Tout va bien dans le meilleur des mondes. Le pirate informatique a l’origine d’un vol record de l’équivalent de 611 millions de dollars en cryptomonnaie à Poly Network s’est vu proposer un beau cadeau. La société de finance décentralisée a indiqué vendredi avoir proposé de récompenser l’auteur du méfait à hauteur de 500.000 dollars pour avoir identifié une faille dans ses procédures. Celui que Poly Network présente comme un hacker éthique («Mr. White Hat») avait déjà rendu la moitié de la somme dérobée dès jeudi midi. La société précise qu’il a bien reçu la proposition s’en y répondre. Au contraire, il a affirmé dans une auto-interview publié par ses soins ne pas être intéressé par l’argent : «je préfère rester dans l’ombre et sauver le monde». Modeste robin des bois moderne, ironisaient de nombreux internautes.
Dans un document envoyé vendredi au gendarme boursier américain (SEC), le fabricant de semi-conducteurs Intel a indiqué qu’il détenait au 30 juin dernier 3.014 actions Coinbase, valorisées à l’heure actuelle moins de 800.000 dollars (environ 677.970 euros). La stratégie d’Intel, qui consiste à prendre une faible participation dans cette plateforme d’échange de cryptomonnaies pour tirer parti d’un marché potentiellement fructueux mais très volatil, représente peut-être une première étape avant un engagement plus actif.
Tout cela pour la gloire ? Après avoir alerté le monde de la finance décentralisée en réussissant un vol record de l'équivalent de 611 millions de dollars de cryptomonnaies à Poly Network, les pirates informatiques - ou le pirate -, ont déjà rendu plus de la moitié des jetons volés, a indiqué jeudi la société dans un tweet. Mercredi déjà, Poly Network indiquait à la mi-journée avoir récupéré l'équivalent de 5 millions de dollars du butin. «Il est indéniable que nous traversons une période difficile, mais nous tenons à rappeler à tous les utilisateurs de Poly Network que notre objectif principal est de récupérer la totalité des actifs dérobés», a tenu à souligner la société sur les réseaux sociaux.
La Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur financier américain, a annoncé lundi que Poloniex avait accepté de payer environ 10,4 millions de dollars (8,85 millions d’euros) pour régler les frais d’exploitation en tant que plateforme d'échange de cryptomonnaies sans licence. Lancé en 2014, Poloniex a été racheté en 2018 par Circle, une société de paiement et de monnaie numérique dont les bailleurs de fonds incluent Goldman Sachs Group. Circle a annoncé le mois dernier son intention d’entrer en Bourse plus tard dans l’année par le biais d’une fusion avec le véhicule coté (Spac) Concord Acquisition Corp, dans le cadre d’un accord qui valoriserait la société de cryptographie à 4,5 milliards de dollars.
Le département en charge de la supervision financière de la Commission européenne (DG Fisma) a lancé, début août, un appel d’offres pour la réalisation d’une étude sur l’application et l’impact de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2). L’étude vise à s’assurer que la directive et ses possibles amendements soient adéquats alors que les paiements se digitalisent de plus en plus dans l’Union européenne. La valeur du contrat à décerner, d’une durée de 12 mois, est estimée à 400.000 euros. L’appel d’offres sera clôturé le 11 octobre 2021.
Kakao Bank a vu la valeur de son titre bondir de de 29,98%, clôturant à 69.800 wons, pour son premier jour de cotation à la Bourse de Séoul, vendredi. La banque sud-coréenne exclusivement sur internet, créée en 2016, avait ouvert à 53.700 wons, bien au-delà de son prix d’introduction de 39.000 wons. Sa capitalisation boursière a atteint quelque 33.200 milliards de wons (25 milliards d’euros), ce qui en fait la première société financière coréenne en termes de capitalisation boursière. L’année dernière, Kakao Bank a enregistré 804,2 milliards de wons de revenus d’exploitation et 113,6 milliards de wons de bénéfices nets.
Le fournisseur de solutions de paiements pour commerçants a levé 370 millions de dollars, soutenu par le fonds américain Tiger Global, qui affiche ses ambitions locales.
Le cours de l’action Robinhood a bondi de 40% dans la journée de mercredi, atteignant une valeur de 65,50 dollars par action, avant que la cotation ne soit suspendue, amenant les gains sur la valeur, pour cette semaine, à 85%. Mercredi soir, l’action clôturait à 70,39 dollars. En une semaine après son introduction au Nasdaq, elle a gagné plus de 140%. Après une entrée en Bourse mitigée, où son cours avait perdu 8%, Robinhood avait gagné 24% dans la journée de mardi. L’introduction en Bourse de l’application mobile de trading était très attendue. Elle avait gagné en popularité auprès des investisseurs individuels et des jeunes aux Etats-Unis l’an dernier, à la faveur des confinements et du développement des services financiers en ligne.
La société américaine de service de paiement en ligne PayPal va créer une équipe dédiée aux actifs numériques en Irlande, selon un média irlandais, Independent. Elle serait basée dans ses locaux irlandais, à Dublin et Dundalk. Parmi les profils susceptibles d'être recrutés figurent notamment des spécialistes de la conformité à la législation anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, qui seront intégrés au département Blockchain, Crypto et Monnaies Numériques (Blockchain, Crypto & Digital Currencies, BCDC) de PayPal. PayPal avait annoncé en octobre 2020 se préparer à introduire l’achat et la vente de cryptomonnaies pour ses clients américains. Le département BCDC a été lancé en début d’année. Dan Schulman, le patron de PayPal, est un fervent défenseur des monnaies numériques.
La fintech FinecoBank s’attend à une collecte de 900 millions d’euros en juillet, dont 500 millions d’euros d’actifs sous gestion, avec des courtages perçus de 15 millions d’euros, a indiqué son dirigeant mardi. Alessandro Foti a indiqué que les collectes d’actifs sous gestion devraient se stabiliser à 6 milliards d’euros par an. La banque cotée à Milan prévoit en outre de lancer ses services financiers en Allemagne d’ici fin 2022, a-t-il indiqué à des journalistes lors de la présentation de ses résultats trimestriels. Les dividendes par action vont continuer à croître ces prochaines années. FinecoBank proposera un dividende de 0,53 euro par action pour ses résultats 2019-2020.
La société de Jack Dorsey achète pour 29 milliards de dollars l'australien Afterpay, l'un des leaders mondiaux du marché en pleine euphorie du «buy now pay later».
La société de paiements Square, qui est dirigée par Jack Dorsey, le patron et cofondateur de Twitter, a annoncé ce lundi l’acquisition d’Afterpay, un groupe australien spécialisé dans les paiements différés. Le montant de la transaction, payée entièrement en actions, s’élève à 29 milliards de dollars.
Les deux start-up françaises Luko et Unlatch ont annoncé vendredi un partenariat en vue d’intégrer l’offre d’assurance 100% en ligne de Luko sur la plateforme de vente immobilière digitalisée d’Unlatch. Les promoteurs immobiliers qui utilisent Unlatch pourront ainsi proposer à leurs clients un accès direct et digital aux outils de simulation et à l’offre de produits d’assurance habitation de Luko. Cette solution sera proposée dans le courant de l’été à l’ensemble des opérateurs immobiliers partenaires d’Unlatch.
Alors que le Salvador est devenu en juinle premier pays à adopter le bitcoin en tant que monnaie légale, le Fonds Monétaire International (FMI) appelle à rester prudent. «Certains pays pourraient être tentés d’utiliser un raccourci : adopter les crypto-actifs en tant que devises nationales. […] Nous pensons cependant que dans la plupart des cas, les risques surpassent les avantages potentiels», souligne le FMI dans une note. Bien que l’institution reconnaisse certaines qualités au bitcoin, notamment la possibilité d’effectuer des «paiements moins onéreux et plus rapides, améliorer l’inclusion financière et […] faciliter les transferts internationaux», elle alerte sur certains risques. Pour le FMI, «les foyers et les entreprises passeraient beaucoup de temps et de ressources à choisir quelle monnaie utiliser, plutôt que de s’adonner à d’autres activités productives». L’institution a également évoqué les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme et estime par ailleurs que les crypto-monnaies ne «devraient pas être adoptées dans les pays où l’inflation et les taux de change sont stables, avec des institutions crédibles.»
Le spécialiste américain des cartes de crédit veut permettre aux consommateurs d’acheter, de détenir et de dépenser plus facilement des cryptomonnaies. Il a annoncé mardi que les start-up qui se consacrent aux actifs cryptographiques et numériques pourront désormais rejoindre son programme ‘Start Path’, qui permet à ces entreprises d’avoir accès aux dirigeants et aux technologies de son réseau pour les aider à se développer. Sept jeunes pousses ont déjà franchi ce pas. «Nous pensons que nous pouvons jouer un rôle clé dans les actifs numériques, en contribuant à façonner cette industrie et à fournir des protections ainsi qu’une sécurité aux consommateurs», a expliqué Jess Turner, vice-président exécutif de Mastercard dans les nouvelles infrastructures numériques et les fintechs.
La Banque centrale du Nigeria a annoncé son intention de lancer, le 1er octobre, le pilote de sa monnaie numérique de banque centrale (MDBC), qui fonctionnera sur la blockchain Hyperledger Fabric. La banque change de stratégie, après s’est positionnée contre les crypto-monnaies cette année. Baptisé «Giant», le programme de la Banque centrale du Nigeria était en développement depuis l’année 2017. L’objectif de la banque est d’effectuer un projet de ‘proof of concept’ avant la fin de l’année, de manière à rattraper son retard face aux développements de nombreuses autres banques centrales. Rakiya Mohammed, directeur des technologies de l’information de la Banque centrale du Nigeria, considère qu’une MDBC serait bénéfique en terme de croissance pour le commerce transfrontalier ou encore l’inclusion financière.
Le géant suédois Klarna s’est emparé de l’application allemande de shopping Stocard pour 113 millions d’euros, selon le média FinanceFwd. Klarna n’a pas encore commenté l’acquisition, bien qu’elle ait été relayée par de nombreux journaux allemands. L’application, qui revendique 60 millions d’utilisateurs depuis sa création en 2011, permet de regrouper plusieurs cartes bancaires et de présenter aux utilisateurs des offres de réduction d’un réseau de commerçants. En juin, Klarna a levé 639 millions de dollars lors d’un tour de table mené par le Vision Fund 2 de SoftBank qui évalue la fintech à 45,6 milliards de dollars. Début juillet, la société a également acquis la start-up de shopping social Hero, pour un montant à ce jour non divulgué. Cette acquisition permet à ses 250.000 partenaires commerciaux de devenir instantanément des créateurs de contenu. Klarna, qui propose aux internautes un système d’affacturage sur le principe d'«acheter maintenant et payer plus tard» (pay now buy later), est devenue la start-up la mieux valorisée d’Europe après une levée de fonds d’un milliard de dollars en mars. Le groupe, qui envisage une entrée en Bourse, vient de lancer son service en France.