Le fonds d’investissement indépendant Capzanine vient de s’inviter au tour de table de la Fintech Finance Active en acquérant 25% de son capital, ont annoncé les deux sociétés. Cette opération doit permettre «d’accompagner la stratégie de développement» de Finance Active, une société fondée en 2000 et spécialisée dans la gestion de la dette et des placements, la gestion du risque de change, la gestion des cautions-garanties et la prospective financière. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.L’entrée au capital de Capzanine intervient au moment où «Finance Active met les bouchées doubles pour accélérer son développement». De fait, la Fintech prévoit de doubler son chiffre d’affaire afin de passer de 17,1 millions d’euros à 35 millions d’ici 2018, dont 30% en l’international, en combinant croissance interne et croissance externe. A l’international, Finance Active ne part pas d’une page blanche, comptant déjà 6 filiales à l’étranger et 10.000 utilisateurs à travers le monde. Pour accélérer son développement, la société compte également étoffer significativement ses effectifs, tablant sur l’embauche d’une trentaine de collaborateurs par an. Pour l’heure, Finance Active redouble d’efforts pour étoffer et diversifier son offre. La société vient ainsi de lancer une nouvelle plateforme pour les entreprises, baptisée Fairways. Ce nouvel outil doit permettre «aux décideurs financiers un pilotage actif de leurs engagements et risques financiers sur la dette, le change et les garanties, à grande échelle».
Invesco vient de recruter Paola Lupi en tant que « wholesale client service manager » en Italie. L’intéressée travaillait auparavant chez BlackRock, où elle occupait des fonctions d’assistance et de support pour la clientèle institutionnelle et retail et était chargée de la commercialisation et de la distribution de fonds. Ce recrutement au sein de l’équipe services clients intervient après le renforcement de l’équipe commerciale et de celle dédiée au marketing en Italie. A la fin de l’année dernière, Invesco avait en effet recruté Alessandro Rongo en tant que marketing manager pour son équipe marketing en Italie dirigée par Rita Schirinzi. Plus tôt dans l’année, avait embauché Alessandro Patruno comme chargé de relations avec la clientèle senior pour le marché italien,
Accorder à la Chine le statut d’économie de marché menacerait la quasi-totalité des 330.000 emplois du secteur européen de la sidérurgie, quels que soient les mécanismes de sauvegarde mis en œuvre par l’Union européenne, a estimé mardi Axel Eggert, le directeur général d’Eurofer, la fédération européenne de l’acier. Cet avertissement intervient au lendemain de l’annonce par Tata Steel de 1.050 suppressions de postes supplémentaires en Grande-Bretagne.
La CRPN a pour objectif d'optimiser le suivi de son analyse obligataire. Etienne Stofer, son directeur, indique que ce chantier devrait aboutir à l'été prochain. Par ailleurs, l'institution, qui détient 4 milliards d'euros d'encours sous gestion, est en train d'achever sa réflexion pour reconfigurer la poche petites et moyennes capitalisations.
La traditionnelle conférence des investisseurs de BNP Paribas Investment Partners s’est tenue début janvier à Paris. Au cœur des préoccupations, les nombreuses divergences géographiques et sectorielles, et le manque de visibilité certain sur les émergents. William de Vijlder, directeur de la Recherche économique du groupe BNP Paribas, et Thierry Créno, Responsable France Multi Asset Solutions de BNP Paribas AM, livrent leurs perspectives pour l’année 2016.
La finance et l’œnologie ont-elles des points communs ? Pour Guillaume Jourdan, un spécialiste des grands vins qui a fondé Vitabella, il existe des convergences. « Contrariant », il recommande de s'intéresser à certains vins délaissés et, comme un gérant, préconise le « stock picking » fin pour sélectionner le bon millésime. A la place du potentiel de hausse, il évoque le potentiel de vieillissement et un retour à certains fondamentaux.
Le gestionnaire d’actifs britannique Baillie Gifford a annoncé, ce 18 janvier, que John MacDougall, actuellement gérant en charge des actions internationales, sera promu associé («partner») en mai 2016, rapporte Investment Week. La promotion de John MacDougall intervient alors qu’il avait démissionné de son poste de gérant du «trust» d’investissement Baillie Gifford Shin Nippon en octobre pour être remplacé par Praveen Kumar. John MacDougall avait également abandonné à Praveen Kumar la gestion du fonds Japanese Small Companies alors qu’il venait d'être promu au poste de gérant actions internationales. En parallèle, la société de gestion a également annoncé que Tim Garratt, directeur en charge du départment Clients, sera lui aussi promu associé. Enfin, Peter Hadden, associé au sein du département clients en charge des clients nord-américains, a pris sa retraite après 15 années passées en qualité d’associé.
ORPI France est une structure coopérative ayant pour vocation le pilotage d’un réseau comprenant 1250 agences ORPI sur tout le territoire. Jusqu’ici baptisé SOCORPI, l’organisme, qui gère 5 millions d’euros de trésorerie, a récemment fait évoluer sa gouvernance.
La mutuelle d’assurance Saint-Christophe est spécialisée dans la couverture de l’enseignement privé, des institutions religieuses, mais également du secteur humanitaire et caritatif.
De sa dizaine d’années passées au sein du groupe Crédit Lyonnais à la découverte de structures de taille plus modeste dans le secteur des services, Guillaume Charlemagne a pu varier ses environnements de travail. Aujourd’hui, secrétaire général d’Orpi, il loue l’aspect « démocratie participative » de la coopérative. Parcours d’un chasseur passionné par le gaullisme et grand amateur de sport.
Le président et directeur général de BlackRock, Laurence Fink, estime dans une interview au Wall Street Journal que les marchés financiers iront « bien » cette année, malgré les turbulences de ce début d’année. Pour lui, les marchés traversent une « période de correction » et le font « rapidement ». « Pourrions-nous assister à une érosion supplémentaire à court terme ? », se demande-t-il ? « Bien sûr », répond-il. Mais « sur 12 mois, je pense que les marchés iront bien, et seront probablement à un niveau plus élevé que ce qu’ils sont actuellement ».
La rédaction d’Instit Invest vous présente la 2ème édition du Guide des investisseurs institutionnels 2015/2016. Parmi les 5 catégories référencées (retraite, assurances, mutuelles, fondations et fonds de dotation, entreprises et banques), retrouvez les encours, les coordonnées des personnalités clés de la gestion financière, les partenaires de gestion privilégiés, mais aussi les critères de sélection.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle de janvier 2016 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 6 et le 13 janvier. L’enquête, qui vient de passer le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. Merci de répondre au prochain questionnaire qui vous sera adressé le 3 février : cela ne prend que quelques minutes. En résumé : La situation de trésorerie des grandes entreprises est jugée aisée par les trésoriers. La trésorerie globale s’est à nouveau améliorée au cours du mois écoulé et d’une manière un peu plus forte qu’anticipée. Malgré le recul du prix du pétrole, les évolutions de prix des matières premières et du taux de change de l’euro/dollar auraient exercé peu d’influence sur la trésorerie des entreprises. Les délais de paiement des clients comme des fournisseurs se tasseraient légèrement. La légère tension sur les marges pratiquées sur les crédits bancaires relevée en décembre n’est pas confirmée dans l’enquête de janvier. La proportion de trésoriers anticipant de mettre en place des nouvelles lignes de crédit de précaution se tasse légèrement. Les résultats détaillés sont consultables en cliquant ici.
À la tête de la quatrième mutuelle santé française, cette femme discrète et passionnée de voyages cherche l’efficacité à travers l’adaptation permanente.
CNP Assurances a finalisé le vendredi 15 janvier un placement privé d’une obligation subordonnée de 500 millions de dollars auprès d’un investisseur institutionnel de premier plan. CNP Assurances a profité d’une demande spécifique pour réaliser cette opération qui permettra d’accompagner la croissance et de renforcer la structure financière du groupe. La transaction, de type « Fixed for Life », comporte un coupon de 6% en dollars en ligne, après swap en euros, avec le niveau de la dernière obligation subordonnée émise en décembre 2015 par CNP Assurances. La maturité légale est de 33 ans, avec un premier remboursement optionnel dans 13 ans. L’obligation est structurée de façon à être considérée comme du capital. Sur le plan réglementaire, l’obligation sera admise en capital Tier 2 dans le référentiel Solvabilité 2. Du point de vue de Standard & Poor’s, le placement bénéfice d’une notation BBB+, conformément à la méthodologie en vigueur, et du statut «Intermediate Equity Content». La date de règlement est le 22 janvier 2016.
Le groupe Bolloré fait marche arrière. Vincent Bolloré a déclaré dans une interview au magazine Challenges avoir renoncé à introduire en Bourse les activités du groupe liées à son projet Blueline de construction d’une ligne ferroviaire en Afrique, privilégiant un financement sur les fonds propres du groupe Bolloré. «En assemblée générale, j’avais évoqué cette possibilité. Mais je n’ai pas lancé le processus», explique le dirigeant et premier actionnaire du groupe de transports et de médias. Lancé en 2013, ce projet prévoit de créer une boucle ferroviaire en Afrique de l’Ouest traversant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo. Il représente un investissement de près de 3 milliards d’euros pour le groupe.
Le cours a chuté de 22,68% en séance, emporté par la peur d’un nouvelle affaire Volkswagen, avant de remonter. Une nouvelle illustration de la volatilité grandissante.
Entre taux d'intérêt très faibles et bouleversements technologiques, ce qui déterminera le secteur de l'assurance en 2016. Par Pierre-Olivier Desaulle, Directeur Général France d'Hiscox
Selon le directeur des investissements de l’OCIRP, l’introduction de la rente de dépendance dans leur offre a eu pour effet d’allonger les engagements qui variaient jusque-là en fonction du développement des rentes de veuvage et d’éducation, encore très largement majoritaires dans les cotisations. Vis-à-vis de la longévité, Julien Le Louët prône la prudence et la modestie. Car si elle progresse, l’espérance de vie en bonne santé semble stagner et les problèmes de dépendance s’accroissent, selon lui. Il nous explique comment il appréhende ces évolutions dans sa gestion financière.
Les attentes des institutionnels évoluent. Chez bfinance, on observe certes un mouvement vers plus de « spécifique », par exemple avec les fonds dédiés ou des mandats, mais ce n'est pas forcément le cas pour tous les institutionnels et dans tous les pays. En amont du panel de la JNI intitulé « La gestion institutionnelle évolue-t-elle du prêt-à-porter au sur mesure ? » auquel il a participé en tant que rapporteur, Olivier Jéséquel, directeur de la clientèle institutionnelle en France et en Europe francophone chez bfinance, nous détaille ce phénomène, avec l’éclairage de Mathias Neidert, directeur de recherche, Marchés publics au sein du cabinet de conseil.
Selon le Pavé de l’assurance, Unéo aurait sélectionné lundi 11 janvier son nouveau partenaire pour mener à bien son plan stratégique 2015-2018 (lire article précédent). Au terme de plusieurs mois de discussions, la mutuelle des forces armées a porté son choix sur Covéa (14 voix contre 11 voix pour AG2R La Mondiale). Selon les informations recueillies par l’Argus de l’assurance, les résultats du vote des 28 administrateurs (composé du président, du vice-président et de 26 membres élus pour 3 ans) ont été particulièrement serrés, avec 14 voix en faveur de Covéa, 11 voix en faveur d’AG2R La Mondiale, deux abstentions et un suffrage non exprimé. ALLIANZ OFFICIELLEMENT DISQUALIFIÉ Premier enseignement de ce vote : Allianz n’a recueilli aucun suffrage. Et pourtant, la compagnie figurait dans la liste des trois partenaires présélectionnés en juin 2015 par l’organisme mutualiste de référence des militaires aux cotés de Covéa et d’AG2R La Mondiale. De fait, le ministère de la Défense avait évoqué sa préférence pour un groupe français. Mais la compagnie aurait, semble-t-il, également souffert d’une « méthode d’intégration jugée contestable », avance une source au fait du dossier à l’Argus. . LES DEUX ATOUTS DE COVÉA : JACQUES FEYTIS ET LA MGP Il faut dire qu’entre juin 2015 et 2016, Covéa n’a pas minimisé ses efforts pour séduire Unéo et mettre tous les atouts de son côté. Fin novembre, le groupe mutualiste débauchait Jacques Feytis, l’ancien DRH du ministère de la Défense. Un ministère qui joue un rôle central dans la vie d’Unéo puisqu’il en nomme notamment le président. Et le groupe dirigé par Thierry Derez s’appuie également sur la Mutuelle générale de la police (MGP), partenaire de longue date de la Garantie mutuelle des fonctionnaires (GMF) très présent en IARD dans la communauté des militaires, et allié mutualiste de poids dans la perspective d’un futur pôle de la sécurité et de la défense. De même, MGP et Unéo se connaissent très bien. Les deux organismes ont longtemps discuté d’une alliance à trois avec le groupe Intériale, mutuelle positionnée sur le ministère de l’Intérieur et les collectivités territoriales. Dès lors, dans le cas où le choix de Covéa par Unéo serait confirmé, la perspective d’un rapprochement entre l’assureur mutualiste et la MGP reste crédible. A contrario, la promixité d’AG2R La Mondiale avec l’univers de la Défense et des militaires paraît beaucoup plus faible. UN VOTE SERRÉ…ET DES INCERTITUDES POUR LA SUITE Il n’empêche. L’issue du scrutin du 11 janvier 2016 laisse planer une zone d’incertitudes quant au vote des 176 délégués d’Unéo appelés à s’exprimer sur le partenaire retenu lors d’une assemblée générale prévue le 20 janvier. « Le choix du conseil d’administration n’est pas franc et massif mais à quelques voix près, ce qui peut fragiliser la candidature de Covéa en assemblée générale et remettre AG2R La Mondiale en course », confie une source. En sachant bien toutefois que le seul dossier évoqué lors de cette assemblée générale sera bien celui de Covéa. Bref, les délégués ne pourront voter que pour ou contre la Sgam. Une décision cruciale pour la suite. L’assemblée générale a pour objectif de « donner délégation au président du conseil d’administration pour entrer en négociations exclusives » avec Covéa, explique Antoine Lamon, président d’Unéo, dans un courrier adressé aux délégués aux salariés de la mutuelle, et dont l’Argus de l’assurance s’est procuré une version. UNE ÉTAPE SUR LA ROUTE DU MARIAGE Reste que l’assemblée générale du 20 janvier ne doit être qu’une étape dans le processus d’adossement. « Le partenariat ne sera réellement effectif que si les discussions exclusives aboutissent et lorsque les décisions qui en découleront vous seront soumis à l’occasion d’une assemblée générale ultérieure », explique Antoine Lamon dans ce même courrier. Une AG qui ne serait pas convoquée avant juin, selon nos informations.
Après plusieurs fonctions exercées au sein du groupe CNP Assurances depuis 2007, Vincent Damas, 37 ans, prend désormais la direction des relations avec les investisseurs, analystes et agences de notation de CNP Assurances. Il exerçait la fonction de directeur ALM et financement depuis plus d'un an.
Pour préparer la création d’un statut commun à ses 22 000 collaborateurs, l’assureur mutualiste, qui réunit Maaf, MMA et GMF, a opéré en fin d'année une réorganisation drastique de sa politique RH et de ses affaires sociales. Une étape supplémentaire dans la construction d’un groupe unifié.
A 2 373 milliards d’euros, les actifs du marché institutionnel français marquent une progression de 5 % à fin 2015, par rapport à l’année précédente. Mais ce résultat a été tiré par le seul effet marché, comme l’a confirmé le Baromètre Institutionnels 2016 (*) présenté lundi 11 janvier par Richard Bruyère, président fondateur de la société Indefi. Dans les faits, la collecte nette des institutions est en recul de 0,2 % alors qu’elle était positive en 2013 et 2014 (+0,8 % dans les deux cas). « Surtout, le secteur se présente sans relais de croissance », a indiqué Richard Bruyère. Après avoir insisté sur la prédominance des assureurs dans le paysage institutionnel français – ils représentent 1791 milliards d’euros contre 331 milliards pour les institutions de prévoyance, caisses de retraite, groupes de protection sociale, et 251 milliards pour les comptes propres bancaires, fonds de démantèlement, etc, l'étude s’est intéressée aux allocations institutionnelles. Ces dernières ont encore évolué au cours des douze derniers mois compte tenu de la nécessité de trouver du rendement dans un contexte de taux bas. Concrètement, Indefi note deux points importants : une hausse du poids du non coté dans les allocations, et une large diversification dans l’obligataire. Pour le non coté, l’enquête pointe une poche de private equity et d’infrastructures en progression. «Elle est passée de 4,6 % à 5,1 % entre 2014 et 2015", a souligné le responsable. Mais l’importance du private equity à proprement parler est restée stable : il a notamment capté 22,1 milliards en 2015 contre 23,5 milliards en 2014 – avec une progression annuelle de 6 % par an entre 2011 et 2015. En revanche, les investissements en infrastructures ont nettement progressé. Certes, les montants sont moindres – ils ont atteint 10 milliards l’an dernier contre 7,8 milliards en 2014 – mais sur la même période sous revue, le taux de croissance annuel moyen est de +22 %... Quant à l’immobilier, avec 116 milliards investis en 2015, il marque une hausse annuelle moyenne de 11 % entre 2011 et 2015. A noter que l’enquête d’Indefi souligne un essor de la gestion pour compte de tiers et une augmentation de la délégation externe via des SCPI et OPCI, ou des mandats de conseils ou encore des co-investissements et des clubs deals. Pour l’obligataire, la situation est différente, a analysé Indefi. Par rapport à 2014, le poids des obligations dans l’allocation du panel est resté identique en 2015, à 75,8 %. Cependant, la diversification s’est accélérée. Elle s’est faite au détriment des deux grandes classes d’actifs que sont les obligations souveraines euro – passées de 45,8 % à 44,8 % d’une année à l’autre – et le crédit investment grade euro – passé de 51 % à 50,7 %. Sous l’impulsion quasi-exclusive des assureurs, la poche de diversification obligataire est passée de +2,9 % à + 4,1 % en progressant de 18 milliards d’euros. Quels actifs y trouve-t-on ? Les investissements dans le haut rendement ont atteint 30,4 milliards en 2015 contre 26,5 milliards en 2014. Entre 2012 et 2015, cette classe d’actifs affiche un taux de croissance annuel moyen de 34 % », a précisé Richard Bruyère. Avec une progression identique sur les quatre dernières années, les investissements réalisés en dette émergente ont représenté, pour leur part, 12 milliards en 2015 - contre 11,3 milliards en 2014. « En nombre d’investisseurs, a indiqué le responsable, ils sont 26 % l’an dernier à avoir accru leurs positions dans le haut rendement, et 45 % dans la dette émergente». L’essor des placements en dette privée s’est aussi confirmé en 2015. A 30,5 milliards d’euros, contre 20,9 milliards en 2014 et 12 milliards en 2013, la progression annuelle moyenne est de +59 %. Une fois encore, les assureurs ont été à la manoeuvre. Ils représentaient 89 % des engagements en 2015. A noter qu'à 54 %, les « sous-jacents » ont été des entreprises , à 33 % de l’immobilier, à 11 % des infrastructures et à 2 % des collectivités locales. Restait à considérer la classe d’actifs «actions ». Sachant que le poids des actifs institutionnels soumis à Solvabilité II dans le marché institutionnel français est l’un des plus importants d’Europe, a rappelé en préalable Indefi, les allocations en actions ont souffert. Et pourtant, elles restent en France à un niveau plus élevé que dans les autres pays d’Europe, a insisté Richard Bruyère (Ndlr 8 % en France contre 4 % en Allemagne ou en Italie ou 3 % en Suisse). Dans ce cadre, l'étude d’Indefi considère que le marché des actions couvertes notamment est appelé à croître. En dépit de leur complexité et du coût de la couverture, 81 % des investisseurs institutionnels se sont dits observateurs ou convaincus face à ces titres. Même si ils ne représentent que 3 ,9 milliards d’euros, dont 1,3 milliard dans des OPCVM et 2,6 milliards dans des mandats... En marge de ce panorama, Richard Bruyère s’est aussi intéressé au marché de la délégation externe dans l’univers institutionnel. Evalué à 339 milliards d’euros à la fin 2015 contre 243 milliards en 2014, ce dernier représente 14 % des placements. A titre de comparaison, la gestion interne pèse 636 milliards et la délégation groupe 1 008 milliards. En outre, ce marché est composé à 49 % de fonds collectifs, 33 % de fonds dédiés et 19 % de mandats, avec une délégation externe par segment d’institutionnels qui voit les assureurs prendre un poids croissant. A l’inverse l’importance des IRP décroit. Les premiers pèsent 39 % en 2015 contre 31 % en 2011. Tandis que les seconds ont vu leur part passer à 49 % en 2015 contre 54 % en 2011. Quoi qu’il en soit, en raison du développement de classes d’actifs spécifiques comme le non coté et la dette privée et l'émergence de nouveaux modes de relations (services et conseil ou partenariats), le marché de la délégation externe apparait de moins en moins monolithique, a conclu Richard Bruyère. (*) Réalisé auprès de 100 assureurs, 39 Institutions de Retraite et de Prévoyance, et 71 divers
La banque centrale chinoise prévoit de maintenir la stabilité du yuan par rapport à un panier de devises, mais ses fluctuations vis-à-vis du dollar vont s’accroître, a déclaré aujourd’hui l’économiste en chef de la Banque populaire de Chine (PBoC), Ma Jun. Cette déclaration publiée sur le site internet de l’institution intervient dans un contexte d’interrogations sur la gestion par les autorités chinoises du taux de change et plus largement des marchés financiers, après une accélération de la dépréciation de la devise au début de l’année. «Le renminbi ne connaîtra pas de mouvements à sens unique contre le dollar dans le nouveau régime du panier. La mise en place d’un régime relativement transparent, crédible, de panier de devises, aidera à stabiliser les anticipations des marchés», a déclaré Ma Jun. Il a toutefois ajouté que le yuan ne serait pas strictement lié à un panier de devises, sans donner plus de précisions.
Decalia Asset Management a dévoilé à InvestmentEurope ses cinq stratégies lancées fin 2015. Dans une interview, Alfredo Piacentini, associé et general manager de la société genevoise, et Xavier Guillon, associé, ont annoncé avoir enregistré la Sicav Decalia Investment Funds au Luxembourg. « Nous avons décidé de nous positionner comme spécialistes sur quatre thèmes d’investissement », explique Xavier Guillon. Il s’agit de la désintermédiation bancaire, de a quête de rendement en Europe, des nouvelles tendances en matière de consommation (millenials) et des inefficiences en Europe. Decalia Muse et Decalia European Conviction ciblent les inefficiences en Europe. Le premier est une stratégie long-short actions et le second un fonds actions européennes. Alfredo Piacentini continue de gérer le fonds Oyster Italian Opportunities avec Sandro Occhilupo. Decalia Millenials, un fonds d’actions monde, cherche à exploiter les opportunités des nouvelles tendances en matière de consommation. La quête de rendement en Europe est le thème principal de deux stratégies multi-classes d’actifs distinctes. Enfin, Decalia s’est associé avec Three Hills Capital Partners pour sa stratégie sur la désintermédiation du secteur bancaire.
Le ministère norvégien des Finances a annoncé vendredi la nomination d’un comité d’experts chargé de réfléchir à la part à accorder aux actions dans le portefeuille du fonds souverain du pays, riche de 7.287 milliards de couronnes (754 milliards d’euros). Le plus important fonds souverain au monde investit environ 60% de ses actifs en actions, environ 35% en produits à taux fixes et jusqu’à 5% dans l’immobilier. Cette revue intervient après un récent débat sur la stratégie du fonds, qui représente plus de deux ans de PIB et près de 145.000 euros par habitant du pays. La banque centrale a recommandé le mois dernier de l’autoriser à investir jusqu’à 5% de ses actifs dans des projets d’infrastructures non cotés et d’augmenter la part de l’immobilier dans une fourchette de 5% à 15%. «Le choix d’allocation en actions sera le plus important d’entre tous pour le rendement et le risque attendus du fonds sur le long terme», a indiqué la ministre des Finances, Siv Jensen.