Scor entend normaliser sa politique en abaissant la liquidité à un niveau cible de 5% et en réduisant «le très haut niveau de prudence qui caractérise actuellement le portefeuille d’investissements», indique un communiqué. Le rendement annualisé moyen des actifs devrait être compris entre 2,5% et 3,2%. Denis Kessler, PDG du groupe : «Il y a trois ans, nous avions utilisé le consensus de marché, qui tablait sur une remontée graduelle des taux, comme hypothèse. Or, il s’est produit exactement l’inverse ! Nous avons élaboré trois scénarios, tous conservateurs, aucun d’entre eux ne prévoyant une forte hausse des taux d’intérêt.» Les principaux indicateurs du plan stratégique de Scor 2016-2019 : Rendement annualisé des fonds propres (ROE) : égal ou supérieur à 800 points de base au-dessus du taux sans risque à 5 ans au cours du cycle Ratio de Solvabilité 2 : 185% à 220% du SCR (capital de solvabilité requis) Rendement des actifs compris entre 2,5% et 3,2% Croissance annuelle moyenne entre 4% et 7% dont +3% à +8% en dommages et +4,5% et +6% en vie Ratio combiné en dommages : entre 95% et 96% Marge technique vie entre 6,8 et 7% Ratio de coûts : entre 4,9% et 5,1%
Les sociétés de gestion BlackRock et Vanguard et au moins la moitié des principaux investisseurs à travers le monde sont accusés « d’hypocrisie gênante » en raison de leur attitude à l’égard de la politique d’ExxonMobil sur le réchauffement climatique.L’attaque vient de l’Asset Owners Disclosure Project, une organisation indépendante dont l’objectif est de protéger l’épargne et les investissements des risques posés par le changement climatique, et qui a épluché les votes de l’assemblée générale de mai du groupe pétrolier américain.Lors de ce rendez-vous, 38 % des actionnaires ont voté en faveur d’une résolution pour que le groupe pétrolier coté publie des informations sur l’impact sur ses activités de l’objectif mondial de Paris de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés. Un score honorable mais qui n’a pas suffi.L’analyse des votes réalisée par AODP révèle que 50 % des investisseurs d’Exxon ayant apporté leur soutien au conseil d’administration et ayant voté contre la résolution ont signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies en vertu desquels ils s’engagent à intégrer des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement. Parmi eux figurent BlackRock et Vanguard, qui sont les principaux actionnaires d’ExxonMobil et détiennent ensemble 11 % du capital. En revanche, State Street Global Advisors (4,5 % du capital) a voté en faveur de la résolution.Pour l’AODP, « les sociétés de gestion et les détenteurs d’actifs qui ont aidé Exxon à faire échec à cette résolution modeste sur le climat ne risquent pas seulement leur argent, ils trahissent des millions de gens ordinaires dont les retraites sont investies dans l’action Exxon ». L’étude identifie aussi une « crise de responsabilité » entre de nombreux fonds de pension et retraite et leurs membres, révélant que plus de 1.000 d’entre eux ont ignoré les lettres de membres les exhortant à apporter leur soutien aux résolutions climat lors de l’assemblée générale et demandant dans quelle direction le fonds allait voter.« L’engagement mondial de limiter le changement climatique à deux degrés pose une menace claire au business model des sociétés de combustibles fossiles. Les actionnaires ont le droit de savoir comment Exxon prévoit de gérer le risque climatique », conclut l’AODP.La critique intervient alors que le BlackRock Investment Institute, qui assure la connectivité entre les gestionnaires de portefeuille de BlackRock, a publié une étude sur l’adaptation des portefeuilles au changement climatique. Il assure qu"il est «temps pour tous les investisseurs de s’intéresser au changement climatique». Selon lui, des ajustements de portefeuille peuvent contribuer à atténuer les risques et il existe un potentiel de surperformance dans les secteurs liés au changement climatique.
Céline Kalfa, anciennement responsable de la sélection et du conseil en fonds externes chez VEGA IM, a rejoint Insti7, selon nos confrères d’Investment Europe. Chez le consultant dédié à la sphère institutionnelle, Céline Kalfa dirigera le département de recherche et d’analyse des fonds et des gérants.
Présent dans le financement de l’économie réelle depuis quelques années, Aviva France multiplie les initiatives pour accompagner les entreprises françaises. Philippe Taffin, directeur des investissements de la compagnie d’assurance, explique en détails sa stratégie d’investissement à l’occasion du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016.
Le Groupe Atland et Edmond de Rothschild Investment Partners, déjà présent chez Atland au travers du fonds Winch Capital 3, annoncent ce jour l’acquisition de la société de promotion immobilière Financière Rive Gauche (FRG), filiale française du groupe espagnol Martinsa-Fadesa. Avec ce rachat, Atland, également actif sur les métiers de l’investissement et de l’asset management, renforce sa présence dans la promotion immobilière logement. Le Groupe Atland est un opérateur global de l’immobilier, qui intervient sur trois marchés : le logement, l’hôtellerie et l’immobilier d’entreprise à travers Foncière Atland (investissement, asset management et développement de bâtiments clé-en-main). Ses clients sont les particuliers, les investisseurs institutionnels et les entreprises. Au 31 Décembre 2015, Foncière Atland gérait pour compte propre et compte de tiers un patrimoine de 631 millions d’euros hors droits.L’opération a été financée notamment grâce à une dette unitranche mise en place par Tikehau Investment Management. «Après l’acquisition de Voisin en septembre 2015 qui a complété le dispositif d’investissement de Foncière Atland sur le marché des SCPI (235 millions d’euros sous gestion), l’intégration de FRG va permettre à l’activité Promotion d’atteindre la taille critique en Ile de France. Ces acquisitions transformantes sont le coeur de la stratégie d’investissement des fonds Winch gérés par Edmond de Rothschild Investment Partners : être le partenaire des entrepreneurs pour financer une politique de croissance soutenue organique et externe, et accélérer la transformation en ETI de groupes français leaders dans leur secteur».
Le règlement IFRS 9, qui devrait être adopté en septembre par la Commission européenne, déterminera les conditions de comptabilisation des actifs financiers dans le secteur bancaire et assurantiel. Avec le projet IFRS 4 phase 2 (relatif au passif), ces nouvelles normes auront un impact majeur sur la présentation des résultats financiers.
Alors étudiant, Didier Réault est attiré par les thèses libérales prônées par Alain Madelin et François Léotard. Il décide donc d’axer ses études afin de pouvour intégrer le monde politique. « J’ai tout de suite été ancré à droite, proche des idées du Parti Républicain de l’époque », confirme le vice-président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
Selon cette enquête, les actifs mondiaux des plus grands fonds de pension affichent un repli pour la première fois depuis la crise financière mondiale.
Le conseil départemental des Bouches-du-Rhône possède un budget annuel d’investissement avoisinant les 500 millions d’euros, soit le deuxième de l’hexagone en termes de montant. Le département doit néanmoins faire face à la baisse des dotations de l’Etat. « Alors qu’elle était de 71% en 2015, notre capacité d’auto-financement se situera entre 60 et 65% d’ici à 2019 », précise Didier Réault, le vice-président. Dans ce contexte, le conseil départemental développe une politique d’emprunts, notamment par le biais d’émissions obligataires.
Le nouveau directeur général d’Axa, Thomas Buberl, a annoncé la création d’un comité « Partners ». Composée de 40 dirigeants, cette instance va piloter la mise en œuvre du plan stratégique « Ambition Axa ».
La marque Myriade, essentiellement implantée dans le sud-ouest de la France, disparaît officiellement au profit d’Eovi MCD : les deux mutuelles ont en effet fusionné en janvier 2015.
A l'occasion d'un enquête réalisée par l'Agefi sur les "fonds à coussin", Pascal Christory, responsable des investissements d'Axa France, a été questionné sur la dynamisation et la couverture des portefeuilles.
Michel Sapin et Ségolène Royal ont annoncé ensemble, le 2 septembre au matin, que la première obligation verte d’État serait lancée par la France en 2017. Cette annonce conjointe des ministres de l’Économie, des Finances et de l’Environnement est destinée à souligner l’ambition affichée par Michel Sapin de "faire de Paris l’une des places financières de référence dans le soutien à la transition énergétique".
Yum Brands, le propriétaire des enseignes KFC et Pizza Hut, ouvre le capital de sa filiale chinoise au fonds Primavera Capital et à Alibaba. Ces derniers investiront 460 millions de dollars, dont 410 millions pour Primavera uniquement. Alibaba intervient via sa filiale Ant Financial. Leur investissement se fera via l’acquisition de bons de souscription d’actions. Il interviendra le 31 octobre, veille de la cotation programmée de Yum China au New York Stock Exchange.
Carmat a annoncé hier le remplacement avec effet immédiat de son directeur général Marcello Conviti par Stéphane Piat, qui travaillait jusqu'à présent pour le groupe pharmaceutique américain Abbott. Ce changement intervient alors que le groupe a franchi une nouvelle étape en lançant son étude pivot permettant d’implanter la prothèse à une plus large éventail de patients souffrant d’insuffisances cardiaques graves, ce qui doit déboucher sur la commercialisation du cœur artificiel développé par Carmat.
Cette fois, le mouvement est lancé. Groupama a engrangé au premier semestre 78 millions d’euros de capitaux propres grâce à l’émission de certificats mutualistes, ces instruments créés en juillet 2014 par la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire puis finalisés par un décret de février 2015. Au 26 août, leur montant atteignait 129 millions d’euros compte tenu des ventes réalisées pendant l’été. Les fonds propres du groupe s'élevaient, eux, à 8,6 milliards fin juin. «Après une première émission (…) par Groupama Rhône Alpes Auvergne en décembre 2015, sept autres caisses régionales Groupama ont émis à leur tour des certificats mutualistes auprès de leurs sociétaires et clients en mai et juin 2016, révélait l’assureur mercredi soir dans son communiqué de résultats semestriels. En septembre 2016, l’ensemble des caisses régionales aura émis des certificats mutualistes.» La neuvième et dernière caisse à le faire sera Groupama Grand Est, qui a obtenu à cet effet le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 26 août. Le groupe a communiqué sur un objectif de 500 millions en trois ans. Selon les prospectus déposés à l’AMF, les caisses régionales prévoient d’émettre un cumul de 447 millions d’euros de certificats mutualistes dans un laps de temps de deux ans. Une manne appréciable, d’autant que ces produits, d’une valeur nominale de 10 euros, peuvent facilement être vendus à la clientèle de particuliers et aux sociétaires des caisses. Titres perpétuels sans droit de vote, ils sont considérés comme du capital de première catégorie car leur remboursement peut se faire uniquement à l’initiative de l’émetteur et dans la limite de 10% du stock chaque année. Leur rémunération, fixée en assemblée générale, ne peut excéder 10% du résultat net cumulé des trois dernières années. Ces titres, destinés aux assureurs mutualistes et aux institutions de prévoyance, sont inspirés des parts sociales vendues dans les réseaux bancaires coopératifs. Celles-ci avaient permis à BPCE de lever 3,7 milliards de capital en 2009, au plus fort de la crise financière. Les difficultés de Groupama fin 2011 avaient conduit les pouvoirs publics à étudier la création des certificats mutualistes, dont l’AMF a tenu à encadrer les conditions de commercialisation l’an dernier. Si Groupama est le seul à avoir franchi le pas, AG2R La Mondiale a dit vouloir en placer 500 millions d’euros avec un premier test cet automne.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a procédé au retrait des agréments d’une société d’assurance mutuelle. Une procédure qui ouvre la voie à une liquidation judiciaire. Cette décision signe ainsi la première faillite d’une compagnie d’assurance en France depuis l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, le 1er janvier 2016.
Dans sa première interview depuis son élection à la présidence de la Mutualité française en juin, Thierry Beaudet revient, à l'occasion des Journées de rentrée du mouvement qui se tiennent jusqu'à ce vendredi à Lille, sur les grands défis pour le secteur.
Le Groupe Macif vient d’annoncer, dans un communiqué, une dégradation de ses résultats semestriels causée par des facteurs extérieurs défavorables. Si le chiffre d’affaires consolidé du groupe est en progression de 6,3% (soit 3,13 Md€) par rapport à 2015, son résultat semestriel consolidé est en nette baisse (+15 M€ contre +146 M€). Les fonds propres augmentent, quant à eux, de 1,6% pour s’établir à 3,23 Md€.
Les statistiques ASPIM-IEIF pour le premier semestre de l’exercice 2016 confirment une fois de plus le grand succès commercial des fonds d’investissement en immobilier que sont les SCPI et les OPCI.
Mathieu Teoran a quitté avant l'été sa fonction d’administrateur au sein de la commission des finances du Sénat, poste qu’il occupait depuis janvier 2013. Il était en charge notamment de la régulation du secteur des assurances, mutuelles et institutions de prévoyance ainsi celle des marchés financiers, de la fiscalité de l'épargne, le suivi des crédits du compte d’affectation spéciale «participations financière de l’Etat» et le suivi des crédits de la mission «Défense». Il a rejoint ainsi l’Agence française de lutte contre le dopage pour assurer le poste de secrétaire général. Diplômé d’HEC Paris et docteur en droit public de l’université Paris Sud, Mathieu Teoran était un habitué des rangs du Sénat puisqu’il a également occupé la fonction d’administrateur à la direction des affaires financières et sociales de 2009 à 2012.
« La gestion modélisée représente le retour de la recherche dans le cœur de l’asset management », a déclaré Olivier Héreil, directeur des gestions d'actifs de BNP Paribas Cardif, lors d’une table-ronde qui s’est tenue le 31 août à l’Université Paris-Dauphine, dans le cadre de l’Université d’Eté de l’Asset Management.
Marc Romanini, responsable de la gestion des actifs des régimes de retraite du Groupe Engie en France, est décédé le jeudi 9 juin dernier. Cette triste nouvelle a été un choc terrible pour les équipes d’Engie. La rédaction d’Instit Invest s’associe à la peine de sa famille et de ses proches.
Aux manettes d’Axa France depuis le 1er juillet 2016, Jacques de Peretti va poursuivre la modernisation de l’entreprise pour être plus à l’écoute des clients et gagner en efficacité. En interne, cela va se traduire par une nouvelle organisation.
Dans le contexte délicat de marché actuel, l'Ocirp a diminué la sensibilité de son portefeuille. Par ailleurs, Julien Le Louët, le directeur des investissements de l'institution, explique rester prudent quant aux actifs dits de diversification, qui demeurent, selon lui, très corrélés aux autres classes d’actifs.
La Suisse est très bien positionnée «pour jouer un rôle majeur dans le domaine de la fintech», a déclaré Marc Bürki, cofondateur de la banque en ligne Swissquote, dans une interview parue le 29 août dans le journal Le Temps. «Nous possédons le savoir-faire, la masse de clients et des universités à la pointe», estime-t-il.Mais le pays souffre de deux handicaps, selon lui. D’une part, l’absence de passeport européen, qui oblige à posséder un établissement stable dans l’Union européenne (UE) pour accéder au marché européen. D’autre part, la réglementation est parfois encore axée sur les banques «ancien style», observe Marc Bürki. «Les exigences pour devenir une banque sont encore très élevées, avec raison d’ailleurs, mais de jeunes pousses se heurtent à des lois très dures qui les empêchent d’exister. L’autorité de régulation des marchés financiers, la FINMA, a parlé d’une licence bancaire «light», «mais nous sommes encore très loin de cette réalité», ajoute le directeur de Swissquote. La banque en ligne investit autour de 10 millions de francs par an dans le développement de nouveaux systèmes et de nouvelles technologies. Elle propose à ses clients de faire gérer leurs avoirs par un robot.
Le GPIF japonais a perdu 46 milliards d'euros, notamment du fait de secousses enregistrées sur les marchés d'actions et de la force du yen face au dollar.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, estime qu’en s’accrochant à ses règles d’austérité budgétaire, l’Union européenne se comporte comme un « somnambule marchant vers une falaise ». Dans une interview parue hier dans le journal Realnews, il dit aussi espérer qu’un accord d’allègement de la dette grecque interviendra d’ici à la fin de l’année, de sorte que l'économie de son pays puisse redémarrer.