Le groupe suisse Swiss Life, numéro un de l’assurance-vie en Suisse, a annoncé mercredi un bénéfice net en hausse de 50% au premier semestre à 403M de francs suisses (320M d’euros). Le volume de primes de l’assureur a en revanche reculé de 13% en monnaies locales à 10,1Mds de francs suisses ( 902.9M d’euros), en raison de la force de la monnaie. Les affaires en Suisse ont cependant montré une croissance de 11% des primes encaissées. Enfin, le résultat d’exploitation a progressé de 9% à 452M de francs suisses (399.5M d’euros).
La crise actuelle des marchés financiers doit être l'occasion de s'interroger sur les allocations d'actifs traditionnelles et de proposer des alternatives d'investissement suffisamment diversifiées et décorrélées des turbulences officielles (elles étaient officieuses depuis fort longtemps).
Le groupe a annoncé hier la cession de sa filiale australienne Davidson Trahaire, société de conseil en ressources humaines. Cette activité a contribué au chiffre d’affaires consolidé du groupe pour 18 millions d’euros en 2010. Le montant de cette transaction s'élève à 48,5 millions de dollars australiens, soit 35 millions d’euros. Cette opération intervient dans le cadre de la revue stratégique des activités périphériques d’Edenred, et fait suite aux cessions réalisées au deuxième trimestre de 45% de sa participation dans WorkPlace Benefits aux Etats-Unis, et de l’activité de conciergerie et d’assistance à la personne en France.
Banque Vontobel is not expecting investors to flee to other offshore havens in the wake of a taxation agreement between Switzerland and Germany, according to the chairman of the bank’s board of directors, Herbert Scheidt, in an interview with Financial Times Deutschland dated 15 August. Scheidt refers to his past experiences in similar situations. “it is interesting to note that many German clients who fully declared their wealth to the tax authorities, have not touched their assets in Switzerland. They paid the taxes due with capital invested in Germany, and have not touched their savings, located in Switzerland,” Scheidt explains. Most German clients holding undeclared assets in Switzerland should accept the solution which has been negotiated between the two countries.
Selon Financial News, Shane Kelly, vice-president de la recherche en matière d’ETF chez BlackRock, va quitter la société. Son départ intervient après celui de Deborah Fuhr, avec laquelle il travaillait depuis longtemps. Les deux devraient d’ailleurs se retrouver dans leur futur emploi.
Les dérivés de crédit ou CDS (credit default swaps) sont un mauvais instrument de mesure du risque lié aux dettes des Etats, en particulier les mieux notés et les plus liquides comme la France, les Etats-Unis ou l’Allemagne, estiment des experts interrogés par Reuters. Depuis la faillite de la grande banque d’investissement américaine Lehman Brothers en septembre 2008, les CDS, jusque-là limités à l’assurance des dettes des entreprises, se sont développés et sont devenus une sorte de juge de paix, au point d’alimenter les rumeurs sur une éventuelle dégradation sous AAA de la France. Acheter des CDS de la France dans l’attente d’une dégradation imminente du ‘AAA’ est sans aucun fondement, dit Eric Oynoyan, stratégiste taux chez BNP Paribas à Londres. Les professionnels interrogés relèvent que si la décision de la Banque centrale européenne d’acheter sur le marché de la dette souveraine italienne et espagnole a desserré cette semaine la pression sur les taux et les CDS de ces deux pays, le CDS 5 ans de la France a atteint un record autour de 170 points de base. Avant l'été, le CDS de la France était en dessous de 100. Mais parallèlement sur le marché au comptant, le rendement des emprunts d’Etat français se détendait fortement, le 10 ans tombant sous 3% ce vendredi, un plus bas depuis novembre 2010. Les taux à 10 ans allemand et français étaient tombés fin août 2010 à des plus bas historiques, respectivement à 2,11% et à 2,51%. Les taux sur le marché au comptant restent les plus importants. Ce sont eux qui déterminent le coût de financement des Etats, dit David Schnautz, stratégiste taux chez Commerzbank à Londres. LE CDS N’EST PAS UN INSTRUMENT DE FINANCEMENT Les obligations sont négociées en permanence, elles sont très liquides, ce qui n’est pas le cas des CDS. A la fin de la journée, c’est le taux qui compte pour M. François Baroin (ministre de l’Economie) et les contribuables français. Personne n’utilise les CDS pour se financer, explique Ciaran O’Hagan, stratégiste taux à la Société générale. J’aurais tendance à faire très attention à ne pas donner trop d’importance aux CDS ni à ce qu’ils signifient, ajoute-t-il. Eric Oynoyan, qui vient de publier une étude sur le CDS de la France, souligne que parmi les pays AAA de la zone euro, l'écart entre le niveau du marché cash (le niveau des taux) et du CDS est nettement plus élevé pour la France que pour l’Autriche, les Pays-Bas et la Finlande. Selon lui, depuis la faillite de Lehman Brothers, le CDS de la France ne suit plus le cash et intègre une prime de risque de 60 points de base bien trop élevée. Le stratégiste de BNP Paribas estime que le CDS de la France intègre depuis 2008 la somme du risque souverain, du risque de liquidité et une prime de risque lié au système bancaire. La hausse de 30 points de base de la composante liquidité de la prime de risque, qui explique la flambée du CDS de la France des dernières semaines, est bien trop forte au regard des CDS des banques françaises et de la montée de la volatilité des marchés d’actions mesurée par l’indice VIX américain. UN PARI TRÈS RISQUÉ Les professionnels interrogés rappellent qu’après la dégradation sous AAA de la note des Etats-Unis, Standard & Poor’s a confirmé le triple A de la France avec perspective stable. Fitch et Moody’s, qui ont maintenu le triple A aux Etats-Unis, l’ont également confirmé pour la France avec perspective stable. Jouer les CDS en anticipant une dégradation de la France sous AAA est un pari très risqué étant donné l'écart entre le CDS et le taux cash (le plus élevé parmi les AAA), explique Eric Oynoyan. David Schnautz souligne le manque de transparence du marché des CDS, qui est un marché de gré à gré. Selon des estimations fournies par BNP Paribas, le montant notionnel net des CDS souverains dans le monde s'élevait à fin avril à près de 150 milliards de dollars, alors que l’encours de la dette négociable de la France était d’environ 1.300 milliards d’euros fin juin et celle des Etats-Unis de 17.000 milliards de dollars, hors bons du Trésor (dette court terme) pour les deux pays. Ciaran O’Hagan et David Schnautz mettent l’accent sur des problèmes juridiques des contrats liés au déclenchement du CDS. La question a été évoquée dans l’hypothèse d’un défaut de la Grèce. Ils notent que dans un tel cas, cela ne se traduirait pas par le déclenchement du CDS. Le comité (de l’ISDA, l’association des professionnels des marchés de dérivés, NDLR) chargé d’en décider est si restrictif que le déclenchement est très improbable, dit Ciaran O’Hagan. Les contrats standard de CDS ont une maturité de cinq ans et porte sur 10 millions d’euros. Le coût de la protection contre un défaut pour un CDS évalué à 170 points de base représente 170.000 euros par an.
Aegon affiche un bénéfice net en baisse de 2% sur un an pour le 2e trimestre à cause de l'« affaiblissement » du dollar. Aegon a publié jeudi 11 août ses résultats du 2e trimestre, relayés par l’AFP. L’assureur néerlandais affiche un bénéfice net en baisse de 2% sur un an, à 403M d’euros. Les analystes prévoyaient une baisse plus importante, à 310M d’euros. Un résultat qui s’explique, selon le directeur exécutif Alex Wynaendts, par l'« affaiblissement » du dollar américain par rapport à l’euro. Les taux de change ont en effet impacté le résultat de 44M d’euros. L’autre explication tient aux provisions de 23M d’euros liées à la hausse de l’espérance de vie aux Pays-Bas. Aegon avait déjà indiqué devoir provisionner environ 20M d’euros par trimestre pour pallier cette hausse de l’espérance de vie. Chiffre d’affaire en baisse de 15% Le chiffre d’affaires du groupe lui aussi est en baisse : 15% de moins qu’au deuxième trimestre 2010, à 1,26Md d’euros. Aegon a en effet augmenté ses prix aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ce qui a eu pour effet de baisser les ventes de nouvelles assurances-vie. En ce qui concerne l’exposition à la dette souveraine des « pays européens périphériques », Aegon assure qu’elle est « limitée ». Elle s'élève à 866M d’euros, dont 745M d’euros d’obligations espagnoles. Aegon a fini de rembourser l’Etat néerlandais Lors de la crise financière, Aegon avait bénéficié d’une injection de capital de 3Mds d’euros par l’Etat néerlandais, en octobre 2008. L’assureur a fini de rembourser cette somme le 15 juin, avec des intérêts et des primes d’une valeur de 1,1Md d’euros. Ce remboursement a été facilité par la vente de l’activité mortalité américaine de Transamerica Re au réassureur français Scor pour 630M d’euros, vente finalisée mercredi 10 août. Avec AFP
Chinese management firms are increasingly making efforts to use the UCITS vehicle as a means to distribute their products in Europe, according to the Luxembourg law firm Arendt & Medernach, in an interview with Asian Investor. Several European UCITS-compliant funds will soon be launched by major Chinese management firms, says Stéphane Karolczuk, head of the Hong Kong office of Arendt & Medernach.
Si la réforme des retraites, votée à l'automne 2010, concernait principalement le système par répartition, certaines mesures sont néanmoins destinées à encourager le développement de l'épargne retraite collective. «Ce volet de la réforme a été principalement porté par les parlementaires qui ont jugé qu'un complément de retraite sous forme assurantielle serait sans doute utile dans les années à venir», explique Bertrand Boivin-Champeaux, Directeur Prévoyance et Retraite Supplémentaire au CTIP.
Le groupe britannique Evolution Group vient de signer, via sa filiale de gestion privée William de Broë, l’acquisition de l’ancienne Fortis Private Investment Management, renommée BNP Paribas Private Investment Management à BNP Paribas Wealth Management. Le rachat, d’un montant de 25 millioins de livres selon le Financial Times, est soumis à l’agrément de la Financial Services Authority. BNP PIM couvre une activité de gestion privée pour des clients britanniques avec une équipe à Londres, un petit département de dérivés et du courtage aux Etats-Unis. Son rachat va se traduire par un transfert de 1,8 milliard de livres d’actifs à Williams de Broë. Cela porte ses encours à 7,8 milliards de livres.Cette transaction intervient alors qu’Evolution est la cible d’une acquisition par Investec.
David Steyn, the new CEO of the European arm of AllianceBernstein, has a good deal of work on his plate. Assets under management for British pension funds fell by 24.3%, to GBP10bn, in 2010, according to Ftfm. Globally, assets under management by the management firm have slid from USD801bn in 2007 to USD461bn as of June. “The top priority for the group worldwide is to improve the performance of large cap equities,” says Steyn, in an interview with FTfm.
In an interview with Les Echos, Edouard Vieillefond, vice president of the French financial market regulator, the Autorité des marchés financiers (AMF), discusses the risks presented by tracker funds, and says that the AMF is working “with an approach that prioritises prevention and consciousness-raising about the risks presented by market actors.” As the structuring of funds will become more international in nature with the passage of the UCITS IV directive, “we will concentrate on monitoring sales documents, ensuring that the risks presented by various asset classes are stated clearly: ETF, ETC (“exchange-traded commodities”), ETN (“exchange-traded notes”), ertc. Although ETFs fall under the UCITS regulations, other ETP (“exchange-traded products”) are regulated the Prospectus directive, whose structuring rules are less strict. This clarification is particularly necessary for individual investors, in a market which had previously been limited to qualified institutional investors.” Vieillefond adds that the international organisation of securities commissions (IOSCO) and the European Securities and Markets Authority (ESMA) are considering a “label for the ETF subcategory within the ETP class, which would better differentiate it from other ETPs.”
Une filiale du groupe du milliardaire américain Warren Buffett a offert 3,25Mds de dollars pour racheter le réassureur américain Transatlantic Holdings, a annoncé dimanche 7 août la société ciblée. « Transatlantic a reçu une offre de National Indemnity Company, membre du groupe de sociétés d’assurance de Berkshire Hathaway, en vue d’acquérir la totalité des actions ordinaires de Transatlantic pour 52 dollars l’action », a indiqué l’assureur dans un communiqué. Cette offre, qui valorise Transatlantic à 3,25Mds, comporte une prime de 15% par rapport au cours de clôture de l’action vendredi à la Bourse de New York. Concurrence Transatlantic était déjà la cible de deux offres. En juin, le suisse Allied World Assurance Company Holdings avait lancé une offre publique d'échange (0,88 action pour une action Transatlantic) acceptée par le conseil d’administration. Puis en juillet, le bermudien Validus avait surenchéri, proposant un échange d’actions (1,5564 action pour une action Transtlantic) plus du numéraire (8 dollars). Transatlantic, qui considère l’offre de Validus comme hostile, a maintenant jusqu'à lundi 8 août au soir pour se prononcer sur celle de National Indemity. Validus versus Berkshire Hathaway Validus a défendu son offre, affirmant dans un communiqué qu’elle offrait aux actionnaires « l’occasion d’obtenir une participation dans la création de valeur considérable à long terme de la société fusionnée », tandis que celle de M. Buffett était à « prix fixe ». Transatlantic a accusé au premier semestre une perte nette de 109M de dollars, due aux coûts de deux séismes, en Nouvelle-Zélande le 22 février et au Japon le 11 mars. La dernière acquisition de Berkshire Hathaway remonte à juin, avec le rachat du chimiste américain Lubrizol pour 9,7Mds de dollars.
Quelques jours après sa mise sous surveillance négative, Moody’s a abaissé la note de la dette de Lafarge dans la catégorie spéculative, à Ba1. Sa décision intervient cinq mois après une dégradation similaire de S&P. L’agence explique que «la tendance négative [des résultats] s’est accélérée au deuxième trimestre.»
L’assureur italien Generali a accusé une baisse de 7,7% de son bénéfice net au premier semestre à 805,5M d’euros à cause de la dépréciation de ses obligations grecques et de sa part dans la holding de Telecom Italia. Le groupe a en effet dévalué la valeur de ses obligations grecques arrivant à échéance d’ici 2020 pour un montant de 140M d’euros en raison de sa participation au plan d’aide à Athènes. Generali a également dévalué pour un montant de 143M d’euros sa participation dans Telco, la holding de contrôle de Telecom Italia, en raison de la baisse du cours de Bourse du groupe de télécommunications. Sans ces dépréciations, l’assureur indique que son bénéfice net aurait progressé de 24,7% à 1,089Md. Le résultat opérationnel du groupe a progressé de son côté de 12,7% à 2,408Mds d’euros tandis que les primes ont en revanche diminué de 6% à 35,85Mds. Au chapitre des perspectives, le directeur général Giovanni Perissinotto a confirmé que le groupe misait toujours sur un résultat opérationnel compris entre 4 et 4,7Mds d’euros sur l’ensemble de l’année.
Le géant allemand de l’assurance Allianz enregistre une dégringolade de son bénéfice net de 7% au deuxième trimestre à 1,07Mds d’euros. En cause : la dépréciation de titres de dettes grecs pour plus de 300M d’euros. Le bénéfice d’exploitation du groupe a atteint 2,3Mds d’euros, selon les chiffres publiés vendredi. Un chiffre stable par rapport à l’an dernier et supérieur aux attentes qui tablaient sur 2,14Mds d’euros selon les analystes interrogés par Dow Jones Newswires. Comme prévu également, le chiffre d’affaires a reculé de 3,2% à 24,6Mds d’euros. Le patron d’Allianz, Michael Diekmann, a pourtant fait état par communiqué de résultats « étonnamment solides au vu de la multiplication des catastrophes naturelles, des incertitudes sur les marchés de capitaux, des fluctuations des taux de change, sans oublier la dépréciation de nos obligations grecques en portefeuille. » Impact de 326M d’euros sur le résultat net En effet, le groupe, de même que le réassureur Munich Re, a déprécié ses actifs grecs à leur valeur de marché actuelle, c’est-à-dire environ la moitié de leur valeur nominale. Une charge brute de 644M d’euros, en partie imputée à ses clients, tandis qu’une autre partie lui donne droit à un remboursement d’impôts et au final, l’impact sur son résultat net est de 326M d’euros. 8Mds d’euro de bénéfice d’exploitation pour 2011 La division assurance-vie et santé, en recul de 8% de son CA et de 18% de son bénéfice d’exploitation, a souffert de la comparaison avec un très bon deuxième trimestre 2010 et est « revenue à la normale », selon le groupe. C’est aussi dans ce segment qu’a été comptabilisée la dépréciation des actifs grecs. Les deux autres divisions, l’assurance dommages et accidents et la gestion de portefeuille, ont publié des résultats en hausse, notamment grâce à des hausses de tarifs pour la première. Pour les prévisions, le patron M. Diekmann espère atteindre les 8Mds d’euros de bénéfice d’exploitation pour cette année, à 500M près.
Le bénéfice net de Groupama SA a atteint 147M d’euros au premier semestre 2011, en hausse de 16%. L’assureur mutualiste affiche ce résultat « encourageant » malgré sa participation au plan d’aide à la Grèce, pour une charge nette de 84M d’euros. La marge de solvabilité du groupe reste stable à 130%. Lors de la présentation de ces résultats jeudi 4 août, « la solidité du groupe » a été mise en avant, compte tenu du contexte économique et financier « difficile », selon les termes de Christian Collin, directeur général finances et risques, rapportés par l’AFP. En première ligne, c’est l’exposition à la dette grecque qui est concernée. Une exposition nette de 540M d’euros pour Groupama SA. Le groupe a décidé participer au plan de soutien de la Grèce.« Nous avons ainsi provisionné 21% des obligations grecques qui arrivent à maturité en 2020 et dans les années antérieures à 2020 », a déclaré Christian Collin dans une interview vidéo à Euro Business Media. Une charge nette de 84M d’euros Soit une charge nette de 84M d’euros dans les comptes consolidés du groupe pour le semestre, et de 88M d’euros au niveau de l’ensemble du groupe. Il s’agit de dettes à maturité « relativement courtes » (à échéance du 1er janvier 2021). « Ce sont les sociétés d’assurance-non vie qui sont porteuses de ces dettes et par conséquent, la part attribuée à la participation au bénéfice est très, très, très limitée » a-t-il assuré à l’AFP. Parmi les quatre options possibles du plan d’aide à la Grèce (qui incluent toutes une décote de 21% de la valeur comptable des obligations grecques), Groupama n’a pas encore fait son choix. « Il faut analyser les conséquences comptables, les conséquences fiscales d’ailleurs, au niveau consolidé du groupe aussi au niveau des comptes sociaux des entreprises qui portent ces dettes », a déclaré M. Collin à l’AFP. Quant à l’Italie et l’Espagne, le dirigeant a exclu « un défaut » de leur part et ne voit pas de raison de faire des provisions sur ces dettes souveraines. Un ROE de 183M d’euros Côté chiffres, le résultat net assurance en France s'élève à 194M d’euros après provision pour dépréciation durable liée à la Grèce. Cela représente une hausse de près de 30% par rapport au premier semestre 2010 (150M). Sans tenir compte de la provision sur la Grèce, le même résultat est de 237M, selon l’AFP. Le résultat opérationnel économique (ROE) s'établit à 183M d’euros. En France, le ROE en assurance de biens et responsabilité redevient positif à 37M d’euros, contre -39M au premier semestre 2010. Le ratio combiné net est de à 101,8% contre 108,3% au 30 juin 2010 (dont 6,7 points dus à la tempête Xynthia en 2010 et 2,4 points dus à la sécheresse en France). La progression est encore plus visible pour le ratio combiné en assurance de biens et de responsabilité: « Il s'établit à 99,6%, en baisse de 5 points du fait d’une meilleure maîtrise de la sinistralité » a précisé M. Collin à Euro business Media. Un chiffre d’affaires en baisse Le chiffre d’affaires au 30 juin 2011 s'élève quant à lui à 8,4Mds d’euros soit une baisse de 2,5% à périmètre et change constants. Il s'élève à 11,2Mds d’euros en incluant l’ensemble des activités des caisses régionales, soit une baisse de 0,9%, à périmètre et change constants. « Dans le domaine des assurances de la personne, dans le domaine de l’assurance vie, notre chiffre d’affaires est en repli de -11% conformément à l'évolution du marché qui fait face à des incertitudes de nature fiscale, financière, qui affectent le secteur de l'épargne » a signalé M.Collin à Euro business media. Quant aux capitaux propres consolidés, ils sont « stables » par rapport au 31 décembre 2010, à 4,3Mds d’euros. Maîtriser les frais et améliorer la rentabilité Christian Collin a assuré que Groupama veillait à la maîtrise de ses frais généraux et à l’accélération de la rentabilité de ses principales filiales. Il a rappelé la cession récente, le 2 août, des activités santé de Groupama au Royaume-Uni. « Nous travaillons également sur la fusion de Gan Eurocourtage avec Groupama Transport dans une logique de rationalisation de ces activités. » De même, il a évoqué le rapprochement entre les filiales portugaises et espagnoles en assurance dommage, ainsi qu’entre les activités en Slovaquie et en Hongrie. « Enfin sur Gan Assurances nous avons un projet actuellement en cours qui consiste à regrouper des sites de gestion pour des raisons d’efficacité mais également pour favoriser le positionnement de cette entreprise sur sa clientèle de professionnels et des entreprises », a déclaré M.Collin à Euro Business Media. Favoriser la croissance Groupama SA n’oublie pas la croissance. « Nous concentrons tous nos efforts pour soutenir notre activité et notre croissance organique au profit de tous les réseaux de distribution du Groupe et aussi par Internet », a assuré M.Collin. Il compte notamment sur le succès d’Amaguiz : « Fin juin, Amaguiz a un an d’avance sur son business plan avec 95.000 contrats automobile en portefeuille et 25.000 contrats habitation ; d’ailleurs Amaguiz lancera à l’automne je pense une offre Santé sur son site. »
Chiffre d’affaires net total consolidé à 3,5 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 3,8 milliards d'€). Progression significative du résultat opérationnel IFRS à 246 millions d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 152 millions d'€) reflétant la robustesse du modèle économique d’Aviva France après trois années de forte volatilité des marchés financiers et l’absence de sinistres climatiques en dommages. Assurance-vie et épargne à long terme Les affaires nouvelles vie, épargne et retraite, en primes brutes émises, sont en recul de 16% à 2,4 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/2010 : 2,9 milliards d'€) dans un marché en baisse de 12%. Cette diminution globale s’explique par le recul marqué de la collecte Afer qui s'établi à 1 milliard d'€ au premier semestre 2011 alors qu’elle avait connu une croissance importante et atypique (+31%) au premier semestre 2010. A l’inverse Antarius (joint-venture Crédit du Nord / Aviva) a enregistré une hausse de 21% à 821 millions d'€ au 30 juin 2011. Le premier semestre 2011 connaît une moindre attractivité des fonds en euros en raison de la baisse des taux servis à la fin 2010 et des incertitudes qui ont pesé autour de la fiscalité de l’assurance vie. Dans cet environnement difficile, le modèle de multidistribution qui caractérise Aviva démontre une nouvelle fois sa pertinence à travers le dynamisme de l’activité d’Antarius au 1er semestre 2011. Les affaires nouvelles vie, épargne et retraite, en PVNBP1, sont en diminution de 17%, à 2,7 milliards d'€ au 30 juin 2011 (30/06/2010 : 3,2 milliards d'€). Aviva France enregistre également une hausse significative de la part des unités de compte dans sa collecte, à 19% au 30 juin 2011 (30/06/10 : 14%). Assurances dommages et santé : maintien à un niveau de performance solide du ratio combiné Chiffre d’affaires net en hausse de 3,5%, à 671 millions d'€ au 30 juin 2011 (30/06/10 : 649 millions d'€) Ratio combiné à 93,1% (2) au 30 juin 2011, en très nette amélioration grâce au maintien d’une forte discipline de souscription et à l’absence de sinistres climatiques au cours du premier semestre 2011. (1) PVNBP (Present Value if New Business Premiums) : valeur actualisée et annualisée des affaires nouvelles selon les principes du MCEV (Market Consistent Embedded Value) appliquée par le CFO Forum (2) Ratio coût des sinistres sur primes acquises + commissions et frais sur primes émises.
Le bancassureur néerlandais ING a publié jeudi 4 août pour le deuxième trimestre 2011 un bénéfice net en hausse de 24,4% en glissement annuel. Une hausse affichée malgré des provisions pour une valeur totale de 310M d’euros liées au plan d’aide à la Grèce. Le bénéfice net s’est établi à 1,51Md d’euros, un résultat supérieur aux attentes du marché, les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires ayant tablé sur un bénéfice net de 1,44Md d’euros. La plupart des analystes n’avaient pourtant pas pris en compte dans le calcul de leurs prévisions d'éventuelles provisions liées au plan d’aide à la Grèce. 123M d’euros dans la branche assurance pour la Grèce Le bancassureur néerlandais a indiqué dans un communiqué avoir provisionné 187M d’euros dans sa branche bancaire et 123M d’euros dans sa branche assurance en raison de dépréciations passées sur les titres d’Etat grecs. Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce, mis au point lors d’un sommet d’urgence de la zone euro à Bruxelles le 21 juillet, prévoit une aide globale de près de 160Mds d’euros en provenance de l’Union monétaire, du Fonds monétaire international et des créanciers privés d’Athènes (banques, assurances, fonds de pension). Dans le cadre de ce plan, un menu a été retenu proposant aux créanciers privés quatre options incluant toutes une décote équivalente à 21% de la valeur comptable des obligations grecques. Une exposition brute de 1,2Md d’euros à la dette grecque L’exposition d’ING à la dette grecque au 30 juin 2011 était de 1,2Md d’euros, a indiqué à l’AFP Frans Middendorf, un porte- parole du groupe. Les performances d’ING au deuxième trimestre se sont particulièrement améliorées au sein de sa branche assurance, qui a enregistré un bénéfice opérationnel de 690M d’euros, contre 378M d’euros un an plus tôt à la même période. Vers une banque et un assureur indépendants « ING a franchi une étape importante au deuxième trimestre alors que nous travaillons à la séparation du groupe et à l'établissement de deux sociétés, une banque et un assureur, indépendantes », a par ailleurs assuré Jan Hommen, le directeur exécutif du groupe, cité dans le communiqué. Le bancassureur avait reçu en octobre 2008, lors de la crise financière, une injection de capital de 10Mds d’euros de la part de l’Etat néerlandais. La Commission européenne avait plus tard, dans le cadre de cette aide, exigé des restructurations au sein du groupe. Le groupe néerlandais a annoncé dernièrement la vente de plusieurs filiales, dont la banque en ligne américaine ING Direct, sa branche assurance latino-américaine, ses activités de leasing automobile et ses activités de gestion d’actifs en Australie. ING se prépare à deux entrées en bourse Le directeur exécutif a en outre rappelé jeudi qu’ING se prépare à deux entrées en Bourse, une aux Etats-Unis et une dans la zone Europe/Asie, prévues dans sa branche assurance dans le cadre d’une future vente de celle-ci. En raison notamment d’un « environnement économique incertain » et de la priorité d’ING, qui est le remboursement de l’Etat néerlandais d’ici à mai 2012, le groupe a annoncé qu’il ne verserait pas d’acompte sur dividende à ses actionnaires en 2011. « Nous allons renforcer notre vigilance en ce qui concerne les coûts en nous concentrant sur des améliorations structurelles », a précisé M. Hommen.