Prévoir ou ne pas prévoir, telle est la question. En ces temps de vieillissement de la population, d’allongement du passage au purgatoire et d’avachissement réglementaire, cette saillie shakespearienne sur la prévoyance devrait obséder pas loin des 60 millions de Gaulois que nous sommes (lire notre dossier). D’un côté, la route est toute tracée avec, à titre d’exemple dans l’une de ses composantes majeures, la dépendance, des chiffres à prendre avec des lunettes grossissantes: le nombre de personnes âgées dépendantes devrait passer de 1,1 million d’individus en 2009 à 1,8 à l’horizon 2040 (source Precepta). De l’autre, la route n’est que très mal balisée puisque trois Français sur quatre ne seraient pas en mesure de prendre en charge financièrement un proche en état de dépendance totale (source Macif-Ipsos). Un autre grand écart dans le domaine de la couverture sociale, qui n’en est pas à une gymnastique prêt. Le «cinquième risque» sera d’ailleurs l’un des derniers chantiers du quinquennat, à en croire de hautes sources. Les professionnels du patrimoine ne s’y trompent pas. Chez les plus sagaces d’entre eux, la prévoyance est une composante sine qua non de la radiographie de leurs clients. Les lignes bougent: jusqu’à présent, les spécialistes du «prévoir» se diversifiaient vers l’épargne; aujourd’hui, ce sont les CGP en pointe et en soif de devenir qui élargissent leur gamme. Sans aucun doute des précurseurs.
Alors que l’état préoccupant des finances des Etats développés revient sur le devant de la scène, avec l’Irlande comme dernier cas en date, la solidité des pays émergents attire progressivement les flux d’investissement. Dans un premier temps orientés vers la dette souveraine externe, principalement libellée en dollars, ceux-ci se tournent également aujourd’hui vers la dette des Etats en devises locales dont la performance relève à la fois des effets de duration et de change. L’engouement pour la classe d’actifs et les tensions inflationnistes soulèvent, cependant, des inquiétudes quant à ses perspectives de rendement.
Dans le cadre de ses commentaires sur les mesures dérogeant au dispositif Demessine introduites dans la loi de Finances pour 2010, l’administration fait preuve de souplesse afin de faciliter la reprise des résidences de tourisme abandonnées. Elle autorise ainsi les copropriétaires ne trouvant pas de repreneur à organiser eux-mêmes la gestion de la résidence, et dans un délai plus court que celui prévu par la loi. En cas d’autogestion et de recours à une clause recette, l’instruction confirme le maintien du régime des revenus fonciers, et donc de l’avantage fiscal pendant la durée de l’engagement de location.
L’Autorité de contrôle prudentiel vient de rappeler que les ventes avec primes en assurance vie constituent un engagement de l’assureur soumis à la réglementation sur les taux garantis.
Dans sa deuxième enquête réalisée début septembre dans le cadre de son observatoire élaboré en collaboration avec l’ Ifop, l’ Union Financière de France (UFF) note que la crise financière et économique continue d’avoir un fort impact sur les comportements d’investissement des «patrimoniaux». Plus précisément, des personnes qui détiennent des valeurs mobilières ou de l’assurance vie et possèdent un niveau de patrimoine financier hors immobilier de plus de 30.000 euros avec, pour celles détenant un patrimoine compris entre 30.000 et 75.000 euros, une intention de réaliser un placement financier dans les 2 ans. Ici, outre 150 clients de l’UFF, 300 personnes de ce type ont été interrogées.
L’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) va publier dans les tout prochains jours une position sur les ventes avec primes, a indiqué le 5 novembre Fabrice Pesin, secrétaire général adjoint de l’ACP et coordonnateur du pôle Assurance Banque Epargne, à l’occasion de «La conférence du contrôle» organisée par l’ACP. Une nouvelle illustration des missions exercées par l’ACP après la publication le 15 octobre dernier de la première recommandation de l’ACP sur la commercialisation des produits complexes (avec en parallèle la position de l’ AMF sur la vente directe de ces produits).
L’Autorité des marchés financiers ( AMF) a annoncé le 3 novembre la publication d’un guide relatif à la prévention des manquements d’initiés imputables aux dirigeants des sociétés cotées, quelle que soit leur taille. Ce document, qui décline une série de recommandations, est le fruit des travaux menés par la mission confiée à Bernard Esambert, membre du Collège de l’ AMF.
La 3e édition de la Semaine de la finance solidaire, organisée du 3 au 10 novembre par l’association Finansol, vise à populariser une approche de l'épargne qui a convaincu près de 700.000 Français en 2009, rapporte la Tribune. Bien qu’elle représentait l’an dernier un encours total de 2,4 milliards d’euros, soit moins de 0,1 % des actifs sous gestion en France, l'épargne solidaire a le vent en poupe, avec un encours en hausse de 47 % en 2009. Elle devrait atteindre les 3 milliards à la fin de cette année.
Une instruction administrative apporte des précisions sur le régime fiscal du PERP au regard des droits de mutation à titre gratuit et du prélèvement spécial prévu à l’article 990 I du Code général des impôts (CGI).
La convention entre la France et le Kenya en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu a été publiée au Journal officiel le 14 novembre.
Le décret portant publication de l’accord entre la France et Guernesey relatif à l’échange de renseignements en matière fiscale, signé à Paris le 24 mars 2009, a été publié ce 11 novembre au Journal officiel.
UFG-LFP entre dans une phase de commercialisation active du fonds « FCP mon PEA », dont la gestion est conseillée entre autres par l’ancien journaliste Jean-Pierre Gaillard.
Après deux années de chute libre en Bourse entre février 2007 et mars 2009, les foncières européennes, en particulier les françaises, retiennent à nouveau l’intérêt des investisseurs. Car ce sont bien les sociétés tricolores qui soutiennent l’indice IEIF Eurozone représentant l’évolution du marché de la zone euro, aujourd’hui quasi à l’équilibre sur cinq ans. Les valeurs françaises montrent un endettement moins important que leurs voisines. Elles suscitent donc moins d’inquiétudes quant aux financements à venir de leurs actifs, bénéficiant en outre d’un marché immobilier tertiaire «plus sain» aux yeux des observateurs du secteur.
Adopté le 2 novembre dernier en première lecture par l’Assemblée nationale, le projet de loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2011 comporte un certain nombre de mesures concernant les dispositifs de retraite supplémentaire et de prévoyance collective. Si les députés ont adopté en l’état ou presque les dispositions relatives au forfait social ou aux cotisations patronales et salariales sur les stock-options, ils ont en revanche largement amendé le régime des retraites chapeaux avec notamment la mise en place d’une contribution sur les rentes selon un barême progressif.
Comment se porte l’homo patrimonius ? Cahin-caha: dans son portrait type de ce début novembre 2010, il se définirait comme peu optimiste sur l’avenir à court terme des marchés financiers, prêt à investir au plus 20% de son portefeuille dans les produits risqués, et prudent au point que l’ensemble de l’offre présentée en gondole, y compris les assurances en euros, lui apparaîtrait comme n’étant pas exempte de dangers. La disponibilité des fonds, le niveau de rendement et la régularité de la performance figureraient ainsi dans en credo pur et dur de ses attentes. Contrepartie réconfortante de cette frilosité pour les professionnels chargés de l’accompagner, le susdit ressentirait un besoin plus important que par le passé de leur expertise, et ce au travers d’une relation privilégiée établie dans la durée. Tout ceci est le reflet de la deuxième livraison de l’Observatoire de la clientèle patrimoniale réalisé par l’UFF et l’Ifop. Le vrai challenge, pour les conseillers, est donc de maîtriser ce rôle de spécialiste à la dimension psychologique rassurante. Ce qui n’est pas rien sur le plan financier lorsque l’on sait l’hyper sélectivité des seuls vecteurs de rendement actuels -actions, immobilier et art-, propices de surcroît à la spéculation. Nous l’avons déjà souligné ici, mais l’approche globale du patrimoine pourrait tenir plus que jamais le haut de l’affiche.
12 novembre : Etats-Unis : indice de confiance de l’université du Michigan du mois d’octobre ; Zone euro : PIB du troisième trimestre ; Japon : PIB du troisième trimestre.