A l’occasion du 15ème Congrès des actuaires organisé vendredi 17 juin à Paris où 600 personnes sont attendues, rencontre avec Arnaud Cohen, vice-président de l’Institut des actuaires, et président du comité d’organisation du Congrès des actuaires, autour des enjeux actuels de la profession.
Dans un contexte de contraintes réglementaires de plus en plus fortes et de taux «désespérément bas», la gestion institutionnelle continue de s’adapter. La diversification des portefeuilles semble se mettre en place de façon significative, a souligné Patrice Billaut, délégué général de l’association française des investisseurs institutionnels (Af2i), le 15 juin à Paris, à l’occasion de la présentation des résultats de l’enquête Af2i 2016 qui a compté cette année 70 répondants (contre 65 un an plus tôt) représentant plus de 2.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Alors que les actions (12,1% contre 12% l’année précédente) et les obligations (72,2% contre 73%) marquent le pas, on observe des hausses sensibles sur les actifs de diversification, entre autres la prêts à l'économie , l’immobilier et les infrastructures. Les évolutions en termes de points de pourcentage ne sont pas forcément spectaculaires mais ces progressions représentent par exemple des dizaines de milliards d’euros dans le cas de l’immobilier, a insisté Jean Eyraud, président de l’Af2i. Dans l’examen de la répartition des obligations par classe de notation et par famille, on observe une domination écrasante de l’"investment grade» mais peut-être aussi un repli vers le High Yield dont la part augmente de plus de 20% d’une année sur l’autre au détriment des obligations non notées qui refluent de quelque 35% dans le même temps. Sur le chapitre de la prise en compte des critères ISR/ESG, plus des deux tiers des investisseurs institutionnels indiquent intégrer des critères ISR/ESG dans une partie au moins de leur allocation et ils sont 25% à étudier la question. Les assureurs approchent la barre des deux tiers dans la prise en compte des critères tandis que les institutions de retraite-prévoyance sont nettement engagées dans cette problématique avec un pourcentage de plus de 76%. L’enquête souligne que les intentions des institutionnels pour 2016 sont dans l’exact prolongement de celles de l’année précédente et qui se sont donc réalisées. Les arbitrages des classes d’actifs traditionnelles vers les actifs traditionnels devraient se poursuivre. Les institutionnels sont 67% à prévoir une allocation stable sur les actions et des parts en baisse (42%) ou stables (44%) sur les obligations. En revanche, les investisseurs institutionnels envisagent très majoritairement une «forte hausse» sur les prêts (96%), l’immobilier (80%) et les infrastructures (79%). Ils sont aussi 45% à vouloir augmenter leurs engagements dans le capital investissement et 42% à vouloir les maintenir. Dans ce contexte, les investisseurs vont devoir s'équiper. Il leur faudra notamment former des équipes qualifiées pour la gestion des actifs alternatifs et ils devront en contrepartie intensifier la productivité sur les grandes classes d’actifs traditionnelles. Le panorama institutionnel France pour 2016 montre que l’encours des placements des investisseurs institutionnels se maintient à un niveau stable, 2.838 milliards d’euros au total, dont 2.266 milliards d’euros, soit 82% du total, pour les sociétés d’assurances. L’enquête montre néanmoins que le potentiel de plus-values latentes liées à la baisse des taux d’intérêt semble épuisé. Le secteur de l’assurance au sens large a enregistré des moins-values latentes de 27 milliards d’euros sur sont portefeuille obligataire alors qu’il avait bénéficié l’an dernier de plus-values latentes de 105 milliards d’euros. A noter enfin que les ressources nouvelles des investisseurs institutionnels sont globalement stables, autour de 55 milliards d’euros tant en 2014 qu’en 2015 alors que les engagements continuent d’augmenter. La prédominance des engagements de restitution du capital (74% de l’encours contre 76% un an plus tôt) limite encore la capacité des investisseurs à s’exposer à des actifs risqués.
A l’issue de l’Assemblée générale qui s’est tenue ce mercredi, Olivier Millet a été élu président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic). En poste pour deux ans, le président du directoire d’Eurazeo PME succède à Michel Chabanel. Olivier Millet sera secondé par un nouveau bureau composé de quatre vice-présidents : Luc Bertholat (Naxicap Partners), Benoist Grossmann (Idinvest), Agnès Nahum (Access Capital Partners), Caroline Rémus (Epf Partners). Paul Perpère, ancien sous-directeur en charge de la fiscalité directe des entreprises à Bercy, conserve son fauteuil de délégué général. « Le capital-investissement est un levier efficace pour accélérer la régénération du tissu économique français », a réagi Olivier Millet dans un communiqué. « Pour y parvenir mon ambition est de doubler la taille du capital-investissement français à horizon de 5 ans », a-t-il dévoilé.
Le projet du gouvernement de réduire le champ d’intervention du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) à l’assurance automobile en cas de défaillance de l’assureur a été retoqué par les députés lors de l’examen du projet de loi Sapin 2. Cette mesure prévue par l’article 50 devait permettre à la France d’éviter des sanctions de la part de Bruxelles.
C’est ce que développe la Mutuelle Générale dans le communiqué de ce jour en commantant ses résultats 2015 ...après l’annonce de sa rupture de rapprochement avec Malakof-Médéric ces dernières semaines. Elle rappelle que, dans un contexte fortement concurrentiel lié notamment à l’ANI et un environnement économique tendu, La Mutuelle Générale affiche pour 2015 un résultat net excédentaire de 19,4 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 1,14 milliard d’euros, en hausse par rapport à 2014. Forte de sa solidité financière, elle poursuit avec succès son développement sur les marchés des particuliers et des professionnels. UN EQUILIBRE FINANCIER CONFIRMÉ En amélioration de 20%, le résultat net bénéficiaire de 2015 s’élève à 19,4 millions d’euros. Ce montant, représentant 1,7% du chiffre d’affaires, permet à La Mutuelle Générale d’autofinancer ses investissements et de renforcer la solidité de sa marge de solvabilité. Le ratio combiné s’établit à 100,5%. Il s’améliore de 0,5 point, démontrant l’équilibre des opérations de La Mutuelle Générale. Les fonds propres restent stables à 643 millions d’euros, permettant d’afficher une couverture de la marge de solvabilité à 439% en 2015 (y compris plus-values latentes). UNE FORTE DYNAMIQUE DE DEVELOPPEMENT EN INDIVIDUEL ET EN COLLECTIF La Mutuelle Générale a poursuivi en 2015 son développement, atteignant plus de 1,54 million de personnes protégées, soit une hausse de 5,5% par rapport à 2014. Dans le cadre de l’ANI, La Mutuelle Générale a résolument réorienté son développement vers les séniors et les Travailleurs Non-Salariés mais aussi les TPE. Cette démarche volontariste a été couronnée de succès avec un chiffre d’affaires (en production nouvelle) sur le marché des particuliers et du petit collectif de 42,3 millions d’euros, en progression de 25 % par rapport à 2014. Sur le marché du grand collectif (PME/grands comptes/courtage) la croissance s’est poursuivie avec un chiffre d’affaires (en production nouvelle) de plus de 30,5 millions d’euros et un total de plus de 7 800 entreprises assurées (85% en santé et 15% en prévoyance). Un développement ne se faisant pas au détriment de l’équilibre financier puisque le résultat technique sur le stock progresse chaque année. La Mutuelle Générale veille par ailleurs à la fidélisation de son portefeuille d’entreprises. UNE ANNÉE 2015 DE FORTE MOBILISATION Dans un contexte de concurrence accrue avec la mise en place de l’ANI et les contraintes réglementaires croissantes, La Mutuelle Générale a démontré en 2015 son agilité et sa compétitivité. Tout en renforçant son efficience commerciale, elle a entrepris une profonde transformation digitale, tant au service de la relation avec ses adhérents que pour accroître la maîtrise de ses coûts de fonctionnement. L’année 2015 aura également été marquée par l’ouverture du deuxième centre de soins de La Mutuelle Générale à Paris, le Centre Broca dans le 13ème arrondissement. Ce centre à la pointe de la technologie, qui pratique des tarifs de secteur 1, propose un service innovant dédié aux pathologies rétiniennes et témoigne de la volonté de La Mutuelle Générale d’accroitre le rôle de la complémentaire santé dans l’accès aux soins. Enfin, l’année 2015 aura été consacrée au projet de rapprochement avec Malakoff Mederic qui a pris fin en mai 2016. « Confiante dans la solidité de ses fondamentaux, La Mutuelle Générale dispose d’un horizon de 2 à 3 ans pour trouver le meilleur adossement stratégique possible à un groupe », indique Patrick Sagon, Président.
Selon nos informations, Jean-Michel Nakache a rejoint, le 6 juin dernier, Swiss Life Asset Managers au poste de directeur commercial et marketing. Il est rattaché à Eric Bourguignon, responsable des activités pour compte de tiers en France, et de Thierry Van Rossum, CIO de Swiss Life France et CEO des activités pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers. Son équipe sera composée, à terme, de quatre commerciaux et de quatre personnes au marketing.
Pour sa 9e séance, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), qui juge insuffisant la baisse des rémunérations des contrats d'assurance vie, a une nouvelle fois alerté sur l’impact de l’environnement de taux bas sur les institutions financières.
Le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique dit « Sapin 2 » a été adopté ce mardi en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte, qui doit désormais être débattu au Sénat, a été adopté par 304 voix contre 199, et 45 abstentions. La majorité de gauche a voté pour, le Front de gauche et l’UDI se sont abstenus, tandis que Les Républicains ont voté contre. Le texte aujourd’hui fourre-tout au sortir des différentes commissions (des lois, affaires économique et finances) a été largement enrichi. Parmi les principales dispositions concernant dircetement ou indirectement le secteur de l’assurance, retenons : Le gouvernement pourra légiférer par ordonnance afin de réformer le code la mutualité. Transformation de Groupama SA, l’organe central du groupe, en une Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole ayant le statut de société d’assurance mutuelle (SAM). Le renforcement des pouvoirs contraignants du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) sur l’assurance. Création d’un régime prudentiel de résolution en assurance Création par voie d’ordonnance d’un Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS), dans un délai de six mois à compter de la publication de la loi. Possibilité de rachat anticipé des Perp « lorsque ces contrats se caractérisent par un faible encours et l’absence de versements depuis plusieurs années » Renforcement des pouvoirs de sanction de l’Autorité des marchés financiers (AMF) en cas de manquements commis pat l’émetteur de titres financiers non cotés : financement participatif (crowdfunding), parts sociales de banques mutualistes et coopératives ou encore certificats mutualistes. Le Bureau central de tarification (BCT) ne sera plus considéré comme une autorité administrative indépendante (AAI). Limiter la mission défaillance du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) à l’assurance auto uniquement. La mesure vise en outre à mettre fin à une différence de traitement entre les entreprises agréées en France et celles intervenant en libre prestation de services (LPS). La transposition de la directive européenne sur la distribution d’assurances, « DDA », par voie d’ordonnance. Utilisation de la technologie Blockchain pour les titres non cotés. Décalage d’un an la date limite d’habilitation à procéder par voie d’ordonnance la transposition de la directive MiFID II.
Après avoir expliqué pourquoi le pilotage par le risque était au cœur des pratiques de gestion financière des institutions du groupe de protection sociale PRO BTP, Gilles Garnier, directeur des investissements, précise les impacts de la baisse des taux sur ses portefeuilles financiers à l’occasion du questionnaire des Couronnes Instit Invest 2016.
Le fonds pétrolier norvégien de 850 milliards de dollars a établi un plan d’urgence pour protéger ses actifs en cas d’événements politiques extrêmes comme une invasion militaire ou un coup d’Etat, rapporte le Financial Times fund management. Cela intervient au moment où la stabilité de nombreux fonds souverains est remise en question. Norges Bank Investment Management, qui supervise le fonds norvégien, a indiqué au FTfm que ce plan d’urgence avait été conçu pour répondre à divers scénarios représentant une menace pour les actifs du fonds. Mais il a refusé de donner davantage de détails. Le fonds norvégien aiderait d’autres fonds souverains à établir des politiques de protection pour sauvegarder leurs actifs en cas de soulèvement politique.
L’AFTE publie une synthèse de la réglementation financière, bancaire, comptable et fiscale susceptible d’affecter la gestion des financements, de la trésorerie et des risques financiers au sein des entreprises
Coe-Rexecode et l’AFTE publient ce jour les principaux résultats de l’enquête mensuelle de juin 2016 sur la trésorerie des grandes entreprises. Elle s’est déroulée entre le 1e et le 8 juin. L’enquête, qui vient de passer le cap des dix ans et qui est largement reprise dans la presse, ne demeurera statistiquement pertinente que si de nombreux trésoriers l’alimentent de leurs observations. En résumé : l’appréciation de la situation de trésorerie des grandes entreprises s’érode à nouveau en juin ; la situation de la trésorerie globale des grandes entreprises et ETI évolue peu depuis plusieurs mois ; les évolutions des prix des matières premières et du taux de change de l’euro/$ exercent une influence défavorable sur la trésorerie des entreprises ; les délais de paiement des clients comme des fournisseurs bougent peu ; les marges pratiquées sur les crédits bancaires sont stables et les recherches de financement sont devenues un peu plus aisées ; l’intention d’ouvrir de nouvelles lignes de crédit de précaution s’accroît ; la détention des liquidités en cash est privilégiée au détriment notamment des placements en OPCVM.
Les délégués de la mutuelle Intériale ont officialisé, à l’issue de leur assemblée générale tenue le 9 juin, la forme et les objectifs de leur nouvelle alliance stratégique.
Les revues de dépenses constituent un dispositif d’évaluation des dépenses publiques, instauré par la loi de programmation des finances publiques 2014-2019 (art. 22). Réalisées par les corps d’inspection et de contrôle, elles ont pour objectif de documenter des mesures et des réformes structurelles de redressement des comptes publics. Elles obéissent à une procédure spécifique, qui associe étroitement Gouvernement et Parlement. Dans ce cadre, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) ont été chargées d’une mission conjointe relative à l’efficience de la politique immobilière des organismes de sécurité sociale. Dans le prolongement de la politique immobilière de l’Etat et de ses opérateurs, les orientations communes au régime général, à la Mutualité sociale agricole (MSA) et au Régime social des indépendants (RSI), appuyés par l’Union des caisses nationales de sécurité sociale (UCANSS), ont été fixées par la circulaire de la direction de la sécurité sociale (DSS) du 12 avril 2010 : pérenniser la démarche de recensement du patrimoine immobilier ; dynamiser la gestion immobilière des organismes de sécurité sociale ; inscrire la gestion immobilière des organismes de sécurité sociale dans une logique de développement durable ; promouvoir la mutualisation inter-régimes des implantations des organismes de sécurité sociale, notamment en milieu rural ; mettre en œuvre une gouvernance de la stratégie immobilière inter-régimes. Le présent rapport rend compte des constats et pistes de propositions issus de l’analyse de la documentation collectée, des entretiens réalisés avec les administrations de tutelle, les caisses nationales et centrales têtes de réseau des quatre branches du régime général, de la MSA et du RSI, ainsi que des déplacements effectués en Seine-Maritime, en Seine-et-Marne, dans les Hauts de Seine, en Haute-Vienne et en Lozère. Lire le rapport
Le nouveau fonds bancaire italien n’aura pas besoin de recapitaliser d’autres établissements bancaires, après avoir garanti l’offre publique de vente (IPO) de Veneto Banca et s’être retrouvé avec 99% du capital de Popolare di Vicenza, a assuré hier le ministre de l’Economie Pier Carlo Padoan dans une interview à Reuters. Il réfléchit à mettre à contribution une société publique, la SGA (Società per la Gestione di Attività), pour investir dans des instruments financiers émis par Atlante et aider ainsi le fonds à traiter le problème des créances douteuses.
Le groupe de protection sociale va dépasser les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires à fin 2016. En 2015, son chiffre d’affaires a progressé de 24 %, à 1,6 milliard d’euros. Changement d'échelle pour Apicil. Sur la période de son plan stratégique 2011-2016, le cinquième groupe de protection sociale français aura plus que doublé son chiffre d’affaires en assurances. Alors qu’il s'élevait à 1 milliard d’euros en 2011, celui-ci devrait dépasser les 2 milliards d’euros à la fin de cette année, annonce Philippe Barret, son directeur général. Ce qui est « en ligne avec notre business plan d’origine », souligne-t-il. Le groupe lyonnais aura notamment grandi sous l’effet des acquisitions successives des activités de Skandia en France et au Luxembourg en 2015, puis de Legal & General France (plus de 600 millions d’euros de chiffre d’affaires en santé-prévoyance et en épargne l’an dernier). Rebaptisée « Gresham », cette dernière entité est consolidée dans les comptes à partir du 1er janvier 2016. Un résultat affecté par la baisse des taux d’intérêt Pour 2015, Apicil a publié jeudi un chiffre d’affaires en hausse de 24 %, à 1,64 milliard d’euros, rééditant la performance de 2014. Avec Skandia, le chiffre d’affaires en épargne a bondi de 74 %, tandis que la part des unités de compte dans l’encours est passée de 19,1 % à 33,4 %. Le groupe indique avoir fait également mieux que le marché en santé (+6,8 %) comme en prévoyance (+ 2,9 %). La baisse des taux d’intérêt , qui vient renchérir les provisions pour les arrêts de travail et les rentes, a pesé sur son résultat net, en retrait de 4%, à 38,6 millions d’euros. Si les fonds propres d’Apicil ont augmenté de 3,7 % l’an dernier, à 943 millions d’euros, sa rentabilité sur fonds propres s’est légèrement effritée, passant de 4,6 % en 2014 à 4,2 % en 2015. « L’ambition est d’améliorer cet indicateur pour le faire tendre vers 7 % », indique Philippe Barret. Pour s’adapter au nouvel environnement prudentiel de Solvabilité II, Apicil s’apprête à créer cette année une société de groupe assurantiel de protection sociale (Sgaps). Cette structure doit rassembler Apicil Prévoyance, ses filiales (Apicil Assurances, Skandia, Gresham) ainsi que les mutuelles Micils, Intégrance et Miel Mutuelle. Deux autres mutuelles, MBTP Sud-Est et MBTP Nord, « devraient aussi rejoindre ce périmètre au 1er janvier 2017 », indique Philippe Barret. Apicil confirme par ailleurs avoir été sollicité par l’institution de prévoyance B2V Prévoyance qui rencontre « certaines difficultés » et y avoir « répondu favorablement ».
Dans une interview au Financial Times, Greg Johnson, le directeur général et président de Franklin Resources, prédit une vague de concentration dans le secteur de la gestion d’actifs, en raison du mouvement massif des investisseurs de la gestion active vers la gestion passive à bas coûts. Le dirigeant estime que le secteur pourrait faire des économies par le biais de fusions et acquisitions en consolidant les forces commerciales et les autres infrastructures de distribution. Mais il souligne que les opérations restent difficiles car les sociétés ont des cultures différentes et fusionner des fonds exige l’accord des conseils d’administration indépendants des fonds. « Plus la société est grande, plus ce sera difficile », commente Greg Johnson. « Je ne vois aucun des 10 principaux acteurs fusionner. Mais nous verrons de l’activité dans le milieu du marché », ajoute-t-il.
Partech Ventures, fonds de capital-risque spécialiste du numérique et des technologies de l’information et de la communication, a recruté en tant que general partner Emmanuel Delaveau, qui a développé pendant neuf ans l’activité private equity de CNP Assurances. Il aura pour mission d’accélérer la structuration des relations avec les investisseurs et d’orchestrer la stratégie de croissance de la société de gestion au niveau international depuis le bureau parisien. Partech Ventures a également nommé Reza Malekzadeh general partner. Cet entrepreneur viendra renforcer l’équipe d’investissement en venture composée de Philippe Collombel et Jean-Marc Patouillaud à Paris, Nicolas El Baze à San Francisco et Olivier Schuepbach à Berlin.
Le groupe Prévoir a annoncé un résultat net consolidé en hausse de 2,8%. Il s’établit à 44,36 M€. Le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 557,1 M€ contre 539,3 M€ en 2014, soit une progression de 3,3%. Il est notamment tiré par l’activité prévoyance qui affiche une augmentation de 13% du chiffre d’affaires des affaires nouvelles et par Prévoir Partenaires, l’activité en marque blanche qui réalise une progression de 39,5%. Cette activité représente 14% du chiffre d’affaires total. Le groupe, présent au Portugal, en Pologne, au Vietnam et au Cambodge (micro-assurance), réalise un chiffre d’affaires à l’international de 33,9 M€, en hausse de 36%. Il représente 6% du chiffre d’affaires du groupe. **3,5 MD€ D’ENCOURS FIN 2015 ** L’encours des provisions mathématiques et techniques du groupe atteint 3 553,3 Md€ à fin 2015 en hausse de 3,8%. Les placements s’élèvent, eux, à 4 038,5 M€ (+4,4% par rapport à 2014). Le groupe précise que la réserve pour participation aux bénéfices s’élève à 3,67% des provisions mathématiques de Prévoir-vie à fin 2015. PERSPECTIVE STABLE POUR LE GROUPE Enfin, et bien que non côté, le groupe est noté par les agences de notation Fitch Ratings et Standard & Poor’s. Fitch Ratings a attribué une note de A pour les sociétés d’assurance Prévoir-Vie et Prévoir-Risques Divers et A- pour la holding Société Centrale Prévoir, avec une perspective stable. Les compagnies d’assurance du Groupe ont obtenu A- et la holding Société Centrale Prévoir BBB de la part de Standard & Poor’s, avec une perspective stable.
Les plus grands assureurs sont déjà équipés pour la plupart pour suivre leurs actifs de diversification. Certains ont souvent créé leur propre société de gestion et internalisé par ce biais l’analyse financière, comme c’est le cas pour le Groupe Pro BTP. Véronique Leroux, directrice générale adjointe administratif et financier du groupe de protection sociale, a expliqué pourquoi lors d’une interview accordée à l’Agefi.
Le 6ème réseau mondial d’audit, d’expertise comptable et de conseil RSM, renforce, en France, son équipe dédiée aux institutions financières, couvrant les trois domaines d’activité clés: Banque, Assurance et Asset Management. RSM accueille quatre nouveaux professionnels au sein de son bureau de Paris. Il conforte son ancrage dans le secteur bancaire avec Nathalie Renauld (associée) et Annie Hoareau (directeur). En parallèle, il étoffe son savoir-faire dans l’assurance avec l’arrivée de Gaël Léger (directeur) et Anne Seibel (directeur au sein de son pôle juridique et fiscal). Nathalie Renauld et Annie Hoareau ont en particulier développé des compétences pointues et reconnues en amélioration de la performance et accompagnement de grandes institutions financières, sur des projets de fusion-acquisition et transformation, notamment dans la mise en conformité avec les nouvelles réglementations applicables au secteur bancaire. Gaël Léger apporte son expertise normative et sa connaissance opérationnelle des enjeux comptables et prudentiels du secteur de l’assurance. Anne Seibel intervient à leurs côtés sur les projets d’optimisation de la fonction fiscale et de suivi du taux effectif d’imposition.Nathalie Renauld, associée, a rejoint RSM en janvier 2016 pour renforcer l’activité de la Banque et du secteur public. Diplômée de HEC, expert-comptable et commissaire aux comptes, elle dispose d’une double compétence en audit et conseil. Elle a débuté sa carrière chez Arthur Andersen avant de créer sa propre activité dans le secteur public et le secteur financier.Annie Hoareau, directrice, a rejoint le cabinet RSM fin 2015 pour renforcer l’offre de conseil autour des enjeux réglementaires et normatifs du secteur bancaire (CRD-IV, IFRS9 notamment). Elle est diplômée d’une Maîtrise de Sciences Economiques et de Gestion d’Assas et d’un Master en Contrôle de Gestion de l’ESCP. Elle dispose d’une expérience de seize ans en conseil dans les domaines de la gestion opérationnelle et la maîtrise des risques de projets de reporting et de pilotage financier acquise notamment chez BearingPoint, Protiviti et au sein de son propre cabinet.Gaël Léger, Directeur au sein de RSM, a rejoint le cabinet en mars 2016, afin de renforcer l’activité dédié au secteur de l’assurance. Il est diplômé de Sup de Co Clermont-Ferrand et titulaire du MBA Management de l’entreprise d’assurance de l’Ecole Nationale d’Assurance. Gaël Léger a débuté sa carrière chez Scor, où il a exercé les fonctions de contrôleur de gestion, puis d’auditeur interne, avant de rejoindre SwissLife France, en tant qu’adjoint au directeur de l’audit et du contrôle de gestion. Il a ensuite créé sa propre activité de conseil. Il a exercé les fonctions de responsable des normes comptables et prudentielles au sein de trois groupes majeurs de bancassurance (BNP Paribas - Cardif, Crédit Agricole Assurance et Société Générale Assurance). Il a également participé activement aux travaux de place sur la transposition comptable de la Directive Solvabilité 2 et l’application des normes IFRS à l’activité d’assurance.Anne Seibel rejoint le pôle juridique et fiscal de RSM en tant que directeur. Elle est titulaire du CAPA et d’un DESS de droit des affaires et fiscalité. Anne Seibel a débuté sa carrière chez PDGB, cabinets d’avocats d’affaires. Elle intègre par la suite le monde mutualiste chez Covéa puis assurantiel chez Generali. Anne Seibel a une expertise en fiscalité corporate.
Institutional investors are showing increasing demand for alternative investments. According to a study by BNY Melon, undertaken in partnership with FTRemark, these investors are noticeably increasing their allocation to these asset classes in order to obtain better returns in a context of very low interest rates.According to the study, based on interviews with directors of the 400 largest institutional investors worldwide, private equity represents the most popular alternative strategy, accounting for 37% of exposure to alternative assets for the investors surveyed. This is followed by infrastructure and real estate, which both represent slightly under 25% of their exposure. Hedge funds represent only 14% of their allocation to alternative assets. In a sign of the attraction of private equity, 53% of respondents surveyed said that they were planning to increase their allocation to this asset class in the next 12 months.The appetite of investors for alternative assets owes nothing to chance. 93% of institutionals surveyed say that these investments met or exceeded their expectations in terms of returns over the past 12 months, while 65% of investors say that their alternative investments have earned returns of at least 12%, and 28% of respondents even point to returns of 15% or more.The future is bright for alternative investment. 39% of investors surveyed are planning to increase their allocation to these asset classes (private equity, hedge funds, infrastructure, real estate) in the next 12 months, while only 6% of investors are planning to reduce their allocation to these assets. 53% of investors are planning to increase their allocation to private equity, while 36% of respondents are planning to increase their allocation to real estate. 40% of investors would like to increase their allocation to infrastructure, while 25% of them are planning to increase their allocation to hedge funds in the next 12 months.
Les classes d’actifs dites alternatives au sens large pourraient supplanter les actifs traditionnels dans les allocations pour de nombreuses raisons liées autant aux conditions de marché, qu’au contexte règlementaire. Toutefois, cette tendance est lente et nécessite d’engager une véritable réflexion stratégique et une action pédagogique au sein des instances décisionnaires. Un article signé Christel Bapt, président de Cedrus Partners avec Matthieu Broquere, le directeur Pôle entreprises et Family Business.
Selon nos informations, Alexandre Piazza, jusqu’alors directeur des investissements de la Mutuelle d’Ivry La Fraternelle (MIF) va quitter ses fonctions pour rejoindre Groupama AM, en tant que responsable des investissements ALM, clientèle externe et caisses régionales, à compter du 1er juillet. Il aura notamment pour objectif de dynamiser la clientèle externe, à savoir les assurances et les mutuelles, de l’asset manager. Il évoluera sous la direction de Claire Bourgeois, directrice des investissements ALM et membre du comité de direction. Alexandre Piazza a débuté sa carrière professionnelle en tant que sales dans les produits dérivés énergie au sein de BNP Paribas, à Londres, en 2007. L’année suivante, il rejoint Dalkia (groupe EDF) où il est nommé trader dans les produits dérivés énergie. En mai 2010, il pousse les portes de MIF Assurances, tout d’abord aux fonctions de gérant fixed income, puis de directeur des investissements à partir de 2013. Depuis cette même année, Alexandre Piazza dispense des cours sur la gestion obligataire au sein de la Faculté Panthéon Assas. Il est diplômé du magistère Banque-Finance de cette même université en 2008. Il s’attèle actuellement à l'écriture d’une thèse intitulée «Dynamic Fixed Income Trading for a Life-Insurance Company under ALM and Accounting Constraints».