L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) issue de la fusion des autorités d’agrément et de contrôle de l’assurance et de la banque peut prendre ses marques. Ses membres viennent d’être nommés. Jean-Philippe Thierry, ancien président d’Allianz, assure la vice-présidence aux côtés de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. L’organisation et le fonctionnement de l’ACP sont arrêtés. Les garanties procédurales ont été clairement rappelées au sein des textes consacrant les mesures de contrôle, de police administrative et disciplinaire.
La nouvelle autorité de contrôle prudentiel du monde bancaire et assurantiel peut dès à présent être opérationnelle Dans le cadre des mesures prises à l’encontre des personnes supervisées, elle devra respecter le principe du contradictoire.
C’était il y a un an: le CAC40 clôturait, le 9 mars 2009, à son plus bas niveau, à 2.519,29 points, avant de se ressaisir gaillardement jusqu’à afficher de nos jours un gain approchant les 50%. Mais il faut bien l’admettre, depuis le début de l’année où la barre des 4.000 avait été franchie, il n’y a pas de tendance nette et c’est sur un léger roulis que les investisseurs doivent naviguer. Rien de vraiment inquiétant, mais rien de palpitant non plus. Il faut tenir la barre entre des zones de haut-fond, dont la dette grecque a été un exemple singulier ces dernières semaines, et des couloirs d’accalmie, suggérés actuellement par les bons résultats des entreprises. Il y a bien sûr des solutions de substitution, comme les obligations à haut rendement, la dette émergente ou la gestion alternative, mais qu’il s’agisse de diversification ou de protection du portefeuille, rien ne soulève l’enthousiasme face aux données de marché et les actions restent à considérer comme un choix par défaut (notre édition du 12 février). Il en sera ainsi tant que les incertitudes économiques demeureront, ce qui risque d’être long. La palme reviendra donc aux capitaines courageux, à la fois opportunistes et sélectifs, de ceux qui sauront adapter le cap sur une mer sans grand horizon.
Les Editions Francis Lefebvre viennent de publier le Mémento fiscal 2010, un guide de toute la réglementation fiscale française à destination aussi bien des sociétés que des personnes physiques. Il permet notamment au lecteur d’avoir à portée de main les règles d’assiette, les tarifs et modalités des différents impôts et taxes, de choisir sans risque le régime fiscal le plus favorable et de présenter une réclamation dans les formes légales. A jour au 1er février 2010, l’ouvrage intègre toutes les nouveautés.
Le 23 juillet 2008, la Constitution a été réformée, la possibilité ayant été ouverte pour tout justiciable de demander l'abrogation d'une disposition légale C’est depuis ce 1er mars 2010 que cette réforme majeure est rentrée dans les faits, elle qui bouleverse le droit français, et plus particulièrement le droit fiscal.
Le ministre des Finances Hans-Rudolf Merz a annoncé jeudi sans plus de précisions que la Suisse a l’intention d’interdire à l’avenir l’entrée d’argent au noir. Mais le problème le plus important est celui des 700-800 milliards de francs suisses déjà cachés auprès de banques suisses, indique Die Welt. Cette question sera abordée dans le cadre des négociations sur les accords de double imposition.
La loi de finances pour 2010 aménage le régime des plus-values de cessions de terres à usage forestier ou de peuplements forestiers. Les plus-values réalisées par un propriétaire qui n’exploite pas à titre professionnel ces terres ou peuplements forestiers relèvent désormais du régime des plus-values des particuliers. Cette mesure, codifiée à l’article 76 A du Code général des impôts, et qui s’applique aux cessions réalisées à compter du 1er janvier 2010, vient d’être commentée par l’administration fiscale.
Un décret vient préciser les pièces que le contribuable doit joindre à sa déclaration de revenus pour l’application de l’article 199 sexvicies du Code général des impôts, relatif à la réduction d’impôt en faveur des investissements immobiliers réalisés dans le secteur de la location meublée non professionnelle (LMNP).
La situation particulière de la SCPI Genepierre vient perturber la donne sur le secteur. En effet, certains associés s’insurgent contre le rapprochement de leur société de gestion SGAM avec CAAM Real Estate qui a donné naissance à Amundi début 2010.
La rémunération des distributeurs de SCPI est également un sujet de réflexion. En principe, les CGPI reçoivent une commission à l’entrée représentant une part des frais de souscription.
Le fait d’intégrer dans la liquidation civile le contrat d’assurance non dénoué du survivant aurait pour effet de remettre en cause le régime fiscal favorable issu de cette tolérance doctrinale La réponse ministérielle Proriol du 10 novembre 2009, en s’appuyant sur le principe général et simple d’autonomie du droit fiscal, indique clairement que la tolérance a une portée exclusivement fiscale.
Moins de cinq mois après la tenue du congrès de l’Ordre des experts-comptables, la réforme du cadre d’exercice de la profession, promise à cette occasion par Eric Woerth, est lancée et figure dans le cadre du projet de loi « fourre-tout» relatif aux réseaux consulaires. Révisant notamment les règles relatives à la détention du capital et des droits de vote, la réforme prévoit surtout d’autoriser les experts-comptables à effectuer des actes de commerce à titre accessoire. Une mesure suscitant de vives inquiétudes chez d’autres professionnels du patrimoine qui entendent peser sur les débats parlementaires.
L'article 1er de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures reconnaît les partenariats enregistrés dans un pays étranger. Cette reconnaissance en droit civil français des effets juridiques des partenariats relevant de droits étrangers conduit, en matière d'impôt sur le revenu et droits de mutation à titre gratuit, à appliquer aux personnes liées par ces partenariats les mêmes règles qu'aux partenaires liés par un PACS....
Hormis pour les vacanciers de février ayant amèrement constaté les surenchères des stations de sports d’hiver, il est un fait acquis: à ce stade, les signes d’inflation sont aussi rares que les avant-goûts de printemps. Et pourtant, la question n’est plus de savoir si l’inflation va reprendre mais d’évaluer cette échéance dans le temps. Parmi les facteurs de risque à terme, l’abondance des liquidités en étant un, on évoquera au premier plan la dette des pays industrialisés qui, selon l’OCDE, approchera les 100% du PIB cette année. Un niveau jamais atteint en temps de paix. Laisser filer les prix afin d’alléger ce fardeau sera sans doute une tentation forte pour nos gouvernants dans les prochaines années. Comme le rappelle Fidelity dans une note récente, «la question doit être approchée avec une logique d’assurance: il convient de se protéger du risque inflationniste précisément avant qu’il ne se manifeste. Une fois le risque avéré, la ‘police d’assurance’ n’aura pas le même prix». D’où l’apparition de produits idoines depuis plus d’un an, allant bien au-delà des seules obligations indexées sur l’inflation. Mieux vaut tenir…, si l’on s’en réfère à la réapparition des porteurs d’emprunts russes à l’occasion de la visite du président Medvedev à Paris: 25 Napoléons investis en 1906 vaudraient aujourd’hui 8.218 euros compte tenu de la hausse des prix, selon leurs calculs.
Certaines zones géographiques attirent généralement peu l’attention mais méritent pourtant de s’y intéresser dans le cadre d’une diversification d’allocation d’actifs. C’est le cas des quatre pays de la région nordique - Norvège, Suède, Danemark et Finlande - qui ont pris de l’avance dans le cycle économique mondial en s’appuyant sur leurs atouts. Un dynamisme qui se retrouve actuellement dans les surperformances boursières de l’indice MSCI Nordic sur les indices MSCI Europe et World et, au-delà, sur un horizon de plus long terme, en particulier dans les phases de reprise de la croissance mondiale.