Julien Dorieux, directeur des investissements du groupe Klesia dans une interview parue dans NewsManagers : NM : Quelle est la stratégie poursuivie sur l’immobilier ? J.D. : Nous avons un programme de cessions immobilières assez important, sachant que l’immobilier représente 700 millions d’euros sur l’ensemble de nos encours totaux. Sur ces 700 millions d’euros, 75% sont en retraite complémentaire et 25% en assurances de personnes. En assurances de personnes, il s’agit surtout d’immobilier d’exploitation. En retraite complémentaire, nous avons essentiellement du patrimoine social pour lequel l’objectif est plutôt de vendre. Il y a deux sujets. D’abord, le patrimoine immobilier, qui est dans le giron de l’activité de retraite complémentaire, est aujourd’hui concerné par cette stratégie de désinvestissement. Ensuite, côté assurances de personnes, l’immobilier est clairement considéré comme une poche de diversification mais aussi dans une logique patrimoniale. Dans ce cadre, la poche immobilière des assureurs du groupe est aujourd’hui quasi exclusivement constituée d’immeubles d’exploitation. Entre les opérations d’acquisitions et les cessions que nous menons actuellement, l’allocation immobilière en assurances de personnes sera de l’ordre de 15%. Mais au regard du coût de cette classe d’actifs sous Solvabilité 2, nous ne souhaitons pas aujourd’hui aller au-delà. Nous regardons l’immobilier « papier » mais à ce stade nous ne nous sommes pas encore positionnés.
La concurrence s’intensifie sur le marché scandinave de la gestion d’actifs : de plus en plus de sociétés de gestion étrangères arrivent sur ce marché, tandis que les acteurs locaux grandissent et renforcent leurs compétences, observe Morten Simonsen, responsable Europe du Nord de Pioneer Investments, dans une interview à Realtid.se. « Si je devais décrire le marché nordique, je dirais qu’il y a de moins de moins de clients à démarcher mais de plus en plus de concurrents. L’accès aux clients est beaucoup plus difficile de nos jours et si vous n’avez pas de relation sur ce marché, il est impossible de percer », poursuit-il. Pour lui, les besoins des clients évoluent et ces derniers privilégient les solutions sur mesure. Dans la sphère institutionnelle, il convient de développer des solutions spéciales basées sur un budget de risque, un niveau de risque ou rendement. Le nouveau commercial pour les marchés nordiques de Macquarie Investment Management, David Derger, partage cet avis. « Nous avons plusieurs clients dans la région nordique et nous avons constaté beaucoup d’intérêt pour nos stratégies actions asiatiques. Mais une partie de mon travail est aussi d’introduire de nouvelles stratégies, lorsqu’elles sont adaptées ». L’une des autres difficultés pour les sociétés de gestion étrangères est que les institutionnels ont tendance à internaliser leur gestion, selon Morten Simonsen. Cette tendance s’observe au Danemark et surtout en Suède.
Ardian a annoncé mardi la clôture de son septième fonds secondaire qui, avec des engagements de 10,8 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros), devient le plus important véhicule de l’histoire de sa catégorie. Outre ce fonds, l’activité fonds de fonds d’Ardian a également collecté 3,2 milliards de dollars d’engagements pour investir en primaire dans de nouveaux véhicules de private equity.
La Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé, le 15 avril, qu’Andreas Beroutsos a pris la décision de quitter ses fonctions de premier vice-président en charge des placements privés et infrastructures. L’intéressé a expliqué sa décision par sa volonté de passer davantage de temps auprès de sa famille. Andreas Beroutsos demeurera à la Caisse encore quelques mois pour assurer une transition ordonnée et continuera de représenter la Caisse au sein de certains conseils d’administration.
L’immobilier commercial en France est surévalué de 15% à 20%, voire jusqu'à 30% pour le marché des bureaux à Paris, a averti vendredi le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), un organisme lié à Bercy qui veille à la stabilité du système financier. «L’immobilier commercial français dans son ensemble pourrait présenter une surévaluation, dans une fourchette de 15%-20%, avec des chiffres proches de 30% pour certains segments tels que les bureaux parisiens», a estimé l’organisme, qui regroupe notamment le ministère des Finances et la Banque de France, dans une note sur le secteur. Ce secteur, qui désigne le parc immobilier détenu par des investisseurs, fait l’objet d’"une présence importante d’investisseurs étrangers sur le marché français, qui contribuent au fort dynamisme de la demande soutenant un niveau de prix élevé et conduisant à une érosion graduelle de la rentabilité locative», constate le HCSF. «Ce cycle haussier paraît à ce stade principalement soutenu par des investisseurs à la recherche d’actifs de qualité. A l’heure actuelle, les indicateurs ne montrent pas d’emballement de la construction», tempère-t-il. «Cependant, certains éléments appellent à la vigilance», alerte l’organisme, qui cite «la dégradation de la rentabilité locative», qui pourrait mettre fin au niveau élevé de la demande, aujourd’hui «soutenue par un contexte de hausse des prix d’actifs et des perspectives de plus-value de cession». Par ailleurs, «le niveau de prix élevé sur le segment de l’immobilier de bureau en Ile-de-France (...) doit parallèlement être surveillé avec attention, du fait de la place prépondérante de certains investisseurs (notamment les assureurs) sur ce segment, et des potentiels effets d’entraînement qu’il pourrait engendrer en cas de retournement». Enfin, «le taux de vacance élevé des bureaux franciliens observé sur les dernières années alerte sur (...) (le) développement d’une offre éloignée de la demande sur certains segments de marché (obsolescence rapide du parc, mutation de la demande en matière de qualité de bien et de localisation)». «Il convient par conséquent que les acteurs détenteurs et acquéreurs mènent une évaluation prudente de la valorisation de ces actifs et s’assurent de leur capacité à faire face à des tensions sur les prix ou la liquidité de ces biens en cas de retournement du cycle», conclut-t-il. Créé en 2013, le HCSF a pour mission d’"analyser, surveiller et maîtriser le risque systémique, c’est-à-dire le risque que se produise un dysfonctionnement du système financier dans son ensemble». Présidé par le ministre des Finances, Michel Sapin, il rassemble notamment le gouverneur de la Banque de France et le président de l’Autorité des marchés financiers.
« Dans ma promo, je fus la seule à vouloir absolument rejoindre un cabinet indépendant », se souvient Pascale Baussant, fondatrice du cabinet de conseil en gestion de patrimoine qui porte son nom. Diplômée, en 1996, de la deuxième promotion du Mastère Spécialisé en gestion de patrimoine de l’ESCP en complément de sa formation à l’ESC Marseille (ex-Kedge), cette passionnée de l’entrepreneuriat n’a depuis cessé de promouvoir la profession, sur le terrain associatif comme dans les médias. Jusqu’à prendre goût au journalisme.
Le fonds norvégien (860 milliards de dollars) n’investira plus dans 52 entreprises qui sont trop dépendantes du charbon, rapporte le Financial Times. Parmi ces sociétés figurent le Drax au Royaume-Uni, AES, Dynegy et First Energy aux Etats-Unis, Reliance Power et Tata Group en Inde et quelques groupes chinois. Cette décision intervient quatre mois après l’accord sur la COP 21 à Paris. Il est d’autant plus important que le fonds norvégien tire son financement des revenus du pétrole.
La France mènera à son terme le projet de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne, a assuré le ministre français de l’Economie, Emmanuel Macron, dans une interview à la BBC diffusée dimanche. « Maintenant, nous devons finaliser le travail, et notamment le travail technique et industriel, en étroite collaboration avec EDF, avec le gouvernement britannique, pour être en situation de signer dans la semaine à venir ou plus tard », a-t-il ajouté. Le ministre avait déclaré mercredi aux syndicats d’EDF, qui jugent ce projet trop coûteux et aléatoire, que sa décision n'était pas prise sur ce chantier controversé.
La présente synthèse a été inspirée par la table ronde de l’Observatoire EPS de l’Epargne d’Entreprise qui s’est tenue le 22 mars 2016 en compagnie de Christophe Belhomme, Head of Investment Office chez Aberdeen AM, Hervé Lavisse, Directeur Rémunération & Contrôle de Gestion Sociale chez Suez, Nagi Nasr, Head of Alternative Solutions chez Candriam, Mikaël Pacot, Head of Money Market chez AXA IM, Patrice Plouvier, Responsable des Solutions Financières Epargne Retraite Entreprise chez AXA et Hubert Clerbois, Sébastien Roy, Associés chez EPS Partenaires.
Le Fonds pour les soins palliatifs va lancer d’ici au mois de septembre le FCP Ethicare, qui prendra la forme d’un fonds de partage, géré par la banque Meeschaert. « C’est une démarche innovante : on ne s’attend pas à ce qu’une structure actrice dans les soins palliatifs comme la nôtre lance ce type d’outils», affirme Laetitia Dosne, la directrice générale du Fonds pour les soins palliatifs.
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle d’avril 2016 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 6 et le 11 avril. L’enquête, qui vient de passer le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. Merci de répondre au prochain questionnaire qui vous sera adressé le 4 mai : cela ne prend que quelques minutes. En résumé : l’appréciation de la situation de trésorerie des grandes entreprises s’érode depuis la fin de l’année dernière ; la trésorerie globale s’est également plutôt dégradée au cours des trois derniers mois ; malgré la remontée récente du prix du pétrole et l’appréciation de l’euro/USD, les évolutions des prix des matières premières et du taux de change exercent une influence plutôt favorable sur la trésorerie des entreprises ; les opinions sur les délais de paiement des clients comme des fournisseurs sont stables ; les marges pratiquées sur les crédits bancaires se détendent et les recherches de financement demeurent aisées ; plus que jamais, la détention en cash demeure le véhicule de placement des liquidités privilégié par les trésoriers.
Philippe Perret a pris ses fonctions de président du Fonds stratégique de participations (FSP) pour une durée d’un an. Le PDG de Sogecap remplace Jérôme Grivet, qui occupait cette fonction en sa qualité de représentant permanent de Crédit Agricole Assurances. La présidence annuelle du fonds est assurée tour à tour par les compagnies d’assurance représentées au sein de son conseil d’administration. Géré par le groupe Edmond de Rothschild, le FSP regroupe BNP Parbias Cardif, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, Sogecap, Groupama et Natixis Assurances. Il investit au capital de sociétés françaises et compte actuellement quatre participations (Arkema, Eutelsat, Seb et Zodiac).
Cette performance dépasse de 2,4 points de pourcentage son indice de référence, mais elle est inférieure à celle de 2014, où le rendement avait été de 12 %. «Les incertitudes liées aux politiques monétaires, les mouvements désordonnés de devises et l’effondrement des prix du pétrole ont nourri la volatilité, particulièrement au second semestre», a souligné le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia. Celui-ci a ajouté que la «croissance anémique» dans les pays développés ainsi qu’un «ralentissement généralisé» dans les pays émergents avaient également mis de la pression sur la stratégie de l’institution. Sur quatre ans, le rendement de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) atteint 10,9 %, soit 0,9 point de pourcentage de plus comparativement à l’indice de référence. Dépasser les indices de référence Au total, les trois grandes catégories d’actifs de l’investisseur institutionnel ont dépassé leur indice de référence. Les actions ont progressé de 11 %, avec un résultat de 11 milliards $, alors que le rendement des placements sensibles à l’inflation - qui regroupent notamment l’immobilier et les infrastructures - a été de 10 %, ou de 3,8 milliards $. Du côté du revenu fixe, la performance a été de 3,9 %, ou de 3,1 milliards $. Les résultats de placements nets ont totalisé 20,1 milliards $. Près de la moitié de ce résultat est attribuable aux portefeuilles de marchés boursiers. Pour l’année 2015, les rendements des huit plus grands déposants de la CDPQ - dont la Régie des rentes, les employés du secteur public et la Société de l’assurance automobile du Québec - ont oscillé entre 8,1 et 10,5 %. Actifs de 59,7 milliards $ au Québec Au Québec, les actifs totalisent 59,7 milliards $, dont 11,2 milliards $ de nouveaux engagements depuis 2011 et 2,2 milliards $ en 2015. Cela exclut l’investissement de 1,5 milliard $ US dans Bombardier Transport, considérée comme une société «européenne et internationale» par l’investisseur institutionnel. La CDPQ qualifie d’ailleurs l’année 2015 de «charnière» pour Ivanhoé Cambridge - sa filière immobilière - qui a vu son volume de transactions atteindre 18,2 milliards $, dont 12,4 milliards $ d’acquisitions et 5,8 milliards $ de ventes. Au cours de cette période, Ivanhoé Cambridge a entre autres procédé à des investissements dans de grandes villes comme New York, Chicago, Los Angeles, Boston, Denver ainsi que Seattle.
Laetitia Dosne se bat, depuis 2011, pour développer le secteur des soins palliatifs en France. « Nous tentons d’établir le lien entre les porteurs de projets, les entreprises partenaires et le grand public », explique la directrice du Fonds pour les soins palliatifs. Des industries cosmétiques à la prose envoûtante de Stefan Zweig, rencontre avec une femme à l‘énergie communicative.
Après Londres et Lugano, Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking prévoit d’ouvrir de nouveaux bureaux à l’étranger, principalement dans les villes où existe une forte communauté italienne, a déclaré l’administrateur délégué du nouvel ensemble de banque privée issu du rapprochement entre Banca Fideuram et Intesa Sanpaolo PB, dans une interview à Il Sole – 24 Ore. « Dans les deux prochaines années, nous ouvrirons un bureau à New York et je n’exclus pas l’Asie », a-t-il annoncé. En février, Fideuram ISPB a enregistré une collecte nette de plus de 1,3 million d’euros.
Comment abordez-vous la gestion alternative ? Elle entre dans la poche « fonds diversifiés » de notre portefeuille qui pèse pour 10 % de son allocation (100 millions d’euros). La gestion alternative stricto sensu représente 4 points de pourcentage de cette poche et retient essentiellement des stratégies global macro qui profitent des grands déséquilibres macroéconomiques de marché sur toutes les classes d’actifs, ou encore des fonds long/short qui prennent des positions à l’achat et à la vente. La nature des supports a changé puisque nous sommes passés de fonds multigestionnaires alternatifs à des single hedge funds. Nous avons estimé qu’ils n’étaient plus adaptés à la volatilité extrême des marchés et décidé de reprendre en main notre allocation « alternative ». A côté de cette exposition, nous avons privilégié des supports en immobilier (10 %), en capital-investissement (2,5 %) ou encore des fonds de dettes privées (1,5 %), certes moins liquides que leurs pendants obligataires mais au rendement plus régulier. Une allocation en « hedge funds » suppose-t-elle des capitaux propres importants sous Solvabilité 2 ? C’est selon les stratégies. Les véhicules global macro, par exemple, sont complexes à traiter en transparence. Certains d’entre eux sont investis en monétaire et nourrissent en réalité des stratégies optionnelles qui figurent dans leur hors bilan. Par défaut, nous leur adjoignons le SCR (Solvency Capital Requirement) le plus élevé. Pour les fonds long/short, souvent investis en actions, l’opération est plus simple. Nous retenons leur exposition nette qui appelle un SCR moindre. La gestion alternative a-t-elle apporté la preuve de sa pertinence ? Tout dépend s’il s’agit d’une stratégie cyclique ou non car, à mon sens, bon nombre de hedge funds restent corrélés aux marchés ou à des facteurs de risque spécifiques. Il est nécessaire de dresser une sorte de cartographie des stratégies, de les mettre en regard avec leur niveau de liquidité, avec notre objectif rendement/risque, de les confronter à notre propre régulation (Solvabilité 2) et au marché aux prises avec la volatilité. Il faut bien admettre que pas grand-chose ne fonctionne depuis le début de l’année. Pour preuve : le report de nombreux investisseurs sur les OPCVM monétaires… Dans ce contexte, les actifs dits réels, s’ils intègrent l’enveloppe OPCVM, apportent une nécessaire décorrélation.
Selon Le Pavé de L'Assurance, Pierre Michel, qui vient de quitter ses fonctions de délégué général de la FFSA, rejoindra le 1er juillet Covéa au sein du secrétariat général et de l'international.
La direction de BNP Paribas convoque ce matin un comité central d’entreprise exceptionnel sur son pôle de Corporate and Institutional Banking (BFI), a déclaré une source syndicale à L’Agefi, confirmant une information de Reuters. Cette réunion intervient après que le groupe a annoncé en février un plan de transformation de sa BFI qui prévoit un milliard d’euros d'économies d’ici à 2019, soit une baisse de 12% de sa base de coûts.
Pierre Michel, délégué général de la FFSA, a choisi de poursuivre sa carrière dans de nouvelles fonctions au sein d’un important groupe d’assurances. Les instances de la FFSA le remercient pour le travail accompli au service de la profession. Placés sous l’autorité du président, deux délégués généraux sont nommés, Arnaud Chneiweiss et Philippe Poiget, lesquels seront respectivement en charge : des pôles Assurances de dommages et de responsabilité ; Assurances de personnes ; Economie, études et statistiques ; des pôles Juridique, fiscal et de la consommation ; Europe et International ; Affaires sociales. Directement rattaché au président, Gilles Wolkowitsch est nommé secrétaire général et aura en charge le secrétariat des instances statutaires, les ressources humaines, le budget et les moyens généraux. Egalement rattachée au président, Arielle Texier dirigera le pôle Affaires publiques et communication.
Le ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, a défendu l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) à l’occasion de la présentation du programme de stabilité ce matin. « La France a appris difficilement (…) qu’il fallait respecter absolument, intégralement, totalement, l’indépendance de la banque centrale qui avait en charge la mise en œuvre de la politique monétaire. Nous la respectons totalement en France », a déclaré le ministre. « Les français ont pris une bonne habitude, il ne faut pas que les Allemands perdent leur bonne habitude de respect vis-à-vis de la politique monétaire menée en tout indépendance par la BCE », a poursuivi le ministre. Celui-ci a cependant reconnu qu’il n’était « pas possible » de vivre « pendant des années et des années» avec des taux d’intérêts aussi bas qu’aujourd’hui.
A l’issue des rencontres «Face aux Experts» réalisées lors des Clubs Dates Invest, le 7 avril dernier au XXII à Paris, Olivier Benoist, responsable de la gestion financière à la MACSF et Renaud Martin, responsable de la gestion obligations convertibles chez Mirabaud AM, ont échangé sur la gestion des obligations convertibles.
La volatilité des actions - aussi appelée « fear factor » dans la fiction - est récemment revenue au premier plan des préoccupations des opérateurs de marché, en raison d’événements tels que la crise grecque au cours de l’été 2015, les interrogations sur les perspectives de croissance économique en Chine, ou le plongeon des prix du pétrole plus récemment en 2016.
Etienne Caniard, président de la Mutualité Française, a procédé mardi à la nomination d’Albert Lautman comme directeur général de la FNMF, pour succéder à Emmanuel Roux dont la mission s’achève le 25 avril prochain. Albert Lautman, actuellement directeur de la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail Nord-Est (CARSAT Nord Est), prendra ses fonctions à compter du 20 juin 2016. Diplômé de l’IEP et de la faculté de droit à Grenoble, Albert Lautman a travaillé chez ACCOS de 2006 à 2010 au poste de sous directeur des entreprises. Il a rejoint ensuite la CNAV en tant que sous directeur pendant 9 mois avant de devenir directeur de l’action sociale en 2011. Deux ans et demi plus tard, il a intégré le cabinet de Michel Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l’autonomie au poste de conseiller en charge du financement, de l’anticipation et de la prévention de la perte d’autonomie. Puis, il a retrouvé la CNAV en avril 2014 pour conseiller le directeur. Depuis septembre 2014, Albert Lautman exerce la fonction de directeur de la CARSAT Nord Est.
La société d’assurance mutuelle Sham qui a accéléré sa diversification en 2013 avec l’acquisition (à hauteur de 85%) du courtier Sofaxis, présente pour l’ensemble de ses activités un résultat net de 23,9 M€ en hausse de 43% par rapport à 2014. Cette forte progression tient aux performances des activités d’investissement de la société d’assurance Sham. En en an, les produits de ses placements financiers sont passés de 34,2 M€ à 54,8 M€. « Les équipes en charge des investissements ont profité des éléments de volatilité des marchés », précise Dominique Godet. C’est cette gestion dynamique notamment sur la poche actions qui explique, selon le directeur général du groupe, la hausse du résultat global du groupe. « Sans ce surplus, le résultat net aurait été stable. » PRESSION TARIFAIRE EN RC MÉDICALE Sur le plan commercial, l’exercice 2015 a été contrasté. En un an, le total des primes collectées par le groupe a augmenté de 2,8% à 752 M€, un montant qui repose en grande partie sur les commissions perçues par la société de courtage. Le chiffre d’affaires du groupe, en revanche, reste quasiment stable (-0,4% à 371 M€) et celui des activités d’assurance ressort en baisse de 1,6% à 306,3 M€. Selon Dominique Godet, la croissance a été au rendez-vous sur quasiment tous les marchés : la santé, le social, l’international, notamment. En revanche, en responsabilité civile médicale, son cœur de métier, la société d’assurance affiche un chiffre d’affaires en baisse de près de 5% à 210 M€. « En responsabilité civile médicale, nous faisons toujours face à une forte pression tarifaire, ce qui explique la baisse de chiffre d’affaires malgré la progression de nos parts de marché », précise le directeur général du groupe. CONCURRENCE ET CONCENTRATION Concurrence plus forte de la part d’assureurs étrangers sur le segment des hôpitaux, concentration et contraintes budgétaires sur celui des établissements privés compliquent la donne de la société d’assurance sur son marché historique. Sans compter la sinistralité qui se maintient à un niveau élevé, même si la charge totale des sinistres a légèrement baissé en 2015 (271,3 M€ contre 291,2 M€ en 2014). UN GROUPE QUI SE VEUT PLUS DIVERSIFIÉ Dans ce contexte, le Groupe Sham entend poursuivre sa diversification. Outre la protection sociale des collectivités, marché servi à travers le cabinet de courtage Sofaxis, le groupe mise sur les services sur l’ensemble des secteurs qu’il cible : santé, social, médico-social et monde territorial. Dans cette optique, les prestations proposées par la société d’assurance et le cabinet de courtage ont été réunies sous une marque unique : Neeria. Autre axe de développement : l’international. La contribution des implantations étrangères du groupe reste encore marginale : quelques centaines de milliers d’euros en Espagne et un 1 M€ en Italie. Mais le chiffre d’affaires de ces succursales centrées sur la responsabilité civile médicale et la gestion des risques devrait être nettement plus significatif en 2016. Sans compter que le groupe n’exclut pas de s’implanter dans d’autres pays d’Europe à l’avenir.
Dans le cadre des rencontres « Face aux Experts » des Clubs Dates Invest organisées le 7 avril dans les salons du XXII, Vincent Durel, gérant actions européennes chez Fidelity International, a répondu aux interrogations sur sa stratégie en ce début d’année mouvementée sur les marchés actions, posées par Caroline Le Meaux, responsable de la gestion déléguée de CDC Retraites, et Gilles Garnier, directeur des investissements de Pro BTP.
La présidente de la commission des Finances du Sénat Michèle André (PS) va rencontrer Frédéric Oudéa, président-directeur général de la Société générale, ce jour, mardi 12 avril. Par ailleurs, sur son site, la commission des finances précise que les informations divulguées dans le cadre des «Panama papers» ont fait apparaître qu’un certain nombre d’institutions financières avaient eu recours à des sociétés offshore, pour leur compte propre ou celui de leurs clients, pouvant avoir pour objectif de dissimuler des avoirs ou des opérations dans des territoires dits «non coopératifs», possiblement à des fins fiscales. Dans la continuité de ses travaux en matière de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, la commission des finances procédera à l’audition d’institutions financières et des autorités chargées de la régulation financière et du contrôle fiscal, et ce afin de mieux appréhender les montages identifiés par les «Panama papers» ainsi que les lacunes juridiques susceptibles de les avoir rendus possibles et d’en tirer les conséquences utiles.Cette rencontre intervient alors que mercredi, le rapporteur de la commission d’enquête sur l'évasion fiscale, Éric Bocquet avait annoncé que son groupe allait saisir le bureau du Sénat, en vue de poursuivre en justice Frédéric Oudéa pour faux témoignage. En cause, les déclarations faites en 2012 sous serment par le patron de la banque devant la commission d’enquête sénatoriale sur l'évasion des capitaux, et qui seraient en contradiction avec les récentes informations.
Dans une interview accordée à Option Finance, Muriel Boccara, directeur administratif et financier de l’Ipsec, explique les arbitrages qu’elles souhaitent effectuer cette année dans son portefeuille financier. «Pour 2016, nous comptons modifier notre stratégie sur les actions en commençant à investir dans le non-coté. Ce genre d’investissement est plus difficile à mettre en place car il présente un risque plus important que pour des sociétés cotées. Mais nous considérons qu’il est de notre ressort en tant qu’investisseur institutionnel de financer l’économie réelle, qui souffre d’un déficit de financement compte tenu du retrait des banques. De plus, nous pouvons soutenir des projets porteurs et donc rémunérateurs à terme. Même en plaçant seulement un petit pourcentage de nos encours en private equity, cette stratégie peut s’avérer intéressante pour réduire la volatilité des placements plus traditionnels et obtenir des performances attractives. Certes, il nous faut au départ choisir les bons gestionnaires. Mais nous devons trouver de nouvelles sources de diversification. La baisse des taux est un sujet crucial. Tous les investisseurs vont avoir des tombées de fonds obligataires à placer avec des perspectives de rendement proches de zéro. La faiblesse des rendements sur le crédit nous inquiète d’autant plus que sommes un investisseur de moyen-long terme : cette tendance se répercutera pour une longue période sur nos performances. Dans cette perspective, deux choix s’offrent à nous : poursuivre notre stratégie actuelle en acceptant des niveaux de performances plus dégradés ou décider de prendre, dans la mesure du possible, davantage de risques sur les marchés. En ce qui concerne ce deuxième choix, nous sommes néanmoins contraints par le coût en capital réglementaire de certains placements. Notre poche actions pourrait être élargie à la marge, mais nous pouvons diversifier encore notre portefeuille en augmentant la poche immobilière.»
En mars, nous vous indiquions qu'Intériale courtisait trois prétendants dans l'optique d'un rapprochement. Si aucun nom n'a filtré, Pascal Beaubat, le président de la mutuelle, a confirmé à l'Argus de l'Assurance que la volonté d'Intériale était "d'accélérer son développement dans le cadre d'une alliance".