Le mois dernier, nous posions sur le marché un regard prudent, aujourd’hui amplement justifié. Car les soutiens à la croissance mondiale semblent s’effriter et les doutes sur la capacité de la zone euro à gérer le risque souverain resurgissent. A nouveau, l’aversion au risque croît. Aux Etats-Unis, hormis deux indicateurs avancés régionaux, les chiffres publiés déçoivent, en particulier ceux relatifs à l’emploi et à l’immobilier. Le déficit budgétaire particulièrement élevé oblige à prévoir en 2013 un resserrement susceptible de freiner nettement l’activité future. Mais le marché tient correctement, bénéficiant sans doute d’un effet refuge. La zone euro, en revanche, est à nouveau ébranlée. En Espagne, la chute de l’immobilier oblige à de nouvelles provisions, donc à une recapitalisation des banques dont le pays n’a pas les moyens. En Grèce, le risque de faillite resurgit. Privé de gouvernement par l’éclatement de la représentation parlementaire, le pays ne peut ni recevoir les aides prévues ni honorer ses échéances. En France, le nouveau chef de l’Etat promeut avec la croissance une nouvelle approche de la crise, mais les contours en restent imprécis. Dans les pays émergents, l’activité est révisée en baisse. C’est particulièrement le cas en Chine. La faible demande des pays développés pèse sur l’exportation, sans que la consommation domestique puisse assurer rapidement le relais.
A l’image de ce mois de mai morose, le temps est loin de tourner rond sur la planète et c’est une double ligne de front qui paraît s’être établie durablement pour les praticiens du conseil. Est-il besoin d’installer la Grèce dans ce paysage? Avec ses onze millions d’habitants, elle a rejoint l’Union européenne dès 1981 alors même que, déjà, les doutes les plus sérieux étaient émis sur la solidité du pays. On connaît la suite avec l’affirmation de l’ampleur des risques financiers il y a plus de deux ans et, depuis, le gouffre qui n’en finit pas de se creuser. Et le pire tient au fait que, malgré la mobilisation de ses partenaires, nulle solution ne semble à la hauteur de l’enjeu et que l’hypothèse de sa sortie de l’euro est de plus en plus souvent évoquée. Alors, bien sûr, il y a la croissance invoquée désormais comme un élixir par tous les grands de la planète afin de sortir du postulat de la rigueur. Mais de quelle croissance s’agit-il: ultralibérale ou étatique, avec les limites bien connues dans l’un et l’autre cas ? A moins que l’on s’oriente -enfin- vers un schéma engageant l’Europe dans un destin resserré où un noyau dur montrera la voie et où la dynamique commune permettra peut-être encore de sauver les plus déstabilisés. Les prochaines semaines seront cruciales, sans compter, sur un front parallèle, les échéances législatives.
Les objets d’antiquité, d’art ou de collection ne sont pas compris dans les bases d’imposition à l’impôt de solidarité sur la fortune - Il en va différemment, sauf exceptions, des objets précieux ou des meubles meublants dont nous rappelons les modalités de taxation.
Le début de l’année vient de prouver que le marché de l’art était loin de suivre le marasme des marchés boursiers. Le 2 mai, «Le Cri» d’Edvard Munch a battu le record absolu d’une vente à 107 millions de dollars hors frais, battant le précédent record atteint par Pablo Picasso en 2010. Mais l’expressionniste norvégien n’est pas le seul à affoler les salles de ventes. Douze records d’artistes ont en effet été enregistrés ce printemps à New York, parmi lesquels Barnett Newman, Jackson Pollock et Mark Rothko. Même tendance sur le Pop Art, avec des montants historiques atteints par Roy Lichtenstein et Andy Warhol. La photographie n’est pas en reste, avec le succès de Jeff Wall.
Ainsi redéfini, l’indicateur, qui permet d’homogénéiser l’échantillon analysé d’une année sur l’autre, montre une progression du prix moyen des forêts non bâties de 10,8 % sur un an.
Au cours de l’année 2011, 88.000 nouveaux contrats de retraite « Madelin » ont été souscrits auprès des sociétés d’assurances selon les dernières statistiques de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).
La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) vient de publier le bilan de l’année 2011 pour les plans d’épargne retraite populaire (Perp). Il ressort de l’étude que 60.000 nouveaux Perp ont été souscrits par les particuliers auprès des sociétés d’assurances au cours de l’année 2011, portant le nombre de plans en cours à plus de 2,1 millions à la fin de l’année 2011, soit une progression de 1 % en un an.
La Financière d’Uzès lance Uzès Grands Crus, un fonds contractuel qui investira50 % minimumdu portefeuille dans des grands vins de Bordeaux et de Bourgogne et le solde dans des vins de la vallée du Rhône ou de domaines étrangers (principalement Italie, Australie, Espagne, Etats-Unis...). Le fonds sera géré par Jean-Maris Godet, directeur général délégué d’Uzès Gestion (anciennement Paris Lyon Gestion) et descendant du fondateur d’une des plus vieilles maison familiales de Cognac (Cognac Godet), avec l’appui d’Hugues Lapauw, professionnel du négoce de vins d’exception, en charge de l’analyse sectorielle.Montant minimum de souscription initiale : 30.000 eurosDroits d’entrée : 4 % maxFrais de gestion : 3,5 %Commission de surperformance : 25 % de la surperformance par rapport au taux moyen mensuel de l’OAT 5 ansDroits de sortie : 5 % de la valeur liquidative la 1ère année, 4 % la 2e, 3 % la 3e, 2 % la 4e, 1 % la 5e et 0 % les suivantesPériode de souscription : jusqu’au 30 septembre 2012
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) au titre du mois d’avril 2012 est positive avec + 3,22 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux selon les derniers chiffres publiés par la Caisse des dépôts et consignations. Dans le détail, le Livret A a collecté 2,53 milliards d’euros tandis que les encours du LDD ont progressé de 0,69 milliards d’euros le mois dernier.
Lescaisses régionales duCrédit Agricole proposent deux nouveaux produitsgarantis à l’échéance : Sonance 5, éligible au Compte-Titres ordinaire et au Plan d’Epargne en Actions, et Sonance Vie 5, éligible à l’assurance vie. D’une durée de 8 ans, ils permettent aux investisseurs de tirer partiellement parti du potentiel de croissance des 25 plus grandes entreprises européennes, tout en bénéficiant, à l’échéance de la formule, de la garantie du capital investi. Au terme des 8 années de placement, soit au 21 septembre 2020, l’épargnant percevra l’intégralité de son capital investi majorée de la performance potentielle du panier d’actions composé des 25 plus importantes capitalisations de l’indice Euro Stoxx 50, la performance pour chaque action du panier étant plafonnée à 75% (soit un taux de rendement annuel de 7,24% maximum). Code Isin : FR0011220847 (Sonance 5), FR0011220854 (Sonance Vie 5)Frais courants : 2,5 % par anPériode de souscription : jusqu’au 5 septembre 2012 (sous réserve de commercialisation par la Caisse régionale)
L’Orias a tenu sa première conférence, le 22 mai dernier, sur le fonctionnement du nouveau registre unique des intermédiaires en assurance, banque et financiers. Il s’agissait d’aborder de manière pragmatique les nouvelles obligations des intermédiaires en opérations de banque (IOBSP), qui suscitent d’ailleurs des divergences d’interprétation quant au caractère cumulatif ou non des conditions de seuil pour être exemptés de l’immatriculation.
Michèle Brault, membre du Conseil de l’Ordre du Barreau de Paris, a décidé de mettre en place, à l’initiative du bâtonnier de l’Ordre de Paris, une opération d’envergure pour lutter contre les « braconniers du droit», qui se déroulera sur six mois, en concertation, pour certaines actions, avec le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables d’Ile de France. «Avec le développement de l’internet, elle note une explosion des sites offrant des prestations juridiques de la part de personnes, d’officines et/ou de sociétés qui exercent de manière illégale notre profession» note le dernier bulletin de l’ordre de Paris.
Le comité de l’abus de droit fiscal vient de rendre, en plus de son rapport annuel 2011, le compte-rendu de la séance du 2 février 2012 dans lequel il opère un revirement - Le comité estime en effet que le schéma consistant à apporter des titres à une société sous un régime de sursis d’imposition puis de les vendre peut être un abus de droit.
L’Agefi Actifs. - A contrario de nombreux gestionnaires qui, dans la zone asiatique, placent actuellement le curseur sur les marchés émergents et délaissent le Japon, dans le fonds Comgest Monde vous surpondérez nettement le Japon (27,3%) par rapport aux pays émergents (17,8%). Pour quelles raisons ?
- Les institutions financières françaises vont devoir identifier et déclarer annuellement au fisc américain les comptes des clients américains, sous peine d’une taxe punitive de 30% sur les paiements reçus.
Le comité de l’abus de droit fiscal (CAD) vient de modifier sa position: l’opération d’apport-cession en sursis d’imposition peut être désormais qualifiée d’abus de droit, au même titre que dans l’ancien régime du report d’imposition. Après certaines juridictions de première instance et d’appel, c’est donc le CAD qui se prononce en ce sens. Selon divers observateurs, le Conseil d’Etat ne devrait pas tarder à statuer à l’identique. Les dirigeants d’entreprise devront désormais veiller à créer leur holding bien avant la cession des titres, ou à effectuer un réinvestissement de nature économique des fonds logés dans la holding postérieurement à l’apport-cession.
Dans une étude publiéerécemment, les équipes du cabinet de recherche économique et financière PrimeView anticipent une baisse des prix de l’ordre de 30 à 40% dans les dix ans à venir. Un changement structurel des rapports de force entre acheteurs et vendeurs relatif à l’évolution de la démographie française couplé à une problématique conjoncturelle d’accès au crédit (hausse des taux et du montant de l’apport, baisse de la durée des emprunts) liée en partie à une réglementation bancaire plus exigeante vont modifier le paysage immobilier à moyen-long terme. Les ventes de logements neufs souffrent déjà du manque de solvabilité des accédants à la propriété.
Dans cette période post-électorale, les gestionnaires de fonds d’investissements de proximité (FIP) et de fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI), pourtant habitués aux revirements législatifs, sont plus que jamais en proie aux incertitudes. Les sociétés du secteur, très actives sur le segment des investisseurs particuliers, préparent aujourd’hui des relais de croissance aussi bien via l’élargissement de leur clientèle -en s’adressant à la fois au grand public et aux institutionnels- que par l’exploration ou le développement d’activités connexes, comme la gestion d’obligations convertibles, la multigestion ou l’immobilier.
Les Etats ou territoires non coopératifs (ETNC) sont traités dans un texte qui ajoute à la pression fiscale existante - Elle reprend le contenu du projet publié en juillet 2011 dont la présomption de détention dans un ETNC.
La nouvelle législation américaine Fatca impose aux acteurs de la finance de coopérer avec le fisc américain. Les pouvoirs publics français négocient des assouplissements.