«Dans le cadre des normes IFRS 9, nous avons opté pour une détention jusqu’à maturité des obligations souveraines, car dans ce cas elles ne sont pas valorisées en prix de marché, ce qui nous permet d’être immunisés contre une éventuelle remontée des taux d’intérêt», précise Joël Prohin, directeur des gestions pour compte propre à la CDC. «Le rendement moyen sur notre portefeuille obligataire baisse d’environ 30 points de base par an, avance Joël Prohin. Cette situation concerne l’ensemble des institutionnels.» «Nous ne pouvons pas faire tourner nos portefeuilles comme les gérants d’actifs afin de préserver le revenu courant des instruments que nous avons dans notre bilan et ainsi faire face à nos engagements financiers à court terme, précise Matthias Seewald, membre du comité exécutif en charge des investissements chez Allianz France. Par ailleurs, nous devons trouver un équilibre entre la recherche de rendements et les obligations liées à la directive Solvabilité 2.» «Les compagnies d’assurances, pour ne pas être pénalisées dans le cadre de la directive Solvabilité 2, doivent aligner la duration de leur actif sur celle de leur passif, témoigne Matthias Seewald. Notre passif a une duration moyenne de 8 ans. Nous n’achetons donc pas de dettes souveraines avec des taux négatifs.» «L’annonce par la BCE de sa volonté d’acheter à partir du mois de juin des obligations émises par les entreprises les mieux notées a conduit à un resserrement des spreads, indique Matthias Seewald, membre du comité exécutif en charge des investissements chez Allianz France. Le risque ne nous semble ainsi plus suffisamment bien rémunéré sur ces titres. Il en va de même des obligations high yield sur lesquelles les défauts pourraient augmenter. Compte tenu de ce contexte de marché et de notre besoin d’adosser actif et passif, nos investissements dans les obligations souveraines sont actuellement supérieures à ce que nous souhaiterions réaliser.» «Notre actif général est de plus de 60 milliards d’euros, relève Jean-Louis Charles, directeur des investissements et du financement d’AG2R La Mondiale. La liquidité sur les marchés obligataires n’est pas suffisante pour faire tourner très rapidement les portefeuilles.» «40 % de nos passifs sont constitués par des engagements de retraite supplémentaire dont la duration est supérieure à 10 ans», précise Jean-Louis Charles.
Dans une interview accordée à l’Argus de l’Assurance, Frédéric Bernard, directeur général de la Mutuelle UMC, revient sur son projet de rapprochement avec Klesia dans un contexte difficile du marché de la complémentaire santé pour le monde mutualiste.
Pour 2015, l’assureur strasbourgeois Afi Esca annonce un chiffre d’affaires en hausse de 6%. Il s’établit à 207 M€ pour un résultat net après impôts de 10,7 M€. LA PART DES UNITÉS DE COMPTE DANS LA COLLECTE EST DE 41% En assurance emprunteur, qui représente 38% du chiffre d’affaires, le groupe annonce une année 2015 en progression de 20% « aidée par un contexte porteur en France ainsi que par la progression soutenue des activités en Belgique et en Italie ». En épargne, qui pèse pour 35% du chiffre d’affaires, la collecte a été de 70 M€ en 2015 contre 67 M€ en 2014 (hors souscriptions exceptionnelles). La part en unités de compte a également progressé et s’établit à 41% contre 33% l’année précédente (hors souscriptions exceptionnelles). En obsèques, l’assureur annonce une progression de 15% de son activité. Au total, Afi Esca enregistre 1,56 Md€ d’actifs sous gestion. Pour 2016, le groupe s’est fixé pour objectif de poursuivre la digitalisation de ses front et back-office administratifs.
Les deux assureurs mutualistes ont confirmé leur intention de ne plus poursuivre leur rapprochement au sein de Sferen tout en conservant leurs coopérations existantes. La disparition, à terme, de Sferen pose la question des alliances et des partenariats futurs de chacune des maisons.
Le mardi 17 mai 2016 s’est tenu le premier Conseil d’administration du Fonds de dotation du Grand Paris Express, présidé par Remi Babinet (BETC) et co-fondé avec Xavier Lépine (La Française). La construction du Grand Paris Express – 200km de lignes de métro et 68 nouvelles gares à l’horizon 2030 – représente le projet urbain le plus ambitieux d’Europe. Il s’accompagne d’une programmation artistique et culturelle confiée à Jérôme Sans (co-fondateur du Palais de Tokyo) et José-Manuel Gonçalvès (directeur du CENTQUATRE-PARIS) sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le Fonds de dotation est à la mesure de cette aventure culturelle extraordinaire et vise à recueillir des fonds privés pour soutenir et amplifier la mise en œuvre de ces projets artistiques. Dès le 4 juin 2016, la Société du Grand Paris organise les premières manifestations publiques de son programme artistique et culturel à l’occasion du démarrage des premiers travaux du métro. D’ici 2022, et l’ouverture des premières gares du réseau, formidable tremplin vers les Jeux Olympiques de 2024 et l’Exposition Universelle 2025, de nombreuses actions artistiques seront lancées le long du parcours du futur métro pour révéler la richesse et la diversité culturelle du Grand Paris et contribuer à incarner une nouvelle identité métropolitaine. Pour mener à bien ce projet culturel d’une ampleur géographique et temporelle inédite, la Société du Grand Paris a créé le Fonds de dotation du Grand Paris Express, destiné à recueillir les contributions des partenaires qui partagent sa vision pour ce projet d’intérêt national. Toutes les entreprises impliquées dans la transformation et la vie de la métropole francilienne – constructeurs, transporteurs, promoteurs, commerçants, entreprises, mécènes – et toutes celles qui se sentent concernées par ce projet d’avenir qu’est le Grand Paris Express sont invitées à soutenir la mise en œuvre d‘une programmation culturelle exigeante, fédératrice et innovante. Le Fonds de dotation est présidé par Rémi Babinet (BETC). Il est fondé par ce dernier avec Xavier Lépine (La Française). Au Conseil d’administration siègent des acteurs variés de l’économie et de la culture, dont Mouloud Achour (journaliste), François Barré (expert culturel auprès de la Société du Grand Paris), Jacques Bungert (Courrèges), Véronique Chatenay-Dolto (DRAC Île-de-France), Jean-Yves Le Bouillonnec (Député-Maire de Cachan, président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris), Amandine Lepoutre (La Société Anonyme), Lucie Maurel Aubert (Banque Martin Maurel), Catherine Perenet (Société du Grand Paris) et Philippe Yvin (président du directoire de la Société du Grand Paris). « Nous allons avoir la chance de vivre une aventure extraordinaire qui est celle de la métamorphose de notre capitale. Nouvelle échelle, nouvelles circulations, dynamiques, projections, le futur métro Grand Paris Express va être le moteur d’une transformation jamais vue depuis le XIXème siècle. Il est primordial de faire comprendre cet enjeu, de le partager avec les habitants pour que le projet prenne toute sa dimension sociale. Grâce à la création nous pourrons jouer collectif, dialoguer, rayonner ; participer à faire émerger une culture « post-périph » et à construire le récit du Grand Paris. » Rémi Babinet, President de BETC et Président du Fonds de dotation du Grand Paris Express « Le Grand Paris Express est à la fois un formidable projet de transport et d’aménagement, mais également une grande aventure culturelle où les artistes, aux côtés des architectes et designers, participent à l’invention de la ville de demain. Ce Grand Paris de la création doit contribuer à hisser notre métropole en tête des capitales mondiales de l’innovation, de la qualité de vie et de la jeunesse. Cette ambition, la Société du Grand Paris ne peut la mener seule. Le succès de ce grand dessein culturel repose nécessairement sur la mobilisation de tous, et notamment des entreprises, aux côtés des acteurs publics déjà engagés pour la construction du réseau de transport ». Philippe Yvin, Président du Directoire de la Société du Grand Paris
Vivendi a relevé pour la deuxième fois son offre sur le solde du capital de l'éditeur de jeux vidéo Gameloft pour la porter à 8 euros par action, indique jeudi un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF). La précédente offre de Vivendi s'établissait à 7,20 euros, un prix relevé par rapport à une offre initiale de 6 euros. Ce dernier relèvement intervient à une semaine de la clôture de son offre publique d’achat sur Gameloft, prévue le vendredi 27 mai.
Omnes annonce le lancement d’Omnes Mezzanis n°3 Private Investors, un FCPR destiné aux particuliers qui souhaitent investir dans les PME françaises non cotées en croissance.Le portefeuille du fonds a pour objectif d’investir dans des entreprises, d’une valeur comprise entre 50 et 300 millions d’euros ayant leur siège en France et disposant de fondamentaux solides, d’un management expérimenté et d’un fort potentiel de développement opérationnel et/ou de croissance externe. Le fonds cible une taille de 30 millions d’euros. Il est destiné à co-investir aux côtés du FPCI Omnes Mezzanis 3 (taille cible de 150 millions d’euros), fonds de 3ème génération de dette privée dédié aux PME-ETI françaises. Il intervient sur des opérations de financement mezzanine et unitranche – structuration de produits de dette privée obligataire dans le cadre d’opérations de LBO ou de transactions sponsorless.Accessible à partir de 5.000 euros d’investissement, Omnes Mezzanis n°3 Private Investors est distribué par LCL Banque Privée et ouvert à la commercialisation à d’autres réseaux bancaires.Omnes Capital a collecté auprès des particuliers 72 millions d’euros via ses fonds de capital développement et transmission small cap en 2015.
Le nouveau directeur général de l'Union Nationale Mutualia, Alain Plouzennec, en poste depuis le 7 mars 2016, a livré à l'Argus de l'Assurance les principales ambitions d'un groupe qui, comme d'autres acteurs du marché de la santé et prévoyance, pense également en termes de diversification.
Amundi sacré pour la seconde année La 15ème édition du Palmarès des sociétés de gestion dressé par Amadeis élit, comme l’an passé, Amundi gestionnaire de l’année 2015. « Assez spontanément, les investisseurs relèvent sa mise en Bourse et une forte collecte sur de nombreuses classes d’actifs », note Alexandre Lengereau, président d’Amadeis. Mené en début d’année auprès de 60 investisseurs institutionnels (plus de 100 milliards d’actifs sous gestion en cumulé), ce classement est établi sur la base de leurs évaluations selon différents critères : qualité de la gestion, rigueur du process d’investissement, qualité et régularité des performances, efficacité du contrôle du risque, compétence et stabilité des équipes de gestion, clarté de la communication, efficacité du service clients, qualité des démarches commerciales. Selon cette enquête d’opinion, Amundi, BNPP IP et Natixis AM constituent le podium du classement général. Des structures d’envergure qui, outre la qualité de leur expertise et des services reconnus par les répondants, bénéficient d’un « effet taille ». « En effet, ce palmarès est la synthèse des autres classements intermédiaires, décrypte Alexandre Lengereau. Les gestionnaires de grande taille, parce que présents sur quasiment toutes les classes d’actifs, tirent un certain avantage. » Côté gestion monétaire, les investisseurs sollicités reconnaissent un penchant pour les structures d’importance : BFT, filiale d’Amundi, figure en première place devant BNP IP et Amundi AM. A l’inverse, « pour la gestion de taux, les investisseurs sont à la recherche d’un rendement additionnel par rapport à ceux délivrés par des émissions investment grade. Ils retiennent des maisons comme Tikehau, spécialiste des obligations d’entreprise et de la dette privée, ou encore Muzinich spécialisée dans les obligations à haut rendement », poursuit le président. Pour mémoire, dans l’édition précédente, Amundi et Axa IM occupaient respectivement ces deux premières places. Quant au segment Actions Euro, les boutiques sont traditionnellement privilégiées. DNCA Investment, Financière de l’Echiquier et Alken AM arrivent en tête cette année. Le podium du Palmarès 2015 était occupé par Lazard Frères Gestion, Financière de l’Echiquier et Mandarine Gestion. La loi sur la transition énergétique peu appréhendée Contexte oblige, les répondants indiquent pour 79 % d’entre eux réfléchir à sélectionner de nouveaux gérants. « Il s’agit davantage d’une recherche de diversification via de nouvelles idées d’investissement que de la remise en jeu de mandats, explique Alexandre Lengereau. Ainsi, en début d’année, les grands investisseurs envisageaient de renforcer leur exposition aux actions européennes, 23 % au segment immobilier et 19 % réfléchissaient à orienter leurs flux d’investissement en dettes privées. » Autre enseignement de ce palmarès : COP21 n’a pas produit tous ses effets. Seulement 43 % des investisseurs se disent sensibilisés à la loi sur la Transition énergétique. Promulguée le 17 août dernier, cette loi place le climat au cœur d’un reporting non financier, rendu obligatoire par l’article 173. Les institutionnels devront ainsi communiquer sur la prise en compte des critères ESG (environnement social et gouvernance) dans leurs investissements, mais aussi sur les moyens qu’ils mettent en œuvre pour contribuer à la transition énergétique.
Allianz Vie a annoncé aujourd’hui avoir initié la vente de 3 879 818 actions Euler Hermes Group («Euler Hermes» ou la «Société») représentant la totalité de sa participation, soit 8,56% du capital social de la Société, par voie de placement privé auprès d’investisseurs institutionnels avec construction accélérée d’un livre d’ordres (le “Placement”). Euler Hermes annonce avoir pris l’engagement de participer au Placement en passant un ordre irréductible d’achat, au prix du Placement, portant sur 2 200 000 de ses propres actions représentant environ 4,9% du capital social de la Société, sous réserve de la réalisation du Placement (le “Rachat”). Le Rachat serait réalisé dans le cadre du programme de rachat d’actions approuvé par l’assemblée générale des actionnaires du 27 mai 2015. Suite à la réalisation du Placement et du Rachat, la Société a l’intention d’annuler les 2 200 000 actions rachetées, ainsi que 500 542 actions propres qu’elle détient déjà, soit un total de 2 700 542 actions, représentant 6,33% du capital social de la Société. Suite à la cession de sa participation par Allianz Vie et à l’annulation de ses actions propres par la Société, la participation totale du groupe Allianz serait ramenée de 67,80% à 63,00% du capital social et des droits de vote théoriques de la Société. Cette opération permettrait à Euler Hermes d’utiliser efficacement son surplus de capital[1] en réalisant une opération relutive bénéficiant à l’ensemble de ses actionnaires. Pour financer le Rachat, la Société utiliserait sa trésorerie disponible, ce qui lui permettrait en effet d’éliminer une partie substantielle de ce surplus de capital. Une fois réalisés, le Rachat et l’annulation des actions subséquente amélioreraient le retour sur fonds propres tout en étant relutifs sur le bénéfice par action et sur le dividende par action (environ 6,3%), puisque le dividende proposé serait augmenté à 4,68 euros par action, sous réserve du vote des actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle devant se tenir le 25 mai 2016, le nombre d’actions composant le capital social de la Société étant réduit à 42 641 635 actions. Une modification de la résolution serait proposée aux actionnaires pendant l’assemblée générale annuelle devant se tenir le 25 mai 2016 afin de refléter cette modification du dividende par action. BNP Paribas intervient comme conseil financier d’Euler Hermes dans le cadre de cette opération.
Le départ de Nicolas Moreau, PDG d'Axa France depuis 2012, qui était révélé mardi 17 mai 2016 par notre confrère La Lettre de l'Assurance, est confirmé ce mercredi 18 mai par le groupe. Une importante réorganisation de l'entreprise doit être annoncée lundi prochain. En interne, les spéculations vont bon train.
Pierre-René Lemas, le directeur général de la Caisse des dépôts, avait déjà douché en avril 2016 les rumeurs d’intégration de CNP Assurances au sein du groupe la Poste. C’est aujourd’hui Martin Vial, représentant de l’Etat actionnaire, qui enterre les rumeurs. Dans les Echos du 17 mai, il indique qu’« il est tout à fait souhaitable que les deux groupes [CNP et La Banque Postale] renforcent leurs synergies opérationnelles et commerciales ». Et il ajoute que « pour ce faire, un rapprochement capitalistique n’est pas nécessaire ». CNP NE SERAIT DONC PAS L’USINE DE PRODUCTION D’ASSURANCE DE LA POSTE Cette déclaration fait suite à la rumeur selon laquelle Philippe Wahl, le patron de la Poste, soutiendrait l’idée d’une intégration de CNP Assurances (déjà détenue à 18% via Sopassure, une holding commune avec le groupe BPCE), pour en faire son usine de production d’assurance, notamment au service de sa filiale bancaire, La Banque Postale. Une idée qui ne séduit manifestement pas tous les actionnaires, en particulier l’Etat qui détient 1,1% de l’assureur à fin 2015.
Le groupe suisse UBS a décidé de réduire le délai de préavis à trois mois contre six mois précédemment pour les cadres du groupe suisse, selon une information du site spécialisé finews. Les cadres comprennent les fonctions de «director», «executive director» et «managing director», autrement autant de fonctions parmi les mieux rémunérées du groupe. Cette décision intervient alors que le groupe a annoncé un plan d'économies drastique et une réduction des effectifs dans ses activités de gestion de fortune.
La Grèce compte revenir l’an prochain sur les marchés obligataires pour financer sa dette, a déclaré samedi le Premier ministre Alexis Tsipras dans une interview à l’hebdomadaire grec Realnews. « Nous pourrions sortir une fois pour toutes du plan de renflouement bien avant que le programme parvienne à échéance en août 2018 », estime le chef du gouvernement, alors que des négociations entre Athènes et ses créanciers sur un allégement de la dette grecque ont débuté.
Il fallait se battre et Sylvie Billion avait la force pour le faire, notamment lorsqu’elle entre en 1978 à l’Ecole Centrale Lille dans une promotion qui comptait seulement 4% de filles. En réalité, évoluer dans un monde masculin ne la dérange pas outre mesure, bien au contraire. La trésorière et directrice administrative et financière adjointe du Fonds mondial a pris l’habitude durant toute sa carrière de faire tomber les barrières. Portrait d’une femme de caractère.
L’ancien directeur exécutif d’EDF chargé des Finances, parti en désaccord en raison du pharaonique projet d’Hinkley Point, part chez Deutsche Bank. Il prend la tête du M&A mondial du groupe depuis Paris, et supervisera les activités d’investment bank dans l’Hexagone.
Le Fonds mondial de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme collecte et investit 4 milliards de dollars par an à l’appui de programmes menés par des experts locaux dans les pays et les communautés qui en ont le plus besoin. Peu connu du grand public, le Fonds mondial est une institution financière basée à Genève, en Suisse, qui fonctionne grâce à de multiples soutiens : les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les personnes touchées par les maladies. Sylvie Billion, trésorière et directrice administrative et financière adjointe, nous explique le fonctionnement de l’institution et la gestion, parfois complexe, des subventions.
Une caisse de retraite qui marche sur la tête : assurés qui mettent parfois des années à voir liquider leurs pensions, demandes d'arriérés indus, parfois pour des sommes folles… Les adhérents de la CIPAV, caisse de retraite complémentaire, se retrouvent parfois dans ses situations incroyables. Au point que la Cour des Comptes y a plongé son nez en 2012, avec à la clé un rapport au vitriol. Un reportage de France Inter.
Facts & Figures, conseil en stratégie et en management, publie la 7e édition de son baromètre de l’épargne vie individuelle. Et propose d’adapter les contrats en euros pour donner plus de flexibilité d’investissement aux assureurs.
Les deux assureurs mutualistes ont finalement décidé de ne pas former un groupe prudentiel, faute d’accord sur la gouvernance. Ils ne remettent toutefois pas en cause leurs coopérations existantes.
Ayant décidé de déléguer partiellement sa gestion, Coface a opté pour une plateforme d’investissement externalisée qui lui est dédiée, une première en France. Gérée par Amundi, cette solution lui a notamment permis de diversifier son portefeuille tout en tenant compte de ses contraintes comptables et réglementaires.
L’Afic organise ce jeudi 19 mai sa conférence annuelle sur le marché du capital-investissement. Comment se porte ce dernier en France ? Michel Chabanel : La tendance est plutôt positive pour le marché français du capital-investissement, qui enregistre depuis 2012 une croissance quasi continue. A 10,7 milliards d’euros en 2015, les investissements réalisés, en hausse de 23 % sur un an, sont revenus à leur plus haut niveau depuis 2007. Pour leur part, les montants collectés par les véhicules spécialisés s’inscrivent certes en léger retrait par rapport à 2014 (9,7 milliards d’euros, contre 10,1 milliards), mais ils avoisinent toutefois la moyenne d’avant-crise, de 10,5 milliards sur la période 2005-2008. Sur le plan des performances, le rendement net sur 10 ans offert par le capital-investissement hexagonal atteint 11,3 % par an, soit le double environ de celui des autres classes d’actifs. En outre, ce taux est comparable à celui offert au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Enfin, le bilan du point de vue social et économique est très favorable. Les chiffres d’affaires des entreprises accompagnées ont crû en moyenne de 22,4 % entre 2009 et 2014, contre une hausse du PIB nominal français de 10 %. En termes d’emplois, plus de 314 000 postes nets ont été créés, pendant que le secteur marchand en détruisait plus de 123 000. Si le tableau d’ensemble est positif, certains acteurs du secteur, en particulier ceux de petite taille, font état de difficultés à lever des fonds. Comment l’expliquez-vous ? M.C. : Les grands fonds arrivent, il est vrai, à lever des capitaux plus facilement car ils peuvent notamment solliciter des investisseurs étrangers. Ceux de plus petite taille sont contraints de se tourner exclusivement vers des investisseurs français, qui sont malheureusement moins nombreux à investir dans le non-coté que dans d’autres pays, notamment du fait de l’absence de fonds de pension. En effet, la part des actifs des institutionnels allouée au capital-investissement ne s’élève qu’à 0,75 % en France, quand elle s’établit à 3 % en moyenne en Europe. Pour autant, il y a actuellement d’abondantes liquidités qui cherchent à s’investir et de nombreuses sociétés de gestion de petite taille en profitent : 55 % des véhicules ayant levé des fonds l’année dernière ont ainsi collecté moins de 20 millions d’euros. Cette abondance de liquidités se traduit notamment par une augmentation des leviers des cibles qui, d’après l’indice Argos Soditic, ont retrouvé fin 2015 leur pic historique de 2006. L’Afic est-elle préoccupée par ce phénomène ? M.C. : Il est incontestable que les leviers augmentent, ce qui s’explique à la fois par le fait que les fonds ont beaucoup d’argent à investir, que les acquéreurs industriels sont prêts à payer cher un actif et que les banques sont plus agressives. Mais cette dynamique haussière se justifie aussi par la conjoncture. Depuis cinq ans, l’économie s’est améliorée et de nombreux risques ont disparu, comme le «Grexit» et la défiance envers les dettes souveraines. Dans un contexte où il est devenu moins compliqué d’établir un business plan, il n’est pas anormal que les valorisations et les niveaux d’endettement remontent. Cela dit, la concurrence entre acheteurs a toujours contribué à renchérir, en période de reprise comme aujourd’hui comme en période de crise, le prix des actifs de qualité. Toutefois l’expérience montre que ce sont souvent ces derniers qui délivrent les meilleures performances. Enfin, à l’exception de quelques dossiers emblématiques, il y a eu très peu de défauts de sociétés ayant fait l’objet d’un montage LBO avant 2007, malgré des leviers parfois significatifs. Votre mandat à la présidence de l’Afic, entamé en 2014, s’achève le mois prochain. Quel bilan dressez-vous de ces deux dernières années et sur quels chantiers devra œuvrer votre successeur ? M.C. : Outre nos efforts visant à maintenir un cadre réglementaire et fiscal le plus favorable possible pour les entreprises et les investisseurs, nous nous réjouissons de la création en août dernier de la Société de libre partenariat (SLP). Ce véhicule, qui s’inspire des fonds anglo-saxons, contribue à rassurer les investisseurs étrangers, pour lesquels le régime français des fonds communs de placement à risques (FCPR) pouvait sembler difficile à appréhender. La SLP devrait ainsi renforcer l’attractivité du marché français du capital-investissement. Sur le front des priorités, il est impératif, au regard des besoins croissants en fonds propres des entreprises françaises, de développer notre marché en permettant notamment aux assureurs d’investir plus facilement dans le private equity français. Sur un horizon de cinq ans, celui-ci doit pouvoir doubler de taille afin d’égaler le marché britannique.
Une semaine après l’officialisation du départ de Nathalie Danizan à la direction générale d’Eovi MCD Mutuelle, l’identité de son remplaçant est désormais connue.
Pionnier du conseil ESG auprès des acteurs du private equity, ExFi Partners devient Indefi ESG ADVISORY suite à la cession des parts détenues par EthiFinance au Groupe Indefi.
Une quarantaine de fonds souverains et fonds de pension, représentant une capacité d’investissement d’au moins 7.000 milliards de dollars, se réuniront vendredi à Paris pour rencontrer des décideurs politiques et privés, en vue d’investir en France et en Europe. Cette rencontre, une première, est organisée par CDC International Capital (CDC IC) qui assure cette année la présidence de l’Institutional Investors Roundtable (IIR), regroupant les principaux fonds souverains et de pensions mondiaux, indique jeudi dans un communiqué la CDC IC. « Le groupe des premiers fonds de pension et fonds souverains, qui sont au sein de l’IIR, représentent à eux seuls entre 7.000 et 9.000 milliards de dollars », a précisé jeudi à l’AFP Laurent Vigier, PDG de CDC IC, filiale de la Caisse des dépôts dédiée aux investissements internationaux. « Cette réunion sera très pragmatique », son objectif étant d’organiser « une interaction » entre ce groupe d’investisseurs institutionnels internationaux, qui souhaite investir directement, et « des institutions qui partagent les mêmes objectifs et le même horizon long d’investissement », a-t-il poursuivi. Fondé en 2011, l’IIR regroupe pour moitié des fonds de pension nord-américains et européens, qui représentent environ 6.000 milliards de dollars, et, les fonds souverains « des grands pays émergents producteurs de matières premières », (notamment Abu Dhabi, Chine, Russie), estimés aujourd’hui à 6.500 milliards de dollars, a également souligné M.Vigier. Réunis lors d’une conférence, ils échangeront à huis clos autour de trois grands thèmes : les enjeux du Grand Paris, l’investissement de long terme en Europe et les projets susceptibles d'être financés pour atteindre les objectifs fixés lors du sommet mondial sur le climat (COP 21) de décembre dernier à Paris. « L’objectif n’est pas de présenter une liste de projets à mettre aux enchères mais de montrer à ces investisseurs qu’il existe des opportunités d’investissements et donc d’engager un dialogue qui se poursuivra ensuite avec ceux qui seront intéressés », a expliqué M. Vigier.
Philippe Legrand, managing director France au sein de RBC Investor & Treasury Services, fait un état des lieux du marché non coté en évoquant les développement en cours. Il estime notamment que la loi Macron peut favoriser l'investissement étranger en France.
Le marché de l'assurance vie continue d'attirer les épargnants. Mais les encours moyens par contrat varient entre bancassureurs et assureurs positionnés sur une clientèle haut de gamme.