The chairman of PAI Partners, Lionel Zinsou, has announced in an interview with Les Echos that his second in command, Michel Paris, will take over at the fund in 2015. “Michel Paris, with whom I have been directing the fund in perfect partnership for four years, and who has been a point of reference for all our counterparties, clients, businesses and investors for over 30 years, will succeed me at the end of 2015. On that date, I will become chairman of the supervisory board,” says Zinsou, who also states that his fundraising of EUR3bn is “perfectly in line with our timetable,” after passing EUR1bn early in the summer.
Changement d'ère en vue chez Generali France. Claude Tendil, son PDG depuis avril 2002, devrait laisser prochainement le poste de directeur général à Eric Lombard, l’actuel PDG de BNP Paribas Cardif, comme l’ont indiqué lundi «???L’Agefi???» et «???La Correspondance économique???». A soixante-huit ans, il conserverait toutefois une présidence non exécutive, un poste créé pour l’occasion. La décision aurait été prise vendredi lors d’un conseil d’administration de l’assureur italien. La nomination d’Eric Lombard doit encore faire l’objet d’un vote du conseil d’administration de la filiale française. Interrogé par «???Les Echos???» Generali n’a pas souhaité faire de commentaire. Artisan de la mégafusion entre AXA et l’UAP en 1998, Claude Tendil est l’homme qui a fait de Generali France un véritable groupe en fusionnant les différentes sociétés qui composaient l’entreprise, après notamment les acquisitions de Continent Assurances et du réseau d’agents généraux de Zurich. Vice-président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assuranecs (FFSAA), il vient aussi de faire son entrée cet été au comité exécutif du Medef, dont il préside la commission protection sociale. Un professionnel reconnu de l’assurance Avec le recrutement d’Eric Lombard, Generali France s’offre les services d’un professionnel reconnu de l’assurance, au parcours très différent de celui de Claude Tendil. Ce diplômé d’HEC de cinquante-cinq ans a fait l’essentiel de sa carrière chez Paribas, puis BNP Paribas, d’abord dans la banque. Directeur général de BNP Paribas Assurances en 2004, il avait passé auparavant plusieurs années au service de l’Etat, au cabinet de Louis Le Pensec, porte-parole du gouvernement (1989-1991), puis auprès de Michel Sapin, aux ministères de la Justice, puis de l’Economie et des Finances (1991-1993). PDG de la filiale d’assurance de la banque depuis 2006, il n’a cessé de la faire grandir à l’international. Présent dans 36 pays, BNP Paribas Cardif réalise désormais plus de la moitié de son chiffre d’affaires hors de France. Elle vient de prendre pied en Chine avec l’acquisition de la participation détenue par ING dans une société commune avec Bank of Beijing. Membre du comité exécutif de BNP Paribas depuis décembre 2011, Eric Lombard est aussi président du Groupement français des bancassureurs (G11). Signe de renouveau Cette nomination est un signe du renouveau voulu par Mario Greco, le nouvel homme fort de Generali. Depuis son arrivée à la tête du premier groupe d’assurance italien en août 2012, le???«???Napolitain de fer???» a déjà profondément remanié la gouvernance. Il a ainsi créé un comité de direction générale de dix membres, dont fait partie Claude Tendil. Début août, il a nommé un autre Français, Philippe Donnet, un ancien dirigeant d’AXA, à la tête de Generali Italia.
Le secrétariat général de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (SG ACPR) conduit actuellement un exercice volontaire de préparation à Solvabilité II, consistant en la remise d’une sélection d'états prudentiels quantitatifs de la future réglementation et d’un questionnaire qualitatif. Cet exercice s’appuie sur des éléments très largement stabilisés de Solvabilité II : états prudentiels, spécifications techniques hors partie dite du « paquet branches longues ». Les états et le questionnaire devaient être retournés remplis, par voie électronique, pour le 6 septembre dernier. Le SG ACPR a reçu à ce jour plus de 370 réponses individuelles complètes, témoignant de la forte mobilisation du marché, à la fois en vie et en non-vie, et dans tous les secteurs (organismes régis par le code des assurances, mutuelles ou institutions de prévoyance), avec un taux de couverture du marché qui devrait être supérieur à 70% en non-vie et 80% en vie. L’objectif de cet exercice est à la fois de mesurer la préparation du marché (via notamment le questionnaire qualitatif) mais aussi de recenser les problèmes rencontrés par les organismes et de permettre un échange entre ceux-ci et le SG ACPR sur les méthodes et techniques utilisées. A cet effet, une note méthodologique était également demandée, au format libre. « Nous sommes heureux de constater depuis vendredi et nos premiers dépouillements la qualité de ces notes méthodologiques, qui vont nous permettre d’avoir un dialogue très efficace avec les organismes sur leur travaux » souligne Romain Paserot (Directeur des contrôles spécialisés et transversaux et Chef de projet Solvabilité II). Dans les prochains jours, l'équipe en charge de l’exercice continuera de faire des retours individuels auprès des participants et va mener l’analyse des réponses, afin de pouvoir communiquer rapidement les enseignements de cet exercice.
Dans une interview accordée au quotidien, le président du directoire du groupe allemand Johannes Teyssen ne voit pas de solution claire pour mettre fin à l’écart existant sur les prix de l’énergie entre l’Europe et les Etats-Unis. Il déplore des subventions sur les énergies renouvelables en Europe qui aboutissent à la fermeture de centrales à gaz techniquement efficaces mais non rentables.
Tour de vis fiscal en prévision pour l’ensemble des revenus du capital. Ainsi, dans le projet de loi de finances 2014 de la Sécurité sociale présenté jeudi 26 septembre, les rachats de versements effectués jusqu’en 1997 sur des contrats d’assurance-vie (hors contrats en euros) doivent être soumis aux prélèvements sociaux à 15,5%. Les gains sur les rachats de plans d’épargne en actions (PEA) à partir de 5 ans sont également concernés ainsi que les plans d’épargne-logement (PEL) ouverts avant le 1er mars 2011 dont les intérêts sont taxés au dixième anniversaire du plan (ou à son dénouement s’il intervient avant). Les intérêts des PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 ou, pour les PEL antérieurs, ceux qui sont versés après la dixième année du plan ne sont pas concernés car ils font l’objet d’un prélèvement chaque année, au fil de l’eau, précise Bercy.Cette mesure doit s’appliquer aux faits générateurs intervenant à partir du 26 septembre 2013. Le rendement attendu de cette mesure est de 600 millions, indique le minsitère de l’Economie et des Finances.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 26 septembre la nomination d’Anne Maréchal en tant que directrice des affaires juridiques à compter du 1er octobre 2013. Elle rejoint le comité exécutif de l’AMF.Anne Maréchal, 52 ans, ancienne élève de l’ENA et titulaire d’un DEA de droit communautaire européen, a débuté sa carrière en 1983 en qualité de commissaire à la Direction de la Concurrence du ministère de l’Economie. Elle a ensuite été nommée administrateur civil au Service de la législation fiscale du même ministère en 1993. En 1997, elle rejoint la Commission des opérations de Bourse (COB) au service des études, puis comme responsable de la surveillance des marchés. Admise au barreau de Paris en 1999, elle rejoint le cabinet August & Debouzy, avant de diriger le département de droit boursier du cabinet Herbert Smith à Paris de 2002 à 2005. En 2005, elle devient associée au sein du département Corporate du cabinet DLA Piper à Paris où elle est responsable du département droit boursier. Elle conseille des sociétés cotées, des banques d’affaires et des fonds d’investissement en matière de fusions-acquisitions, d’offres publiques, d’émissions de titres, d’introductions en bourse et de communication financière, ainsi qu’en matière de gouvernement d’entreprise et de conformité. Elle intervient également sur des dossiers de contentieux boursiers.
Dans un document publié dans le cadre de la chaire de recherche de l’institut EDHEC-Risk, soutenu par Rothschild & Cie sur « le cas des obligations d’entreprises indexées sur l’inflation : perspectives pour les émetteurs et les investisseurs, les chercheurs de l’EDHEC-Risk ont fourni une analyse exhaustive des sources de valeur ajoutée des obligations d’entreprises pour les investisseurs institutionnels. Le document intitulé « Analyse et décomposition des sources de valeur ajoutée des obligations d’entreprises au sein des portefeuilles des investisseurs institutionnels », montre que les obligations d’entreprises sont attrayantes pour les portefeuilles des investisseurs : introduire des obligations d’entreprises dans les portefeuilles en quête de rendement (« Performance-Seeking Portfolios - PSPs ») est généralement benefique du point de vue de la gestion actif-passif car cela conduira à des améliorations substantielles en termes de couverture, provenant d’un coût proportionnellement moindre en termes de performance par rapport à un portefeuille fortement alloué sur les marchés actions. introduire des obligations d’entreprises dans les portefeuilles de couverture du passif (« liability-hedging portfolios - LHPs ») a également un impact positif sur le bien-être des investisseurs car cela améliore les avantages liés à la couverture et à la performance, en particulier pour les investisseurs devant faire face à des passifs actualisés, utilisant un ajustement lié à un spread de crédit. Dans ce contexte, les investisseurs peuvent vouloir évaluer si une certaine proportion d’obligations d’entreprises dans chaque portefeuille conduirait à un niveau plus élevé du bien -être des investisseurs. Un exemplaire de L’analyse et la décomposition des sources de valeur ajoutée des obligations d’entreprises dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels » peut être téléchargé via le lien suivant : EDHEC-Risk Publication Analysing and Decomposing the Added-Value of Corporate Bonds
Connue pour être un établissement qui se rémunère uniquement sur honoraires et s’adresse à une clientèle privée haut de gamme, quirin bank, créée par Karl Matthäus Schmidt, élargit son spectre de chalandise en ouvrant un portail en ligne, rapporte le Handelsblatt.Dans une interview à la Berliner Zeitung, Karl-Matthäus Schmidt indique que les clients pourront accéder dès cet automne à du conseil sur une plate-forme spéciale, ce qui leur coûtera beaucoup moins cher que du conseil à domicile. Actuellement, quirin bank facture 150 euros de l’heure pour un entretien personnalisé de conseil.
The French asset management boutique Tikehau, founded in 2004, is seeking to construct an activity in the United Kingdom, with the asssistance of Duke Street, a private equity firm in which it has recently acquired a majority stake, Mathieu Chabran, co-founder, has said in an interview with Financial Times fund management. Its first office in London was opened this summer, with four employees, and Chabran is planning to recruit six more by the end of the year. Tikehau has EUR2.5bn in assets under management.
LVMH a annoncé une prise de participation minoritaire dans la jeune marque de mode britannique JW Anderson et la nomination de son créateur au poste de directeur artistique de la griffe espagnole Loewe. Cette acquisition intervient quelques jours après celle du chausseur britannique Nicholas Kirkwood et illustre de la bataille que se livrent les grands groupes pour investir dans des labels jugés prometteurs. Kering a pris le contrôle de Michael Kane et une participation minoritaire dans la griffe new-yorkaise Altuzarra.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans emploi) a diminué en France de 1,5% en août, soit de 50.000, pour s'établir à 3.235.700, enregistrant son premier recul depuis avril 2011, selon le ministère du Travail. Cette baisse, la plus forte en ampleur depuis l’automne 2000, intervient à la suite du ralentissement du rythme de hausse constaté depuis le mois de mai.
Kaspar Müller, président de la Fondation Ethos et de la société Ethos Services, a annoncé qu’il ne se représentera plus à réélection lors de l’assemblée générale en 2015. Kaspar Müller est membre du Conseil de fondation depuis la création d’Ethos en 1997 et son président depuis 2007. Afin de garantir la continuité dans l'évolution stratégique, le Conseil de fondation d’Ethos et le Conseil d’administration d’Ethos Services ont décidé de proposer Dominique Biedermann, directeur actuel, comme leur nouveau président à partir du printemps 2015. A cette date, il quittera son poste de directeur pour se concentrer sur ses nouvelles fonctions. Les Conseils disposent maintenant d’un délai de 18 mois pour rechercher et nommer un nouveau directeur à la tête d’Ethos. Ce délai permet de s’assurer que les changements au sein de la Direction maintiendront l’orientation pionnière de la Fondation Ethos en matière d’investissement socialement responsable et d’actionnariat actif.
Martin Davis, l’ancien patron de Cofunds, va prendre la direction de Kames Capital, filiale à 100% d’Aegon AM, en tant que chief executive officer à compter du 1er octobre, selon FundWeb.Sa nomination intervient après plusieurs changements à la tête de Kames, notamment le départ fin mars 2013 d’Andrew Fleming de ses fonctions de CEO. L’intérim était assuré par Sarah Russell, CEO d’Aegon AM.
While Italy has not (22 July) ratified the AIFM directive, the Italian market authority (Consob) and the Bank of Italy on 26 July passed a joint ruling that allows foreign asset management firms based in the European Union which have transposed the directive to sell their products in Italy, Plus, the weekly supplement of Il Sole – 24 Ore, reports. Before 22 July, foreign hedge funds needed prior authorisation from the Bank of Italy to be sold in Italy. Now, it is enough to notify the authorities in the home country of the asset management firm in question, a lawyer from Simmons & Simmons interviewed by the newspaper last week explains. This authority then informs Consob. This possibility does not exist for Italian hedge funds, since the directive has not been transposed in Italy. That represents a handicap for Italian alternative asset management firms, who are in compliance with the new regulations.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Stefan Keitel, le nouveau managing director et global CIO de la banque privée Berenberg, annonce que l’établissement va transférer progressivement toutes ses activités de gestion de fortune de Hambourg à Francfort.L’ancien CIO de Credit Suisse a l’intention de concurrencer les grandes maisons comme JPMorgan, Goldman Sachs et Deutsche Bank au moins sur le plan de la gestion discrétionnaire, même s’il n’est pas question de rivaliser avec elles par les volumes. Berenberg veut convaincre par ses performances, sa gestion du risque, son processus d’investissement et la communication sur ce processus.
Laurent Legendre revient sur la mise en place du dispositif d'épargne au sein de l'entreprise en 2008. EADS a alors divisé par huit le nombre de fonds, dans le plan d'épargne groupe (PEG) et confié à deux gérants seulement la gestion des actifs, l'un pour le PEG, l'autre pour le Perco, d'où des fonds différents dans les deux plans.
Christophe Cuvelier, ex Directeur Général Adjoint de Médicis Avec l’arrivée de Christophe Cuvelier, Insti7, cabinet indépendant de conseil en investissements financiers, poursuit le développement de ses activités, tant auprès des investisseurs institutionnels que des entreprises, en développant un pôle de conseil tourné vers la gouvernance, la stratégie, la performance et la gestion des risques. Christophe possède 20 ans d’expérience dans le secteur de la retraite dont 13 ans en tant que Directeur Général Adjoint de Médicis, mutuelle retraite des travailleurs indépendants. A ce titre, il assurait le pilotage actif-passif des régimes de retraite et avait la responsabilité de la direction de la gestion du risque regroupant les fonctions supports (contrôle interne, juridique, informatique). Christophe Cuvelier est diplômé de l'École Nationale Supérieure de Sécurité Sociale (EN3S). Contacté par la rédaction d’Instit Invest, Médicis a déclaré que le remplacement de Monsieur Cuvelier n'était pas à l’ordre du jour.
Dans une interview exclusive à Financial News, Scott Powers, président et directeur général de State Street Global Advisors, déclare : « nous allons investir plus agressivement en Europe, non seulement auprès des institutions mais aussi des conseillers financiers ». SSgA recrute ainsi des équipes de vente, a transféré certains fonds basés en France au Luxembourg et en Irlande afin de donner aux conseillers financiers européens un accès plus facile, et promu Alexis Marinof en tant que responsable Europe, Moyen-Orient et Afrique. Scott Powers ajoute que SSga va élargir ses activités gérés activement.
The Munich-based asset management firm KanAm Grund, which has had to liquidate its two open-ended real estate funds, Grundinvest and US-Grudinvest, is now launching a new open-ended product, the Leading Cities Invest fund, Börsen-Zeitung reports.In an interview, Hans-Joachim Kleinert, CEO of KanAm Grund, says that new legislation protects investors: subscribers have to agree to retain their shares for two years, and to respect a one-year withdrawal waiting period, which will prevent more massive redemptions like those seen in the past.The Leading Cities Invest fund will focus on high quality real estate properties in the major cities of Europe and North America. The fund will have the advantage over its predecessors of not having old subscribers allowed to withdraw EUR30,000 per half year at any time.
Alexandre Hezez is leaving Convictions AM. The chief investment officer has decided to take on an entrepreneurial project, and if he desires, he may rely on the support of Cloran Finance, the largest shareholder (70% of capital) in the asset management firm led by Philippe Delienne, a statement released on the evening of Monday, 23 September states. In an interview with Newsmanagers, the management team at the firm insisted that the departure of the head of investments was not related to a disagreement. According to information obtained by Newsmanagers, Hezez had for several months been discussing his desire to enter an activity that combined advising, communications, analysis and management, particuarly in the area of international equities. Without the two events being related, it has been announced that at Convictions AM, Philippe Delienne will take over as head of investments. The firm underscores what it claims is an error committed in 2011: in order to award “UCITS IV” status to its funds and to allow it to retain institutional investors among its clients, Convictions AM agreed to opt for direct management of securities, and abandoned use of a fund of funds structure. The asset management firm is now going back to basics, and once it receives the appropriate licenses from the French Autorité des marchés financiers (AMF) in the next few weeks, is preparing to add funds to its range, Convictions Premium and Convictions Europe Active, a mixed fund. The portfolios of these products may be invested directly in securities and also allow for the presence of underlying funds equivalent to more than 10% of total assets. As of the end of May, assets at Convictions AM totalled about EUR600m, of which nearly 85% are in the Convictions Premium fund. As of the beginning of September, assets under management total only EUR460m, of which EUR432m are in the flagship fund.
In an exclusive interview with Financial News, Scott Powers, chairman and CEO of State Street Global Advisors, has announced: “We will invest more aggressively in Europe, not only for institutions but also financial advisers.” SSgA is recruiting sales teams, has transferred some France-registered funds to Luxembourg and Ireland in order to give European financial advisers easier access, and promoted Alexis Marinof to head for Europe, the Middle East and Africa. Powers adds that SSgA will be extending its actiely-managed activities.
Le fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) a acquis une participation de 12,5% dans le producteur russe de potasse Uralkali à la faveur d’une conversion d’obligations qui avaient été vendues par les principaux actionnaires du premier producteur mondial de potasse à Chengdong Investment Corporation, une filiale de CIC. Cette recomposition du capital intervient en plein coeur d’un bras de fer entre la Russie et la Biélorussie depuis qu’Uralkali a mis fin à un accord de distribution qui le liait au producteur biélorusse Belaruskali.
Antoine Catinchi quitte son poste de directeur général à la MGEFI pour rejoindre l’union mutualiste de groupe Istya en tant que directeur général adjoint. Ce départ sera effectif fin septembre. « Je suis en phase de recrutement, précise Serge Brichet, Président de la MGEFI. Je pense pouvoir accueillir un nouveau directeur général courant novembre ». Serge Brichet est à la recherche, d’une personne appartenant, si possible, au monde mutualiste, auquel il pourrait confier une double mission : « d’une part, poursuivre le travail d’Antoine Catinchi en termes de structuration et d’organisation de la gestion au sein de la MGEFI et, d’autre part, inscrire la mutuelle dans une stratégie de mutualisation des moyens à l’intérieur d’Istya ». En attendant l’arrivée du nouveau directeur général, Jean-Jacques Rouzaud, directeur général adjoint, assurera l’intérim. Antoine Catinchi « Le départ d’Antoine Catinchi n’est pas une surprise, ajoute Serge Brichet. Il s’inscrit dans le développement logique d’Istya. Je me réjouis qu’un des dirigeants de la MGEFI rejoigne la direction de notre UMG ». La structuration d’Istya doit en effet permettre de mutualiser différentes fonctions assumées jusqu'à présent par chaque mutuelle appartenant à cette UMG (la MGEN, la MNT, la MGEFI, la MGET, la MCDef et la MAEE). « L’idée est notamment de mutualiser la gestion du régime obligatoire des fonctionnaires, la consolidation des comptes, la mise en place de procédures communes conformes à Solvency II et la maîtrise des risques et de l’audit, dans un premier temps, et de regrouper la gestion d’actifs dans un second temps », explique Serge Brichet. Ce développement doit assurer la survie des différentes mutuelles appartenant à l’UMG dans un monde de plus en plus concurrentiel. « L’enjeu pour la MGEFI est notamment de rester référencé par Bercy », poursuit le président. Rappelons en effet que tous les 7 ans, les ministères choisissent pour leurs fonctionnaires un ou plusieurs opérateurs mutualistes qui sont alors mis en concurrence. En 2007, la MGEFI s’est retrouvée ainsi en rivalité avec Réunica, la MGEN avec Swiss Life. Les mutuelles professionnelles redoutent l’arrivée de nouveaux acteurs. Aujourd’hui, l’enjeu pour elles est de rester compétitives et continuer â être référencées par leur ministère lors du prochain appel d’offres prévu en 2016.
M. Thierry Francq, administrateur hors classe de l’Institut national de la statistique et des études économiques, est nommé commissaire général adjoint à l’investissement, en remplacement de M. Philippe Bouyoux, appelé à d’autres fonctions.
Après s'être plongé quatre ans dans les comptes sociaux de la Nation, le directeur général de la Mutualité est un philosophe qui maîtrise les chiffres. Dans un univers parallèle, Emmanuel Roux pourrait être professeur de philosophie à Briançon. Quelques lycéennes seraient amoureuses de lui, car il ne manque pas d'éloquence ni d’un certain charme, et il serait apprécié de leurs parents et de ses pairs. Mais peu d’entre eux sauraient que ce prof écrit. Philosophe de formation, il a bien passé une première partie de sa carrière dans l'Éducation nationale dans les années 90, découvrant ainsi quelques villes de province, dont Briançon. Une rencontre clé... Mais il faut croire que ce pur parisien issu d’un milieu d’avocats et de hauts fonctionnaires n'était pas fait pour cette vie-là. Ou plutôt, comme il le dit, que « les conditions dans lesquelles un intellectuel ou un philosophe peut vivre en se consacrant à l’enseignement ne sont pas les mêmes qu’il y a cinquante ans ». À la Sorbonne, le directeur de sa thèse sur la pensée politique de Machiavel lui a fait comprendre que les postes sont rares, et que passer du lycée à la faculté exige beaucoup de temps. Après sa soutenance en 2000, il prend donc la tangente, direction l'École nationale d’administration. « Quand on est enseignant, si on veut évoluer vers une autre profession, l’ENA ouvre de nouveaux horizons. » Mal préparé en droit administratif et en économie, le philosophe loupe le concours et atterrit dans un lycée de Caudry, capitale de la dentelle près de Cambrai. Peu après la rentrée 2001, il repasse le concours, qu’il réussit. Le séminaire de sa promotion de l’ENA est dédié aux politiques de santé. Grâce au tirage au sort, Emmanuel Roux se retrouve dans un groupe de travail consacré à l’articulation entre les assurances maladie obligatoire et complémentaire, un groupe encadré par Étienne Caniard, alors délégué aux questions de santé à la Mutualité française (FNMF). « Un homme charismatique et généreux de sa personne », bref « la » rencontre importante de la scolarité d’Emmanuel Roux. Bien noté, le rapport du groupe lui ouvre les portes de la Cour des comptes. Il se plonge dans les comptes sociaux et les questions de financement de la Sécurité sociale, avant de partir s’occuper de la mise en place des agences régionales de santé. ... et de l’opiniâtreté Après l’ENA, Emmmanuel Roux était resté en contact avec Étienne Caniard. À celui qui apparaissait déjà comme le successeur naturel de Jean-Pierre Davant à la tête de la FNMF, il avait promis : « Tu peux compter sur moi si tu prends la présidence de la fédération. » Promesse tenue en 2011, où il rejoint la fédération en tant que directeur général adjoint. Devenu directeur général de la FNMF en juin, le magistrat de la Cour des comptes ne « pantoufle » pas, il est détaché à la Mutualité, qui est considérée comme un organisme d'« intérêt général ». Sa feuille de route est simple : « faire mieux avec une moindre cotisation ». Lui faudra-t-il un zeste de l’habileté politique dont Machiavel est, au sens commun, synonyme ? « Il en faut certainement une forme, mais je pense que cela n’a rien à voir avec Machiavel », répond Emmanuel Roux, qui, en revanche, se dit « opiniâtre ». « Je ne sais pas si c’est une forme de courage, mais j’aime surtout aller au bout de ce que j’entreprends. J’ai entamé un travail sur la pensée politique de Machiavel, et, à un moment, je me devais d’en faire un livre (« Machiavel, la vie libre », Raisons d’agir, Paris). » À la Mutualité, il commence une nouvelle boucle.