Ant Financial Services Group, le bras financier d’Alibaba, le numéro un chinois du commerce en ligne, a annoncé vendredi avoir bouclé une levée de fonds de près de 14 milliards de dollars (11,9 milliards d’euros). Une somme qui représente la plus importante levée de capitaux jamais réalisée par une entreprise, selon les données de Crunchbase, et qui valorise Ant Financial environ 150 milliardsde dollars d’après l’agence Reuters.
Culture du partage. La Banque de France veut stimuler la place financière à l’aide des nouvelles technologies et donne l’exemple. Elle a mené à bien un projet de blockchain publique – ce serait une première mondiale de la part d’une banque centrale – sur le sujet des identifiants des créanciers Sepa. La technologie des registres distribués permet d’attribuer en ligne des identifiants aux banques, jusqu’alors une prérogative de la banque centrale, qui tombe au profit d’une gestion en copropriété. La projet a été lancé en 2016 et la mise en production a démarré fin 2017, avec deux banques du groupe Crédit Mutuel rejoignant le projet au printemps. En fin d’année, plus de 60 % des identifiants passeront par ce système. De quoi tenir lieu d’apprentissage de la blockchain pour toutes les banques.
Lors de mon audition, le 9 mai, devant la mission d’information sur les cryptomonnaies de l’Assemblée nationale, j’ai voulu faire comprendre qu’on ne peut pas réguler de manière régalienne – comme un territoire physique – des opérations numériques qui se réalisent de façon décentralisée dans un cyberespace qui ressemble beaucoup plus à une sorte de haute mer numérique qu’à un plateau continental. Il est en revanche peut-être encore temps d’imaginer construire la France comme un port pour ces entreprises et ces entrepreneurs du cyberespace. Un port qui soit bien équipé, attractif et compétitif. Cela requiert un très gros aggiornamento numérique de l’Etat et de l’administration en France, que je souhaite, et une transformation numérique du pays en profondeur. En même temps, il faut que soit résolu le problème de fiscalité des bitcoiners, et cela pour une raison simple : ce problème est en amont de tout le processus de réinvestissement de la cryptofinance. Aujourd’hui, le risque serait un processus qui conduirait à petits pas en 2019 vers une demi-mesure telle que le prélèvement forfaitaire unique (PFU) alors qu’il faut un paquet fiscal complet, concret, urgent et compétitif sans lequel il n’y aura pas d’ICO (initial coin offerings) en France, avec ou sans visas de l’AMF.
Réguler ou non les cryptomonnaies, la question agite le monde feutré des banques centrales mais n’empêche pas les criminels d’en faire un outil pour leurs activités. Un garçon de 13 ans a ainsi été enlevé en Afrique du Sud et ses ravisseurs ont réclamé une rançon de 15 bitcoins (l’équivalent de 100.000 euros), monnaie dont ses parents ne connaissaient même pas l’existence. Alors que les enlèvements sont en recrudescence dans le pays, c’est la première demande de rançon en bitcoins. En décembre, en Ukraine, un million de dollars avait d’ailleurs été versé en bitcoins aux ravisseurs d’un employé de la firme qui les gère. Les malfaiteurs pensent que le bitcoin leur assure l’anonymat, mais comme toutes les transactions restent inscrites dans la blockchain, il se pourrait bien que certaines technologies, comme celle développée au Luxembourg par Scorechain, qui collabore avec la police, permettent de remonter jusqu’à eux.
ClubFunding a annoncé hier le remboursement de la première émission obligataire réalisée dans le cadre du crowdfunding. En mai 2015, le promoteur et aménageur foncier Sérénya (ex-Starimmo) avait sollicité ClubFunding pour un projet de lotissement de terrains à bâtir. Le groupe recherchait, en complément de financements bancaires, un financement d’environ 200.000 euros afin d’accélérer la viabilisation et la commercialisation de ses lots. Depuis sa création en 2015, ClubFunding a accompagné plus de 60 entreprises avec plus de 25 millions d’euros levés.
ClubFunding a annoncé mercredi le remboursement de la première émission obligataire réalisée dans le cadre du crowdfunding. En mai 2015, le promoteur et aménageur foncier Sérénya (ex-Starimmo) avait sollicité ClubFunding pour un projet de lotissement de terrains à bâtir. Le groupe recherchait, en complément de financements bancaires, un financement d’environ 200.000 euros afin d’accélérer la viabilisation et la commercialisation de ses lots. Cette levée a permis à Sérénya de développé son concept de villages résidentiels pour seniors autonomes ou dépendants.
Le groupe néerlandais fera ses premiers pas en Bourse la semaine prochaine à Amsterdam en ouvrant plus de 12% de son capital à de nouveaux investisseurs.
Nets, spécialiste danois des solutions de paiements, va fusionner avec son homologue allemand Concardis dans le cadre d’une opération de plus de 5 milliards d’euros, qui confirme le mouvement actuel de consolidation rapide du secteur. La transaction va créer un groupe de 3.500 employés qui devrait afficher pour 2018 un bénéfice avant intérêts, taxes, dépréciations et amortissements de 500 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 1,3 milliard, ont précisé lundi les deux entreprises, toutes deux soutenues par des fonds de capital investissement.
Lendixaccueille un nouvel actionnaire. La plateforme de «crowdlending», qui permet le financement direct de PME par des investisseurs institutionnels, a annoncé ce lundi l’entrée d’Allianz France, filiale de l’assureur allemand, dans son capital, à l’occasion d’une levée de fonds de 32 millions d’euros.
L’opérateur américain de paiement Visa a été confronté vendredi à une panne de ses services d’origine inconnue en Europe qui a empêché la réalisation de certaines transactions à partir des cartes de paiement. Le problème affecte également certaines transactions sur internet, a indiqué le groupe. Visa précisait vendredi soir que la perturbation était liée à un problème informatique matériel, et que son réseau fonctionnait de nouveau quasiment à la normale. La France, grâce au réseau national Carte bleue, a été largement épargnée par cette perturbation.
Selon la huitième enquête mondiale réalisée par Linedata auprès des acteurs de la gestion d'actifs, les robo-advisors seront les principaux facteurs perturbateurs du secteur ces cinq prochaines années. De plus, 37% des professionnels interrogés estiment que la réglementation est une préoccupation de première importance, contre 51% en 2017 et 20% pensent que les cryptomonnaies seront un vecteur de croissance dans les douze mois à venir
La filiale de BPCE a annoncé jeudi qu’elle rejoignait l’initiative Marco Polo dans le trade finance. Celle-ci associe de grandes banques internationales spécialisées dans le financement du commerce, la technologie blockchain Corda développée par le consortium R3, et la société technologique TradeIX spécialisée dans le trade finance. BNP Paribas, Commerzbank, ING, Standard Chartered, Bangkok Bank, SMBC, DNB et OP Financial Group font déjà partie de Marco Polo.
La filiale de BPCE a annoncé jeudi qu’elle rejoignait l’initiative Marco Polo dans le trade finance. Celle-ci associe de grandes banques internationales spécialisées dans le financement du commerce, la technologie blockchain Corda développée par le consortium R3, et la société technologique TradeIX spécialisée dans le trade finance. BNP Paribas, Commerzbank, ING, Standard Chartered, Bangkok Bank, SMBC, DNB et OP Financial Group font déjà partie de Marco Polo.
Confronté à des soucis opérationnels, l’ex-Compte Nickel a entamé sa migration vers une base de données open source conçue pour gérer des quantités massives de données.
Métro connecté. C’est bientôt la fin des files d’attentes aux guichets et aux automates en Ile-de-France. La Région, la SNCF et la RATP vont proposer dès l’automne d’acheter et de valider l’abonnement Navigo (forfait mois ou semaine) ou des carnets de tickets sur un smartphone. Une modernisation du système de billettique qui permettra de remplacer progressivement les tickets magnétiques par de nouveaux supports sans contact, dont le téléphone mobile. C’est le programme Smart Navigo qui permettra donc l’achat et le stockage du titre de transport dans la carte SIM (grâce à la technologie Wizway), puis sa validation sur les valideurs dans les gares, les bus et les tramways, ainsi que le contrôle par les agents. Cette expérimentation sera disponible sur les smartphones Android équipés de la technologie sans contact NFC via l’application Navigo Lab. Le service sera généralisé à l’été 2019 sur l’application Vianavigo qui attend 3 millions d’utilisateurs.
Un amendement au projet de loi Alimentation va imposer aux restaurateurs de mettre à la disposition des clients qui en feront la demande un « doggy bag ». Entrée en vigueur : 2021. L’obligation faite aux professionnels du secteur leur reste en travers de la gorge et leur laisse comme un goût amer. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) crie aussi à l’indigestion réglementaire. Le secteur fait face à plus de 50 réglementations nouvelles par an. Plus que le secteur bancaire.
La direction générale du Trésor devrait annoncer d’ici le mois de juillet la publication du décret d’application de la représentation des titres au sein de la blockchain. Désormais, Catalizr (la solution d’Utocat lancée en juin 2017) va permettre de fluidifier le marché des titres non cotés et les interactions avec les différentes personnes qui s’en servent, à savoir les investisseurs, les banques, les plates-formes de crowdfunding et les cabinets d’avocats. Avec notre logiciel, nous leur permettons de mieux échanger et interagir sur ces titres non cotés. Nous avons aussi une opportunité à saisir avec la loi Pacte. Ce texte va permettre de rajouter des titres non cotés dans les assurances et les Perco. Ainsi, notre solution va pouvoir aider les assureurs à bénéficier de l’intégration des titres non cotés dans les assurances-vie sans leur ajouter une charge supplémentaire. Ils vont ainsi pouvoir ouvrir le champ des possibles et proposer plus de services à leur clients. L’idée principale d’Utocat est de venir apporter une expérience utilisateur très forte aux différents clients du service financier pour accroître le niveau de satisfaction dans ce secteur.
QuantCube Technology, société spécialisée dans l'intelligence artificielle, vient d'annoncer une levée de fonds de 5 millions de dollars auprès de Moody’s Corporation et Five Capital afin de poursuivre sa croissance et son développement à l'international. La fintech française compte ouvrir des filiales au États-Unis et au Moyen-Orient d'ici à la fin 2018 et en Asie début 2019.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) vient d'annoncer la nomination de Domitille Dessertine en tant que directrice de la division fintech, innovation et compétitivité. Elle était membre de la direction de la régulation et des affaires internationales (DRAI) depuis cinq ans et avait participé à la création de la division fintech, innovation et compétitivité (FIC) en mai 2016. Elle succède à Franck Guiader, qui a quitté l’AMF après sept ans consacrés à la régulation financière, à l’innovation et à la compétitivité.
La Caisse des dépôts a lancé deux projets en lien avec la blockchain. Tout d’abord, nous avons lancé le « Blockchain Lending Ledger » avec l’association de la finance participative française autour de la mise en place et de la distribution des mini-bonds sur une blockchain, en réponse à la loi Sapin 2 dont le décret devrait arriver en juillet. On a présenté ce projet à l’association de la finance participative, aux start-up avec lesquelles on travaillait et au Trésor. Aujourd’hui, on va entrer dans une phase de test beaucoup plus opérationnelle, avec sept plates-formes. L’objectif est de voir dans quelles conditions nous pourrions aller plus loin et entrer en phase d’industrialisation. L’objectif est également de voir comment ce que l’on a mis en place pourrait avoir un intérêt pour la Caisse des dépôts, sur ses instruments financiers et sur les instruments qu’elle développe pour financer les territoires. Autre projet lancé en décembre 2015 : le laboratoire d’innovation dédié aux architectures de consensus décentralisé, LaBChain.
Philippe de Passorio, licence de sciences et informatique de l’université Paris Sud, diplôme de l’Ecole de supérieure de commerce et de management (ESCEM), master of Arts International business analytics de l’université de Leicester