Les entreprises de la French Tech ont levé 2,79 milliards d’euros en 387 opérations de financement en fonds propres au premier semestre, révèle le baromètre du capital-risque en France réalisé par EY. Ce montant représente une progression de 43% par rapport au premier semestre de 2018 en valeur et correspond à 77% de la collecte réalisée l’an dernier par les fonds de capital-risque. Sur le plan géographique, la région Ile-de-France a concentré 80% des investissements. Le secteur des services internet a par ailleurs drainé 35% des investissements.
La Bank of England prépare le terrain pour des restrictions plus dures dans l’industrie des sociétés d’investissement, après les difficultés des fonds dirigés par Neil Woodword et H2O Asset Management, qui ont montré le décalage entre des actifs difficiles à vendre et l’offre de conditions de retraits faciles aux investisseurs. L’industrie des fonds de type ouvert a doublé en taille depuis la crise financière de 2008, et les fonds représentent au moins un quart des fonds de sociétés émis par l’activité britannique depuis 2008, selon Alex Brazier, de la banque centrale britannique, cité par Bloomberg.
Bain Capital Credit, agissant pour le compte de clients et de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré à l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) avoir franchi en hausse, le 14 août, le seuil de 5% du capital et des droits de vote de Technicolor détenant 20.881.422 actions Technicolor, et détenir 5,04% du capital et des droits de vote. L’AMF a reçu ce courrier mardi. Ce franchissement de seuils résulte d’une acquisition d’actions Technicolor sur le marché. Le spécialiste des technologies de l’image et du son a bondi de +20,27% en Bourse mercredi, à 0,8810 euro. En novembre 2018, Reuters expliquait que Technicolor discutait depuis des mois avec d’autres sociétés et des groupes de capital-investissement, dont justement l’Américain Bain Capital, à propos d’une mise en vente ou d’une fusion avec un concurrent.
Vulcan Capital, le fonds d’investissement du co-fondateur de Microsoft, Paul Allen, a ouvert son premier bureau international à Singapour. Il compte y investir dans un premier temps 100 millions de dollars (90 millions d’euros) dans des start-up d’Asie du sud-est, selon Bloomberg. La firme a recruté les financiers Tommy Teo et Minjie Yu comme directeurs généraux pour diriger l'équipe de Singapour. Ils vont se concentrer sur des investissements de série A et de série B. Le fonds est doté de plusieurs milliards de dollars, alors que Paul Allen est brutalement décédé l’an dernier, en laissant une fortune de 26,1 milliards de dollars.
La transformation d’Apollo Management d’une société de partenariat (publicly traded partnersiph) en une organisation à responsabilité limitée (C-corp) sera achevée le 5 septembre, a indiqué hier le fonds d’investissement américain. Cette mue avait été annoncée en mai dernier. Elle doit permettre d’améliorer la liquidité des actions d’Apollo et de faciliter une entrée dans les indices boursiers. Avant Apollo, KKR, Ares et Blackstone avaient également adopté ce même statut de C-Corp.
Ares Management travaille à la création de son plus gros fonds, indique Bloomberg. Le groupe américain de private equity viserait une taille de 9,5 milliards de dollars. Ce nouveau véhicule d’investissement prendrait la succession du fonds amiral actuel, d’une taille de 8 milliards de dollars. Ares alimenterait ainsi l’inflation en cours dans le monde du private equity. Pour son dernier fonds, Blackstone a levé cette année un montant record de 20 milliards de dollars.
Philippe Delpal, le directeur financier du fonds d’investissements Baring Vostok, poursuivi dans une affaire aux allures de règlement de comptes qui secoue les milieux économiques en Russie, a obtenu, jeudi, un assouplissement de son régime d’incarcération, avec une assignation à résidence, au moins jusqu’au 13 octobre, date de la prochaine échéance judiciaire dans cette affaire. Arrêté le 14 février, le directeur financier de Baring Vostok est, avec son fondateur américain Michael Calvey et quatre employés ou partenaires non occidentaux, accusé d’avoir participé à une escroquerie d’au moins 2,5 milliards de roubles (environ 34 millions d’euros au cours actuel).
Ontario Teachers’ Pension Plan prévoit d’embaucher «massivement» en Asie et en Europe au cours des deux prochaines années, afin d’accompagner son développement dans ces régions. Ron Mock, le directeur général du fonds de pension canadien, a indiqué à Reuters que les équipes asiatiques pourraient tripler de taille. OTPP prévoit d’ouvrir des bureaux à Mumbai et Singapoure. En dépit du Brexit, Londres restera l'épicentre européen du fonds, a-t-il ajouté. De 30 personnes actuellement, la taille du bureau londonien pourrait être portée à plus de 50 en deux ans.
L’investisseur activiste Engine Capital pousse Care.com, la plus grande place de marché de services à la personne, à envisager une vente, indique-t-il dans une lettre envoyée au conseil d’administration de Care.com jeudi, selon le Wall Street Journal. Cela survient une semaine après la démission de Sheila Lirio Marcelo, PDG de l’entreprise. En mars, un article du quotidien révélait que l’a plateforme avait sélectionné avec parfois trop peu de rigueur ses membres. Le cours de bourse de Care.com a chuté de 60% depuis sa parution.
Presidio, groupe américain de technologies de l’information, a annoncé mercredi avoir conclu un accord en vue d’entrer dans le giron de fonds conseillés par la société britannique de capital investissement BC Partners pour un montant en numéraire de 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), dette incluse. Les actionnaires du groupe recevront 16 dollars pour chaque action détenue. Ce montant représente une prime de 18,3% par rapport au cours moyen du titre pondéré par les volumes sur la période de 60 jours ayant précédé cete annonce. Apollo Global Management, qui détient environ 42% des actions Presidio, s’est engagé à voter en faveur de l’offre de BC Partners. Le groupe prévoit de continuer à verser un dividende trimestriel de 4 cents par action jusqu'à la finalisation de l’opération, prévue au quatrième trimestre 2019. Presidio sera alors retirée de la cote au Nasdaq.
Le groupe américain de private equity songe à vendre LGC, entreprise britannique spécialisée dans les mesures et essais scientifiques, qui pourrait être valorisée plus d’un milliard de livres (1,08 milliard d’euros) rapportait mercredi Bloomberg de sources proches du dossier. KKR avait acquis LGC en 2016 auprès de Bridgepoint sans dévoiler les conditions financières de la transaction. Fondée en 1842, l’entreprise affichait sur son exercice clos en mars 2018 un chiffre d’affaires en progression de 18% à 331,2 millions de livres et un excédent brut d’exploitation en hausse de 19% à 86,4 millions.
JC Flowers va réduire sa part au capital de Shinsei Bank autour de 4%, près de 20 ans après avoir organisé le sauvetage de la banque japonaise. Le fonds et ses associés vont vendre 45,6 millions d’actions pour un montant total estimé à 74,2 milliards de yens (620 millions d’euros) aux cours actuels. JC Flowers avait volé au secours de Shinsei Bank en 2000 en partenariat avec Ripplewood. La banque avait été mise en Bourse en 2004.
Le laboratoire américain de biotechnologies Cambrex, spécialisé dans les petites molécules, a annoncé mercredi son acquisition par Permira pour 60 dollars par action en numéraire, soit un montant total d’environ 2,4 milliards de dollars dette comprise. Ce prix correspond à une prime de 47,1% par rapport au cours de clôture de Cambrex mardi. La société a précisé que l’accord comprenait une période de 45 jours au cours de laquelle elle pouvait solliciter d’autres offres d’achat.
Le groupe américain de private equity Blackstone a acquis une participation minoritaire au capital de son concurrent britannique BC Partners, a fait savoir hier ce dernier sans préciser le montant de la transaction. Strategic Capital Group, qui appartient à Blackstone et prend des participations dans d’autres sociétés de capital-investissement, aurait investi 500 millions d’euros dans BC Partners pour obtenir une participation de 10% à 15%, avait auparavant indiqué le Wall Street Journal. L’opération permettra à BC Partners de disposer de capitaux permanents que la société pourra utiliser pour développer son activité à long terme.
Le fonds CVC Capital, qui avait lancé une offre publique d’achat sur les actions du courtier en assurances April, n’a obtenu que 88,83% du capital à l’issue de l’offre, selon un avis paru mercredi soir sur le site de l’AMF. Le fonds échoue donc à atteindre le seuil permettant un retrait de cote, abaissé à 90% en France. CVC a été contrarié dans ses projets par Christian Burrus, actionnaire du courtier en assurances Diot, qui avait surenchéri sur l’offre du fonds britannique.
Veolia a annoncé hier la cession de ses réseaux de chaleur et de froid aux Etats-Unis au fonds Antin Infrastructure Partners pour une valeur d’entreprise de 1,25 milliard de dollars (1,12 milliard d’euros). Ce portefeuille comprend 13 systèmes de chauffage et de refroidissement urbains répartis dans dix villes, dont Boston/Cambridge, Philadelphie et Baltimore (environ 80% du chiffre d’affaires). Ces activités, qui emploient plus de 400 personnes, devraient générer un chiffre d’affaires d’environ 400 millions de dollars cette année. L’opération devrait être finalisée au quatrième trimestre 2019.
La société d’investissement a annoncé hier un actif net réévalué (ANR) semestriel de 165,4 euros par action, en hausse de +12,2% depuis le 31 décembre 2018. Son chiffre d’affaires consolidé au premier semestre 2019 s'élève à 4,26 milliards d’euros, en hausse de 2,7%, dont +0,9% de croissance organique sur un an. Cette progression émane surtout de Bureau Veritas, qui affiche une croissance totale de 5,9% et une croissance organique de 4,0% sur le premier semestre. «La qualité des modèles d’affaires de nos sociétés, leurs structures financières solides et renforcées ainsi que la réactivité de nos équipes et des managements de nos sociétés, confèrent à notre portefeuille une bonne résilience, malgré un environnement économique volatil dans certains secteurs de l'économie mondiale, l’automobile par exemple», a commenté André François-Poncet, président du directoire de Wendel.
Naxicap Partners a annoncé hier avoir réalisé avec succès une opération de refinancement à hauteur de 970 millions d’euros pour sa participation House of HR, un prestataire de services d’externalisation des ressources humaines axé sur les PME. Cette nouvelle dette inclut une dette senior de 550 millions d’euros, l’émission d’une obligation côtée de 320 millions d’euros et une convention de crédit renouvelable (RCF) de 100 millions d’euros. L’opération, intermédiée par JPMorgan, ING, KBC et la Société Générale, a été sursouscrite plus de deux fois.
Filiale de Natixis Investment Managers, Naxicap Partners et le groupe de capital investissement Ardian ont annoncé vendredi être entrés en négociations exclusives en vue d’acquérir une participation significative au capital du groupe Emera, aux côtés de son fondateur Claude Cheton. Fondé en 1987, Emera dispose d’un réseau d’établissements médicalisés pour personnes âgées dépendantes et de résidences seniors en Europe. Le groupe compte aujourd’hui 68 établissements et plus de 6 000 lits, et a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires supérieur à 230 millions d’euros, dont 20% à l’international (Belgique, Luxembourg, Suisse, Italie et Espagne).
Eurazeo a annoncé vendredi avoir reçu du Groupe Bertrand une offre ferme d’achat portant sur la totalité de sa participation dans Léon de Bruxelles. «L’opération permettrait à Eurazeo PME de réaliser un produit de cession total de 24,1 millions d’euros, soit un multiple de 1,5 fois», a précisé dans son communiqué la société d’investissement qui a consenti au Groupe Bertrand une exclusivité de négociation. La consultation des instances représentatives du personnel a été initiée et ce projet demeure soumis à l’avis des autorités de la concurrence.
La société d’investissement a annoncé hier soir avoir cédé avec succès 5,67% du capital du groupe de blanchisserie industrielle Elis, représentant 9,36% de ses droits de vote, pour un montant de 212 millions d’euros. Cette opération a été réalisée dans le cadre d’un placement par construction accélérée d’un livre d’ordres réservé aux investisseurs institutionnels. Suite à ce placement, Eurazeo ne détient plus aucune action Elis, directement ou indirectement. Eurazeo par ailleurs fait état d’un bénéfice net en repli de 7,6% à 176 millions d’euros sur un an au premier semestre. Cette baisse est due à une base de comparaison défavorable par rapport à la même période de 2018 «qui avait été portée par l’excellente performance de Moncler», fabricant italien de doudounes de luxe, dont Eurazeo a cédé ses parts fin mars, a précisé Philippe Audoin, directeur général finances. Le chiffre d’affaires «économique» a progressé de 7,5% à périmètre constant à un peu plus de 3 milliards d’euros.
C’est le montant du fonds long terme bouclé par CVC Capital Partners, dépassant l’objectif initial de 4 milliards d’euros. Ce véhicule succède à un premier fonds de 3,9 milliards d’euros bouclé en 2016. Les initiatives sur ce type de fonds se développent dans un contexte de valorisation élevée, où étendre le temps permet d’optimiser le portefeuille.
Les investisseurs en private equity ont des efforts à faire pour se mettre aux standards ESG, entendez « environnementaux, sociaux et de gouvernance ». Un sigle très en vue et qui se doit de plus en plus d’être opératoire. Une agence de notation avance comme une évidence des réserves sur la capacité des fonds d’investissement d’atteindre ce type d’objectifs, désormais intégrés à sa notation : « Les émetteurs détenus par un fonds de ‘private equity’ ont tendance à suivre des stratégies avec un horizon plus court terme, des stratégies financières ayant un appétit plus fort pour le financement par dette et favorisant les intérêts des actionnaires, toutes choses qui sont négatives pour le risque de crédit » ! L’agence se garde de toute généralisation abusive sur les effets d’une gouvernance quant à la qualité de crédit d’un emprunteur. Mais elle enfonce le clou : « La transparence de l’information représente aussi un point d’amélioration pour ces emprunteurs », affirme-t-elle. Voilà en tout cas une opinion tout à fait claire, qui ne démérite pas de l’esprit ESG !
Le fonds de private equity va prendre 51% du capital du spécialiste de la sécurité et du transport de fonds, valorisé 5,2 milliards de dollars canadiens.
Apollo Global Management a gelé les discussions avec des acquéreurs potentiels sur une vente du fabricant français de bouteilles Verallia car la société américaine de capital investissement pense obtenir davantage via une introduction en Bourse (IPO), ont déclaré hier à Reuters des sources proches du dossier. Une IPO de Verallia à Paris pourrait intervenir dès septembre et le valoriser environ 4,5 milliards d’euros, dette comprise. Apollo, qui a pris le contrôle de Verallia en 2015, a lancé cette année deux procédures parallèles pour évaluer l’intérêt à la fois d’une vente et d’une introduction en Bourse pour le groupe français.
Le groupe lance Comitium, entité dédiée au minoritaire dans des petites et moyennes capitalisations. Les futurs fonds d'Apax n'investiront plus que dans du private equity.
Apollo Global Management a pris contact avec Coface en vue de faire une offre sur l’assureur-crédit, filiale de Natixis, rapportait vendredi Reuters de sources proches du dossier. Une éventuelle transaction permettrait à Natixis de céder le solde de sa participation, de 42%, dans Coface, cinq ans après l’introduction en Bourse de l’assureur-crédit. Les discussions entre le fonds américain et Coface en sont à un stade préliminaire, selon les sources. L’intérêt présumé d’Apollo a fait bondir l’action Coface dans les derniers échanges. Elle a terminé sur un gain de 8,41% à 10,70 euros, représentant une capitalisation boursière de 1,6 milliard d’euros.