Pour prouver que leur gestion est véritablement active et justifier ainsi des frais de gestion supérieurs à la gestion indicielle, la plupart des gérants intègrent maintenant dans leurs reportings le calcul de l’active share, un indicateur montrant que la composition d’un fonds est éloignée de son benchmark. Celui-ci doit cependant être associé à d’autres ratios, afin de véritablement éclairer les investisseurs sur le style de gestion d’un fonds.
La feuille de route du groupe OFI d’ici à 2020 se précise. Le groupe Macif, actionnaire majoritaire de la société de gestion (à hauteur de 60,9%) souhaite développer l’activité en externe. «L’ambition d’ici 2020 est de compléter l’activité d’OFI par une activité métier. Cela passe par une ouverture en proposant des OPCVM au marché extérieur», explique Jean-Marc Raby, directeur général de Macif. OFI gère 64 milliards d’euros d’encours à fin 2015, dont 60% au titre de Macif et Matmut, et 25,8% au titre d’autres actionnaires. L’objectif d’OFI, fixé en 2013, est d’atteindre 100 milliards d’euros d’encours d’ici fin 2018. A noter que la gestion privée constitue un autre levier à destination de Macif et Matmut pour développer l’encours.
Le réassureur public CCR (Caisse Centrale de Réassurance) a l’intention de filialiser son activité de réassurance de marché, a indiqué aux Echos son président Pierre Blayau. Ce pôle d’activités, qui se distingue des couvertures bénéficiant de la garantie exclusive de l’Etat français (catastrophes naturelles, attentats et actes de terrorisme, responsabilité civile des exploitants de navires et installations nucléaires...) a dégagé 446 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, soit environ un tiers du montant global (1,32 milliard d’euros). Les traités non-vie ont représenté sur la même période 77% des encaissements liés à cette réassurance traditionnelle, avec une prépondérance des branches incendie et dommages aux biens et automobile. Pas de cession en vue Pour Pierre Blayau, ce projet de filialisation, qui sera présenté dans les prochaines semaines au conseil d’administration, constitue «une mesure de transparence, de bon sens et d’efficacité». La gestion de ce segment par une entité séparée vise à bien la distinguer, aux yeux du marché, de couvertures garanties par l’Etat de manière parfois illimitée, comme les risques de catastrophes naturelles ou de terrorisme. Une position privilégiée qui lui assure plus de 90% du marché de la réassurance des «catnat» en France et contre laquelle son concurrent Scor bataille devant les instances européennes. Le président de la CCR affirme que cette évolution ne vise en aucun cas à préparer une future cession de l’activité de réassurance de marché mais à «maintenir l’intégrité de CCR sur ses deux métiers». La CCR a réduit depuis 2012 son exposition à la réassurance de marché en se retirant de marchés comme la Thaïlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour se recentrer sur l’Europe. Dans une note publiée en juillet dernier, les analystes de S&P soulignaient la position marginale sur le marché et de «suiveur» de la CCR. «La capacité de CCR à influer sur les prix et les conditions des traités est en conséquence très limitée», écrivaient-ils. Le directeur général du réassureur, Bertrand Labilloy, fait néanmoins état d’une amélioration de la qualité du portefeuille l’an dernier grâce à une politique de souscription très sélective.
Ces dernières années, le directeur général délégué d’Agrica Epargne a noté une évolution notable du comportement d’épargne des séniors en quête de revenus complémentaires pour compenser la dégradation des retraites et les besoins liés à la dépendance. Pour l’investisseur institutionnel, cela signifie un allongement de la duration des portefeuilles. C’est d’autant plus vrai pour les régimes de retraite surcomplémentaires. Si les obligations sont privilégiées dans ce contexte, les actions qui dépendant de la solidité du régime ne sont pas oubliées, ni l’immobilier. Jean-Claude Guimiot est critique sur la désensibilisation des portefeuilles, privilégiée dans la gestion pilotée, qui a cours dans l’épargne retraite entreprise.
Selon nos informations, OFI AM serait sur le point de recruter Christophe Frespuech au poste de directeur du développement commercial, en remplacement de Sandrine Toulouse. Ce dernier était, jusqu'à présent, responsable du développement au sein de Swiss Life AM, où il avait la responsabilité des équipes commerciales, des activités d’ingénierie produits et de marketing opérationnel en France. Christophe Frespuech a débuté sa carrière au sein de CPR AM en tant qu’assistant de gestion au sein des équipes de gestion obligataire et diversifiée (1996-1998). Il a occupé ensuite, chez HSBC Asset Management, les postes d’ingénieur produits, investment marketing manager puis de responsable de l’ingénierie produits (1998 -2007). Il a rejoint Lyxor Asset Management en 2007 au poste de marketing manager, avant d'être nommé responsable du marketing et responsable des appels d’offres (2007-2011).
Stefan Raetzer a été nommé gérant du fonds Allianz Aktien Europa à la place de Harald Sporleder. Stefan Raetzer pilotait jusqu'à présent le fonds Allianz Europe Conviction Equity. Selon Citywire, le changement de gérant intervient suite à la modification de la stratégie du produit, qui sera désormais plus concentré en termes de secteurs et inclura davantage de stratégies long terme. Harald Sporleder sera désormais responsable du développement de la stratégie long short.
Le premier groupe de protection sociale français n’entend pas s’arrêter de grandir. Après avoir intégré Réunica, AG2R La Mondiale a engagé de nouvelles discussions en vue d’un rapprochement
Du fait de la volatilité des marchés financiers, l’année 2016 fera figure de test quant à l’appétit réel des épargnants pour l’assurance vie en unités de compte. Test aussi pour l’Eurocroissance, qui ne représente aujourd’hui que 1,7 Md€ d’encours, sur les 1580 Md€ de l’assurance vie.
Si les gestionnaires d’actifs pourront se féliciter du retour à une collecte positive en 2015 de 38,2 milliards d’euros sur le marché français de la gestion collective - la première depuis 6 ans selon les données d’Europerformance SIX Telekurs –tous les acteurs du marché n’en ont pas profité uniformément, Il s’en faut. Trois familles d’établissements sur les quatorze répertoriés par Europerformance ont même subi des décollectes sur l’année… Dans le détail, en matière de collecte sur les fonds de droit français, l’année 2015 aura été celle des filiales de réseaux bancaires. A elles seules, elles ont capté 16,713 milliards d’euros, loin devant les sociétés spécialisées dans la gestion de produits de taux qui ont engrangé 4,896 milliards d’euros. Suivent ensuite les filiales d’assurance et les mutuelles (4,492 milliards), les banques généralistes (4,041 milliards), les spécialistes de la gestion « Actions » (3,816 milliards) et les sociétés spécialisés dans les gestions structurés et indiciels (3,77 milliards d’euros). Un décrochage intervient à ce niveau. Les établissements généralistes indépendants, selon la nomenclature d’Europerformance, ont collecté en net 1,583 milliard d’euros. Ils sont suivis des spécialistes de l’allocation d’Actifs et de la multigestion (539 millions), des spécialistes de la gestion de performance absolue (328 millions), des spécialistes immobiliers (205 millions) et des spécialistes « quants » (170 millions). Les trois derniers types d’établissements suivants s’affichent, pour leur part, en décollecte. Ce sont les spécialistes de la gestion des matières premières (avec des rachats de 103 millions), des spécialistes de la gestion alternative (-141 millions) et, enfin, les banques privées dont la decollecte est impressionnante (-2,069 milliards d’euros). Une étude plus fine permet de trouver les établissements « gagnants » de 2015. Sans surprise, il s’agit des «gros» asset managers. Au premier rang desquels figure Amundi. Toutes classes d’actifs confondues, la filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole aura engrangé +12,8 milliards d’euros sur ses fonds de droit français l’an dernier, et enregistré une progression de 10% de ses encours, dont le total s’affiche à 191,1 milliards d’euros. Deux expertises ont été fortement contributrices : le monétaire (+4,9 milliards) et les gestions multi-asset non benchmarkées et d’arbitrage (+3 milliards d’euros). A noter que la force du groupe Amundi réside aussi dans les capacités de ses différentes sociétés de gestion. Qui se sont également illustrées l’an dernier. CPR Asset Management a affiché une progression sur chacune de ses expertises sur l’année, et a capté une collecte de près de +4,2 milliards d’euros. De fait, les encours ont enregistré une progression de plus de +35% ce qui porte les actifs sous gestion à 17,8 milliards d’euros. Autre acteur dans le giron du groupe Amundi, BFT Investment Managers a, pour sa part, collecté +3,9 milliards d’euros sur ses expertises, précise Europerformance. L’enseigne enregistre de fait une croissance annuelle de ses encours (de +26%) pour un total d’actifs sous gestion de 19,1 milliards d’euros.Toujours parmi les plus importants collecteurs en net sur des fonds de droit français, Natixis AM figure affiche 6,33 milliards de souscriptions nettes. Essentiellement grâce à sa gestion monétaire (+5,9 milliards d’euros collectés). Les fonds de droit français investis en actions ont subi, pour leur part, des flux sortants de 1,1 milliard d’euros, note Europerformance. Du côté des filiales de réseaux bancaires, tous les acteurs n’ont cependant pas autant brillé. BNP Paribas Asset Management par exemple a, comme l’an passé, subi des rachats nets. De 274 millions d’euros. Ces derniers sont toutefois mesurés, relève Europerformance. Le gestionnaire a enregistré d’importants résultats de collecte sur les gestions «Actions» (+672 millions d’euros) et de Performance Absolue (+1,2 milliard d’euros). Ces flux captés par les gestions de long terme ont limité l’impact des rachats de la gestion de produits structurés (-1,2 milliard d’euros) et des gestions d’Obligations (-1,2 milliard d’euros). Au total, BNP PAM affiche une légère progression d’encours (+1,5%), pour un total d’actifs sous gestion de 54,1 milliards d’euros. En revanche, Federal Finance Gestion a fortement décollecté en net. Les rachats atteignent 699 millions, toutes les expertises du gestionnaire ayant subi des sorties nettes - hormis pour les fonds Actions. L’enseigne affiche à la fin du mois de décembre 7,6 milliards d’euros d’actifs gérés. Cela étant, c’est bien La Banque Postale AM qui fait figure d’exception, avec des rachats nets de 2,746 milliards d’euros. Dans les faits, les sorties sur les monétaires ainsi que ceux des classes de long terme n’ont pas été compensés par le segment des fonds Obligations. Ce dernier aura néanmoins réussi à attirer des flux d’investissement de 258 millions d’euros. Par ailleurs, avec des souscriptions nettes de 4,4 milliards d’euros, Lyxor Asset Management figure également parmi les plus importants collecteurs en 2015. Ses encours ont progressé de près de +12,5% sur l’année, à 46,3 milliards d’euros. La collecte s’est surtout portée sur les ETFs calés sur des indices de marchés d’actions. Cette gamme aura collecté +4,7 milliards d’euros, loin devant les souscriptions nettes sur les produits indiciels cotés des marchés obligataires, à +1,1 milliard d’euros. En revanche, la gestion structurée aura subi des sorties nettes (-1,5 milliard d’euros). A noter que la part des actifs gérés en ETFs a progressé chez Lyxor (+18%) et rassemble 40,8 milliards d’euros.Parmi les rétablissements spectaculaires en matière de collecte d’une année à l’autre, Groupama Asset Management se distingue. Après avoir subi des rachats l’an dernier, l’assureur a enregistré des flux entrants sur la plupart de ses expertises. Surtout sur ses gestions de taux (+1,3 milliard d’euros). « A 14,2 milliards d’euros, les avoirs sous gestion de l’enseigne ont bénéficié d’un peu plus de +1,7 milliard d’euros de flux de collecte », relève Europerformance qui relève une progression de l’encours de +17,5% en 2015.Sans avoir affiché les collectes les plus fortes, certains établissements traditionnellement dans la lumière auront plutôt réussi leur année. C’est le cas pour DNCA Finance par exemple, dont les expertises restent plébiscitées par bon nombre d’investisseurs, indique Europerformance. En 2015, l’enseigne a récolté +863 millions d’euros de flux de collecte, permettant au gestionnaire d’enregistrer une croissance de ses encours de 18%. Les actifs sous gestion passent ainsi 8,6 milliards d’euros pour la gamme de droit français. Autre société de gestion sous les projecteurs : Oddo Meriten Asset Management. Dans le détail, la société de gestion a enregistré une collecte nette de +839 millions d’euros, l’an passé. Ce résultat s’explique en grande partie via des souscriptions nettes sur sa gamme de fonds Obligations (571 millions d’euros). En revanche, la gestion Actions a subi des rachats, même si ces derniers auront eu tendance à se résorber par rapport à l’an dernier. Avec 11,3 milliards d’euros sous gestion pour ses fonds de droit français, Oddo Meriten Asset Management a enregistré une progression d’encours de +18,5% en 2015.Enfin côté décollecte désormais, hormis La Banque Postale AM, notons qu’Edmond de Rothschild Asset Management aura enregistré des sorties nettes parmi les plus fortes du marché. Elles s'élèvent à 1,6 milliard d’euros sur ses fonds de droit français, à l’origine d’un repli de ses encours de 16,6%, à 11,3 milliards d’euros.
Depuis un an, Macif et Matmut se sont engagés à travailler ensemble pour faire de leur structure commune, Sferen, un groupe prudentiel au sens de Solavbilité 2. Conformément à la transposition de la directive par l’ordonnance du 2 avril 2015, les directions générales des deux entités ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour remettre leur copie. Un délai dont les deux partenaires comptent finalement profiter.
Un renvoi d’UBS devant un tribunal parisien ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois, au terme de la clôture de l’instruction, a indiqué mardi 26 janvier à l’agence d’information suisse AWP une source judiciaire française. Le groupe bancaire est accusé de blanchiment aggravé de fraude fiscale par la justice française. Après la fin de la période d’instruction, qui pourrait se terminer d’ici deux à trois semaines, «va s’ouvrir une phase de plusieurs semaines au cours de laquelle le parquet financier formulera son avis motivé par écrit sur la suite à réserver au dossier d’instruction», a précisé la source judiciaire. Ce n’est qu'à l’issue de cette phase, qui peut légalement durer 3 mois, que le juge d’instruction, après avoir laissé un mois supplémentaire aux parties pour formuler des observations, peut décider de renvoyer, ou non, UBS devant le tribunal de Paris», a-t-elle rappelé. Cette précision intervient alors que, selon le quotidien Les Echos, UBS AG devrait être renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris dans deux ou trois semaines au maximum.
Twitter a nommé Leslie Berland au poste de directeur du marketing. Elle était auparavant vice-président exécutif de la publicité, du marketing et des partenariats numériques chez American Express. Elle avait rejoint le groupe de services financiers en 2005. Cette nomination intervient à la suite de l’annonce, en début de semaine, du départ de quatre dirigeants du site de communication.
D'un point de vue géopolitique, quels sont les risques à prendre en compte pour un investisseur, ou une société ? Un monde qualifié "d'apolaire" a remplacé le monde "bipolaire" d'avant la chute du mur de Berlin, estime Pascal Boniface, Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Une sorte de désordre mondial où les acteurs ont du mal à s'entendre sur les dossiers les plus chauds, tels la Syrie ou l'Ukraine. Le terrorisme global, qui frappe désormais n'importe où, doit être pris en compte par les sociétés et les investisseurs. Qui ne sont pas toujours bien armés pour comprendre ces problématiques, car le monde de la finance travaille sur un temps court.
L'assureur suisse Zurich Insurance a annoncé mardi qu'il avait engagé Mario Greco, l'administrateur délégué de son homologue italien Generali, et que celui-ci prendrait ses fonctions de directeur général en mai.
Sogecap vient de poser ses cartons dans la Tour D2 dont l’institution est propriétaire. La filiale d’assurance-vie de la Société Générale loge enfin l’ensemble de ses 1 200 collaborateurs sur près de 13 726 m2
Twitter a nommé Leslie Berland au poste de directeur du marketing. Elle était auparavant vice-president executif de la publicité, du marketing et des partenariats numériques chez American Express. Elle avait rejoint le groupe de services financiers en 2005. Cette nomination intervient à la suite de l’annonce, en début de semaine, du départ de quatre dirigeants du site de communication.
Soucieuse de sortir de son relatif anonymat et de se rapprocher de ses clients finaux, la société de gestion Aviva Investors France s’apprête à se doter de nouveaux locaux plus dignes de son standing. «Nous allons quitter nos locaux de la rue de la Pépinière pour aller au 14, rue Roquépine» (dans le 8ème arrondissement), a dévoilé à NewsManangers Jean-François Boulier, président du directoire d’Aviva Investors France. Ce déménagement devrait intervenir mi-mai.» Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus globale, la société de gestion souhaitant placer l’année 2016 sous le signe des clients. «C’est extrêmement important pour une société comme la nôtre qui a été à ses débuts un département d’Aviva de se mettre dans la perspective d’avoir de nombreux clients, a expliqué Jean-François Boulier. Cette nouvelle tendance change la culture d’entreprise, les habitudes de travail, le niveau de qualité requis et, aussi, l’accueil des clients». A ce titre, les nouveaux locaux d’Aviva Investors France disposeront «d’un accueil direct des clients avec un dispositif efficace pour recevoir nos hôtes et nos clients», indique le dirigeant. «C’est un projet important pour l’entreprise, a ajouté Jean-François Boulier. Ce déménagement traduit notre volonté de donner la priorité aux clients. Cette orientation a déjà fait évoluer le niveau d’exigence tant au niveau des équipes de gestion que du reporting, domaine dans lequel nous avons investi pour adapter et faire évoluer nos outils de reporting.»
Interview de Benoist Lombard, Président de la Chambre nationale des conseillers en gestion de patrimoine (CNCGP), destinée aux Prix des Coupoles Distrib Invest récompensant notamment l’association la plus influente dans la promotion de la profession.
Selon un récent sondage réalisé à l’échelle mondiale par Natixis Global Asset Management, les investisseurs institutionnels estiment qu’il est difficile de trouver des solutions de diversification au sein des classes d’actifs traditionnelles. Plus de la moitié d’entre eux (54 %) déclarent que la corrélation entre les actions et les obligations est trop élevée pour que ces actifs constituent des sources de performance distinctes. L’enquête révèle également que les investisseurs institutionnels accordent une importance nouvelle aux actifs dits « alternatifs » au sein de leurs portefeuilles, afin de maximiser le couple rendement/risque - la priorité première des institutionnels pour 2016. « Dans le marché actuel, l’allocation d’actifs traditionnelle est devenue un jeu à somme nulle », explique John Hailer, Directeur distribution internationale et Chief Executive Officer de Natixis Global Asset Management, Amériques et Asie. Une démarche d’investissement intégrant les nouveaux postulats des marchés financiers est donc nécessaire. Parallèlement aux actifs traditionnels de type actions et obligations, les investisseurs institutionnels s’orientent vers une palette plus large d’actifs non corrélés.» Les deux tiers (66 %) des investisseurs institutionnels estiment qu’une hausse des allocations en actifs non corrélés (capital-investissement, dette privée et hedge funds compris) constitue un moyen efficace d’atténuer les risques. Près de la moitié (49 %) déclare qu’il est essentiel d’investir dans des titres alternatifs pour surperformer les marchés. Parmi les 660 investisseurs institutionnels ayant répondu à ce sondage Natixis Global AM figurent des fonds de pension privés, publics et d'État, des fonds souverains, des compagnies d’assurance, ainsi que des fonds de dotation et des fondations gérant collectivement plus de 35 milliards de dollars d’actifs. Ces établissements se disent préoccupés par leur capacité à financer leurs engagements dans un marché volatil à faible taux. Pour relever ce défi, ils adaptent leurs stratégies d’investissement, leur démarche en matière de gestion des risques et leurs opérations commerciales, afin de mieux répondre à leurs obligations à court et à long terme. Quatre-vingt-quatre pour cent des établissements déclarent que le contexte de taux et de rendements faibles constitue leur plus grande préoccupation en termes de gestion des risques, suivie par la recherche de performance (82 %) et le financement des engagements à long terme (72 %). Près de sept sur dix (68 %) indiquent que la réalisation de leurs objectifs de croissance et la satisfaction des besoins de liquidité à court terme représentent de véritables défis pour leur organisation. « Ces résultats illustrent le dilemme des investisseurs institutionnels, contraints de remettre en question leurs techniques traditionnelles de gestion de portefeuille pour mieux répondre aux défis d’un environnement financier toujours plus complexe et chahuté », explique Christophe Point, Directeur de Natixis Global AM Distribution France, Suisse Romande et Monaco. « Ils sont conscients qu’il leur faut repenser leur mode de construction de portefeuilles, pour en maximiser la diversification et ainsi réduire les risques ». Attentes en matière de performances dans un univers actif/passif Si les coûts de gestion figurent au premier rang des préoccupations des institutionnels et si un grand nombre d’entre eux feront davantage appel à des stratégies passives pour certaines classes d’actifs, ils continuent à privilégier les stratégies de gestion active dans leur quête de rendement global. Actuellement, 64 % des investissements des institutionnels sont gérés de manière active et 36% de manière passive. 58 % des investisseurs déclarent qu'à long terme, les investissements actifs surperforment les placements passifs. Et 67 % précisent que les facteurs économiques, l'évolution des politiques monétaires et la volatilité des marchés favoriseront les gestionnaires actifs au cours des 12 prochains mois. Pour la majorité des investisseurs institutionnels, la gestion active est génératrice d’alpha (87 %), elle permet d’accéder aux classes d’actifs non corrélées (77 %) et de tirer parti des mouvements de marché à court terme (71 %). « Préoccupés par la hausse des corrélations entre les classes d’actifs et les risques sous-jacents -notamment dans un contexte de marché incertain - davantage d’investisseurs institutionnels sont à la recherche de gérants véritablement actifs, qui répondent à leur besoin de performances décorrélées des soubresauts des marchés financiers», ajoute Christophe Point. « Ils mêlent de plus en plus gestion active et gestion passive dans leurs portefeuilles, conscients des avantages respectifs de ces stratégies ». Besoins croissants d’innovation en matière de gestion sous contrainte de passif Les établissements sont dans leur grande majorité préoccupés par la réalisation de leurs objectifs à long terme et recherchent des solutions plus innovantes en matière de gestion sous contrainte de passif. Parmi les institutionnels 72 % se disent préoccupés par leur capacité à financer leurs engagements à long terme, et 68 % déclarent que la gestion de l’incertitude des besoins de financements liée à l’accroissement de l’espérance de vie constitue un véritable défi. Même si près de trois quarts des établissements (73 %) estiment disposer des outils permettant de gérer leurs engagements, 78 % déclarent rechercher des solutions plus innovantes et adaptées aux marchés actuels en matière de gestion sous contrainte de passif, contre 60 % en 2014, ce qui représente une hausse significative. « Dans la mesure où la population vieillit et la longévité augmente, la sous-estimation des besoins de financement futurs constitue un risque majeur pour les investisseurs institutionnels » ajoute John Hailer. « Ils expriment une demande croissante d’amélioration des produits leur permettant de mieux gérer leurs engagements à long terme. Les résultats de notre enquête montrent que l’innovation en matière de gestion sous contrainte de passif n’est pas au niveau des exigences des investisseurs institutionnels. » Intégration des stratégies ESG De nombreux investisseurs institutionnels (64 %) déclarent que la création d’alpha s’avère de plus en plus difficile. La moitié considère désormais les investissements intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) comme une source de performance potentielle et 51 % déclarent que les évaluations ESG leur permettent de limiter les risques susceptibles de défrayer la chronique. La plupart des investisseurs institutionnels (95 %) intègrent dans une certaine mesure les stratégies ESG. 41% d’entre eux le font, principalement, parce que cette obligation figure dans le mandat de leur fonds. À propos du sondage Le sondage « Global Institutional Investor » de Natixis Global Asset Management se base sur des études menées sur le terrain dans 29 pays. Les entretiens ont été effectués en ligne en octobre 2015 auprès de 660 hauts responsables du secteur de l’investissement institutionnel. Les conclusions sont publiées dans un nouveau livre blanc intitulé Smart Money Never Sleeps, publié par le Durable Portfolio Construction Research Center de Natixis Global AM. Pour en télécharger un exemplaire, consultez le site http://durableportfolios.com.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Scottish asset management firm Baillie Gifford has opened an office in Hong Kong, its first location in Asia, the specialist website Asian Investor reports. As a part of the move, Angus Macdonald, previously head of legal affairs at the group, has left Edinburgh to take up a role as chief operating officer at the new structure. He is replaced in his former position by Alastair MacLean, who joined the asset management firm on 4 January 2016. Rita Xiao has joined Baillie Gifford in Hong Kong from Stirling Finance, a consulting firm based in Hong Kong, specialsied in pensions. Recruitments will follow. At the beginning of April, the Hong Kong office is expected to have four employees, following the arrival of an administrative director in March, and a head of marketing in April. Baillie Gifford is not starting out with a blank page. The asset management firm has been serving Asia since 1989, and has a team of eight people responsible for Asian clients. Out of a total of USD175bn in assets under management, USD15bn came from Asian clients, largely pension funds and distributors. The decision to open an office in Asia aims to meet the expectations of clients who wish for the asset management firm to have a local presence on the continent, says David Henderson, partner and CEO at Baillie Gifford Asia (Hong Kong) in an interview with Asian Investor.
Le conseil d’administration de l’association Finansol a approuvé la nomination de Jean-Pierre Lefranc, directeur financier de la Fondation de France, en tant que président du Comité du label Finansol, et Isabelle Guénard-Malaussène, présidente-fondatrice de Finance@Impact, aux fonctions de vice-présidente. «Nous nous engageons à ce qu’au travers du Comité de labellisation, la marque Finansol continue de permettre au grand public de distinguer les placements solidaires des autres placements, en cela qu’ils contribuent réellement et de façon transparente au financement d’activités génératrices d’utilité sociale, sociétale ou environnementale», ont-ils déclaré. Elus pour un mandat de 3 ans, ils succèdent à Guy Courtois, qui a quitté la présidence du Comité du label Finansol après 12 ans à sa tête. «C’est la première fois qu’un duo préside le Comité», a indiqué Isabelle Guénard-Malaussène à la rédaction d’Instit Invest.
Roche-Brune AM annonce la nomination de Stéphane Fraenkel, qui rejoint la société de gestion au poste de responsable de la gestion pour les actions internationales. Son arrivée intervient dans le cadre du lancement d’un fonds d’actions internationales, précise le communiqué. L’intéressé a débuté sa carrière comme ingénieur dans la haute technologie et s’est ensuite tourné vers la finance et plus particulièrement la gestion d’actifs, d’abord chez Oddo Securities au sein de l’équipe d’analystes financiers « sell side », comme responsable du pôle technologique, puis chez Flinvest pendant 10 ans, en tant que dirigeant mandataire social et co-gérant d’un fonds de stock-picking d’actions européennes. Stéphane Fraenkel est membre de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF) et diplômé CIIA (Certified International Investment Analyst).Roche-Brune AM est intégré au pôle multi-boutiques Primonial Investment Managers du groupe Primonial. L’encours de la société de gestion est passée de 60 à 286 millions d’encours sous gestion en 2015.