Une veille plaisanterie veut que les « Docteurs Doom » de l’économie, ces professionnels des anticipations apocalyptiques, aient prédit 360 des trois dernières récessions. A force de prophétiser l’éclatement de la bulle du capital-investissement, les observateurs les plus pessimistes finiront eux aussi par avoir raison. Tout porte, il est vrai, à invoquer aujourd’hui les fantômes de 2007. Jamais les spécialistes des rachats à effet de levier n’ont levé autant d’argent aussi rapidement ; jamais ils n’avaient disposé d’outils de financement aussi diversifiés et peu coûteux pour accroître le rendement attendu de leurs opérations, pendant que les acheteurs de dette notée en catégorie spéculative acceptaient des conditions toujours plus défavorables. Les multiples de prix payés pour acquérir des entreprises sous LBO (leveraged buy-out) ont logiquement atteint des sommets l’an dernier. A ces caractéristiques d’une fin de cycle s’ajoute un nouvel élément qui a rendu la classe d’actifs encore plus concurrentielle et sujette aux excès en tous genres : la participation directe des investisseurs institutionnels dans les transactions, qui restait l’exception avant la dernière crise.
Le closing en seulement trois mois du septième fonds d’Astorg, soit le maximum prévu par la société de LBO (leveraged buy-out) qui avait pour objectif 3,2 milliards. Deux fois plus grand qu’Astorg VI et largement sursouscrit par des investisseurs de natures et horizons géographiques très divers, il sera investi dans des entreprises européennes de valeur comprise entre 200 millions et 2 milliards.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives pour acquérir une participation majoritaire dans Revima, spécialiste de la révision et de l’entretien de matériels aéronautiques, auprès d’Argos Wityu, autre groupe de capital investissement. Olivier Legrand, président du groupe, réinvestira aux côtés d’Ardian tout comme Argos Wityu, selon le communiqué. Les groupes ne précisent pas le montant investi, ni la participation que prendra Ardian. Cette transaction reste soumise à l’approbation de l’autorité de la concurrence et à l’avis du comité social et économique (CSE). Revima, qui compte environ 750 employés, a réalisé plus de 280 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé ce mardi être entrée en négociations exclusives pour acquérir une participation majoritaire dans Revima, spécialiste de la révision et de l’entretien de matériels aéronautiques, auprès d’Argos Wityu, autre groupe de capital investissement. Lors de cette opération, Olivier Legrand, président du groupe, réinvestira aux côtés d’Ardian tout comme Argos Wityu, selon le communiqué. Les groupes ne précisent pas le montant investi, ni la participation que prendra Ardian. Cette transaction reste soumise à l’approbation de l’autorité de la concurrence et à l’avis du comité social et économique (CSE).
55% des professionnels du capital-investissement redoutent une correction économique majeure courant 2019, selon l’étude IPEM Private Equity Pan-European Survey, menée auprès de 383 sociétés de gestion. Les principaux facteurs évoqués sont le Brexit (80% des répondants), les guerres commerciales (76%) et les déséquilibres au sein de la zone euro (62%). Toutefois, ils sont confiants dans leurs fondamentaux: 66% sont confiants pour lever des fonds en 2019, 70% des acteurs qui s’apprêtent à lever des fonds en 2019 envisageant des montants plus importants que lors de leur précédente opération. Ils s’attendent à une évolution des pratiques du métier, notamment par une multiplication des véhicules de co-investissement.
Blackstone envisage de créer une nouvelle entité pour investir dans les entreprises en forte croissance , selon le Wall Street Journal. La plus grosse firme de capital-investissement a déjà débauché Jon Korngold chez Capital Atlantic, où il a travaillé 18 ans, pour mener les prises de participations d’entreprises dans les technologies, la santé et les services financiers. Cette entité ciblera aussi bien des entreprises en phase de démarrage que des entreprises plus confirmées pouvait faire l’objet d’un rachat. Blackstone arrive tardivement dans l’investissement dans des entreprises en croissance, alors que ses rivales TPG et KKR se sont déjà lancées.
Le spécialiste du capital-investissement dans le Sud de la France a récolté 200 millions d'euros. Le Fonds européen d’investissement et Aviva sont de l'aventure.
La holding belge Cobepa a remporté le mois dernier les enchères pour Scalian devant Naxicap, LBO France et Qualium/CM CIC Investissement, en valorisant la cible autour de 200 millions d’euros. La société de conseil et d’ingénierie était contrôlée depuis 2015 par le fonds Winch Capital 3 d’Andera (l’ex-EdRIP). Sur les 12 mois à fin juin 2018, ce spécialiste de la R&D externalisée a dégagé des revenus de 190 millions d’euros pour un Ebitda ajusté de 21 millions. La projection de chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’exercice dépasse les 200 millions. La transaction sera financée par une dette senior de 140 millions d’euros, comprenant un term loan B à 7 ans et une ligne d’acquisition et de capex de 35 millions à 6 ans. Natixis et SG CIB lanceront ce mois-ci la syndication.
LFPI a bouclé juste avant Noël une prise de participation majoritaire au capital de Digit RE, à l’issue d’un processus d’enchères organisé par Rothschild et qui aura attiré fonds et acteurs de l’immobilier. Le fonds était entré en discussions exclusives avec Artémis, holding de la famille Pinault (et propriétaire de L’Agefi) l'été dernier. Le groupe dirigé par Olivier Colcombet, connu pour ses réseaux de conseillers immobiliers indépendants Capifrance et Optimhome, a dégagé 159 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 pour une marge estimée à environ 10%. Il compte notamment s’appuyer sur LFPI pour accélérer le développement de Dili, son service d’achat immédiat testé depuis mai 2018, et consolider son expansion internationale au Portugal et en Allemagne. Artémis conserve une participation significative au capital.
Cherchant à se défaire d’au moins 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici à la fin 2019, Saint-Gobain a débuté l’année tambour battant en annonçant le 8 janvier le projet de cession de son activité de carbure de silicium à OpenGate Capital. L’offre ferme et irrévocable formulée par le fonds américain au terme d’un processus concurrentiel ne comporte pas de condition de financement, a précisé Saint-Gobain. Les activités reprises représentent un chiffre d’affaires annuel d’environ 120 millions d’euros. Créé en 2005 en Californie, OpenGate Capital dispose d’un bureau à Paris dirigé par Sébastien Kiekert Le Moult et Julien Lagrèze. Le fonds est un habitué des carve out industriels en France. Il a finalisé en décembre 2018 la reprise de Fichet auprès du groupe suédois Gunnebo.
Les différents frais liés à un investissement dans un fonds Ucits pour les particuliers ont réduit en moyenne d’un quart leur performance brute entre 2015 et 2017, révèle le premier rapport annuel de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) sur la performance et les coûts de ces fonds. L’Esma souligne que le poids de ces frais dépend fortement de la stratégie d’investissement et de la structure du fonds, mais note que plus de 80% du coût est lié aux frais de gestion, les frais d’entrée et de sortie ayant un impact bien moins important. Au-delà de la question du niveau des frais de gestion, deux fois plus élevé en moyenne pour les particuliers que pour les institutionnels, l’étude de l’Esma pourrait relancer la controverse autour des fonds actifs, puisqu’elle montre que les fonds gérés activement, s’ils parviennent à enregistrer une performance brute légèrement plus élevée que les fonds passifs, se révèlent en net moins rentables pour les investisseurs particuliers, du fait des coûts de gestion bien plus élevés.
La société de gestion Astorg a annoncé jeudi le closing de son nouveau fonds Astorg VII pour 4 milliards d’euros, soit plus que l’objectif initial de 3,2 milliards d’euros. Le fonds a ainsi atteint deux fois la taille de son prédécesseur Astorg VI, qui avait été levé en 2016 et est investi à plus de 80%. Le nouveau véhicule a été souscrit par des fonds de retraite (32%), des gestionnaires d’actifs (21%), des compagnies d’assurance (16%) et des fonds souverains (10%), situés en Europe (58%), en Amérique du Nord (29%) et en Asie (13%). «Le fonds sera investi principalement dans des entreprises européennes, d’une valeur comprise entre 200 millions et 2 milliards d’euros, mais aussi plus occasionnellement aux Etats-Unis», précise le gérant de private equity.
Retour aux sources pour Sodero Gestion. La filiale de la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de Loire avait accompagné la Thermodynamique de Bretagne (LTB) dans les années 2000, puis était sortie du capital avant la reprise de la société par l’actuel dirigeant Olivier Marbach. Elle revient aujourd’hui en tant que minoritaire au tour de table de ce spécialiste de la climatisation, qui équipe notamment des navires et des plates-formes offshore et a réalisé 3,2 millions de chiffre d’affaires en 2017, dont 20% à 30% à l’export. Sodero relaie UI Gestion et Bretagne Investissement, tandis que Bretagne Jeunes Entreprises réinvestit. Majoritaire, Olivier Marbach compte sur ce soutien pour réaliser de la croissance externe en France.
La société de gestion Astorg a annoncé jeudi le closing de son nouveau fonds Astorg VII pour un montant de 4 milliards d’euros. Celui-ci est supérieur à l’objectif initial de 3,2 milliards d’euros, en raison d’une très forte demande qui a permis à l’unique «closing» d’intervenir seulement trois mois après le lancement de sa souscription. Le fonds a ainsi atteint deux fois la taille de son prédécesseur Astorg VI, qui avait été levé en 2016 et est investi à plus de 80%.
Indigo Capital a annoncé lundi le premier closing de son nouveau fonds Indigo Capital II, à hauteur de 170 millions d’euros. L’objectif de collecte de ce nouveau fonds est de 350 millions d’euros. Le closing final est attendu en septembre 2019. Les investisseurs de ce fonds sont des souscripteurs institutionnels, fonds de pension, compagnies d’assurance et agences gouvernementales principalement français et européens qui cherchent à diversifier leurs investissements dans le non-coté ainsi que des family offices et fortunes privées qui portent un intérêt croissant au financement obligataire. Le fonds précédent, clos en 2014, est aujourd’hui totalement investi dans 19 sociétés françaises et européennes.
Apax Partners est en discussions avancées pour acquérir une participation majoritaire dans Fractal Analytics, selon des sources proches citées par Bloomberg. L’accord pour son entrée au capital de l’entreprise indienne, prestataire de services d’analyse, serait évaluée à 400 millions de dollars. Le fonds de capital investissement est en discusisons pour racheter les parts dans Fractal auprès d’actionnaires actuels. La transaction impliquerait aussi qu’Apax injecte de l’argent dans la société.
Verily, la filiale du géant internet Alphabet dédiée aux sciences de la vie, va recevoir un financement d’un milliard de dollars de la part d’un consortium emmené par le fonds d’investissement Silver Lake, a annoncé jeudi la société, anciennement connue sous le nom de Google Life Sciences. Le fonds de pension canadien Ontario Teachers’ Pension Plan fait également partie du tour de table réuni par Verily. La directrice financière d’Alphabet Ruth Porat et le directeur général de Silver Lake Egon Durban rejoindront le conseil exécutif de Verily dans le cadre de cette opération. L’action Alphabet a terminé en baisse de 2,8% à 1.016 dollars jeudi à la Bourse de New York.
Erik Prince, fondateur de la société de surveillance privée Blackwater, va lancer un fonds dédié aux métaux pour les batteries de voitures électriques, selon le Financial Times. L’ancien conseiller de campagne de Donald Trump va lever 500 millions de dollars pour investir dans l’extraction de métaux tels que le cobalt et le lithuim, indispensables pour les batteries, et récoltés essentiellement au Chili et en République démocratique du Congo. La Chine est un des plus gros investisseurs, ayant acquis des participations dans des sociétés dédiées en RDC et au Chili en 2018. Sa société Blackwater, cotée à Hong Kong, est par ailleurs soutenue par l’entreprise d’Etat chinoise Citic Group.
Le groupe américain de capital investissement Silver Lake a annoncé hier avoir relevé sa participation à environ 9,7% dans Madison Square Garden, alors qu’il avait précédemment indiqué détenir 8,4% du capital de la société de divertissement. Propriétaire notamment des «New York Knicks», une franchise américaine de basketball évoluant dans la National Basketball Association, Madison Square Garden est spécialisée dans les retransmissions sportives et culturelles.
C’est le nombre de retraits de Bourse (« public-to-private », PtoP) en 2018 en Europe selon Dealogic, en augmentation avec 26 milliards d’euros contre 18 milliards en 2017. Encore loin du pic de 2006 (65 milliards en 42 retraits), ce thème pourrait redevenir important : les valorisations inférieures attirent les fonds de private equity, les entreprises gagnent à se mettre à l’abri d’un retour de la volatilité, et, en France, la loi Pacte doit abaisser de 95 % à 90 % du capital le seuil de détention minimal pour une offre de retrait obligatoire. CVC veut par exemple retirer de la cote le distributeur suédois d’équipements de construction Ahlsell, pourtant introduit en Bourse fin 2016.
Le développeur de jeux suédois Cherry a annoncé qu’un consortium emmené par le fonds d’investissement britannique Bridgepoint avait formulé une offre de rachat en numéraire de 9,19 milliards de couronnes (893 millions d’euros). Le président de Cherry, Morten Klein, fait partie du consortium à l’origine de cette offre. Le prix proposé (87 couronnes par action) représente une prime de 20% par rapport au cours de clôture de lundi. Le comité indépendant mis sur pied par Cherry pour examiner la proposition recommande aux actionnaires de l’accepter.
Le développeur de jeux suédois Cherry a annoncé qu’un consortium emmené par le fonds d’investissement britannique Bridgepoint avait formulé une offre de rachat en numéraire de 9,19 milliards de couronnes (893 millions d’euros). Le président de Cherry, Morten Klein, fait partie du consortium à l’origine de cette offre. Le prix proposé (87 couronnes par action) représente une prime de 20% par rapport au cours de clôture de lundi.