La Loi de Transition Energétique (LTE) demande aux investisseurs institutionnels de fournir au plus tard le 30 juin 2017, des informations sur « les modalités de prise en compte dans leur politique d’investissement des critères relatifs au respect d’objectifs sociaux, environnementaux et de qualité de gouvernance et sur les moyens mis en œuvre pour contribuer à la transition énergétique et écologique » et « comment ils exercent les droits de vote attachés aux instruments financiers résultant de ces choix ». .
Au second semestre, les investisseurs institutionnels qui ne se sont pas encore penchés sur l'article 173 de la loi de Transition Energétique et Ecologique, devront se préparer à communiquer notamment sur le risque climatique de leur portefeuille. Dans cette perspective, l’Af2i a publié, ce lundi, son Guide d'aide à sa mise en œuvre, alors qu'au même moment, nos voisins helvétiques avancent dans le même sens à leur façon. En effet, la Fondation Ethos, qui regroupe 222 investisseurs institutionnels suisses, vient de demander la publication obligatoire d’un rapport de développement durable pour les entreprises cotées.
Dans ce contexte, nous avons choisi de vous faire (re)découvrir la façon très différente dont 4 institutions françaises développent leur politique d’investissement responsable et ont d'ores et déjà fait le choix de communiquer sur leurs initiatives.
Selon Le Temps, UBS reste le leader incontesté de la gestion de fortune mondiale au classement 2016 (calculé en dollars) de l’institut de recherche britannique Scorpio, fondé sur l’interview de 75.000 millionnaires, milliardaires et de 12.500 professionnels de la gestion. La banque de Sergio Ermotti subit toutefois une baisse de 1% des actifs sous gestion en 2015, à 1.737,5 milliards de dollars. UBS est suivie de Bank of America Merril Lynch (1.444,8 milliards de dollars d’actifs), qui gagne une place, et Morgan Stanley (1.439,4 milliards), en baisse d’une place sur un an. Credit Suisse est 4éme, suivie de Royal Bank of Canada. BNP Paribas perd une place et se classe 9éme, Credit Agricole 22éme et CIC 25éme.
CNP Assurances et Klesia viennent d'annoncer la signature d'un protocole d'accord sur la distribution. Les explications de Catherine Abiven, directeur général délégué du groupe de protection sociale, et de Magaly Siméon, membre du Comex en charge de la protection sociale et des services au sein de la compagnie, sur les enjeux et les caractéristiques de cet accord
Les assemblées générales des groupes Harmonie et Istya, de la MGEN et d’Harmonie Mutuelle ont validé la gouvernance, l’organisation et les orientations stratégiques du futur groupe.
La loi Eckert prévoit le transfert vers la CDC des sommes non réclamées depuis plus de dix ans. Banques et assurances s’attellent à une remise à plat des bases clients.
L’étude annuelle de l’ACPR sur les taux de rendement des contrats d’assurance vie révèle un taux moyen de 2,27% en 2015 sur le fonds euros. Un taux jugé toujours trop élevé par rapport au contexte de taux bas.
JPMorgan a annoncé mardi son intention d’augmenter le salaire minimum de 18.000 de ses salariés aux Etats-Unis sur trois ans, une décision qui intervient après des pressions politiques. La banque américaine portera ainsi son salaire minimum, actuellement fixé à 10,15 dollars (9,18 euros) de l’heure, entre 12 et 16,50 dollars de l’heure selon les endroits et la situation des marchés locaux, a précisé son directeur général, Jamie Dimon, dans une tribune publiée par le New York Times.
La norme IFRS 9 traite de la comptabilisation des instruments financiers. Elle a été publiée le 24 juillet 2014 et, sous réserve de son adoption par l’Union européenne, devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2018. Elle remplacera la norme IAS39 «Instruments financiers : comptabilisation et évaluation ». Ce sujet est stratégique non seulement pour les entités publiques ou privées soumises aux IFRS, qui ont une
activité importante de gestion d’actifs, à vocation de placement ou d’investissement à long terme, mais également pour l’industrie de la gestion et pour l’évolution des marchés financiers.
Ils ont abaissé le seuil minimum d'approbation de l'offre par les actionnaires de Deutsche Börse pour être certains d'obtenir leur aval, repoussé au 26 juillet.
Le référendum sur la réforme constitutionnelle en Italie aura lieu le 30 octobre ou le 6 novembre, a indiqué lundi Matteo Renzi. Dans une interview à la chaîne Corriere TV à Milan, le président du Conseil italien a précisé qu’il reviendrait la Cour de cassation de fixer la date de la consultation. Le texte est l’une des principales promesses électorales du président du Conseil italien. Il propose notamment de limiter les pouvoirs législatifs du Sénat et de lui retirer celui de renverser le gouvernement.
Champion des unités de compte avec un taux de 69 % dans la collecte nette, Neuflize vie multiplie les actions pour freiner la collecte en euros. Les futurs pouvoirs du Haut conseil de la stabilité financière – possibilité de blocage des rachats, avances et arbitrages – en deviennent même un argument commercial.
Après avoir reçu le projet de décret relatif à l’organisation des régimes d’assurance vieillesse gérant des régimes de retraite complémentaires, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2017, les institutions concernées s’insurgent contre un texte jugé trop contraignant.
La Financial Conduct Authority a publié des lignes directrices pour les gérants de fonds, notamment immobiliers, tentés de suspendre les sorties d'investisseurs.
Avec 215 milliards d’euros d’encours sous gestion, BNP Paribas Cardif est un important investisseur sur les marchés, notamment obligataires. Depuis l’intervention de la Banque centrale européenne sur le crédit européen, il a adapté sa stratégie d’investissement et poursuit sa recherche de rendement sur d’autres classes d’actifs.
Goldman Sachs a annoncé aujourd’hui avoir recruté l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso au poste de conseiller et président non-exécutif de ses activités internationales. Cette nomination intervient alors que la banque doit se préparer aux conséquences de la sortie annoncée de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.
« Pour le secteur dans son ensemble, il va devoir y avoir une discussion sur les frais », estime Andreas Utermann, le CEO d’AllianzGI, dans une interview au Financial Times. L’intéressé a découvert les frais excessifs des placements lorsqu’il a investi de l’argent pour ses enfants. Selon lui, le secteur de la gestion d’actifs - des sociétés de gestion aux conseillers financiers - a besoin de réorganiser sa structure de frais. Par le passé, grâce à des vents favorables qui pendant 30 ans ont conduit à des rendements à deux chiffres sur les obligations et les actions, les investisseurs étaient plus enclins à ignorer les frais élevés et opaques. Mais avec la diminution des rendements, cela va changer. « Nous sommes dans un monde de souffrances. Je suis plus optimiste concernant notre société, mais je suis réaliste au sujet des perspectives de notre industrie pour les 10 prochaines années », conclut Andreas Utermann.
Le gestionnaire d’actifs britannique Man GLG a décidé de fermer son fonds American Growth (24 millions de livres d’encours) à compter du 22 juillet 2016, a appris Investment Week. Le fonds était jusque-là géré par John Gisondi qui conservera malgré tout son poste de responsable des actions nord-américaines. Cette décision intervient alors que les investisseurs ont refusé de fusionner ce véhicule au sein du fonds UK Income (104 millions de livres d’encours), géré par Henry Dixon.
Le groupe chimique belge a annoncé hier avoir mené à bien la cession de ses parts dans Inovyn, mettant fin à sa coentreprise dans le secteur des chlorovinyles avec Ineos. Solvay a reçu un paiement final de 335 millions d’euros. La concrétisation de la transaction intervient après l’obtention des autorisations règlementaires habituelles.
Le groupe suisse, numéro un mondial de la gestion de fortune, pourrait centraliser en Allemagne une partie de sa banque privée pour disposer d'un siège européen unique, en dehors de la Suisse.
Selon un communiqué, Mutuelle Entrain vient de signer un partenariat avec la MIF afin d'élargir son offre d’assurance vie. A compter du 1er juillet 2016, Mutuelle Entrain proposera les contrats suivants : «comptes épargne libre avenir», «compte épargne transmission» et «compte MIF projet vie».
Afin de s’adapter à la réglementation Solvabilité 2 rentrée en vigueur, le Groupe APICIL vient de créer une Société de Groupe Assurantiel de Protection Sociale (SGAPS). L’Assemblée Générale du Groupement Paritaire de Prévoyance Confluent du 30 juin 2016 s’est prononcé en faveur de la transformation du CGP Confluent en SGAPS APICIL ainsi que le permettent les textes de transposition de la directive Solvabilité 2.
CNP Assurances, 1er assureur de personnes en France, et Klesia, groupe de protection sociale multiprofessionnel, ont conclu un protocole d’accord de distribution de produits d’assurance et de services s’appuyant sur un partage des enjeux stratégiques des deux groupes. « Au-delà des relations déjà anciennes de CNP Assurances et de Klesia - nous étions déjà réassureur de solutions Klesia - les deux sociétés partagent de nombreuses valeurs et nous sommes complémentaires en matière d’offre de produits et de services pour les clients. Nous souhaitons, grâce à ce partenariat, développer notre activité dans le domaine de la protection sociale, en ciblant notamment les TPE/PME et en nous appuyant sur l’expertise de notre réseau Amétis, avec l’objectif de devenir le leader de ce secteur en France à l’horizon 2020 », déclare Magaly Siméon, directrice de la business unit protection sociale et services de CNP Assurances. « Les synergies entre nos deux groupes, ainsi que notre volonté d’innover ensemble, constituent des facteurs clés de succès de notre partenariat. Cet accord va nous permettre de renforcer la proximité et le suivi régulier de nos clients historiques en plus de les fidéliser grâce à une offre élargie», estime Catherine Abiven, directeur général délégué de Klesia. Le réseau Amétis de CNP Assurances, fort de 230 conseillers dont 70 certifiés en gestion de patrimoine, implantés sur tout le territoire français, proposera désormais une gamme globale de produits et services (retraite, prévoyance et santé) essentiellement à des TNS ainsi qu’à des TPE clientes de Klesia. Klesia, qui réalise 60 % de son chiffre d’affaires en assurances de personnes auprès d’entreprises relevant de plusieurs secteurs affinitaires (transport, tourisme et commerces de proximité, métiers de la santé et secteur du conseil et des services) se dotera ainsi d’une force commerciale complémentaire. Sur le secteur du transport, par exemple, Klesia confiera aux spécialistes du réseau Amétis, le soin de proposer des produits (santé, prévoyance, retraite supplémentaire) et des services associés, à des entreprises de 4 à 20 salariés, dès lors qu’elles ne sont pas déjà en relation avec un autre réseau (interne ou externe) de Klesia. Les conseillers du réseau Amétis seront formés par une équipe dédiée de professionnels de Klesia aux spécificités du régime de protection sociale du transport et à ses évolutions. Ils deviendront alors des interlocuteurs experts pour ce secteur professionnel.
Les mesures de stimuli des autorités chinoises ont pu contribuer à donner l’impression qu’une inflexion haussière du cycle mondial se profilait en ce printemps 2016, mais globalement, la croissance mondiale reste languissante en ce 2e trimestre 2016, et les retombées négatives du Brexit ne risquent guère d’améliorer les perspectives. On constate une sortie du tunnel du côté de certains grands émergents (Brésil, Russie) et une légère inflexion haussière du cycle américain. Mais tout porte à croire que la croissance chinoise a encore ralenti séquentiellement au 2e trimestre, malgré la relance de l’immobilier orchestrée par Pékin faute d’options alternatives rapides. Enfin, la croissance de la zone euro s’est poursuivie au 2e trimestre, mais pourra difficilement rééditer sa performance du 1er trimestre tirée par un phénomène de rattrapage La suite en téléchargement ci-dessous.
Les deux mutuelles régionales du bâtiment et des travaux publics s'allient avec le groupe Apicil, dans l’optique d’un futur pôle BTP au sein du groupe de protection sociale.
La finance n’est plus leur ennemie. Le Forum Paris Europlace a été l’occasion hier pour le gouvernement, la mairie de Paris et la région Ile-de-France d’affirmer leur unité afin de rendre la place plus attractive à l’heure où le Brexit peut laisser espérer des transferts d’activités. «Nous voulons faire de Paris la capitale de la ‘smart finance’», a lancé le Premier ministre Manuel Valls, invité surprise de ces rencontres. Le chef du gouvernement n’est pas arrivé les mains vides. Il n’a certes pas annoncé l’abandon du projet européen de taxe sur les transactions financières, ni la baisse de la taxe sur les salaires, deux mesures réclamées par l’industrie financière. Mais il a accédé à une autre demande : l’assouplissement du régime des impatriés. Ce dernier s’applique aux personnes envoyées par une entreprise étrangère en France, ou directement recrutées à l’étranger par une entreprise française, et qui n’ont pas été domiciliées fiscalement dans le pays au cours des 5 années civiles précédentes. Il permet d’exonérer d’impôt sur le revenu, pendant 5 ans, le supplément de rémunération lié à l’impatriation. «Nous voulons que le régime des impatriés devienne le plus favorable d’Europe», a souligné Manuel Valls. Le bénéfice du régime sera ainsi porté de 5 à 8 ans. Par ailleurs, «la prime d’impatriation sera exonérée de la taxe sur les salaires», a précisé Manuel Valls, un geste cette fois favorable à l’employeur, et notamment aux banques qui souhaiteraient relocaliser des salariés de la City vers Paris. En revanche, le seuil de non-domiciliation fiscale ne devrait pas être abaissé de 5 à 3 ans comme le demandait Paris Europlace. «Ce régime, très efficace, concerne aujourd’hui environ 40.000 personnes en France», soulignait Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, dans un entretien à L’Agefi. Son élargissement ne devrait donc pas coûter très cher à l’Etat et s’annonce rapide à mettre en œuvre. Il sera complété par la création, à la rentrée, d’un «guichet unique» coordonné par Business France pour prendre en charge tous les besoins (fiscalité, immobilier, titres de séjour…) des candidats à l’installation en France. Manuel Valls a aussi assuré que «le taux normal de l’impôt sur les sociétés sera progressivement ramené à 28%». Une promesse davantage sujette à caution, au vu des dernières annonces de l’Elysée et des échéances électorales de 2017.