Après la mise sous surveillance négative hier de quatrebanques françaises (BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole et Société Générale) parl’agence Standard and Poor’s, Moodys a dégradé ce matin la note de BNP Paribas,du Crédit Agricole et de la Société Générale.
- Afin de récompenser la prise de risques inhérente à l’investissement dans le capital des entreprises, les investisseurs bénéficiaient d’une exonération progressive d’impôt sur le revenu sur la plus-value de cession des actions conservées pendant au moins huit ans.
La disparition de mesures incitatives sur l’autel de leur faible efficience ne prête pas beaucoup à redire - Mais la fin de l’exonération des plus-values sur titres met à néant un engagement de long terme et est, de plus, néfaste budgétairement.
9 décembre : Etats-Unis : balance commerciale d’octobre, indice de confiance de l’université du Michigan du mois de décembre ; Japon : PIB du troisième trimestre, masse monétaire M3 au mois de novembre.
Anciennement société d’agent de change devenue société de Bourse, Portzamparc a été reprise par Philippe de Portzamparc en 1980. Aujourd’hui, son capital est détenu à 51% par B*Capital (Groupe BNP Paribas), à 23,6% par la Banque Populaire Atlantique et à 25,4% par son groupe familial. Regroupant 75collaborateurs, l’entreprise, dont le siège historique se trouve à Nantes, est également implantée à Paris et Marseille.
Standard & Poor’s se comporte un peu comme les professeurs à l’ancienne: elle note, mais avant de se prononcer, elle menace de redoublement, ce qui peut en règle générale aboutir à deux types de réactions opposées: la démotivation la plus totale ou le coup de pied salvateur qui oblige à se ressaisir. On peut penser ce que l’on veut de ces agences de notation, dont les bonnes vieilles méthodes auraient besoin d’un sérieux encadrement de l’inspection académique européenne -ce qui est en cours-, mais, en l’occurrence, leurs gros sabots ont incontestablement produit de l’effet. Accusées de frapper un homme à terre -et même six en dernier ressort, c’est-à-dire tous les triples A de la zone euro mis en surveillance négative, Allemagne incluse-, elles n’en seront pas moins parvenues à forcer l’immobilisme de l’Europe. S’il fallait en passer par là en lieu et place d’une vision inspirée dont ses dirigeants semblent fâcheusement dépourvus…
Les projets de texte sur le budget se croisent. Dans le cadre du projet de loi de Finances pour 2012, les sénateurs ont ainsi approuvé le dispositif Scellier et le coup de rabot de 15% mais ils ont en revanche supprimé le régime d’abattement pour durée de détention des plus-values mobilières. Du côté du projet de loi de Finances rectificative pour 2011, les députés ont adopté une série de dispositions portant sur les plus-values immobilières, le rachat d’actions de sociétés non-cotées, l’exit tax ou les retraites chapeaux.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) vient de remettre son rapport sur l’information à fournir aux membres des régimes de retraite avant leur adhésion. L’étude a été utile dans le cadre des travaux préparatoire aux réponses à donner à la Commission européenne sur la révision de la directive IRP.
Un couple décède laissant pour lui succéder deux filles. Celles-ci avaient reçu en cadeau un chèque du même montant par leurs deux parents. L’une des filles conteste devoir rapporter les sommes données à titre de présents d’usage.
Un particulier – décédé au moment de l’instance - avait bénéficié d’une procuration sur le compte de ses parents, aujourd’hui décédés en 1999 et 2001. Reprochant au titulaire de cette procuration de ne pas avoir justifié de différents retraits d’argent effectués à partir des comptes de ses parents, plusieurs héritiers sollicitent la restitution aux successions de différentes sommes.
Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2012, le Sénat a adopté sans modification la mesure ajustant l’encadrement de l’activité des cabinets de conseil en défiscalisation en outre-mer qui devient donc définitive. Cette dernière introduite par les députés (et qui avait déjà été proposée dans le PLF 2011) prévoit l’inscription des opérateurs non plus sur un registre tenu par l’ORIAS qui s’est déclaré incompétent mais par le représentant de l’Etat dans le département ou collectivité où se situe son siège social. De plus, les monteurs doivent répondre à plusieurs conditions tenant à l’aptitude professionnelle, à la conclusion d’une assurance RCP, au respect des obligations fiscales et sociales, à un casier judiciaire vierge, à une certification annuelle des comptes par un commissaire aux comptes et enfin à la signature d’une charte de déontologie.
Le décret n° 2011-1766 du 5 décembre 2011 portant publication de l’accord entre la France et Hong-Kong vient d’être publié. Il vise les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et de prévenir l’évasion et la fraude fiscales.
Le projet de loi autorisant l’approbation de la convention entre la France et le Panama en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu sera discuté à l’Assemblée nationale le 13 décembre prochain.
Le 5 décembre dernier, la Commission européenne et le groupe Banque européenne d’investissement ont lancé un nouveau mécanisme de garantie pour les petites et moyennes entreprises (PME) innovantes afin de les aider à accéder au financement des banques. Il s’appuie sur la réussite du mécanisme de financement du partage des risques (MFPR), inauguré en 2007, qui a permis jusqu'à présent à 75 entreprises de bénéficier de plus de 7 milliards d’euros en prêts de la BEI pour des projets renforçant la croissance et de la compétitivité européennes. L’instrument de partage des risques (IPR) pour les PME sera géré par le FEI, filiale du groupe BEI spécialisée dans la mise à disposition de capitaux à risque au profit des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises dans l’ensemble de l’Europe sous la forme de prises de participation et de garanties de prêt. Le FEI proposera aux banques une garantie couvrant une partie des nouveaux prêts et crédits-bails qu’elles accorderont à des PME innovantes, permettant ainsi auxdites banques de prêter davantage et à des taux plus avantageux. L’IPR vise à encourager les banques à accorder des prêts et des crédits-bails pour des sommes comprises entre 25 000 euros et 7,5 millions d’euros à des PME et des entreprises de taille intermédiaire ayant des activités de recherche, de développement ou d’innovation, la durée des prêts pouvant aller de deux à sept ans et le financement des risques couvrant des investissements en actifs (corporels ou incorporels) et/ou en capital d’exploitation.
D’après Meilleurtaux.com, une large majorité des banques a remonté ses taux de crédit en décembre. 86% des nouveaux barèmes reçus affichent des hausses modéréesde taux, de 0,12 point en moyenne, quand 11% restent stables. Seuls 4 % annoncent une baisse de 0,20 point. Sur 15 et 20ans, le taux moyen est quasi stable à 4,02 % et 4,26 % mais en légère hausse sur 25 et 30 ans (4,44 % et 4,84 %).
Le 23 septembre dernier, le Conseil constitutionnel a été saisi par le Conseil d'État d’une question prioritaire de constitutionnalité. Cette dernière portait sur certaines dispositions du Code monétaire et financier, qui ne sont plus en vigueur depuis 2010, relatives à la Commission bancaire à laquelle a succédé l’Autorité de contrôle prudentiel. Ces dispositions organisaient la Commission bancaire sans séparer en son sein, d’une part, les fonctions de poursuite des éventuels manquements des établissements de crédit aux dispositions législatives et réglementaires qui les régissent et, d’autre part, les fonctions de jugement des mêmes manquements, qui peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires.
Les sénateurs ont adopté en l’état les modifications apportées au dispositif Scellier par les députés. L’article 40 du projet de loi de finances 2012 devient donc définitif. En revanche, la période transitoire a été réaménagée pour le dispositif LMNP Censi-Bouvard contre l’avis du gouvernement. Le taux de 14 % prévu pour 2012 ne s’appliquerait pas aux logements acquis, soit neufs ou en l’état futur d’achèvement et ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire avant le 1er janvier 2012, soit achevés depuis au moins quinze ans et faisant partie d’un ensemble immobilier dont un logement au moins a été acquis ou réservé avant le 1er janvier 2012. La réservation devrait avoir été enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2011.
Les services en charge de la révision de la Directive Mif II viennent de préciser à L’Agefi Actifs qu’ «un conseiller couvert par la directive devrait être en mesure de fournir à la fois des conseils indépendants et non-indépendants. Cela devra être précisé et convenu avec chaque client.»
Debory Eres, spécialiste de l’épargne salariale, vient de publier sa quatrième édition de l’argus des FCPE. L’analyse porte sur plus de 550 FCPE multi-entreprises gérés par 26 sociétés de gestion et représentant 81% des FCPE multi-entreprises commercialisés et 79% des encours du marché.
Janin AUDAS, expert-comptable et commissaire aux comptes, succède à Jean-Philippe Bohringer à la présidence de la Compagnie des conseils et experts financiers (CCEF), association interprofessionnelle de conseils, créée en 1992 par René Ricol, pour regrouper les professionnels du conseil aux entreprises et aux particuliers que sont les avocats, les notaires, les experts-comptables, les conseils en gestion de patrimoine et tous les autres professionnels, experts libéraux indépendants, traitant des questions financières, économiques et juridiques.