La crise financière qui ébranle à nouveau les marchés, remet aussi en question certains aspects stratégiques dans la mise en ??uvre de la règlementation Solvabilité 2 pour les compagnies d'assurance. Dans ce contexte, le soutien des cabinets de conseil prend tout son sens.
Fidèle à sa position de courtier multi-spécialiste, Axelliance Groupe assurance a fait l’acquisition en 2011 de SART Assurances et de Solyas Courtage. Ce rapprochement permet à Axelliance Groupe Assurance de renforcer son pôle direct et fixer ses objectifs à 17 millions d’euros de CA en 2012. Thierry Prats, dirigeant de SART Assurances, rejoint le comité de direction d’Axelliance Groupe Assurance ainsi que les deux dirigeants de Solyas Courtage, Eric Defond et Guy Perraud. SART Assurances a rejoint Axelliance Groupe Assurance en avril 2011. Fondée il y a 20 ans, elle apporte au groupe un chiffre d’affaires de 1,3 millions d’euros en 2010. Reconnue pour son savoir-faire et sa parfaite connaissance du marché de l’Hôtellerie de Plein Air, elle est depuis 1994 le conseil en assurance de la Fédération Nationale de l’Hôtellerie de Plein Air. La localisation de SART Assurances permet à Axelliance Groupe Assurance de disposer d’une nouvelle implantation à Bordeaux. Solyas Courtage, fondée en 1959, réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pour 12 salariés en 2010. La société de courtage est aujourd’hui spécialisée dans les domaines de l’entreprise, des professionnels de l’automobile et de la construction, promotion immobilière. Axelliance Groupe Assurance va poursuivre une stratégie de courtier multi-spécialiste et une politique active de croissance externe en 2012.
Le Conseil des Gouverneurs de la Banque centrale européenne a laissé inchangé son taux directeur à 1,5% mais annonce des mesures non conventionnelles pour soutenir la liquidité bancaire. Le danger reste en effet que les banques ne se prêtent plus entre elles, pour cause de défiance sur leurs engagements en emprunts d'États risqués (dette grecque, portugaise, espagnole, italienne...).
Par croissance organique et par des acquisitions, Liontrust se fixe comme objectif 10 milliards de livres d’actifs sous gestion pour la fin de 2016, contre 1,3 milliard à présent, après l’acquisition d’Occam Asset Management (lire notre article du 6 octobre).Dans une interview à Money Marketing, le CEO John Ions précise qu’il entend développer le pôle hedge funds, notamment en achetant une stratégie macro, et monter une activité multi-classes d’actifs en acquérant une équipe déjà constituée.Avec Occam, Liontrust peut désormais élargir sa distribution à l’Europe continentale, aux Etats-Unis et à la clientèle de fonds souverains. John Ions prévoit aussi pour les deux trimestres à venir le lancement d’un produit pour chacune des équipes issues d’Occam (marchés émergents mondiaux et Asie. Pour les émergents, il s’agirait d’une version long-only du fonds de performance absolue.
AG2R LA MONDIALE et la mutuelle Radiance Sud nouent un partenariat qui se traduira en 2012 par l’adossement de cette dernière au Pôle mutualiste du 1er groupe de protection sociale en France. Par ailleurs, à la suite de discussions engagées par son Conseil d’administration, Radiance Sud a décidé de reprendre sa précédente dénomination Toulouse Mutualité à compter du 1er janvier 2012. André Renaudin, Directeur général de AG2R La Mondiale, ajoute « L’adhésion de Toulouse Mutualité témoigne de l’attractivité du Pôle mutualiste d’AG2R LA MONDIALE qui se caractérise par une communauté de valeurs et de destin tout en ménageant un espace d’autonomie propre à ses différents membres ». L’adossement de Toulouse Mutualité comprend un partenariat opérationnel et commercial. En plus de ses produits d’assurance santé, la mutuelle proposera la gamme de produits d’AG2R LA MONDIALE en prévoyance, épargne, santé individuelle (Flexeo) et collective (Omega). Elle ciblera notamment les petites et moyennes entreprises et les TNS de la région Midi-Pyrénées. Serge Bouquié, Président de Toulouse Mutualité, ajoute « Toulouse Mutualité a l’ambition de redevenir l’acteur santé de référence en région Midi-Pyrénées en s’appuyant sur un partenaire connu et reconnu »
Lancée lors de la Convention Patrimonia, la pétition visant à protester contre la possibilité de suppression par Bruxelles des rétrocessions de commissions perçues par les conseils en investissements a recueilli plus d’un millier de signatures. Stéphane Fantuz, Président de la CNCIF encourage les CIF à amplifier le mouvement. Plus d’un millier. C’est le nombre de signatures recueillies face au projet de la Commission européenne qui voudrait interdire les rétrocessions de commissions, soit la quasi-totalité des rémunérations des CIF. En effet Bruxelles, interdirait la perception par les professionnels d’autres éléments de rémunération que leurs honoraires. Ce qui aurait pour conséquence de remettre brutalement en question la viabilité économique de l’activité de CIF et de CGPI. Aussi, l’initiative lancée lors de la Convention Patrimonia a largement mobilisé. Stéphane Fantuz, Président de la CNCIF, s’il se réjouit bien sûr de cette réaction positive, appelle désormais la profession à poursuivre la mobilisation et encourage à signer la pétition en ligne sur le site internet de l’association à l’adresse suivante : http://www.cncef.org/files/file/Petitionpatrimonia2.pdf « Toute réforme non concertée de la distribution des produits financiers serait dangereuse à la fois pour l’avenir de la profession mais aussi pour la protection du consommateur épargnant ; il faut donc poursuivre notre action » conclut Stéphane Fantuz. La pétition continue.
Interview de Dorothée de Kermadec-Courson, Co-Présidente du groupe de travail Gestion responsable d'actifs de la FFSA. Elle est aussi Directrice des Risques et de la Conformité et du Développement Durable chez CNP Assurances.
Pour des raisons autant conjoncturelles que structurelles, cette classe d'actifs a?? part entie??re peut ide?alement repre?senter jusqu'a?? 10% des portefeuilles institutionnels et prive?s. Pour compenser les difficulte?s des classes d'actifs traditionnelles, bien su??r, mais aussi gra??ce aux spe?cificite?s de leurs propres fondamentaux.
Dans une interview publiée hier par le quotidien transalpin Corriere della Serra, Massimo Ponzellini, président de Banca Popolare di Milano (BPM), a assuré que l’'augmentation de capital prévue pour 800 millions d’euros serait un succès grâce à la solidité du réseau de distribution des services financiers de l’établissement bancaire.
Afin de renforcer le rôle stratégique de la fonction pilotage financier et contrôle des risques et de la séparer des opérations d’investissement, les dispositions suivantes ont été arrêtées depuis le 1er octobre 2011: Christian Collin, Directeur Général Finance et Risques de Groupama aura la responsabilité des directions Risques et Contrôle Interne Groupe, Réassurance et Pilotage, Fiscalité Groupe et Comptabilité Groupe. Jean-Louis Charles quitte l’assureur mutualiste et est remplacé par Arthur Chabrol, nommé Directeur Financement, Investissement et Actuariat, direction composée des directions Financements et Investissements, Actuariat Groupe et Solvabilité 2 ainsi que du pilotage des filiales de gestion d’actifs. Compte tenu de ces éléments, au 1er octobre 2011, le Comité de Direction Générale de Groupama SA sera composé autour de Jean Azéma, des membres suivants : René Cado, Isabelle Calvez, Arthur Chabrol, Christian Collin, Cécile Daubignard, Maurice Faure, Frédérique Granado, Pierre Lefèvre, Thierry Martel, Astrid Panosyan et Francis Thomine.
Dans les marchés tourmentés que nous traversons le pilotage budgétaire des placements fournit une boussole précieuse pour l’investisseur, une référence externe et intangible qui permet une bonne gouvernance de la gestion d’actifs. Ce pilotage budgétaire des placements structure notre relation de conseil avec la majorité de nos clients. L'élaboration du budget annuel des placements inclut systématiquement un scénario pessimiste, qui officialise le rendement « au pire » toléré par l’investisseur pour la période budgétaire concernée. Lorsque le rendement « au pire » est atteint en cours d’année, alors la discipline budgétaire impose de couper les actifs risqués, puisque des pertes supplémentaires mettraient en péril le respect du rendement minimum toléré. Cette année, dans bien des cas, le budget de risque a été consommé fin août-début septembre, et les clients ont été incités à céder leurs positions dynamiques. Cette décision est difficile psychologiquement puisqu’il s’agit souvent de vendre des positions en moins-values, et que les gérants des actifs risqués rivalisent d’arguments pour inciter à conserver les positions. Mais elle est grandement facilitée par le fait que cet évènement malheureux, et heureusement rare, est prévu dès le début de l’année. Le rendement « au pire » est en quelque sorte l’engagement réciproque entre nos clients et Forward Finance, il est un élément de bonne gouvernance. Après quelques semaines inconfortables, nous constatons que nos clients sont désormais beaucoup plus sereins que la moyenne des investisseurs.
Mutavie, branche assurance-vie du groupe Macif, participe à la semaine de l’ISR du 10 au 16 octobre 2011. Son objectif est d’informer et de sensibiliser ses clients, ses salariés mais aussi le grand public, de manière ludique et pédagogique avec un jeu en ligne sur www.mutavie.fr, une conférencev à Niort le 12 octobre et une formation en interne pour les salariés. Accessible à tous sur la page d’accueil du site durant le mois d’octobre, ce jeu de mémoire a été conçu sur le thème de l’investissement socialement responsable et apporte des informations concrètes (engagements, environnement, solidarité, labels...) de façon ludique et innovante. UNE CONFÉRENCE AU SIÈGE SOCIAL DE MUTAVIE, À NIORT, LE 12 OCTOBRE Mutavie organise une conférence intitulée « L’ISR : un engagement de développement durable pour son épargne » , animée par Eric Van La Beck, directeur de la Recherche et du Développement de Macif Gestion, la filiale de gestion d’actifs du groupe Macif. Cette conférence est ouverte à tous les curieux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur ce thème, mais aussi aux étudiants niortais du secteur de la banque et de l’assurance. La conférence aura lieu le mercredi 12 octobre 2011 de 10 à 12h à Mutavie (9 rue des Iris - Bessines). Pour s’inscrire : conference.isr@mutavie.fr. UNE FORMATION POUR LES SALARIÉS Mutavie s’implique auprès de ses collaborateurs en mettant en place une sensibilisation sur le thème « Comment aborder et valoriser notre engagement ISR ? » . L’objectif est double : renforcer les connaissances sur les supports ISR des contrats Mutavie et répondre aux interrogations que les souscripteurs peuvent se poser sur ces placements.
Gérard Andreck, a été désigné personnalité de l’année dans le secteur de l’assurance pour son engagement sociétal, citoyen et son action en faveur de l'égalité des chances. Le président de la Macif milite en effet pour que l’assurance soit accessible au plus grand nombre de personnes, notamment les plus fragilisées. Actuellement, par exemple, il ??uvre pour le maintien d’une protection sociale universelle. Dans un contexte de crise, Gérard Andreck défend l’idée que la santé n’est pas un coût mais un investissement pour l’avenir, et que donner à nos concitoyens les moyens d'être en bonne santé est un enjeu pour les générations d’aujourd’hui et de demain. À ce titre, il s’oppose fermement aux taxes successives imposées par l'État aux mutuelles, qui seront à l’origine d’une précarité sanitaire et sociale extrêmement dommageable pour l’avenir. Autres actions emblématiques : c’est sous sa direction générale que la Macif a créé la Prestation Solidarité chômage en 1999, une prestation unique en France. En 2003, toujours sous son impulsion, la Macif met en place un dispositif inédit « Macif Sourds », rendant l’assurance accessible aux personnes sourdes et malentendantes. En 2007, la même démarche est initiée pour les personnes atteintes de déficiences visuelles. Avec la création de Macif Egalis, démarche d’accessibilité globale de toutes les personnes en situation de handicap, le Groupe concrétise le droit à la citoyenneté et à l’autonomie pour tous. Enfin, préoccupé par les conséquences sociales de la perte d’autonomie, Gérard Andreck soutient dès 2009 un vaste programme destiné aux aidants familiaux. Parce que selon lui, les mutuelles se distinguent avant tout par leur mode de gouvernance démocratique, Gérard Andreck mène de nombreux travaux destinés à améliorer ce système et pilote pour le compte du Gema le rapport de gouvernance des mutuelles du Gema , dit rapport Andreck II en 2005. Très impliqué dans l'économie sociale, il participe à la réalisation de la charte développement durable de l’ensemble de la profession. Élu à la présidence du Ceges, en 2009, il n’a de cesse de rassembler toutes les composantes de l'économie sociale et solidaire pour organiser le secteur et lui donner davantage de poids dans le paysage économique national et européen.
Le directeur général d’Axa France, Nicolas Moreau, a affirmé lundi sur Radio classique que les assureurs n’avaient pas besoin de capitaux car ils n’ont pas de problèmes de liquidités, contrairement aux banques. «Les assureurs n’ont pas besoin de capital», a déclaré M. Moreau.»Nous avons des problématiques qui sont très différentes des problématiques des banquiers puisque nous n’avons pas de problème de liquidités». «Notre métier, c’est de collecter de l’argent. Nous ne prêtons pas, nous investissons», a-t-il relevé. Selon lui, «le problème de la crise bancaire et le problème de la crise assurantielle (sont) extrêmement différents même si nous sommes touchés dans un deuxième ordre puisque nous détenons des actifs émis par des banques, soit des actions ou des obligations». Les comptes du premier semestre d’Axa ont déjà absorbé une décote de ces titres, a-t-il souligné. Par ailleurs, il a estimé que les rendements des contrats d’assurance-vie devraient se situer «entre 3 et 4%» sur le marché français.
Laurence BASSET rejoint OPTIMIND en qualité de consultante Risk Management / audit et contrôle interne, Bénédicte PORROT en qualité de consultante senior manager et Guillaume CAUSER en qualité d’actuaire consultant, membre de l’Institut des Actuaires. Laurence BASSET, 28 ans, est diplômée d’un Master 2 « Etudes Stratégiques et Politiques de Défense », obtenu à HEI Paris, ainsi qu’un Mastère spécialisé en « Management des risques internationaux » obtenu à HEC Paris. Laurence débute sa carrière en 2008, au sein du département conseil de Marsh, en tant que consultante en gestion des risques / Analyste Risque Pays. Bénédicte PORROT, 41 ans est diplômée d’un 3ème cycle de Recherche Technologique (DRT) Les systèmes d’information stratégiques obtenu à l’Université de Clermont I. Elle a débuté sa carrière au sein de la société Methodis. Guillaume CAUSER, 30 ans, est diplômé de l’ENSAE, Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique, majeure Actuariat, et d’un Master 2 « Mathématiques de l’Assurance, de l’Economie et de la Finance », obtenu à l’Université Paris 9 Dauphine. En 2006, il démarre sa carrière chez ERNST & YOUNG.
Le marché des changes (forex) n'est pas une classe d'actifs de plus mais toutes les classes d'actifs réunies sur un même marché. Il peut être une vraie source de diversification et de performance sous réserve d'un suivi méthodique, discipliné et rigoureux.
La crise actuelle des marchés financiers doit être l'occasion de s'interroger sur les allocations d'actifs traditionnelles et de proposer des alternatives d'investissement suffisamment diversifiées et décorrélées des turbulences officielles.
Nous allons tenir le calendrier que nous nous étions fixé fin 2009, annonce Guy Herry, le président d’Harmonie mutuelles, dans Les Echos. Cette nouvelle entité regroupera bientôt cinq mutuelles : Harmonie Mutualité, Prévadiès, Mutuelle Existence, Sphéria Val de France et Santévie. La fusion sera juridiquement effective au 1er juin 2012, pour un démarrage opérationnel en 2013. Nous mettrons nos moyens à disposition des petites structures qui chercheraient à s’adosser, notamment pour face à Solvabilité 2, indique François Venturini, directeur général d’Harmonie mutuelles. L’une des priorités pour ce géant de la complémentaire santé est de se diversifier vers la prévoyance afin de faciliter l’accès à une couverture globale. Harmonie Mutualité, Prévadiès et quatre autres mutuelles interprofessionnelles (Adréa, Apreva, Eovi et Ociane) ont participé à la mise en place d’une société anonyme à capitaux mutualistes pour constituer l’un des principaux acteurs de la prévoyance. Acté avant l'été, le principe de la création de Mutex SA a été confirmé la semaine dernière par l’assemblée générale de l’Union nationale de prévoyance de la Mutualité française (UNPMF), rappellent Les Echos. Harmonie mutuelles s’ouvre à des partenariats étrangers, notamment en Italie. Pour Guy Herry, il sera important d’aller à l’international avec des partenaires français de l'économie sociale pour être en mesure de présenter une offre complète d’assurance et d’avoir une force d’investissement plus importante.
Sur proposition conjointe de Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), de Jean Azéma, président de la Fédération française des sociétés d’assurance mutuelle (FFSAM) et de Gilles Benoist, président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assurance (FFSAA), la Commission exécutive de la FFSA a nommé, le 12 juillet 2011, Yves Laqueille président de la Commission sociale. Yves Laqueille, 52 ans, diplômé de l’Ecole Centrale de Paris et titulaire d’un Master 2 Ressources humaines à l’Université Paris 2, débute sa carrière professionnelle en 1982 dans le secteur pétrolier (Total, Baker). Il rejoint le groupe Bouygues en 1989 où il exerce des responsabilités opérationnelles (travaux, montage immobilier, direction régionale) avant de prendre des responsabilités de DRH en 1997 : Quille en 1997, Bouygues Construction S.A en 2002, ETDE (Branche électricité maintenance) en 2003. Il est Directeur des Ressources Humaines d’Allianz France depuis 2009.
François Werner, le directeur général du Fonds de garantie, a présenté ce matin au cours d’une conférence de presse son rapport sur la non-assurance automobile. Il est parti d’un constat : « Malgré les progrès inéluctables en matière de sécurité routière, la charge pour le Fonds de garantie reste la même : c’est donc que la proportion de non-assurés augmente. » Une charge mutualisée qui se chiffre à 80M d’euros par an pour le FGAO. François Werner estime entre 1 et 2% le taux de véhicules qui ne sont pas assurés. Certains n’ont pas le droit de conduire, d’autres ne sont pas couverts La non-assurance concerne deux types de conducteurs : d’abord ceux qui ne devraient pas avoir le droit de conduire, parce qu’ils n’ont jamais eu de permis, ont vu leur permis annulé par une décision judiciaire ou ont perdu leurs points - ce dernier cas n'étant pas majoritaire remarque M.Werner. La deuxième catégorie de non-assurés concerne ceux qui peuvent conduire mais dont le véhicule n’est pas couvert : cessation du paiement de la prime ou nullité du contrat sont fréquemment observés. Également concernés, les jeunes conducteurs dont l’accès au marché est difficile. Solution au kilomètre ou plage horaire de circulation contractuellement définie, le directeur général du Fonds appelle les assureurs à développer des solutions adaptées à cette population. Expliquer l’utilité de l’assurance La non-assurance est d’abord un problème culturel, selon M. Werner. « En France, nous avons plus de 20.000 dossiers par an lorsque l’Allemagne en a moins de 400 ». Chez nos voisins outre-Rhin la souscription d’une assurance est en effet préalable à la délivrance d’une carte grise. Une réforme du système que la France n’est toutefois pas prête à accueillir, remarque M. Werner, puisque « cela impliquerait le renversement des rapports entre assureurs, concessionnaires et l’Etat ». Un répertoire informatisé en prévention Comme dans d’autres pays européens, le FGAO recommande un répertoire informatisé pour vérifier les informations. « Ce système ne recense pas une seule donnée personnelle. Cartes grises et contrats d’assurance sont répertoriés mais les conducteurs ne sont pas mentionnés » remarque M. Werner. Une solution préventive, insiste le directeur du Fonds, qui permet de constater le défaut d’assurance avant l’accident, et pas après, comme actuellement. La somme à débourser pour la mise en place de ce système serait de 3M d’euros selon François Wermer, «le coût d’un accident corporels pour le Fonds de garantie.»