Sham a réalisé de nombreux arbitrages sur son portefeuille financier depuis le début de l’année. Romain Durand, responsable des investissements, nous explique pourquoi l’assureur de la responsabilité civile médicale en France a augmenté les poches immobilier et monétaire, au détriment de celle consacrée aux taux, sans oublier d’évoquer son positionnement dans le financement de l’économie française.
Quatre organisations représentant plusieurs centaines de fonds d’investissement dans le monde ont demandé aux producteurs d'électricité de mieux se préparer à la transition énergétique. Les investisseurs institutionnels sont inquiets de voir que certaines entreprises ne sont pas suffisamment préparées à la transition vers une économie bas carbone, indiquent dans un document commun IIGCC, qui rassemble des fonds européens, INCR en Amérique du Nord, AIGCC en Asie et IGCC en Australie et Nouvelle-Zélande. La plupart des grands fonds, banques et assureurs y sont représentés, comme les américains BlackRock et KKR, le britannique Aviva, le suisse UBS ou encore le français Axa. Ces quatre organisations, qui affirment gérer plus de 20.000 milliards d’actifs, ont ainsi publié un guide pour exposer les menaces qui pèsent sur les producteurs d'électricité et les attentes des investisseurs sur la manière dont ces entreprises doivent agir pour adapter leurs stratégies à la trajectoire des 2°C. L’objectif est de stimuler et faciliter une discussion pertinente sur les risques et les opportunités liées au changement climatique et sur les stratégies appropriées, dans le but de limiter les risques de long terme qu’ils représentent pour les investisseurs.Les risques ne sont pas théoriques, ils sont aujourd’hui une réalité pour les groupes producteurs d'électricité et leurs investisseurs sur tous les marchés, a insisté Emma Heard, présidente de IGCC Australie et Nouvelle-Zélande, citée dans un communiqué. Cet appel intervient une semaine après que 175 pays ont signé l’accord de Paris sur le climat à l’ONU à New York, négocié en décembre dernier dans la capitale française.
Avec 9,3 % de part de marché à fin 2015, les fonds de droit français se classent désormais en troisième position, loin derrière le Luxembourg (36,1 %) et l’Irlande (17,7 %). En se positionnant comme des HUB dédiés à l’exportation, ces deux pays sont en effet devenus incontournables pour les sociétés de gestion françaises à la recherche de relais de croissance à l’étranger. Après les fonds, les sociétés de gestion pourraient bien suivre le même mouvement de délocalisation. Pour enrayer ce nouveau phénomène, la place de Paris cherche à se doter d’outils à même de favoriser l’exportation de fonds et d’attirer des capitaux étrangers.
Dans le cadre d’une consultation lancée le 20 avril dernier, l’Autorité de contrôle européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) préconise un abaissement de l’« ultimate forward rate » (UFR ou taux ultime) qui s’applique aux engagements à long terme des assureurs. Une mesure qui pourrait avoir des répercussions sur les provisions techniques et les ratios de solvabilité des compagnies.
Alors que la MACSF poursuit le développement de son plan stratégique, elle réalise un résultat historique à 207,8 millions d'euros en 2015 contre 127,9 millions d'euros en 2014.
Si la collecte des acteurs du marché de l’épargne retraite a légèrement progressé en 2015, c’est en partie grâce aux bons résultats obtenus sur le Perp, devenu en quelques années un produit de défiscalisation. En revanche, les contrats Madelin et les contrats d’épargne retraite d’entreprise semblent plafonner.
Alors que le projet de loi Sapin 2 relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique comporte de nombreuses dispositions relatives à l’assurance, Bercy précise ses intentions avant la tenue des débats parlementaires. L’occasion, pour L’Argus, de faire un point avec le régulateur sur les sujets qui font l’actualité du secteur?: création d’un fonds de retraite professionnelle supplémentaire, décollage de l’eurocroissance, instauration de la résolution en assurance, rémunération de l’assurance vie, premier bilan de la loi Hamon… Sans oublier les chantiers européens en cours et à venir autour de Solvabilité 2 et de la Directive sur la distribution d’assurance (DDA). Le point avec Thomas Groh, sous-directeur des assurances à la direction générale du Trésor.
La société de gestion coréenne Samsung Asset Management vient de lancer son troisième ETF à Hong Kong, rapporte Asia Asset Management. Le Samsung S&P GSCI Crude Oil ER Futures ETF est le premier ETF qui suite le pétrole brut à Hong Kong. Il doit être coté sur la Bourse de Hong Kong le 29 avril. Cela intervient 10 mois après le lancement des premiers ETF sur le territoire par Samsung.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Italian asset management specialist Azimut Holding group has approved permission from the Bank of Italy to spin off, creating Azimut Consulenza SIM as part of Azimut Capital Management SGR. The clearance to convert CGM Italia SIM into an asset management firm is no longer granted. The move follows a decision by the board of directors at Azimut Holding to reshuffle, and to convert to investment company status, rather than asset management firm (SGR). The reorganization will allow Azimut no longer to be subject to CRD IV legislation, and thus to be on a footing with other international players. In an interview with Milano Finanza, the chairman and CEO of Azimut announced that he would be moving abroad if he did not obtain the conversion to SGR.
La Macif parachève son plan stratégique moyen terme, entamé en 2013. Fort d'un ratio combiné de 99,2 % sur son coeur de métier IARD, d'un chiffre d'affaires global de 6,1 Md€ (+3,4%) et d'un résultat net de 205 M€ (+12%), la mutuelle a retrouvé sa santé financière.
Annoncé en novembre 2015 par Emmanuel Macron, le « fonds de pension à la française » apparaît dans le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique («Loi Sapin II»), adopté en Conseil des Ministres le 30 mars 2016.
Dans une interview au Financial Times, Norihiro Takahashi, le responsable du Government Pension Investment Fund, a déclaré que le fonds de pension japonais conserverait son exposition au risque de change, même s’il se réserve la possibilité de réaliser quelques couvertures pour réduire la volatilité. Cela va apaiser les inquiétudes des investisseurs qui craignaient qu’une intervention du GPIF ne conduise à une nouvelle hausse du yen. Cela pourrait aussi aller à contre-courant de l’un des objectifs de la réforme du fonds mise en œuvre par le premier ministre Shinzo Abe, qui a réduit l’exposition du fonds aux obligations gouvernementales japonaises et renforcé les actions étrangères.
La Banque du Japon (BoJ) a laissé sa politique monétaire inchangée, prenant de court nombre d’investisseurs, qui avaient anticipé de nouvelles mesures d’assouplissement au vu de différents facteurs menaçant de faire dérailler une reprise économique fragile. Le statu quo intervient après la publication d’un recul des prix à la consommation en mars au Japon le plus marqué depuis trois ans et d’une baisse des dépenses des ménages la plus prononcée en un an.
Les fonds propres ont stagné au 31 mars 2016 à 6,358 Md€ tandis que les actifs affichent un rendement de 3,3%, en recul de 0,2 point. En tenant compte des fonds déposés chez les cédantes, le taux de rendement net des placements atteint 2,6%. Dans le contexte économique actuel, marqué par un environnement durable de taux bas et la volatilité des marchés, le réassureur a maintenu la gestion prudente de son portefeuille. Les liquidités ont augmenté pour s'élever à 14% du total des actifs contre 5% au premier trimestre 2015. Sur la période, le groupe a réduit l’exposition aux risques du portefeuille d’investissement, notamment ceux liés aux secteurs financier, énergétique, métallurgique et minier.
« Nous sommes en train de travailler pour identifier un nouvel administrateur délégué avant l’été », a déclaré Pietro Giuliani, président et administrateur délégué d’Azimut, dans une interview à Milano Finanza. « Son profil sera celui d’un homme de la gestion d’actifs, avec des compétences sur l’étranger et directes ou indirectes sur le numérique », précise-t-il. Pietro Giuliani mettra donc fin au cumul des mandats de président et administrateur délégué afin de répondre à « une demande spécifique de la Banque d’Italie ».
La boutique de gestion italienne Finlabo SIM a lancé le fonds Finlabo Dynamic Allocation en partenariat avec Patrimony1873, société suisse appartenant au groupe BSI, rapporte Funds People Italia. Le nouveau fonds vise à fournir un rendement absolu de l’ordre de 4-5 % par an en investissant dans diverses classes d’actifs. L’univers d’investissement principal sera constitué des marchés actions et obligataires. Mais dans une moindre mesure, le fonds pourra être investi dans des titres liés aux matières premières et à l’immobilier avec une approche opportuniste et flexible. Le lancement du fonds intervient à une période de forte croissance pour Finlabo, qui affiche un encours de 250 millions d’euros environ. La société souhaite désormais se développer à l’international et est en train de signer des accords pour distribuer le fonds Finlabo Dynamic Equity en Espagne, au Royaume-Uni et en France. Le fonds devrait en outre être coté à la Bourse de Milan.
En amont de sa participation au panel de la Journée Nationale des Investisseurs intitulé "Le non coté est-il désormais incontournable dans l'allocation d'un investisseur institutionnel ?", Antoine Dréan, fondateur et président de Palico, a détaillé les principaux axes d'évolution de ce marché et notamment la façon dont Internet change la donne.
Les études de rémunérations sont unanimes: en 2016, le salaire des DAF, au mieux, stagnera. Pourtant, certaines structures semblent conserver un certain dynamisme en matière de politique salariale. Si le DAF figurait, en 2012, parmi les "jobs en or" selon le cabinet Robert Half, ce n'était plus le cas en 2013 ni en 2014. Mauvaise nouvelle: la tendance s'est confirmée en 2015, et les prévisions de rémunération pour 2016 s'orientent à la baisse.
A l’issue des rencontres «Face aux Experts» réalisées lors des Clubs Dates Invest, le 7 avril dernier au XXII à Paris, Michèle Saint-Marc, membre du conseil d’administration de l’AFER, et Jean-Marc Pont, Investment Specialist chez Generali Investments, ont échangé sur les problématiques et les solutions de la silver economie.
L’Arabie saoudite se propose de vendre en Bourse moins de 5% du géant pétrolier Aramco et de se doter d’un fonds souverain de 2.000 milliards de dollars (1.777 milliards d’euros), le plus important au monde, dans le cadre d’un vaste plan de réformes annoncé le 25 avril, rapporte l’AFP. Ces annonces ont été faites par le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane dans une interview à la chaîne de télévision Al-Arabiya diffusée peu après l’adoption de ce plan par le Conseil des ministres présidé par son père, le roi Salmane. Elles confirment des déclarations récentes à l’agence Bloomberg (Newsmanagers du 4 avril 2016).Le jeune prince Mohammed, l’initiateur du plan de réformes baptisé Vision saoudienne à l’horizon 2030, a défendu l’ouverture d’Aramco au capital local et étranger qui, selon lui, va assurer la transparence dans la gestion de ce géant pétrolier. Le plan est destiné à diversifier l'économie du royaume saoudien, qui dépend largement du pétrole au moment où les prix du brut sont en chute libre depuis environ deux ans
Dans une interview au Financial Times, le directeur général de Julius Baer, Boris Collardi, a confié qu’il prévoyait de recruter au moins 50 chargés de relations supplémentaires en Asie, rapporte le Financial Times. En 2006, la banque n’avait aucune présence en Asie. Aujourd’hui, elle aligne 1.200 personnes dans la région. L’Asie représente 20-25 % des encours mondiaux de Julius Baer.
Avec un encours total de 2 187 Md€, les placements financiers des assureurs français progressent de 28 Md€. La progression est de 25,4 Md€ pour les sociétés d’assurances vie et mixte.
L'immobilier représente, en moyenne, près de 7% du portefeuille des mutuelles et des établissements présents en retraite, d'après la nouvelle édition du Guide Instit Invest des investisseurs institutionnels. Nous vous proposons de (re)découvrir 4 institutions qui comptent renforcer leur exposition à cette classe d'actifs en vogue. La CAVEC va privilégier les immeubles de bureau. « Nous comptons aller jusqu’à 250, voire 300 millions d’euros d’investissement », indique Behdad Sabet, le directeur. De son côté, Prévifrance détient actuellement une poche immobilier dont l’encours s’élève à 35 millions d’euros. « Nous aurons sans doute un retraitement sur l’immobilier d’exploitation, qui n’est pas destiné à être cédé », développe Henry Mathon, son directeur général. Dans le cadre de la mise en place d'une poche dynamique, Alptis envisage un renforcement de ses investissements dans les SCPI. « L’immobilier présente un aspect long terme que nous privilégions », affirme Pascal Borocco, le directeur financier. Enfin, Adréa Mutuelle est en train de réfléchir à une rationalisation de ses actifs immobiliers. Bonne lecture !
L’action EDF accuse la plus forte baisse du SBF 120 lundi matin, des analystes soulignant l’effet fortement dilutif du plan de soutien financier de l'électricien public par l’Etat français, qui ne règle pas pour autant les difficultés industrielles de l’entreprise. Vers 12h30, le titre EDF chutait de 7,31% à 11,34 euros pendant que l’indice perdait 0,50%.
Faciliter la transformation de contrats d’assurance vie mono-support de groupe vers des multi-supports en simplifiant le dispositif « Fourgous » : c’est le sens de la proposition soutenue par la MACSF et adoptée par la commission des assurances de personnes de l’AFA.
Indefi publie sa nouvelle étude «Les placements de trésorerie à l'ère des taux négatifs». Points clés : 40 investisseurs institutionnels et grandes entreprises : Analyse de la structure des placements de trésorerie et des dynamiques Plus de 109 Mds € d’encours de trésorerie sous gestion. Stratégies différenciées des investisseurs face à la baisse des taux : stratification de la poche de trésorerie, produits bancaires vs produits de gestion, recherche de produits de diversification Analyse des attentes des investisseurs. Enseignements pour les sociétés de gestion : offre produits (reengineering et innovations) et accompagnement des investisseurs dans leur démarche de diversification et de sortie du cash equivalent. 40 % des sondés ont désormais recours à des produits de gestion, 40 % à des produits bancaires et le solde en titres vifs. Mais derrière ce tableau d’ensemble, des évolutions marquées sont à relever. « Sur les huit dernières années, la part des OPCVM est assez stable », a noté Richard Bruyère. En revanche, pour les actifs hors OPCVM, a poursuivi Richard Bruyère, des changements sont intervenus. Depuis 2007/2008, la part des titres vifs a fondu et les placements bancaires ont sensiblement progressé. » La tendance est également au désengagement des produits de court terme (monétaires...). De 75 % en 2008, ces derniers ne représentent désormais que moins de 25 %. « Et ce phénomène a touché l’ensemble des investisseurs », a insisté le responsable, en relevant un déport des investissements vers l’obligataire court terme, surtout du côté institutionnels. Richard Bruyère a également recensé quelques solutions plus «sophistiquées» telles que des fonds de repo tandis que les assureurs ont plutôt tendance à réduire à minima leur poche de trésorerie, a-t-il relevé. Pour quel autre investissement ? Si tous ont conscience qu’un produit de substitution est difficile à fabriquer, voire à imaginer, quelques-uns se sont portés vers des produits alternatifs, comme des fonds de performance absolue aux rendements et à la volatilité globalement stables. Enfin, à la question de savoir si le risque s’est accru dans la poche gestion de trésorerie, Richard Bruyère a répondu par l’affirmative dès lors que l’on prend en compte l'évolution vers des produits obligataires, avec l’apparition de risque de crédit, risque de duration, voire pour les plus grands établissements, risque de devises. Quant à ceux qui ne font pas d’OPCVM, il y a un risque de concentration du risque de contrepartie.» En cela, la volonté de la BCE de ne plus fabriquer du rendement sans risque est respectée», a conclu Richard Bruyère... Télécharger le résumé