Philippe Foulquier, de l’Edhec Business School, concentre depuis 10 ans l’essentiel de ses travaux sur l’Enterprise risk management (ERM) et la mesure de la performance. Dans sa dernière étude, il montre qu’à travers la notion d’appétence au risque, Solvabilité 2 bouleverse la façon dont est pilotée la performance des organismes d’assurance.
Les banques italiennes UniCredit et espagnole Santander ont décidé d'abandonner leur projet visant l'intégration de leurs filiales respectives de gestion d'actifs Pioneer Investments et Santander Asset Management, a annoncé mercredi UniCredit dans un communiqué.
Le Brexit n’est pas un sujet d’inquiétude pour Scor. Le réassureur français a tenu hier un discours très rassurant sur les conséquences du référendum au Royaume-Uni sur sa stratégie et son activité. D’un point de vue financier, le groupe dirigé par Denis Kessler assure que sa politique de couverture et de gestion du capital «garantit une stricte congruence (alignement, ndlr), selon les normes IFRS, entre le portefeuille d’actifs et les engagements en matière de souscription, qui représentent 1,7 milliard de livres, soit 9% du total des actifs». Scor, dont 6% des capitaux propres sont libellés en livre (soit 300 millions de livres), minimise également une éventuelle dévaluation de la monnaie britannique. Le groupe précise aussi que les biens immobiliers qu’il détient au Royaume-Uni sont situés dans des «emplacements privilégiés». Scor indique avoir maintenu, à l’approche du référendum du 23 juin, une grande prudence en termes de politique d’investissement avec un «positionnement très défensif du portefeuille libellé en livres», principalement investi dans des titres de dette notés AA- en moyenne et d’une duration de 2,7 ans. Le groupe a privilégié les poches de trésorerie et équivalents de trésorerie et s’est tenu à l'écart des actions et de l’immobilier britanniques. Sur le plan opérationnel, le réassureur estime être protégé des répercussions du Brexit par son organisation «globale et multicentrée», son implantation européenne et une activité d’assurance directe transfrontalière «marginale». Au premier semestre, les primes brutes émises ont progressé de 3,7% sur un an pour atteindre 6,73 milliards d’euros. C’est la division vie qui a tiré la croissance (+8,3% à 3,93 milliards d’euros à taux de change courants), alors que le pôle dommages affronte un cycle baissier (-2% à 2,8 milliards d’euros). Dans le contexte d’une sinistralité élevée en matière de catastrophes naturelles, le ratio combiné (frais de gestion et sinistres rapportés aux primes) de la branche dommages s’est dégradé de 2,9 points pour ressortir à 93,8%. Les renouvellements en juin et juillet sont qualifiés de «solides», avec une hausse des primes arrivant à renouvellement de 14,2% à taux de change constants, et des prix quasi stables. Enfin, Scor Global Investments a dégagé un rendement des actifs de 3,1% (-0,3 point) dans un contexte de taux bas. Le résultat net semestriel s’inscrit à 275 millions d’euros (-15,9%). Scor présentera son nouveau plan stratégique le 7 septembre.
La Cour des Comptes vient de rendre public un rapport qu’elle a établi sur les comptes de la Fondation Assistance aux Animaux pour les exercices 2011 à 2014. La Cour y a constaté plusieurs irrégularités : la non-conformité de l’emploi des fonds collectés aux objectifs poursuivi par l’appel à la générosité publique, de nombreuses faiblesses dans la gouvernance et des méthodes de gestion inappropriées.
L’actualité économique et financière confirme chaque jour que nous vivons dans un monde de faible croissance et de faible inflation. La conséquence en est le caractère toujours très accommodant de la politique monétaire à l’échelle mondiale. Cette situation conduit de plus en plus à de fortes irrationalités économiques et financières.
Synonyme de contraintes et de lourds travaux de mise en conformité, le nouveau cadre prudentiel se révèle aussi, grâce à la discipline et aux outils qu’il impose, un moyen de gagner en fiabilité et en robustesse. Retour d’expérience...
Les investisseurs n’ont pas toujours une vue claire de leur exposition consolidée par classes d’actifs, donc des risques. Des solutions existent pourtant.
Verizon a enregistré une baisse plus importante que prévu de son chiffre d’affaires et de son bénéfice pour le deuxième trimestre. L’opérateur de téléphonie mobile voit son bénéfice net reculer de 4,23 milliards de dollars à 702 millions de dollars et son chiffre d’affaires opérationnel baisser à 30,53 milliards de dollars, contre 32,22 milliards un an plus tôt. Les analystes prévoyaient en moyenne 30,94 milliards. En Bourse le titre perdait 1,44% après ces annonces, au plus bas depuis 1 mois.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In an interview with Handelsblatt, Kevin Clifford, chairman of the board at Capital Group, explains his ambitions for the European market. The US asset management firm has a total of EUR1.4trn in assets under management in the United States, and EUR15bn in Europe, most of it managed on behalf of institutional investors. Kevin Clifford woul like to accelerate the growth of the retail client segment to get to “EUR50bn to EUR60bn in assets under management in Europe.” Germany will be the starting point for European development. Recently, three salespeople joined the asset management firm as additions to the team dedicated to Europe.
La loi sur la réforme du régime prudentiel des activités de retraite professionnelle supplémentaire devrait être adoptée en septembre prochain. Les principaux acteurs du marché de l’épargne retraite se préparent déjà à la création du fameux «?fonds de pension à la française?».
Selon nos informations, Christophe Point, le directeur de Natixis Global Asset Management (NGAM) Distribution France, Suisse romande et Monaco est décédé, vendredi 22 juillet, à la suite d’un AVC. Il était âgé de 53 ans. Cette triste nouvelle est un choc terrible pour les équipes de NGAM et tous ceux qui appréciaient ses qualités professionnelles, son dynamisme et sa joie de vivre. La rédaction de Distrib Invest s’associe à la peine de sa famille et de ses proches. Diplômé de Sciences Po Paris et du Centre d’Etude Supérieure en Aménagement (MST-Université François Rabelais de Tours), Christophe Point débute sa carrière en 1989 en tant que directeur commercial chez Dexia Crédit local. En 1995, il devient directeur du développement de Dexia CLF Banque, puis directeur des institutionnels du Crédit Local de France en 1999. Il rejoint la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne en 2001 au poste de directeur des institutionnels. Il est également président de Gérer Intermédiation de 2002 à 2004. En 2004, il devient rejoint directeur grands comptes secteur public de IXIS CIB puis, en 2006, il prend les responsabilités de directeur des ventes banques et réseaux partenaires chez IXIS Asset Management, fonction qu’il occupe ensuite en 2008 chez Natixis Asset Management. En 2013, il devient directeur de Natixis Global Asset Management Distribution France, Suisse Romande et Monaco.
Compte tenu de la nécessité de diversifier leurs investissements et de capter un surplus de rendements, de plus en plus d’investisseurs institutionnels renforcent leur exposition au private equity. C’est notamment le cas de Neuflize Vie et d’Allianz France qui continuent d’investir chaque année dans cette classe d’actifs. En effet, le financement de l’économie réelle fait partie de l’ADN de l’assureur allemand qui y investit 3,1% de son portefeuille financier (dont l’encours s’élève à près de 86 milliards d’euros) via sa poche d’actifs dits alternatifs. 41% de cette poche est ainsi dédié aux investissements en private equity. D’autres, comme le fonds de pension du CERN (5,5 % du portefeuille investi dans le non coté), souhaitent cette année augmenter de manière substantielle l’allocation allouée au private equity. De son côté, CNP Assurances poursuit sa stratégie en investissant, sur 2016, près de 5,5 milliards d’euros dans le private equity. Les équipes dédiées à cette classe d’actifs réalisent environ une trentaine d’investissements chaque année en grande partie en primaire et quelques co-investissements. Très active sur le marché du private equity, la responsable de cet actif au sein de la compagnie d’assurance, Hélène Falchier, a d’ailleurs créé, en avril 2015, le Club des LP’s dans l’objectif de partager les bonnes pratiques d’investissements avec les autres institutionnels.
Trois mois après avoir annoncé la prise de contrôle de Cleaveland, Vincent Taupin, le président du groupe Edmond de Rothschild, explique dans une interview accordé à Business Immo pourquoi la banque privée a misé sur l’immobilier. Aux côtés d’Inès Reinmann et de Laurent Fermaut, il dévoile ses ambitions pour une classe d’actifs socle de l’épargne de ses clients qui recèle toujours un potentiel de création de valeur.
La date du procès relatif à la plainte déposée par le fonds souverain libyen contre la Société Générale a été repoussée au 25 avril 2017 par un juge londonien, rapportait hier soir Reuters. Le dossier, dans lequel la Libyan Investment Authority (LIA) réclame près de 2,1 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) à la banque française, devait initialement donner lieu à un procès en janvier prochain. Le report décidé hier intervient après une demande d’ajournement des défenseurs de la Société Générale. Lors de l’audience de mercredi, la banque a accepté de fournir une explication à l’utilisation de certains noms de code d’ici au 7 octobre. La LIA affirme que les transactions contestées ont été réalisées via un «mécanisme frauduleux et corrompu ayant conduit au versement de 58,5 millions de dollars à une société enregistrée au Panama dénommée Lenaida. La Société Générale réfute ces allégations et «toute affirmation tendant à mettre en cause la légalité de ces investissements».
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } In an interview with Investment Week, Philip Wagstaff, global headd of distribution at Henderson Global Investors (Henderson GI), has announced that the asset management firm continues to be interested in new acquisitions in management. “Acquisitions are part of our DNA. We acquired Gartmore and several small structured and we will certainly make more acquisitions in the next five years,” he tells the British media. Since the beginning of the year, assets at Henderson GI have risen by GBP700m to GBP92.7bn as of 31 March 2016, supported by net subscriptions of GBP90m, largely to European and absolute return strategies, Waagstaff says.
Komatsu a conclu un accord en vue d’acquérir le fabricant américain de matériel d’exploitation minière Joy Global pour 2,9 milliards de dollars (2,63 milliards d’euros), ce qui en fera sa plus importante acquisition et lui permettra de se renforcer sur son activité principale. Komatsu va payer 28,30 dollars par action, une prime de 20% par rapport au cours de clôture de mercredi de sa cible.
Dans une interview accordée à Patrimoine TV, Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale, fait un point sur l'état actuel des marchés financiers un peu moins d'un mois après le Brexit. Elle passe en revue les bonnes surprises et les déceptions de son portefeuille et explique sa stratégie d'allocation.
Selon le classement mondial des assureurs d'Asset Owners Disclosure Project (AODP), la France est le seul pays à avoir quatre assureurs dans le Top 10, notamment AXA, 2ème avec la note BBB (devancé seulement par Aviva, qui reste leader avec la note A). A noter que AXA passe cette année devant Allianz, note B). Les autres français du top 10, non classés l’an dernier, sont Maif (6ème, note CC), Crédit Agricole Assurances (9ème, note CC) et CNP Assurances (10ème, note C). Autre motif de satisfaction, aucun français ne figure dans le groupe des “gros assureurs à la traîne” (“largest laggards”), qui compte notamment 4 Japonais et 2 Américains.
Après avoir détaillé le schéma de gouvernance de l’Agirc-Arrco, dont la commission financière joue un rôle important, Philippe Goubeault, directeur financier de l’institution de retraite, explique comment il aborde la gestion des risques dans le pilotage de ses portefeuilles financiers ainsi que les impacts des taux bas sur ces derniers, à l’occasion du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016.
Le fonds de pension suédois AP4 va investir 3,2 milliards de dollars dans des fonds d’investissement passifs conçus par le fournisseur d’indices MSCI, qui suivront des indices bas carbone, rapporte le Financial Times fund management (FTfm). L’institution, qui gère 35 milliards de dollars, souhaite en effet « décarboniser » son portefeuille d’actions internationales (14,7 milliards de dollars d’encours) d’ici à 2020. Pour ce faire, le fonds de pension va drastiquement réduire ses investissements dans des entreprises polluantes et consommatrices d’énergies fossiles et, à l’inverse, accroître son allocation dans les entreprises ayant de faibles émissions carbones. Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante sur les investisseurs institutionnels afin qu’ils protègent leurs portefeuilles contre les risques de réchauffement et de changement climatique.
La Direction Générale et les Organisations Syndicales ont signé au mois de juin trois accords collectifs ; un sur le temps de travail et deux sur les dispositifs d'épargne salariale. Ces accords traduisent l'attachement commun de la direction Générale et des partenaires sociaux à la vision donnée par le plan stratégique de la MACSF.
Définie comme un laboratoire d’innovation dédié aux architectures de consensus décentralisé, LaBChain a pour objectif de mutualiser les démarches d’exploration et d’anticiper collectivement les opportunités et impacts de cette rupture technologique, en priorité dans les métiers de la banque-finance-assurance. Cette initiative soutient également le développement de l’écosystème français dédié à la technologie Blockchain en organisant ses travaux autour de partenariats en mode agile entre grands groupes et start-ups.
Le maire de la ville d’Amsterdam, Eberhard van der Laan, a écrit au fonds de pension néerlandais ABP, dont les encours s’élèvent à 363 milliards de dollars, pour lui demander d’arrêter d’investir dans des sociétés ayant des activités dans les énergies fossiles, rapporte le site IPE.com. « Si ABP n’arrête pas ses investissements dans l’industrie des énergies fossiles, dans un délai raisonnable, les épargnants courront un risque sérieux », écrit le maire d’Amsterdam. Cette démarche s’explique par le fait qu’ABP assure et gère les retraites des employés municipaux aux Pays-Bas. La demande du maire d’Amsterdam intervient alors que la ville a pris la décision de se délester de tout investissement incompatible avec son objectif d’accélérer sa transition vers une « économie circulaire » afin de se prémunir contre les impacts climatiques jugés irréversibles.