Et s’il n'était pas indispensable de prendre plus de risque pour générer plus de performance ? Un tel postulat reviendrait tout bonnement à infirmer la théorie moderne du portefeuille de Markowitz et le modèle d'évaluation des actifs financiers (CAPM, Capital Asset Pricing Model), encore utilisés de nos jours par de nombreux investisseurs pour définir leurs objectifs de couples rendements/risques. C’est pourtant sur ce constat que se développe actuellement la gestion minimum variance, un thème abordé à l’occasion d’une récente conférence organisée par bfinance. « Les hypothèses à la base du CAPM sont discutables. Chacun sait par exemple que les marchés ne sont pas efficients, que les coûts de transaction ne sont pas neutres et qu’il est impossible de s’endetter à l’infini », a pointé Fabien Dornier, directeur des investissements et de la recherche d’Ossiam, une filiale de Natixis Global Asset Management spécialisée dans la gestion indicielle intelligente (smart beta) et les ETF de stratégie. Ainsi, les gestions minimum variance cherchent à générer sur le long terme une performance plus élevée que les indices actions traditionnels tout en abaissant le niveau de volatilité. « Les indices de marché ne sont pas des portefeuilles efficients dans la mesure où ils sont pondérés par les capitalisations », signale David Schofield, président de la division internationale d’Intech, la filiale de Janus Capital spécialisée dans la gestion systématique. Par définition, les indices capi-pondérés sont concentrés sur les plus grandes capitalisations, à l’instar du S&P 500 dont les 50 principales composantes (parmi les 500 couvertes) constituent la moitié du poids de l’indice. L’exemple d’Apple est symptomatique, la société représentant désormais 5 % de l’indice alors que son influence était à peine perceptible quelques années plus tôt. « En reproduisant les indices de marché, la gestion indicielle traditionnelle achète à cours élevé et vend à prix bas », observe Fabien Dornier. « Les indices sont construits pour être des références, et non des supports d’investissement », plaide-t-il. Lire la suite : cliquez ici
L’Oréal a été désigné lauréat du Prix Spécial du jury, décerné par l’agence indépendante spécialisée dans la notation sociale et environnementale, Vigeo et le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable). Le Groupe L’Oréal a ainsi été récompensé au titre de l’entreprise ayant le mieux intégré les principes de la RSE dans sa chaîne d’approvisionnement. Il s’agit de la prise en compte des performances sociales des fournisseurs et des sous-traitants. L’Oréal a également remporté le Prix Spécial « Entreprise Responsable », ex-aequo avec Michelin, lors du « Grand Prix des Actions », organisé par le magazine Mieux Vivre Votre Argent en partenariat avec Vigeo. Ces trophées récompensent les meilleures sociétés, tant sur leurs performances boursières à moyen terme, que sur le respect de leur environnement et de leurs actionnaires individuels.
Selon toute vraisemblance, c’est Jean-Yves Dagès qui prendra la succession de Jean-Luc Baucherel à la présidence de Groupama. Agé de cinquante-quatre ans, Jean-Yves Dagès est aujourd’hui président de la caisse régionale Groupama d’Oc et depuis mai dernier, vice-président de Groupama. Sa candidature est soutenue par Jean-Luc Baucherel qui a annoncé dès le mois de mai qu’il abandonnerait tous ses mandats à la fin de l’année afin de permettre d’organiser « sa succession dans un climat de sérénité et de transparence ».
Faut-il les appeler DAF ou CFO ? En France, cela dépend principalement de la taille et de la nationalité de l'entreprise, un peu aussi du secteur d'activité. Au-delà de leur titre, qui sont-ils, quelles sont leurs responsabilités, leur rémunération, leurs aspirations ?
La deuxième édition du baromètre CFO Michael Page International met en lumière ce qui caractérise le directeur financier français et l'évolution de sa carrière par rapport à ses homologues de 39 autres pays.
Comme l’a indiqué Philippe Messager lors du petit déjeuner du 9 octobre, l’AFTE à fait connaître à l’ensemble des acteurs économiques de la Place ses analyses et propositions pour un meilleur financement des entreprises. Celles-ci s’articulent autour de 5 thèmes : Les capitaux propres Le crédit inter-entreprises Le crédit bancaire Le financement obligataire La Banque Publique d’Investissement. Ces analyses et propositions de l’AFTE sont consultables en pièce jointe
Depuis le printemps, la confiance des investisseurs institutionnels vis-à-vis des actions a subi une légère dégradation. C’est ce qui ressort du deuxième Baromètre Allocation Actions réalisé par L’Agefi et Axa Investment Managers à partir de réponses de 56 investisseurs entre le 11 septembre et le premier octobre dernier. Six mois après le premier baromètre, réalisé en mars, le niveau de confiance des investisseurs institutionnels envers les actions à horizon trois mois reste positif ou médian pour le trois-quarts d’entre eux. On constate, néanmoins, qu’en mars, les sondés étaient 14 % à afficher une confiance élevée, proportion qui s'élève aujourd’hui à 0%. Il y a six mois, 5 % des institutionnels n’affichaient aucune confiance en les actions à trois mois, contre 12 % en septembre. Concernant les perspectives d'évolution de leur poche actions à 12 mois, les investisseurs institutionnels sont 36 % à la maintenir. 36% prévoient de l’augmenter, alors que 14 % souhaitent la diminuer. Les sondés sont 14 % à ne pas savoir comment ils feront évoluer cette poche. Dans une approche par zone géographique, la zone Asie reçoit 71 % de suffrages favorables, ce qui en fait la zone géographique sur laquelle les institutionnels sont les plus positifs à horizon 12 mois. Tous les autres marchés perdent la faveur des investisseurs avec les actions France en bas de tableau, la zone recevant plus de sentiments négatifs que positifs (-30 points par rapport à la première édition du baromètre) et des chutes de niveau de confiance de plus ou moins 20 points sur les actions Pacifique, Amérique, Europe, Amérique Latine et la zone Autres. L’attrait des investisseurs pour les actifs américains résiste mieux, même s’il s’essouffle, avec 64 % d’optimistes, contre 86 % au mois de mars. D’un point de vue sectoriel, les valeurs phares du précédent baromètre (technologie de l’information, Energies et Santé) restent très prisées avec toujours plus de 4 investisseurs sur 5 positifs sur ces secteurs. A l’opposé, les perspectives sur les secteurs des télécommunications et de l’industrie ont été revues nettement à la baisse : les télécommunications passant de 45% d’avis favorables en mars à 21% et l’industrie de 68% à 21%. Le secteur Finance gagne 11 points mais reste en deçà de la moitié d’opinions positives avec 43% d’investisseurs confiants à horizon 1 an. Pour effectuer les investissements en actions, les investisseurs institutionnels sont toujours plus nombreux à donner la priorité à la gestion active, avec 79% d’adeptes parmi les sondés contre 71% au mois de mars. L’Agefi et Axa IM soulignent toutefois que l’on peut nuancer ces résultats en prenant en compte les modèles hybrides de gestion, qui allient les deux méthodes que sont la gestion active et la gestion passive.
Back office is no longer a top ambition for asset management firms, according to a survey on the impact of portfolio accounting systems on growth strategy at asset management firms, published by SimCorp. The financial sector software provider interviewed 75 heads at over 50 firms in the sector in the United States and Canada.The survey finds that nearly half of respondents estimate that their current accounting systems are “not able to support the launch of new products in a timely fashion,” SimCorp says. Nearly 40% say that their portfolio accounting systems are not able to unite all asset classes in a single system, which leads to errors in agglomerating the data, evaluating the portfolio and calculating performance levels and exposure to risk. Among the other shortfalls in the back office are a lack of presentation of data in the form of charts, limits in configuration of new securities, handling of derivatives, management of asset classes, confirmation of transactions, reporting and intra-day operation monitoring.
Les encours progressent de 4,5% sur le 1er semestre 2012. Les fonds ISR (+ 33%) et les fonds solidaires (+ 43%) continuent leur forte croissance L’alourdissement de la fiscalité ne doit pas casser cette dynamique vertueuse Les actifs gérés en épargne salariale s'établissent à 89,2 milliards d’euros. Ils sont en progression de 4,5 % par rapport au 31 décembre 2011 mais en baisse de près de 5 % sur un an.
L’entreprise de traitement de courrier Neopost vient de bénéficier d’un prêt de 100 M€ sur cinq ans souscrit auprès d’Axa et du Crédit Agricole CIB. C’est la première opération conjointe réalisée par l’assureur et la banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole, dans le cadre d’un accord visant à proposer des solutions alternatives aux entreprises de taille moyenne en quête de financement. Le groupe Axa avait annoncé en juin 2012 qu’il se lançait dans le financement des PME pour diversifier ses investissements, en signant un premier partenariat avec la Société Générale. Celui-ci s’est concrétisé cet été par un prêt au profit de Sonepar, un fournisseur de matériel électrique. L’opération réalisée avec le Crédit Agricole s’inscrit dans le même schéma : des financements à moyen terme (5 à 7 ans) destinés à des entreprises réalisant plus de 250 M€, pour des montants pouvant aller jusqu'à 100 M€. L’essentiel du risque est porté par le groupe Axa.
La récession plus forte que prévu va contraindre Rome à émettre davantage d’obligations et de bons cette année, a déclaré un haut responsable du Trésor italien. Lors d’une interview accordée à Reuters, la directrice de l’Office de gestion de la dette italienne, Maria Cannata, a déclaré que l’Italie avait augmenté son objectif de financement brut pour 2012 à 460-465 milliards d’euros, contre 440 à 450 milliards précédemment. Le gouvernement italien a revu à la baisse en septembre ses prévisions de croissance pour 2012 et 2013 et relevé ses prévisions de déficit et de dette. Rome prévoit désormais une contraction de 2,4% du PIB cette année. Maria Cannata a ajouté qu’aucune émission ne serait annulée en décembre en raison de lourdes échéances de remboursement ce mois-là. En revanche, le programme d'émission de dette à court terme sera moins important en 2013 que cette année, a-t-elle indiqué.
Financière de l’Echiquier a confirmé le recrutement de Marie-Christine Korniloff à la tête de l’investissement socialement responsable (ISR), une information anticipée par Newsmanagers. Ce poste était occupé jusqu’en juin par Marie-Ange Verdickt qui a quitté la société. De son côté, Damien Mariette s’apprête à rejoindre l’équipe dédiée aux investissements value européens. Enfin, la gestion obligataire va être renforcée avec l’arrivée d’un nouveau gérant, Philippe Garrau. Marie-Christine Korniloff, qui prend les rênes de l’équipe ISR, occupait de 2004 à 2010 la fonction de directeur adjoint du développement durable à la BPCE. Pour sa part, Damien Mariette renforcera la gestion d’Echiquier Quatuor, le fonds de Financière de L’Echiquier dédié à la sélection de titres value européens. Il en sera le gérant à partir du 1er janvier 2013. Auparavant, le nouvel arrivant a exercé une fonction de gérant de portefeuilles actions au sein du Fonds de Garantie Automobile où il a travaillé trois ans. Enfin, Philippe Garrau rejoint Financière de l’Echiquier en épaulant Olivier de Berranger au titre de gérant junior. Il intervient sur le fonds Echiquier Oblig, essentiellement consacré à la sélection d’obligations d’entreprises de la zone euro, mais aussi sur le fonds diversifié Arty, et sur la poche investie en produits de taux d’Echiquier Patrimoine, précise un communiqué. A partir de 2010, Philippe Garrau travaillait au sein des équipes de Monte Paschi Invest au poste de gérant junior.
According to the most recent edition of the Russell U.S. Investment Manager Outlook (IMO), a quarterly survey undertaken by Russell Investments of US managers, nearly half of respondents (48%) expect returns in Europe to have a negative impact on the market in the next year. Managers have also cited the results of the US presidential election (30%) and the question of the fiscal ciff (28%) as events which could have the most severe impact on the US market next year. For most asset classes, respondents show muted or near-stable optimism compared with the results of June 2012. The real estate market has reached an all-time high of 55% optimists. The asset class for the first time becomes the market segment about which US managers interviewed by Russell Investments are most optimistic. Equities in developed markets outside the US also gained 11 percentage points compared with their June 2012 levels (38%). At the other extreme, the level of optimism about US large cap equities reached an all-time low of 53%, down 20 percentage points compared with their levels in September 2011.
Durant l’année, malgré un environnement de marchés très volatil, nous avons bénéficié d’un environnement de taux bas ; les marges de crédit sont restées élevées ; coté actions, le cours de bourse des entreprises cotées ont finalement rebondi. Actuellement, du fait de la baisse des rendements des emprunts d’Etat, et de la diminution de ses marges, le crédit rapporte 10% sur un an (soit 30% de plus que nos anticipations), et les actions enregistre une performance de 24%(soit 100% de plus que nos estimations). Dans le premier cas, le crédit est en ligne avec ses indices ; dans le second, l’allocation d’actif de la majorité des gérants actions hors de la zone euro a rapporté au portefeuille de bien meilleurs résultats. Pour l’année à venir, nous maintenons à ce stade cette allocation. Nous faisons le pari que les autorités publiques sauront éviter une récession de forte ampleur. Trois raisons motivent ce choix. Il est probable que nous fassions l’expérience d’une baisse plus forte que prévue de la croissance économique d’un grand nombre d'économies dans la monde, du fait de l’assainissement trop brusque des finances publiques durant le premier semestre 2013 et que nous ne soyons pas aidé par le manque de visibilité concernant le rebond de l’activité au delà. Mais, nous comptons d’abord sur le maintien du cap des banques centrales en matière de distribution de liquidités aux systèmes financiers. Nous ne mésestimons pas non plus le pouvoir des banques dont le rééquilibrage bilancielle finira par induire une distribution de crédits aux créanciers « solvables ». Enfin, nous comptons sur l’effet « consommation sociologique » des agents économiques. La baisse de leur consommation est atténuée par une ponction sur leur épargne long terme lorsque leur revenu courant ne le leur permettrait pas de maintenir la consommation en l'état. Certes, nous sommes conscients des écueils de pareille posture. Plusieurs motifs militent pour un report des investisseurs sur les actions. Les cours de bourse ont un potentiel limité de baisse du fait de la réduction drastique des positions des institutionnels et particuliers depuis quelques années et d’un niveau de valorisation attractif au regard des obligations privées. Les obligations malgré leurs marges de crédit ont fait une grande partie du chemin du fait de la baisse des taux. Et elles seront de plus en plus sensibles à une remontée des taux ou du niveau de l’inflation. Tout le monde a en tête la crise obligataire de 1994 qui provoqua des pertes financières importantes sur les portefeuilles obligataires. A titre d’exemple, au plus fort de la crise, la remontée de 2,5 % des taux avait fait perdre plus de 10% aux porteurs, sans que les coupons de l'époque ne compensent la moins value. Selon nous, le pire n’est jamais sur. Cela fait trois ans que les opérateurs attendent la remontée des taux et le rebond des actions. Pour cela il faudrait que la croissance réelle des économies se reprenne et que l’inflation reste au dessus de 2%. Nous en sommes loin. Les conjoncturistes envisagent un scénario de cet ordre pour fin 2014 voir 2015. Pour les actions, désormais, du fait de leur politique de réduction des couts, de réduction de leur levier d’endettement et d’une réduction de leurs effectifs, nous pourrions toutefois profiter de la croissance des bénéfices sur l’année. Cela dit, la performance 2013 du profil conseillé pourrait être moitié moindre qu’en 2012. Malgré les marges crédit et une hypothèse de stabilité des emprunts d’Etat, les portefeuilles crédit pourraient atteindre 4% de performance lorsque les actions seraient à même de dégager du 8%. Jean-Christophe Cotta Allocation & Sélection
La récession plus forte que prévu va contraindre Rome à émettre davantage d’obligations et de bons cette année, a déclaré un haut responsable du Trésor italien. Lors d’une interview accordée à Reuters, la directrice de l’Office de gestion de la dette italienne, Maria Cannata, a déclaré que l’Italie avait augmenté son objectif de financement brut pour 2012 à 460-465 milliards d’euros, contre 440-450 milliards précédemment. Le gouvernement italien a revu à la baisse en septembre ses prévisions de croissance pour 2012 et 2013 et relevé ses prévisions de déficit et de dette. Rome prévoit désormais une contraction de 2,4% du PIB cette année.
Selon nos informations, Cedrus AM, filiale de Cedrus Partners a reçu son agrément AMF en tant que société de gestion, le 1er octobre. La Française AM, via sa société d’incubation NExT AM aurait pris 20% du capital et apporterait également 15 millions d’euros de seed money pour le lancement de leur premier fonds.
Les assureurs spécialistes de l’assurance-vie CNP Assurances, Prédica (Crédit Agricole), BNP Paribas Cardif et Sogécap (Société Générale) ont créé un fonds d’investissement commun pour grouper leurs parts au capital de grandes entreprises françaises, rapporte mardi Le Figaro. Ce Fonds stratégique de participation (FSP) a « pour objectif de devenir un actionnaire de poids » dans les principales entreprises cotées du pays, « voire du CAC 40 », selon le journal. « Nous regroupons nos forces pour mieux jouer notre rôle d’investisseurs à long terme et contribuer ainsi plus efficacement au développement des entreprises françaises », a déclaré au quotidien Eric Lombard, le PDG de BNP Paribas Cardif qui assure la première présidence tournante du FSP. « Nous demandons à être associés à leur gouvernance, y compris le cas échéant à travers un siège au conseil d’administration », a-t-il ajouté. « Nous apportons un élément de stabilité au tour de table des groupes français », ce qui profitera à la place parisienne, a-t-il fait valoir. Au delà des participations qu’ils mettraient en commun, les assureurs s’autorisent « également à construire des positions nouvelles », c’est à dire à faire de nouveaux investissements, ajoute M. Lombard. Le FSP « va s’installer de manière progressive, avec une force de frappe d’environ 1Md d’euros pour commencer » et s’engagera à rester au moins cinq ans au capital de ses participations, ajoute Le Figaro. La création de se fonds devrait par ailleurs aider les assureurs à remplir les règles sur la solvabilité, la réglementation atténuant « les exigeantes de fonds propres nécessaires pour couvrir les placements en actions, s’il s’agit de participations stratégiques », souligne par ailleurs Le Figaro. Ainsi, cette initiative vise à limiter la part de fonds propres exigés par les modèles Solvabilité 2. « Alors que les modèles actuels exigent des compagnies qu’elles mobilisent 39% de fonds propres sur les actions ordinaires cotées, le pourcentage tombe à 22% seulement s’il s’agit d’une participation stratégique. D’où l’intérêt de grouper les participations pour franchir ensemble le seuil », explique Nawal Robinet, consultante chez Forward Finance. Au total, les quatre assureurs qui ont fondé le FSP et espèrent être rejoints par d’autres « totalisent ensemble plus de 40Mds d’euros placés en Bourse » et représentent environ la moitié des 1.400Md d’euros d’encours de l’assurance-vie en France. Ils ont confié la gestion du FSP à la Compagnie Financière Edmond de Rothschild (LCF Rothschild).
L’agence d'évaluation financière Fitch a annoncé le 5 octobre avoir abaissé de deux crans la note de solidité financière de Groupama et de deux de ses filiales, Groupama GAN Vie et Gan Assurances, faisant tomber la note de l’assureur français dans la catégorie spéculative. Fitch indique dans un communiqué que la solidité financière de Groupama et de ses deux filiales est désormais notée «BB+" contre «BBB» précédemment, et qu’elle est assortie d’une perspective négative. Elle a dans le même temps abaissé les notes de trois instruments de dette hybride émis par l’assureur français qui restent sur surveillance avec perspective négative. La baisse des notes de Groupama intervient après que l’assureur a décidé de ne pas verser le coupon de ses titres super-subordonnés à durée indéterminée (TSSDI) arrivant à échéance le 22 octobre. Le montant de ce coupon atteignait 63 millions d’euros, selon Fitch. «La décision de ne pas payer de coupon sur sa dette hybride risque d’affecter la réputation du groupe de manière négative et peut faire craindre que le groupe ne soit confronté à de nouveaux défis sur le plan financier», explique Fitch. L’agence souligne aussi son inquiétude sur la flexibilité financière de Groupama dont l’accès aux marchés du financement risque de se compliquer. Prié l’an dernier par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) de renforcer sa solvabilité financière affaiblie par la crise de la dette dans la zone euro, Groupama a engagé depuis un an un vaste plan de restructuration en procédant à plusieurs cessions d’actifs. Plombé par les dépréciations liées à son exposition à la Grèce et à la chute des marchés financiers, Groupama avait terminé l’année 2011 sur une perte nette de 1,81 milliard d’euros. Le groupe a réduit ses pertes à 87 millions d’euros au premier semestre.