En 1980, un médecin adhère à une assurance de groupe garantissant le risque de décès avec doublement du capital au profit de son épouse, en cas de décès accidentel. En 1995, la convention initiale est remplacée par un nouveau contrat comportant une nouvelle définition de la notion d’accident. L’assuré décède à la suite d’un malaise survenu alors qu’il se baignait en mer et l’assureur verse à sa veuve le capital de base. Il refuse en revanche de s’acquitter de la majoration prévue en cas d’accident au motif qu’il n’est pas démontré que le décès de l’adhérent ait revêtu un caractère au accidentel au sens des stipulations contractuelles. Malgré la signature d’un accord transactionnel aux termes duquel l’assureur verse à la veuve un capital complémentaire représentant la moitié de la majoration réclamée, celle-ci assigne l’assureur en annulation de la transaction et en exécution du contrat.
L’Assemblée nationale a adopté le 13 décembre dernier cinq projets de loi autorisant l’approbation de conventions et accords internationaux. Les accords sur les doubles impositions concernent l’Ile Maurice, l’Arabie Saoudite et l’Autriche.
Dans le cadre de la loi Pons, un particulier détient 42% du capital d’une SNC qui achète en décembre 1999 du matériel d’imprimerie et le donne en location à un exploitant. L’investisseur déduit de son revenu imposable au titre de l’année 1999 plus de 740.000 francs. L’administration remet en cause cet avantage fiscal et notifie au contribuable un complément d’impôt sur le revenu après avoir enquêté auprès de l’exploitant sur les éventuels manquements aux règles de facturation sur le fondement des articles L.80 F et L. 80 H du livre des procédures fiscales et après avoir vérifié la comptabilité de la SNC. Le tribunal administratif de Paris rejette la demande en décharge de l’impôt de l’investisseur qui interjette appel. Selon le contribuable, l’administration a détourné de son objet le droit d’enquêter auprès de l’exploitant, client de la SNC, dans la seule intention d’obtenir des informations sur l’opération de défiscalisation. Ce faisant, elle s’est ainsi exonéré des obligations inhérentes au contrôle fiscal de la SNC. La procédure est donc entachée d’irrégularité. Les juges d’appel déchargent le contribuable du complément d’impôt sur le revenu et annulent le jugement du tribunal administratif.
La commission européenne a présenté le 29 novembre dernier des mesures destinées à faciliter les moyens de recours rapides, simples et peu onéreux pour les consommateurs.
Dans le prolongement d’une réaction rapportée dans l’Agefi actifs - n°496, p.6 -, l’avocat François Tripet revient sur la loi du 29 juillet 2011 posant la taxation des trusts en ce qu’elle représente selon lui une véritable aberration. Il explique: «il existe des millions de trusts dans le monde, notamment dans les 56 pays de common law, qui remplissent une infinie variété de buts, depuis les activités à but non lucratif, en passant par les handicapés, les personnes âgées, les systèmes de retraite, les garanties de tous genres, les partages de famille, le règlement des successions, etc. En France, les trusts concernent plus de 100.000 personnes. A titre d’exemple, sans trust, pas un meuble dans la chambre de Marie Antoinette à Versailles ne s’y trouverait !»
Dans un rescrit fiscal du 6 décembre 2011, l’administration fiscale revient sur sa position en considérant que les dons effectués au profit d’associations gérant une école privée hors contrat sont éligibles aux réductions d’impôt accordées au titre du mécénat, sous conditions. Les associations gestionnaires de tels établissements seront éligibles au dispositif de réduction d’impôt si leur activité est d’intérêt général et présente un caractère éducatif.
La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat du 21 août 2007 a institué un crédit d’impôt sur le revenu sur les intérêts d’emprunt versés au titre de l’acquisition ou la construction de l’habitation principale. Remplacée par le prêt à taux zéro +, cette disposition a été supprimée dans la loi de finances pour 2011. Désormais, le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt s’applique aux opérations réalisées au plus tard le 30 septembre 2011, sous réserve que chacun des prêts concourant à leur financement ait fait l’objet d’une offre de prêt émise au plus tard le 31 décembre 2010. Une instruction commente cette mesure.
Députés et sénateurs n’ont pu se mettre d’accord, lundi, en Commission mixte paritaire (CMP) sur le budget 2012. L’Assemblée nationale, qui a le dernier mot, devrait rétablir le projet de loi de finances 2012 originel à partir de mercredi.
Selon l’Insee, en novembre 2011, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,3 %, après une augmentation de 0,2 % en octobre. Sur un an, il s’accroît de 2,5 %. Hors tabac, l’indice augmente de 0,2 % (+2,4 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières, l’IPC croît de 0,3 % (+2,5 % sur un an). L’accroissement de l’IPC du mois de novembre provient de la hausse des prix de l’énergie, de celle du tabac (+2,8 % ; +6,9 % sur un an), de hausses tarifaires et du renchérissement de l’alimentation. Les prix des services liés au tourisme sont en recul. Ceux des produits manufacturés sont stables.
Une réponse ministérielle du 8 décembre 2011 rappelle les conditions dans lesquelles un banquier prêteur peut recouvrir sa créance auprès d’époux mariés sous le régime de la communauté universelle et à l’encontre desquels une procédure de redressement judiciaire a été lancée.
Le rapport d’information concernant les modalités de mise en place de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) auquel est annexé le rapport de la Cour des comptes est consultable sur le site de l’Assemblée Nationale.
Leprojet de loi visant à approuver la convention fiscale entre la France et le Panama en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu,signée le 30 juin 2011, vient d'être publié. Il sera adopté en procédure accélérée.
Un particulier, qui résidait habituellement au Québec, est décédé à Paris le 20 février 2006 en laissant pour lui succéder son épouse, ses frères et sœurs et un neveu. Il a rédigé trois testaments.
Un particulier est propriétaire de parcelles de terre qu’il a reçu par acte partage en 1981. Son père avait reçu le droit d’usage de ces terrains des dizaines d’années auparavant. Ce droit d’usage avait été donné à bail rural à une tierce personne avant son décès en 2006.
Après la mise sous surveillance négative hier de quatrebanques françaises (BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale) parl’agence Standard and Poor’s, Moodys a dégradé ce matin la note de BNP Paribas,du Crédit Agricole et de la Société Générale.
Les projets de texte sur le budget se croisent. Dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2012, les sénateurs ont ainsi approuvé le dispositif Scellier et le coup de rabot de 15% mais ils ont en revanche supprimé le régime d’abattement pour durée de détention des plus-values mobilières. Du côté du projet de loi de Finances rectificative pour 2011, les députés ont adopté une série de dispositions portant sur les plus-values immobilières, le rachat d’actions de sociétés non-cotées, l’exit tax ou les retraites chapeaux.
- Afin de récompenser la prise de risques inhérente à l’investissement dans le capital des entreprises, les investisseurs bénéficiaient d’une exonération progressive d’impôt sur le revenu sur la plus-value de cession des actions conservées pendant au moins huit ans.
La disparition de mesures incitatives sur l’autel de leur faible efficience ne prête pas beaucoup à redire - Mais la fin de l’exonération des plus-values sur titres met à néant un engagement de long terme et est, de plus, néfaste budgétairement.
9 décembre : Etats-Unis : balance commerciale d’octobre, indice de confiance de l’université du Michigan du mois de décembre ; Japon : PIB du troisième trimestre, masse monétaire M3 au mois de novembre.
Anciennement société d’agent de change devenue société de Bourse, Portzamparc a été reprise par Philippe de Portzamparc en 1980. Aujourd’hui, son capital est détenu à 51% par B*Capital (Groupe BNP Paribas), à 23,6% par la Banque Populaire Atlantique et à 25,4% par son groupe familial. Regroupant 75collaborateurs, l’entreprise, dont le siège historique se trouve à Nantes, est également implantée à Paris et Marseille.