Les fonds d’investissement espagnols ont enregistré une collecte nette de 970,8 millionsd’euros au mois d’août selon les données préliminaires d’Inverco, l’association de la gestion d’actifs en Espagne. Ce montant porte à 17,7 milliards d’euros les entrées nettes des fonds espagnols pour les huit premiers mois de 2021. Durant le mois d’août, les investisseurs hispaniques ont alloué leurs encours en priorité auxfonds obligataires mixtes (352,6 millions d’euros de collecte)et globaux (341,4 millions d’euros de collecte). Les fonds actions internationales complètent le podium avec une collecte nette de 173,1 millions d’euros. Les fonds monétaires (-11 millions d’euros), garantis (-113 millions d’euros) ainsi que la gestion passive (-39,8 millions d’euros) ont, eux, subi une décollecte. Le patrimoine total des fonds espagnols a augmenté de 1,1% sur un mois, s'élevant à 307 milliards d’euros fin août (+11,8% ou + 32,2 milliards d’euros depuis le début de l’année).
Les encours sous gestion de la Place luxembourgeoise ont progressé de près de 1% sur le mois de juillet, pour atteindre 5.541 milliards d’euros,selon les dernières données de laCommission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La collecte nette s'élève à 39 milliards d’euros, et s’accompagned’un effetmarché de 14 milliards. La progression totale des encours sur un an représente une hausse de plus de 20%.
Entre le 5 et le 11 août, les investisseurs mondiaux ont privilégié les fonds actions, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. La collecte nette s’y élevée à 15,7 milliards de dollars (13,4 milliards d’euros), plaçant cette classe d’actifs en tête des flux. Les fonds obligataires arrivent deuxièmes, avec +10,1 milliards, les fonds monétaires complétant le podium avec +8,5 milliards. Au sein de l’univers actions, les fonds de titres américains ont attiré 6,2 milliards de dollars, contre 1,5 milliard pour les actions européennes. Sur le marché nord-américain, seules deux catégories ont véritablement alimenté la collecte: les fonds de grandes capitalisations (+5 milliards) et les fonds de financières (+2,6 milliards). Le reste des catégories de fonds actions US ont connus des flux positifs ou négatifs inférieurs au milliard de dollars, voire atones. Dans l’obligataire, les fonds de titres d’entreprises de catégorie investment grade sont une nouvelle fois les plus plébiscités, avec 5,7 milliards de dollars de collecte nette. Parmi les autres flux significatifs, on notera les fonds d’obligations émergentes (+1,6 milliard), et les fonds d’obligations souveraines, au nominal (+1,3 milliard) et indexées à l’inflation (+1,0 milliard).
La Banque Cantonale de Genève (BCGE) a présenté ce 10 août un bénéfice net record de 64 millions de francs suisses (59 millions d’euros, +16,3%). Ses encours sous gestion et administration ont eux progressé de 5,1% pour atteindre 33,4 milliards de francs. Les encours de sa gamme de fonds Synchrony sont, eux, en hausse de 12,2% à 3,7 milliards de CHF.
La société de gestion écossaise Abrdn (ex-Aberdeen Standard Investments) a une nouvelle fois limité sa décollecte. Après plusieurs semestres de forts retraits, la firme a présenté ce 10 août un flux net de -5,6 milliards de livres sterling (6,6 milliards d’euros) au premier semestre, soutenu par le dynamisme de ses canaux dédiés aux conseillers indépendants et en BtoC. Les encours totaux ont reculé de 1% sur six mois, à 532 milliards de livres. La principale division du groupe, qui comprend les business institutionnels et wholesaleainsi que l’assurance, a vu sa décollecte nette tomber de 26,8 milliards de livres au premier semestre 2020 à 8,3 milliards de livres ces six derniers mois. Cette amélioration est notamment due à une forte diminution des retraits sur le segment assurantiel, avec des retraits passant de 35,4 milliards au S1-2020 à 12,9 milliards un an plus tard. Grâce à un effet marché positif, les encours sous gestion de la division sont restés stables à 457 milliards. Un nouveau roboadvisor et deux nouveaux DG pour booster les ventes aux particuliers Les deux autres activités du groupe, celle dédiée aux conseillers financiers indépendants et celle dédiée à la vente en direct aux clients particuliers britanniques, ont permis de compenser la décollecte globale du groupe. La division «Adviser» a ainsi collecté deux milliards de livres, et augmenté ses encours sous gestion de 8% à 72 milliards de livres. Elle a également vu l’arrivée de Noel Butwell, qui dirigeait jusqu’ici Standard Life Savings, comme directeur général. Le BtoC britannique, dénommé «Personal», a collecté 500 millions de livres, porté par l’activité de gestion de fonds discrétionnaires, qui a enregistré une collecte record de 8,7 milliards de livres. Au total, les revenues basées sur honoraires y ont grimpé de 8% à 41 millions de livres. Cette division va par ailleurs accueillir Caroline Connellan au poste de directrice générale pour le segment gestion de patrimoine («Personal Wealth»). Elle était dernièrement directrice générale du gérant de fortune Brooks Macdonald depuis 2017. La firme a également annoncé avoir acheté EXO Investing Limited, un roboadvisor utilisant de l’intelligence artificielle et investissant uniquement en fonds indiciels cotés (ETF). Au final, la société de gestion écossaise a enregistré une hausse des revenus tirés des frais de 7% à 755 millions de livres, notamment grâce aux frais de performance, qui ont augmenté de 10 millions de livres. Le résultat opérationnel retraité est lui en hausse de 52% à 160 millions de livres,pour un résultat avant impôts positif de 113 millions de livres sterling, contre 498 millions de pertes à la même période l’année précédente.
La collecte hebdomadaire globale des fonds d’investissements s’est maintenue au-dessus de la barre des 40 milliards de dollars entre le 29 juillet et le 4 août, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont été une nouvelle fois privilégiés par les investisseurs internationaux, avec 24,7 milliards de dollars (20,9 milliards d’euros) de collecte nette. Les fonds obligataires ont attiré 12,1 milliards et les fonds actions 4,8 milliards. Sur le segment obligataire, les fonds investment grade dominent encore et toujours les flux, avec +8,3 milliards de dollars. Le reste de la collecte s’est principalement concentré sur les fonds d’obligations souveraines, tant sur les obligations nominales (+1,1 milliard) que celles indexées à l’inflation (+1,4 milliard). Les fonds actions ont été marqués, dans leur ensemble, par de faibles flux de collecte et de décollecte. Les fonds actions américaines ont ainsi rendu 0,9 milliard aux investisseurs. Les fonds actions émergentes ont toutefois subi une décollecte un peu plus importante, avec -1,6 milliard. Sur le marché des fonds actions américaines, les stratégies sectorielles dans les biens de consommations et la tech sont celles qui s’en sortent le mieux, avec des collectes respectives de 1,3 milliard et 1,2 milliard de dollars. La décollecte américaine s’est limitée aux fonds value (-2 milliards), de financières (-1,6 milliard), de petites capitalisations (-1 milliard) et de style croissance (-0,5 milliard).
Arkéa Investment Services a présenté, ce 6 août, une collecte nette de 4,5 milliards d’euros pour le premier semestre 2021. Elle a été principalement alimentée par les fonds monétaires de Federal Finance Gestion, qui ont attiré 3,3 milliards d’euros nets. Avec l’ajout de l’effet marché, les encours sous gestion ont progressé de 10% à 66 milliards d’euros. La multi-boutique de gestion de Crédit Mutuel Arkéa a par ailleurs précisé être en train de finaliser la mise au point d’un fonds thématique emploi (via Federal Finance Gestion), et d’une plateforme d’infrastructure (chez Schelcher Prince Gestion).
BPCE a dévoilé, mardi 3 août, ses résultats pour le deuxième trimestre 2021,les premiers depuisle retrait de la cote de Natixis, annoncé en février etsurvenu en juillet.Côté gestion d’actifs, les encours de la plateforme multi-boutiques du groupe Natixis Investment Managers - hors H2O AM - ont augmenté de 3% sur la période, ressortant à 1.183 milliards d’euros au 30 juin 2021 (contre 1.153 milliards d’euros au 30 mars 2021). La collecte nette sur les produits long terme hors H2O AM avoisine le milliard d’euros au T2-21, loin des 6 milliards d’euros du premier trimestre 2021. Tirée, comme au T1-21, par ses affiliés nord-américains mais aussi par ses stratégies sur les actifs privés, la collecte nette positive de Natixis IM a été plombée par des sorties nettes de 4 milliards d’euros chez Ostrum AM au T2-21. Les encours sous gestion de Natixis Investment Managers (hors H2O AM) ont par ailleurs enregistré un effet marché positif de 35 milliards d’euros, un effet change et autres négatifs de 6 milliards d’euros. Le produit net bancaire du pôle gestion d’actifs et de fortune, hors H2O AM, pour le deuxième trimestre est évalué à 831 millions d’euros (contre 773 millions d’euros au T1-21), en hausse de 21,5% sur un an à change constant.Pour le premier semestre 2021, le produit net bancaire du pôle, hors H2O AM, s’établit à 1,59 milliard d’euros, en hausse de 22,6% à change constant sur un an glissant. Cette augmentation descend à 15,4% en incluant la contribution d’H2O AM. «Le produit net bancaire intègre 20 millions d’euros de commissions de surperformance en Gestion d’actifs au T2-21, générées par plusieurs affiliés en Amérique du Nord et en Europe, un niveau en ligne avec le T2-20», précise BPCE. Le résultat net du pôle gestion d’actifs et de fortune de BPCE s’élève à 120 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2021. Les marges enregistrées pour les gestionnaires affiliés américains et européens de Natixis Investment Managers – hors Ostrum AM – sont respectivement de 35 et environ 39 points de base. Pour Ostrum AM, le taux de marge est d’environ 3 points.
La Société Générale a présenté ce 3 août, dans le cadre de la publication de ses résultats financiers, une hausse trimestrielle de 7,1% des encours de sa filiale de gestion d’actifs Lyxor, à 165 milliards d’euros. La collecte s’élève à 5,3 milliards d’euros entre avril et juin, et 11,5 milliards sur le premier semestre 2021. Le produit net bancaire du T2 atteint lui 57 millions d’euros, en progression de 17 millions sur une année glissante. Lyxor va passer dans le giron d’Amundi d’ici fin 2021 après qu’un accord définitif d’acquisition pour un montant de 825 millions d’euros a été signé en juin. La banque privée du groupe affiche pour sa part une baisse de 8,8% de ses revenus, à 171 millions d’euros. Mais la banque rouge et noire précise que ce chiffre est de +8% après le retraitement d’un élément exceptionnel lié à une indemnisation d’assurance, d’un montant de 29 millions d’euros. La collecte nette de l’activité s’élève à 2,1 milliards d’euros sur le trimestre, portant la collecte semestrielle à 4,5 milliards. Les encours sous gestion sont eux en hausse de 4,2% sur trois mois, à 126 milliards d’euros. Le produit net bancaire trimestriel combiné de la gestion d’actifs et de la banque privée est stable, à 232 millions d’euros. Enfin, les métiers titres ont présenté des revenus trimestriels en hausse de 7,4% à 160 millions d’euros. Sur les six premiers mois, ils s’élèvent à 335 millions d’euros (+12%). Les actifs en conservation atteignent désormais 4.446 milliards d’euros à fin juin 2021, en hausse de +2,4% par rapport à fin mars 2021. Sur la même période, les actifs administrés sont en hausse de +3,4%, à 661milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux ont retrouvé le chemin des fonds. Entre le 22 et le 28 juillet, ils y ont investi un peu plus de 60 milliards de dollars (50,5 milliards d’euros), toutes classes d’actifs confondues, effaçant les collectes globales ternes voire négatives de ces dernières semaines. La majorité des flux s’est concentrée dans les fonds monétaires (+25,1 milliards de dollars) et actions (+23,2 milliards), selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Le reste s’est dirigé dans les fonds obligataires (+12,7 milliards), tandis que les fonds de métaux précieux ont subi une légère décollecte (-0,3 milliard). Dans le détail, la collecte des fonds actions a été nourrie par l’intérêt pour les stratégies américaines, avec +9,5 milliards de dollars, et émergentes, avec +3,8 milliards. Les fonds actions japonaises ont reçu un petit 0,7 milliard, et les fonds actions européennes ont rendu 0,2 milliard. Aux Etats-Unis, les fonds de grandes capitalisations ont mené la danse avec 9,8 milliards de dollars de collecte nette, suivis de plusieurs catégories de fonds sectoriels: +1,8 milliard pour les fonds santé, +1,3 milliard pour les fonds de biens de consommation, et +1,2 milliard pour les fonds tech. A l’inverse, les fonds de petites capitalisations et les fonds de style croissance ont enregistré des décollectes, respectivement de -1,6 milliard et -1,7 milliard de dollars. Sur le segment obligataire, les flux se sont une nouvelle fois majoritairement dirigés vers les titres d’entreprises investment grade (+6,7 milliards). Mais, une fois n’est pas coutume, les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation se placent en deuxième position de la collecte obligataire, avec un record de +3,2 milliards de dollars. Dans le reste de cet univers, les fonds obligataires high yield ont reçu 0,6 milliard de dollars, et les fonds d’obligations municipales 1,3 milliard. Peu de décollectes sont à noter, à l’exception des fonds d’obligations émergentes et les fonds de titre adossé à des créances hypothécaires (mortgage-backed security, MBS), avec -0,2 milliard de dollars chacun.
Le gérant suisse Bellevue Group a présenté ce 29 juillet un bénéfice opérationnel en hausse de 50% sur un an pour le premier semestre, à 73,6 millions de francs suisses (68,3 millions d’euros). Le bénéfice net a lui été multiplié par quatre, à 22,5 millions de CHF. Les encours sous gestion ont progressé de 20%, pour atteindre 14,4 milliards de francs suisses. La collecte nette se limite toutefois à 682 millions de CHF. Les investissements dans la santé représentent 11,7 milliards des avoirs investis.
Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg ont progressé de 2,91% sur le mois de juin, et atteignent désormais 5 487,5 milliards d’euros, selon les derniers chiffres publiés par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La hausse mensuelle de 155,1 millions d’euros se répartie entre 47,9 millions d’euros de collecte nette, et 107,3 millions d’effets de marché.
Deutsche Bank a présenté des résultats financiers en léger repli pour ce deuxième trimestre 2021, avec des revenus de 6,2 milliards d’euros, en baisse de 1% par rapport au T1-2020. Le résultat net est lui de 828 millions d’euros, contre 61 millions au 30 juin 2020. Ce dernier avait toutefois été grevé par une importante provision pour risque de crédit. Au sein de la banque privée, les revenus ont progressé de 3% pour atteindre 2 milliards d’euros. Le département a toutefois présenté une perte avant impôts de 11 millions d’euros, notamment due à une décision de justice allemande sur le consentement fictif des clients en matière de changement des termes et conditions. Cette décision, qui a pénalisé les banques du pays, a forcé la banque privée de Deutsche Bank à reconnaître une provision légale de 128 millions d’euros. Côté collecte, la banque privée a enregistré 7 milliards de flux nets positifs. Les encours s'élèvent désormais à 535 milliards d’euros.
La société de gestion allemande DWS a présenté ce 28 juillet ses résultats financiers trimestriels, avec des bénéfices quasiment stables par rapport au premier trimestre, à 625 millions d’euros. La somme des six premiers mois, qui s’élève à 1,23 milliard d’euros, est toutefois en hausse de 17% par rapport au premier semestre 2020. Ses encours sous gestion ont progressé de 39 milliards d’euros entre avril et juin, pour atteindre 859 milliards. La collecte nette s’est élevée à 19,7 milliards, bien supérieure au petit milliard du premier trimestre, dû à la décollecte massive d’alors sur le monétaire. Celle du deuxième trimestre a été principalement alimentée par la demande des investisseurs institutionnels pour les fonds passifs, avec +7,9 milliards d’euros (+6,8 par rapport au T1-2021). Parmi les stratégies actives, les fonds actions ont apporté 4,5 milliards d’euros, les fonds alternatifs 1,8 milliard, et les fonds monétaires 5,4 milliards. Les fonds ESG, pris de manière transversale, ont collecté 4 milliards d’euros. Dans le détail des gestions hors ETF, la gestion multi-classes d’actifs a enregistré une collecte de +2 milliards d’euros, dont la majorité s’est dirigée sur le fonds DWS Concept Kaldemorgen. Parmi les autres équipes, la gestion obligataire a reçu 1,7 milliard et la gestion quantitative 1,1 milliard, tandis que la gestion fondamentale actions a rendu 0,3 milliard. Sur les alternatifs, les deux-tiers des 1,8 milliard d’euros de collecte se sont dirigés sur les fonds liquides, et le reste sur les fonds illiquides, principalement dans l’immobilier.
La barre des 20 billions d’euros d’encours sous gestion a été tout juste franchie fin mai par les fonds UCITS et AIF, selon le rapport mensuel de l’European Fund and Asset Management Association (EFAMA). La collecte nette de ces véhicules s’est élevée à 64 milliards d’euros, en recul par rapport aux 96 milliards d’avril. La majorité de ces flux mensuels se sont dirigés vers les fonds UCITS, avec +55 milliards d’euros. Parmi ceux-ci, les fonds actions ont été les plus attractifs, avec +29 milliards, contre +17 milliards pour les fonds multi-classes d’actifs, et +15 milliards pour les fonds obligataires. Les fonds monétaires UCITS ont eux rendu 8 milliards d’euros.
La collecte hebdomadaire des fonds d’investissements a connu une semaine plutôt tranquille, après plusieurs semaines de fortes variations. Entre le 15 et le 21 juillet, les fonds actions n’ont reçu que 3,3 milliards de dollars nets (2,8 milliards d’euros), contre 18,7 milliards une semaine plus tôt, selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. La collecte des fonds obligataires, qui avait touché un point bas il y a sept jours, avec +5,6 milliards, remonte légèrement avec +8,4 milliards. Les fonds monétaires mettent eux fin à une très forte décollecte (-30 milliards rien que la semaine dernière), avec +4,8 milliards. La collecte des fonds actions s’est concentrée dans les véhicules américains, avec +2,6 milliards de dollars. Les principaux gagnants furent les fonds croissance (+1,7 milliard), tech (+1,6 milliard) ou encore ceux sur le secteur de la santé (+1,5 milliard). A l’inverse, la décollecte a touché les fonds de style value (-3,3 milliards), ceux sur le secteur des financières (-1,2 milliard), et ceux couvrant les petites et grandes capitalisations (respectivement -0,9 milliard et -1,1 milliard). Dans le reste du monde, les fonds émergents et Japon ont connu une petite collecte, avec +0,9 milliard pour les premiers et +0,7 milliard pour les seconds. Les fonds actions européennes ont eux rendu 0,7 milliard de dollars. Sur le segment obligataire, la majeure partie des flux s’est dirigée vers les stratégies investment grade, qui ont reçu 3 milliards de dollars, et les fonds d’obligations souveraines, avec +2,6 milliards. Les investisseurs internationaux ont aussi favorisé les fonds d’obligations municipales (+1,5 milliard) et les fonds d’obligations émergentes (+1,1 milliard).
Le gérant de fortune suisse EFG International a présenté hier des résultats financiers en hausse pour le premier semestre 2021. Le groupe a enregistré un résultat opérationnel de 584,3 millions de francs suisses (540 millions d’euros), en hausse de 5,4% par rapport à la même période en 2020. Son résultat net est lui ressorti à 82,3 millions de francs suisses, en progression de 118%. Les encours sous gestion s'élèvent désormais à 172 milliards de francs suisses, soit une hausse de 8,3% sur les six derniers mois. Cette hausse de 13,2 milliards est composée d’une collecte nette de 4,2 milliards, d’un effet devise de 5,2 milliards, d’un effet marché de 7 milliards, et d’un effet négatif de 3,2 milliards dû à la cession d’Oudart à la banque Cholet Dupont et d’un bureau dans le Tessin.
La banque suisse Julius Baer a présenté ce 21 juillet des résultats financiers en hausse pour le premier semestre 2021. Son résultat d’exploitation a crû de 8% par rapport au premier semestre 2020, pour atteindre près de deux milliards de francs suisses (1,8 milliard d’euros). Son résultat net ajusté s'élève à 636 millions de francs suisses. Côté gestion d’actifs, les encours sont en hausse de 12% sur six mois, à 486 milliards de francs suisses. Ils ont été portés par un effet marché, une baisse de la valeur du franc suisse, et une collecte nette de 10 milliards de francs. Les contributeurs proviennent principalement d’Asie et de l’Europe de l’Ouest, a précisé le groupe. Les encours sous administration ont, eux, augmenté de 10%, à 79 milliards de CHF.
Les fonds d’investissements danois ont collecté 38 milliards de couronnes danoises (5,1 milliards d’euros) sur les six premiers mois de 2021 (contre 51 milliards de couronnes danoises au premier semestre 2020 ou 6,8 milliards d’euros) selon les données de FinansDanmark, l’association du secteur financier local. Même s’ils n’atteignent pas la collecte du premier semestre 2020, les fonds danois pourraient battre un record de collecte sur l’année 2021 selon FinansDanmark si les flux positifs se confirment sur le second semestre. Ils n’avaient collecté que 15 milliards de couronnes danoises (2 milliards d’euros) sur la deuxième moitié de 2020. Les fonds investis en actions étrangères et en obligations danoises ont été privilégiés par les investisseurs danois au premier semestre 2021.
BlackRock,le numéro un mondial de la gestion d’actifs, a largement dépassé les prévisions mercredi avec un bond de 28% (sur un an)de son bénéfice du deuxième trimestre 2021 et un nouveau record de ses actifs sous gestion. Le bénéfice net ajusté du groupe américain ressort à 1,55 milliard de dollars (1,31Md€), soit 10,03 dollars par action, pour le trimestre clos le 30 juin, contre 1,21 milliard de dollars (7,85 dollars/action) sur la même période l’an dernier. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 9,46 dollars par action, selon les données IBES de Refinitiv. Les actifs sous gestion de BlackRock ontatteint le montant record de 9.490 milliards de dollars, contre 7.320 milliards au deuxième trimestre de l’an dernier. La collecte nette s’est élevée à 81 milliards de dollars, grâce à l’augmentation des investissements dans les différents fonds de BlackRock, y compris ses fonds indiciels cotés (ETF) dont les entrées nettes se sont élevées à 75 milliards de dollars. Les souscriptions nettes ont néanmoins diminué de plus de la moitié par rapport au premier trimestre 2021 qui avait vu une collecte record de 172 milliards de dollars pour la firme. A noter que BlackRock a subi des sorties nettes de 80 milliards de dollars sur le segment de la gestion indicielle pour des clients institutionnels. Sur ce montant, une décollecte nette de 58 milliards de dollars provient d’un seul client institutionnel pour lequel BlackRock gérait un fonds indiciel. La société de gestion américaine a par ailleurs annoncé qu’elle allait augmenterle salaire de base de ses employés de 8% à compter du 1er septembre 2021, qui se situent à un niveau de directeur ou en-dessous. Cela,à la fois pour les remercier de leur travail durant la pandémie et faire face au scénariod’inflation prévu par la firme. BlackRock a également annoncé la prise d’une participation minoritaire dans SpiderRock Advisors, une société basée à Chicago qui fournit des stratégies personnalisées sur les options aux gérants de fortune américains et gérait environ 2,5 milliards de dollars à fin mars 2021.