L’actualité et les analyses du marché immobilier, que les biens soient détenus en direct ou sous la forme de pierre-papier, les sujets liés au financement de cette classe d’actifs, ainsi que l’actualité des grands acteurs présents sur ce créneau tels que les courtiers, les banques, les entreprises de crowdfunding, etc, ainsi que les intervenants dans des nouveaux modes d’acquisition ou de location.
Spécialisée dans la location meublée temporaire, l’agence Lodgis dévoile dans une récente étude que plus d’un tiers des propriétaires de meublés locatifs à Paris (37%) jugent la loi Alur sans impact sur leur activité. La loi Alur a notamment imposé dans la capitale un encadrement des loyers pour éviter l’inflation dans le coût du logement dans la capitale. Un encadrement qui va s'étendre à Lille dès le 1er février 2017.
A l’image des chiffres publiés le mois précédent, les statistiques de la construction sur le territoire poursuivent leur bonne dynamique. Entre septembre et novembre 2016, la construction affiche de bons résultats selon les données publiées par le Commissariat général au développement durable (CGEDD).
Le ministère du logement vient d’annoncer par communiqué la signature de l’arrêté préfectoral autorisant l’encadrement des loyers dans les villes de Lille, Hellemmes et Lomme à partir du 1er février 2017. Lancée en Août 2015 à Paris, la mesure n’a fait depuis lors que susciter la grogne des professionnels de l’immobilier qui soulignent son inefficacité pour réguler les zones locatives tendues. Fabrice Abraham, Directeur Général du réseau Guy Hoquet a réagi à l’annonce du Ministère en pointant:« une mesure très controversée qui a prouvé son inaction» et qui contribue à «opposer systématiquement locataire et propriétaire pour faciliter l’accès au logement en France».
L’agence immobilière Lodgis s’est intéressée dans sa dernière étude à l’impact de la loi Alur dans l’activité des loueurs en meublé. Près de 37 % des personnes interrogées considèrent que la loi n’a pas eu d’impact sur leur activité. Toutefois plus de la moitié (52 %) indiquent poursuivre leur activité tout en réalisant des adaptations (choix du locataire, diminution du loyer ou application d’un complément de loyer selon la situation, entretien moindre du logement). « Suite à l’entrée en vigueur de la loi Alur, 11 % des bailleurs de biens meublés à Paris ont fait le choix de stopper leur activité», précise Lodgis.
Dans son bilan annuel du marché immobilier, le réseau d’agences immobilières Orpi évoque une hausse du nombre de transactions annuelles de l’ordre de 10% au sein du réseau. «Cette bonne santé se confirme au niveau national, puisque nous allons sans doute cette année avoisiner les 900.000 ventes, un niveau non atteint depuis 2007",ajoute Bernard Cadeau, le Président d’Orpi.
Les taux bas auront certainement porté l’année immobilière 2016 à ses meilleurs niveaux. Les volumes de ventes sur le territoire ont atteint un pic de 10 ans avec une progression de 11% sur un an, détaillent les notaires dans leur bilan du marché immobilier français. Sur douze mois (en année glissante à fin septembre 2016), les volumes de ventes sont estimés à 838.000.
Un tiers des primo-accédants ont pu bénéficier du Prêt à taux zéro (PTZ) en 2016 contre 23% un an auparavant, affirme le courtier en immobilier Vousfinancer.com. Cette hausse a été rendue possible par l'élargissement du prêt en début d’année 2016, dispositif reconduit pour l’année 2017. Le courtier ajoute que grâce à cette mesure, la part des primo-accédants parmi les acquéreurs immobiliers est en hausse de 5 points à 45%.
Le Crédit Foncier s’est intéressé, dans sa dernière étude à l’évolution du pouvoir d’achat immobilier des ménages européens sur la période 2008-2016. En Espagne, au Portugal, en Allemagne et en France les baisses des taux de crédits immobiliers sont allées au-delà de 60 %. La charge des intérêts a ainsi été divisée par trois. Dans le même temps, les prix ont plutôt progressé de manière disparate en Europe. «L’effet cumulé des évolutions de taux et de prix abouti pour l’acquisition d’un même bien à une diminution de la mensualité comprise entre 3 % au Royaume-Uni et 47 % en Espagne. En France, la mensualité nécessaire pour acquérir le même bien a diminué de 22 %», précise le Crédit Foncier.
Dans son dernier communiqué, le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) indique suivre attentivement l’évolution du marché immobilier, qui a repris le chemin de la hausse dans le domaine du résidentiel. Le HCSF déclare maintenir sa vigilance « concernant l’accélération de la production de crédit et l’évolution des pratiques de financement» afin de ne pas fragiliser le secteur bancaire ni favoriser l’apparition d’une dynamique spéculative. L’environnement actuel de taux bas préoccupe également le HCSF qui indique s’être doté d’un dispositif de suivi renforcé de l’évolution de la rentabilité des encours des crédits immobiliers.
Le courtier en crédits Cafpi a réalisé une étude après de ses principaux partenaires bancaires afin de connaitre le niveau des taux pratiqués. «Si près d’un tiers des banques maintiennent des taux stables sur l’ensemble des durées, plus de la moitié d’entre elles ont augmenté leurs taux entre 0,05 % et 0,15 % sur 10, 15 et 20 ans», analyse Cafpi. Selon le courtier certains établissements bancaires ont même poussé les hausses entre 0,15 et 0,25 %. Une seule banque est même allée au-delà de ce barème en affichant une augmentation des taux variant de 0,25 % à 0,35 % sur toutes ses durées de crédits.
Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2016, les députés ont adopté un amendement dont l’objectif est de créer un nouveau dispositif visant à favoriser la mise sur le marché des logements vacants par leurs propriétaires dans les zones tendues sur le plan locatif. Ce dispositif a vocation à se substituer au « Besson ancien» et «Borloo ancien». Une déduction fiscale dont les taux seront différenciés en fonction du niveau de tension du marché locatif dans la zone considérée sera mise en place. Un taux de déduction spécifique de 85 % serait en outre prévu dans le cadre de l’intermédiation locative ou d’un mandat de gestion confié à un organisme agrée. Ce dispositif s’appliquera sur tout le territoire.
Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2016, les députés ont adopté un amendement qui obligera les plateformes en ligne qui mettent en relation des particuliers ou des professionnels en vue de la vente ou du partage d’un bien (voiture, logement etc…) ou de la fourniture d’un service, à effectuer une déclaration automatique sécurisé (DAS) des revenus de leurs utilisateurs à l’administration fiscale. Toutes les plateformes sont concernées, qu’elles soient françaises ou étrangères.
Dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2016, le gouvernement propose de prolonger jusqu’au 31 décembre 2018 l’exonération d’impôt sur les plus-values réalisées par des particuliers à l’occasion des cessions de terrains à bâtir ou d’immeubles à des organismes HLM. L’objectif est de libérer du foncier constructible et contribuer à la production de logements sociaux en encourageant les propriétaires à céder leurs biens à des opérateurs agissant sur ces marchés.
Dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2016, le gouvernement propose d’ajouter à l’article 35 du Code Général des Impôts l’activité de location meublée. Actuellement il existe une différence lors que l’activité de location meublée est effectuée de manière occasionnelle ou habituelle. Dans le premier cas les revenus sont taxés au titre des revenus fonciers alors que dans le second les revenus relèvent des Bénéfices industriels et Commerciaux (BIC). L’objectif de la mesure est de faire relever les revenus tirés de la location meublée de la seule catégorie des BIC.
Dans le cadre de l’examen en première lecture du Projet de Loi de Finances Rectificative pour 2016, les députés ont adopté un amendement qui proroge les régimes d’exonération en faveur de la construction de logements sociaux pour les trois prochaines années, c’est-à-dire jusqu’en décembre 2019. Cette exonération temporaire est codifiée sous les articles 150 U-II-7n et 150 U-II-8 du Code Général des Impôts. Ces mesures visent à favoriser la cession de logements dans les zones tendues où le foncier disponible est rare.
Alors que la capitale a vu ses prix grimper de 3,6% depuis le début de l’année, la hausse «commence à irradier et à se diffuser en cercles concentriques», explique MeilleursAgents dans sa note d’analyse du mois de décembre. «D’abord vers la proche banlieue (+2,1% depuis le début de l’année) puis vers la Grande Couronne (+0,5% depuis janvier et +0,1% sur le seul mois de novembre 2016).»
Le niveau moyen des taux immobiliers a de nouveau baissé en novembre à 1,31% (-0,02 point). Ce qui confirme le début d'inversion de tendance constaté par de nombreux courtiers.
Si les dirigeants de TPE privilégient l’immobilier, ils sont plus des trois-quarts à être propriétaires de leur résidence principale et un sur deux à posséder leur local professionnel, il s’agit avant tout de se constituer un capital financier. «En dehors de ces investissements immobiliers, 89 % des dirigeants d’entreprise possèdent des produits d’épargne, parmi les plus plébiscités par le grand public: Livret A, LDD (…). Les dirigeants détiennent également en majorité une assurance vie (58 %) et 49 % ont souscrit un PEL», précise le dernier baromètre des TPE de Fiducial réalisé par l’IFOP. Ces divers produits sont souscrits par l’intermédiaire de leur banque. Moins du quart des dirigeants est passé par un assureur ou un conseiller en gestion de patrimoine. Le montant moyen de l’épargne s’élève en moyenne à 107.477 euros.
La baisse des taux a permis de resolvabiliser de nombreux ménages en vue d’une acquisition immobilière, particulièrement les primo-accédants. Selon le courtier Cafpi, les premiers acquéreurs d’un logement sont de plus en plus nombreux et représentent désormais 40% des dossiers traités par le courtier qui ajoute que 12% des acquisition le sont pour un dispositif de location grâce à la défiscalisation Pinel.
Dans le cadre de la lutte contre les logements vacants et permettre une meilleure mobilisation du parc privé à des fins sociales, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse va proposer au Parlement un nouveau dispositif fiscal destiné à inciter les propriétaires à remettre sur le marché un logement vacant. Le dispositif comprendrait une exonération fiscale proportionnelle à l’effort consenti par le propriétaire au niveau du loyer. Ce dernier pourrait déduire de son revenu de 15 à 70 % des loyers perçus. Le dispositif serait renforcé dans les zones tendues. Enfin, pour favoriser l’intermédiation locative, les propriétaires pourraient bénéficier d’un abattement majoré lorsqu’ils confient la gestion locative à une association agréée.
Selon la porte-parole de Meilleurtaux.com Maël Bernier, les barèmes de certaines banques affichent des hausses "chirurgicales" de taux, loin pour l'instant de la très nette hausse promise par certains professionnels. Interview.
L’ancien ministre de l’Economie et désormais candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron appelle à conserver dans un premier temps la loi sur l’encadrement des loyers afin d’en mesurer l’efficacité. Le président du mouvement En marche!s’exprimait dans le cadre du OrpiLab. Mais, précise Emmanuel Macron, cette mesure sera supprimée si elle s’avère inefficace à l’issue de son examen.
La plateforme de crowdfunding Anaxago Immobilier vient d’annoncer par communiqué de presse la sortie positive de ses deux dernières opérations de financement, l’une dans les Alpes-Maritimes et l’autre dans la commune du Plessis-Bouchard en Ile-de-France. Ce qui porte à dix le nombre d’opérations en sortie positive après 24 mois d’activité de la plateforme. Selon les statistiques d’Anaxago Immobilier, la durée moyenne d’un projet présenté à l’investissement est de 24 mois. La rentabilité pour l’investisseur est estimée entre 8 et 14 %.
Au troisième trimestre les réservations de logements neufs et les mises en ventes ont progressé de 18% sur un an, confirmant une reprise entamée début 2015.
Les dernières statistiques du baromètre LPI-Se Loger laissent apparaître une poursuite assez généralisée de la hausse des prix dans l’ancien. Sur un an la hausse a été constatée dans 82% des principales villes françaises avec des accélérations plus ou moins fortes. Bordeaux, Nantes et Nice connaissent une hausse très nette sur un an (au moins 5%) quand Paris et Lyon affichent une hausse plus modérée (+2,3 et +3,7%).
Au troisième trimestre, le nombre de transactions a connu une progression très sensible dans la région. La hausse des prix devrait s'accélérer en début d'année prochaine.
Selon le spécialiste en immobilier de luxe Coldwell Banker France, le marché immobilier français sera un marché de choix pour les déçus du Brexit. «50.000 personnes, venant principalement de Grande-Bretagne sont attendues en France dans les deux ans suivant la mise en œuvre du Brexit», calculeLaurent Demeure, président de Coldwell Banker France & Monaco. Ce dernier salue la récente décision d’améliorer le régime des impatriés qui permet certaines exonérations fiscales en cas de réinstallation en France.