés (Euro PP au format prêt, Schuldschein), certains privilégient une intervention en partenariat avec les banques de manière à assurer un alignement des intérêts et ainsi éviter un transfert de risque désorganisé. La sélection des opportunités d’investissement – une cinquantaine par trimestre pour la seule activité fonds d’Amundi – est compliquée par l’absence de notation par une agence dans la majorité des cas. « L’effort d’analyse doit être fait par l’investisseur, dans le cadre d’une relation directe avec l’émetteur. C’est de cette manière que les défauts seront évités le plus longtemps possible », plaide Hervé Labbé. Ainsi, les plus grands investisseurs ont développé leur propre modèle de notation tout en ayant renforcé leurs équipes d’analyse crédit. Désormais, les processus d’investissement tendent à se standardiser. « Nous commençons par analyser la structure financière de la société et son secteur d’activité à l’aune de critères quantitatifs et microéconomiques tout en prenant en considération d’autres indicateurs macro. Ensuite, nous suivons un processus d’analyse impliquant des rencontres avec la direction de l’entreprise. Ce processus constitue le cœur de l’instruction du dossier. La démarche débouche sur un comité d’investissement qui va transiger à la fois sur le principe de la transaction et sur toutes les conditions assorties (durée, garantie, taux) », détaille Laurent Doubrovine, directeur général délégué de Natixis Assurances. Les investisseurs se rejoignent également en matière de clauses juridiques. « Nous cherchons à nous assurer qu’il s’agit bien d’une dette senior réellement pari passu de la dette bancaire. Cela ne veut pas dire que chaque clause doit être similaire mais que globalement, pendant la vie de la transaction, nous ne serons pas en position de prêteur subordonné », précise Damien Guichard, responsable dette privée, Allianz Global Investors, qui mentionne également parmi les principaux points d’attention la clause de negative pledge et la limitation de l’endettement dans les filiales. « Les clauses dites de rendez-vous qui nous permettent de suivre l’évolution de la société financée et ce le plus en amont possible nous semble également très importantes afin d’accompagner des évolutions de business plan ou de stratégies si nécessaires », ajoute Emmanuelle Nasse Bridier, Responsable de la politique crédit d’AXA Groupe. « Nous sommes également sensibles aux clauses de remboursement anticipé comme tous les assureurs qui privilégient les investissements à taux fixe », poursuit-elle. Lire la suite sur le site de bfinance
Zone Euro : dernière chance avant la déflation ! Alors que la zone Euro est sur le point de sombrer dans une spirale déflationniste, l’heure de la dernière chance a sonné. La volatilité du mois d’octobre témoigne, non pas d’une mauvaise nouvelle particulière, mais d’une prise de conscience que les remèdes en cours ne suffisent plus et que le malade doit être transféré en salle de réanimation. Le couple franco-allemand doit donc prendre ses responsabilités et redonner des perspectives meilleures à la zone.
Les mesures prises par les banques centrales ces dernières années ont mené à une reflation des marchés d’actifs financiers sans précédent, permettant à de nombreuses classes d’actifs d’atteindre un nouveau plus haut historique en 2014.
En janvier prochain, AG2R La Mondiale géra pas moins de 80 milliards d'euros d'actifs lorsque la fusion avec Réunica sera achevée. Roger Bonne, directeur de la gestion obligataire et de trésorerie, et Alain Debord, responsable du service "trésorerie", expliquent les problématiques liées à la gestion de trésorerie : structure, enjeux, répartition de l'allocation d'actifs.
Le marché du High Yield a traversé une période difficile liée à la situation économique générale et aux incertitudes géopolitiques, tensions au Moyen-Orient, confrontations en Ukraine/Russie. Cette situation a conduit à d’importantes sorties sur le marché US, entraînant une défiance excessive sur la classe d’actifs en général.
Créée en 1991, Tocqueville Finance est aujourd'hui détenue à 92% par La Banque Postale. Les collaborateurs sont également impliqués dans le capital (3%), ainsi que Tocqueville Asset Management (5%). Ses deux activités sont la gestion privée et la gestion collective de fonds, au travers d’une gamme de neuf produits principalement investis sur les actions. Didier Roman, gérant de « Tocqueville PME » et « Tocqueville Odyssée » évoque pour nous les opportunités offertes par le marché des PME et la façon dont les investisseurs institutionnels peuvent en bénéficier.
Désormais membre fondateur du Groupe Hamonie, La France Mutualiste a créé en avril dernier un département Gestion des risques afin d’avoir une vision transversale du sujet. Anne Mazzanti, Directeur Général Délégué de l’institution, explique pourquoi elle continue de chercher des véhicules financiers qui lui conviennent davantage pour financer l’économie.
Koris International, référence européenne des solutions d’allocation d’actifs dynamiques, annonce le lancement ce jour de TrackInsightTM, la première plateforme d’analyse de la qualité de réplication des principaux ETFs Européens pour les investisseurs institutionnels. TrackInsightTM, plateforme exclusivement dédiée aux investisseurs professionnels au sens de MiFID, est ouverte à l’ensemble des institutions (assureurs, fonds de pension, corporates, fondations, fonds souverains et family offices). La plateforme permet en quelques clics de visualiser et d’analyser la qualité de réplication historique des ETFs par rapport à leur indice de référence (Tracking Error et Tracking Différence notamment), facilitant ainsi la comparaison du coût réel de détention de ces instruments. Cette initiative pan-Européenne vise à apporter une transparence accrue aux investisseurs finaux et leur permettre ainsi d’élaborer des stratégies d’investissement sur la base d’informations vérifiées et pertinentes. Accessible depuis www.trackinsight.com, la plateforme contient à son démarrage 250 ETFs parmi les plus importants cotés en Europe, en termes de taille et de volumes négociés, et accompagnera le développement du marché institutionnel des ETFs en doublant le nombre de fonds analysés dans le courant de l’année 2015. Signe d’un soutien fort de l’industrie à plus de transparence, trois des cinq plus importants gérants d’ETFs européens ont d’ores et déjà reconnu la pertinence de cette initiative et déploient la solution auprès de leurs équipes marketing et commerciales pour mieux servir leurs clients. Jean-René Giraud, Directeur Général et fondateur de Koris International, estime que « cette initiative est une réponse pragmatique à un problème récurrent rencontré par nos clients et partenaires. La sélection d’ETFs est rendue très laborieuse en raison du grand nombre de candidats, de la difficile consolidation de données fiables et vérifiées, mais aussi de la complexité inhérente aux structures utilisées par les différents promoteurs. Avec cette initiative, nous espérons rendre plus simple la sélection de supports d’investissement passifs et aider ainsi à la généralisation de stratégies indicielles d’allocation d‘actifs dynamiques. Une transparence accrue nous semble également ouvrir la voie à l’amélioration constante de la qualité de réplication des trackers. »
La campagne Gaïa Index, pour sa 6ème édition, a culminé avec la collecte record de près de 19 000 données sur la performance RSE (gouvernance, social, environnement, parties prenantes externes) de 230 ETI cotées françaises en 2014. Cela a permis à EthiFinance d’effectuer un travail de grande qualité pour évaluer la transparence et l’évolution des performances des entreprises sur ces enjeux extra financiers. Les résultats de la campagne Gaïa-Index témoignent d’une hausse constante des taux de réponse et des notes. Ils scindent également les entreprises en deux catégories : celles ayant mis en place des plans d’actions concrets pour améliorer leur performance RSE et celles qui peinent encore à communiquer sur ces enjeux de manière pertinente.
Pourquoi votre allocation d’actifs va profondément changer dans les prochaines années « Solvabilité 2 » va conduire à une évolution des relations entre les assureurs et Asset Managers. Les assureurs devront modifier leur structure et optimiser leur allocation d’actifs, dans un contexte où ils ont davantage le souhait de financer directement l’économie réelle. Et les Asset Managers devront être beaucoup plus proches de leurs clients – assureurs, courtiers, mutuelles ou institutions de prévoyance – puisque la connaissance de leur passif pourrait devenir un élément essentiel des stratégies de gestion. Ces évolutions constituent une source d’opportunités : les assureurs qui sauront repenser leur allocation d’actifs pour optimiser leur ratio de solvabilité gagneront un avantage concurrentiel, et côté Asset Managers, le marché s’ouvrira à ceux qui proposeront une offre de nouveaux services sur mesure et diversifiés (transparisation, reporting, optimisation de SCR etc.). Autant dire que les deux prochaines années s’annoncent pleines de changements, tant pour les assureurs que pour les assets managers. Ceux qui sauront tirer profit de la nouvelle donne ont beaucoup à gagner.
Petercam Institutional Asset Management investit dans des sociétés dont la capitalisation boursière s’élève au minimum à 2,5 milliards d’euros. Ces dernières doivent afficher dix années consécutives de bénéfice net positif (BPA positif) et de paiement de dividende. Le secteur financier est du reste exclu de l’univers d’investissement, Petercam Institutional Asset Management souhaitant investir dans l’économie réelle.
Les années de crises successives ont provoqué une profonde refonte des différents modes de financement de l'économie et la mise en place de nouveaux canaux. Crédit Agricole Assurances a contribué à la première émission d'Euro Private Placement. Son directeur général adjoint, Jean-Jacques Duchamp, nous confie sa vision du rôle que peuvent jouer les investisseurs institutionnels auprès des PME et ETI.
Depuis 2008, année où elle a connu la pire crise de son histoire, la gestion alternative peine à renaître dans l’Hexagone, Aujourd’hui, de nombreux arguments militent pour que ces techniques de gestion soient à nouveau mises en avant
Le groupe Agrica investit de manière responsable dans les micro-caps françaises, ainsi que dans les fonds de prêts aux PME, malgré une certaine réserve. Le directeur général délégué d'Agrica Epargne évoque également les fonds dédiés à l'action sociale dont le budget consacré représente 13 millions d'euros.
Prudents à court terme, constructifs à moyen terme Nous observons depuis quelques jours un comportement de marché particulier qui semble indiquer que les intervenants se posent beaucoup de questions, comme si une lassitude quant au retour maintes fois reporté de la croissance européenne se propageait, entre autres interrogations. Lire la suite en pièce jointe
Sylvie Malécot participera, le 3 décembre prochain, à la Journée Nationale des Investisseurs Institutionnels organisée par Instit Invest, au Collège des Bernardins à Paris. Elle interviendra notamment dans le Panel intitulé « Suivi des investissements : comment simplifier le traitement opérationnel et administratif des classes d'actifs de diversification ? ». Retrouvez toutes les informations concernant cette journée sur le site [www.journeedesinvestisseurs.com](http://www.journeedesinvestisseurs.com/).
En gérant son bilan de manière innovante, Malakoff-Médéric a amélioré le rendement de ses portefeuilles financiers dans un environnement de taux bas. Très présent dans le financement de l'économie grâce à sa société de gestion interne Fédéris GA, Malakoff-Médéric a décidé de dynamiser son programme d'investissement en private equity, tout en conservant son processus ISR rigoureux et son approche «Best in class».
La faiblesse des taux incite les investisseurs à quitter les sentiers battus pour se tourner vers des classes d'actifs plus rémunératrices. Ce faisant, les institutionnels sont confrontés à des impératifs de suivi qui sortent, eux aussi, de l'ordinaire. Laurent Durdilly, Directeur de la Ligne Métier Private Equity - Real Estate - Securitisation du groupe CACEIS, a attiré notre attention sur les différents points au sujet desquels la plus grande vigilance est requise. Il interviendra sur ce sujet, le 3 décembre prochain, à la Journée Nationale des Investisseurs Institutionnels organisée par Instit Invest, au Collège des Bernardins, à Paris.
Le Fonds de dotation du Louvre, 154 millions d'euros d'encours sous gestion, a récemment investi 20 millions d'euros dans quatre fonds de performance absolue au format UCITS. Philippe Gaboriau, le directeur du Fonds de dotation, nous indique que l'objectif de ces investissements est de remplacer une poche de liquidité qui constituait environ 15% de l'allocation, et qui présentait des rendements quasi nuls.
Face aux besoins financiers de plus en plus importants des grands projets d’infrastructures, les sources de financement tendent à se diversifier. Après les fonds publics, les partenariats publics privés (PPP), il est apparu, au début des années 2000 en Europe, les fonds d’infrastructures. Ces derniers ont commencé à se développer en Australie et ils essaiment aujourd’hui partout dans le monde. D’après l’OCDE, le besoin en infrastructures dans le monde est estimé à environ 50 000 milliards de dollars d’ici à 2030. Une classe d’actifs à part entière Avant de parler des fonds, il convient de définir la notion d’infrastructures qui regroupe les biens d’utilité publique offrant des services indispensables à la collectivité et à son développement économique et social. Cette classe d’actifs partage certaines caractéristiques avec le capital-investissement ou l’immobilier tout en restant indépendante. Il s’agit d’actifs de longue durée générant des cash-flows stables et prévisibles indexés sur l’inflation et decorrélés du marché financier ainsi que des cycles économiques. Les infrastructures bénéficient de fortes barrières à l’entrée, de nature économique et financière d’une part et de nature légale ou règlementaire d’autre part. De ce fait, ce marché est marqué par une faible concurrence avec quelques acteurs majeurs en position d’oligopoles. Le marché des infrastructures peut être décomposé en 5 grandes catégories : l'énergie les infrastructures sociales les transports les utilities (services pulics) les télécoms Lire la suite : cliquez ici