Google fait une incursion dans les services financiers au Japon. Il s’apprête à acquérir une entreprise de paiements électroniques locale, pring, pour entre 20 et 30 milliards de yen (150 à 230 milliards d’euros), selon le quotidien japonais Nikkei. Google n’a pas souhaité commenter l’information.
RCI Bank and Services, la banque captive de l’alliance Renault-Nissan, annonce aujourd’hui le lancement de son activité d’épargne aux Pays-Bas. Pour cela, elle a décidé de s’allier avec la filiale de la fintech allemande Raisin DS, lui permettant de proposer un service uniquement digital. « Le développement de notre activité d’épargne grâce au lancement de Renault Bank aux Pays-Bas s’inscrit dans notre volonté de continuer à diversifier nos sources de refinancement, sans dépendre d’une seule source de liquidités », explique João Leandro, directeur général de RCI Bank and Services. Les Pays-Bas deviennent le septième pays où RCI Bank and Services propose ses services d’épargne, après la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Autriche, le Brésil et l’Espagne. Au total, 400.000 clients ont souscrit à une offre d’épargne. À fin décembre 2020, le montant net des dépôts collectés de RCI Bank and Services s’élevait à 20,5 milliards d’euros, soit 43 % des actifs nets de l’entreprise. Répartie dans 36 pays, RCI Bank a financé près de 1,8 million de véhicules en 2019.
L’avis d’expert d’Alain Rocher, membre du groupe AFTI « Innovation et Nouvelles Technologies » et responsable knowledge management chez Société Générale Securities Services
Des applications mobiles permettent d’obtenir de petites sommes pour éviter de tomber dans le rouge, avec l’ambition de contribuer au bien-être financier.
Une amende et ça repart. Un jour après avoir accepté de payer 70 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites des autorités américaines, Robinhood a publié, le 2 juillet, un document d’introduction en Bourse croustillant. L’application qui a démocratisé le trading gratuit, en omettant de préciser à ses clients ce qu’il leur en coûtait vraiment, vise les 40 milliards de dollars de valorisation à Wall Street. Avec des résultats canon à l’appui, mais d’une qualité douteuse et un modèle d’affaires en butte à un éventuel tour de vis réglementaire. Le courtage de crypto-actifs a ainsi représenté 17 % des revenus du groupe au premier trimestre. Un tiers provient du dogecoin, la version potache du bitcoin qui a connu son heure de gloire en début d’année grâce aux tweets d’Elon Musk. Combien de temps la plaisanterie pourra-t-elle durer ?
L'étau se resserre encore pour Binance. Dans un courriel envoyé à ses utilisateurs, la plateforme d'échange de cryptomonnaies les a prévenus qu’elle devait suspendre ce mercredi les dépôts en euros SEPA, l’un des principaux réseaux de paiement européens, selon le Financial Times. Binance a déclaré que ceci était dû à des « événements indépendants de [sa] volonté ». Elle précise que ses utilisateurs peuvent toujours acheter des cryptos et des actifs avec leur carte de crédit. La plateforme s'était déjà vu interdire le dépôt de fonds par le réseau Faster Payments britannique la semaine dernière. La banque Barclays a également interdit son utilisation à ses clients britanniques lundi. Binance avait déjà dû suspendre ses opérations au Royaume-Uni il y a une dizaine de jours.
C’est la nouvelle star pour la place financière de Londres. Pour son premier jour de cotation, réalisé via une cotation directe après quelques heures d’enchères, Wise a atteint un prix de 800 pence par action, donnant à la société une valorisation de 8 milliards de livres sterling (9,34 milliards d’euros). Vers 14h30, le titre de Wise prenait 3,55% à 828,40 pence
Square, l’entreprise américaine spécialisée dans les paiements fondée par Jack Dorsey, annonce le lancement d’un « programme d’accès anticipé » à ses produits aux TPE et PME françaises, de manière restreinte. Square prévoit de proposer ses services à l’ensemble des entreprises plus tard dans l’année. La société, qui a lancé sa banque en mars baptisée Square Financial Services, propose déjà des services aux entreprises aux Etats-Unis, Canada, Japon, Australie, Royaume-Uni et Irlande mais commence son déploiement en Europe avec la France.
Solarisbank, plateforme technologique dans le domaine du Banking-as-a-Service (BaaS) en Europe, a annoncé mardi son lancement officiel en France, marché pour lequel elle s’apprête à proposer un IBAN local. Disposant d’une licence bancaire allemande complète délivrée par l’Autorité Fédérale de Surveillance Financière (BaFin), Solarisbank permet aux entreprises d’offrir leurs propres services bancaires sans avoir besoin d’obtenir une licence. La plateforme technologique BaaS de Solarisbank propose plusieurs produits modulaires comme des comptes bancaires numériques, des solutions d’identification et de prêt ainsi que des services de garde d’actifs numériques. En juin 2020, Solarisbank a levé 60 millions d’euros lors d’une levée de fonds de série C.
Square, l’entreprise américaine spécialisée dans les paiements fondée par Jack Dorsey, annonce le lancement d’un « programme d’accès anticipé » à ses produits aux TPE et PME françaises, de manière restreinte. « Nous sommes ravis d’apporter l'écosystème complet de Square aux entreprises françaises », a déclaré Jason Lalor, directeur exécutif de Square Europe. « Notre gamme complète de produits permet aux entreprises de tous secteurs et de toutes tailles d’accepter des paiements, de communiquer avec les clients et de gérer leurs activités comme bon leur semble ».
Fondée en 2016, la fintech allemande qui fournit des services bancaires à une cinquantaines de sociétés, annonce l'ouverture d'une succursale en France.
La fintech britannique Revolut est en discussion pour lever entre 750 millions et un milliard de dollars auprès notamment de Vision Fund 2, le fonds technologique de Softbank, indiquait lundi Sky News. Un accord formel pourrait être signé dans les prochaines semaines. Ce tour de table lui permettrait d’atteindre une valorisation de 21,7 milliards de livres sterling (30 milliards de dollars). Elle vaudrait alors six fois plus qu’il y a seulement un an.
Les deux prestataires de vérification d’identité à distance se rapprochent pour créer un acteur européen capable de rivaliser avec ses concurrents américains.
Dans les prochaines semaines, plus de 650 banques et coopératives de crédit américaines pourront proposer à leurs clients d’acheter et de vendre du bitcoin (BTC), révèle le média américain Forbes. Elles représentent 13% des banques des États-Unis, et revendiquent 24 millions de clients. Cette initiative est rendue possible grâce à un partenariat entre le gestionnaire d’actifs numériques NYDIG et le fournisseur de paiements NCR. Aux Etats-Unis, le fournisseur de paiement NCR dessert 180.000 enseignes (restaurants, magasins) qui pourraient proposer le paiement en bitcoin.
Dans les prochaines semaines, plus de 650 banques et coopératives de crédit américaines pourront proposer à leurs clients d’acheter et de vendre du bitcoin (BTC), révèle le média américain Forbes. Elles représentent 13% des banques des États-Unis, et revendiquent 24 millions de clients.
Apollo Global Management est en discussion avec Motive Partners pour prendre une part minoritaire, à hauteur de 24,9%, dans la petite firme de private equity dédiée aux fintechs, selon un document réglementaire publié jeudi. Cette prise de participation valoriserait l’entité environ un milliard de dollars (840 millions d’euros), rapportait le Wall Street Journal, citant des sources proches. Apollo a aussi l’intention de nouer un partenariat stratégique avec Motive, d’après le document. Motive investit dans des éditeurs de logiciels et des fournisseurs d’informations et de services d’investissement. Motive, avec la firme de capital investissement Clearlake Capital Group, a accepté d’acquérir plus tôt dans l’année 80% des parts de InvestCloud, une plateforme logicielle de gestion de fortune.
Apollo Global Management est en discussion avec Motive Partners pour prendre une part minoritaire, à hauteur de 24,9%, dans la petite firme de private equity dédiée aux fintechs, selon un document réglementaire publié jeudi. Cette prise de participation valoriserait l’entité environ un milliard de dollars (840 millions d’euros), rapportait le Wall Street Journal, citant des sources proches.
La fintech française Libeo, spécialisée dans le paiement entre entreprises, vient d’acquérir la startup TrackPay, pour améliorer le suivi du paiement des factures clients. « De plus en plus de fournisseurs demandaient à leurs clients de les payer via Libeo. Nous avons donc pensé que c’était le bon moment pour faire du ‘Request-To-Pay’ (‘Se faire payer ») », explique à L’Agefi Pierre Dutaret, le patron de Libeo. Si le montant exact de l’opération n’a pas été dévoilé, il reste inférieur à un million d’euro. « C’est une première acquisition mais nous continuer à regarder d’autres entreprises, afin d’être connecté à un grand nombre de solutions », ajoute-t-il.
Rapprochement. Deux fintechs allemandes fusionnent : Raisin et Deposit Solutions vont fonder un champion de la collecte d’épargne européenne et surtout contribuer ainsi à l’intégration du marché européen de l’épargne. Deposit Solutions apporte ses capacités à mettre en relation les établissements financiers ayant des liquidités à placer avec ceux qui en cherchent, tandis que Raisin dispose d’une marque grand public connue pour donner accès aux épargnants à des produits d’autres pays. Réunis, Raisin et Deposit Solutions représentent 20 milliards d’euros de dépôts, mais aussi 550.000 clients et 400 partenaires bancaires. Raisin s’était valorisé 500 millions d’euros en levant 200 millions auprès de Goldman Sachs et d’Orange. La valorisation de Deposit Solutions, qui a levé 100 millions d’euros en 2018, atteint un milliard d’euros.
Accord. Alors que la banque de détail en France de HSBC devrait être reprise sous peu par My Money Group, si les autorités de régulation et de la concurrence ne s’y opposent pas, un partenariat stratégique avec le Crédit Mutuel Arkéa permettra à deux de ses filiales, Arkea Banking Services et ProCapital, d’opérer les activités informatiques et la gestion des titres en marque blanche pour le compte de My Money Bank. Ce recours à la « bank as a service » développée par Arkéa depuis 2009 est nécessaire pour que la nouvelle entité trouve sa rentabilité alors que l’informatique de HSBC France était notoirement vétuste. Cerberus, le fonds derrière My Money Bank, a indiqué prévoir un investissement de 200 millions d’euros pour la rénovation des infrastructures techniques et pour la digitalisation du réseau. Pour Arkea Banking Services, ce futur contrat est la preuve de la robustesse de ses solutions déjà utilisées par de grands noms comme Allianz Banque, La Banque Postale, Adyen ou Brink’s. Si cette filiale contribue encore modérément au résultat net du groupe Arkea, le pôle de services dédiés au B2B (Monext, Financo, Leetchi, Pumpkin…) représente déjà 17 % des revenus du groupe.
La plate-forme d’échange de crypto-actifs Binance, qui a traité en mai 1.500 milliards de dollars de transactions, a été a été notifiée par le régulateur britannique, la Financial Conduct Authority, de l’interdiction d’exercer des activités régulées au Royaume-Uni. La plate-forme n’est pas enregistrée pour exercer dans le pays et a fait l’objet d’avertissements de la part d’autres régulateurs, au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis, notamment.
Lors du Paris Fintech Forum, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a livré sa vision des cryptomonnaies. Précisant que le bitcoin n’était à ce jour pas employé comme un moyen de paiement et évoquant sa forte volatilité, le gouverneur a plaidé pour que l’Europe adopte une réglementation sur les cryptoactifs. Par ailleurs, face aux initiatives privées de monnaies numériques, comme le diem de Facebook, de nombreuses banques centrales travaillent à l'élaboration d’une monnaie digitale de banque centrale (MDBC), dont la Banque de France. «Nous ne créerons pas de MDBC contre les banques», a indiqué François Villeroy de Galhau. L’institution devrait se prononcer en juillet sur la phase d’investigation sur un euro digital, mené par la Banque centrale européenne.
Clap de fin pour le feuilleton Orange Bank, dont Orange avait annoncé être à la recherche d’un repreneur des 22% du capital détenu par l’assureur Groupama. Alors que certains acteurs s’étaient rapprochés de la néobanque, dont la Société Générale et BNP Paribas, la filiale de l’opérateur télécoms a décidé de clore le dossier. « Nous avons eu des discussions avec plusieurs établissements bancaires qui avaient un véritable intérêt industriel. Mais nous n’avons pas trouvé d'équilibre capitalistique », a déclaré Paul de Leusse, le patron de la banque mobile, ce mercredi dans Le Figaro. « Il y avait des demandes trop exigeantes en termes de capital », ajoutent certaines sources. Actionnaire à 35% d’Orange Bank à son lancement en 2017, Groupama a finalement dilué sa participation à 22%, contre 78% pour Orange. Orange Bank, qui cumule les pertes, revendique au total 1,2 million de clients particuliers en Europe et 300.000 clients professionnels et PME.