Le directeur des investissements de Lloyds Bank Private Banking, Markus Stadlmann, devrait bientôt quitter ses fonctions, rapporte Citywire Selector. L’intéressé occupait ce poste depuis octobre 2014. Auparavant, il a travaillé pour Erste Group et au sein de la banque Barclays. La banque privée britannique n’a pas souhaité faire de commentaire à propos de ce départ programmé.
A l’occasion du Forum de la gestion privée organisé par l’Agefi, Frédéric Vaquié, directeur général adjoint de Société Général Private Banking France, est revenu sur la place de l’humain dans la gestion privée et les liens entre les fintechet les banques privées.
La banque américaine a annoncé jeudi l’achat de son compatriote United Capital, un spécialiste de la gestion privée pour la clientèle des mass affluent et des high net worth individuals, confirmant les rumeurs du week-end dernier. Goldman Sachs, traditionnellement peu portée sur les acquisitions, versera 750 millions de dollars (670 millions d’euros) en cash. Un prix qui correspond à 3% des 25 milliards de dollars que gère United Capital.
Conseillépar Uría Menéndez, Allianz Real Estate va acquérir pour près de 250 M€ leCastellana 200, un immeuble à usage mixte «prime» accueillant bureaux et commerces à Madrid pour le compte de plusieurs compagnies d’assurance du groupe Allianz. L’acquisition a été réalisée auprès d’un véhicule d‘investissement majoritairement détenu par une filiale de l’Office d’investissement des régimes de pensions du secteur public canadien (Public Sector Pension Investment Board).La finalisation de cette opération devrait intervenir au cours du second semestre 2019. Castellana 200 est constitué de deux immeubles de bureaux d’une superficie de 20 293 m², une galerie commerciale de 6 415 m², de 844 places de stationnement et une zone toujours en construction en «Work in Progress».Allianz n’a pour intention que d‘acquérir que les éléments stabilisés, la zone en travaux et 150 places de stationnement ne seront doncpas incluses dans la transaction. Leslocataires déjà en place sont CBRE, LinkedIn, H&M, Schweppes et Sony. 3 opérations d’ampleur en Europe Le groupe assurantiel allemandannonce par ailleurs avoir finalisé «3 opérations majeures de financement immobilier en Europe», précisément à Londres, Paris et Stuttgart, pour un montant total de 476 M€. Ces opérations ont été réalisées par Allianz Real Estate pour le compte de plusieurs compagnies du groupe Allianz. D’un montant d’environ 200 M€, l’opération de financement de Southbank Central à Londres pour une filiale du fonds d’investissement leader au plan mondial Starwood Capital avec Allianz comme unique prêteur, est la plus importante des 3 opérations. Entièrement rénové en 2016, l’actif, qui développe une superficie totale de 21 800 m², est composé essentiellement de bureaux entièrement loués à plusieurs locataires via des baux à long terme. Cette transaction représente pour Allianz Real Estate un investissement majeur sur le marché londonien, et vient s’ajouter aux dernières opérations de refinancement des Docks de St Katharine, du 80 Fenchurch Street et du 55 Baker Street. À Paris, Allianz a participé pour environ 164 M€ à l’opération de refinancement du 92 Avenue de France, un immeuble de bureaux «prime» d’une superficie de 22 000 m². Le financement est réalisé en JV 50/50 avec Oxford Properties, il est porté par Allianz (à hauteur de 136 M€) et CACIB (à hauteur de 27,4 M€) qui agit également en tant qu’arrangeur. A la suite du départ du locataire en place, SNCF Réseau, un nouveau bail de 12 ans a été signé avec l’éditeur Editis pour un emménagement en 2020 au terme d’un important programme d’investissements. À Stuttgart, Allianz Real Estate a finalisé, à titre de prêteur unique, l’opération de refinancement, pour environ 140 M€, du Königsbau Passagen, un immeuble mixte commerces et bureaux d’une superficie de 43 800 m². L’actif, qui est géré par Evans Randall Investors, a récemment été cédé aux investisseurs italiens Antirion SGR et PosteVita. Comme annoncé en mars dernier lors de la publication de ses résultats annuels 2018, Allianz Real Estate a vu son portefeuille de dette européenne dépasser les 7,8 Mds€ cette année, après une année record de nouveaux financements de 2,1 Mds€ et au lancement de plateforme luxembourgeoise de dette européenne, prochainement ouverte aux investisseurs institutionnels tiers. Cette plateforme, à elle seule, avait, à fin 2018, d’ores et déjà dépassé le seuil de 1 Md€ de capitaux déployés, avec en 2018 des opérations réalisées au Royaume-Uni, en Italie, en Irlande, en Espagne et en Suède.
Michel Longhini supervisera l’ensemble de l’activité des banques privées du groupe en Suisse, France, à Monaco, au Luxembourg, en Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Royaume-Uni et Israël.
Le Forum de la Gestion Privée de L’Agefi Actifs, qui s’est tenu à l’Hôtel Lutetia le 18 avril dernier, a tenu ses promesses. Mieux, cette quatrième édition devrait faire date. La manifestation s’est en effet voulue le temps d’une après-midi le carrefour d’une profession dont l’environnement général achève peu à peu une mue débutée il y a quelques années. Dans ce contexte d’ultime évolution que connaît la gestion privée, en proie à de nouveaux défis donc, ce forum avait pour objectif de réunir des banquiers privés, des responsables de multi family office ou de gros cabinets de conseil en gestion de patrimoine pour réaliser un véritable état des lieux. Pour leur permettre de prendre le recul nécessaire, nourrir leur réflexion à l’écoute des meilleurs spécialistes et des grands témoins de cette industrie, ce quatrième forum affichait de réelles ambitions en matière d’information, de rencontres et d’événements. Concrètement, en mixant conférences plénières et ateliers, aucun grand sujet n’a été occulté. De la structuration de la profession à la segmentation de la clientèle en passant par l’arrivée de nouveaux concepts tels que le big data, la blockchain ou l’intelligence artificielle, ou encore les nouveaux risques liés à la cybersécurité... Mais comment décrire précisément une industrie sans aborder également des sujets tels que l’offre produits des établissements qui la composent, évoquer les enjeux de la finance responsable, l’allocation dans les portefeuilles ou l’équilibre entre gestion active et gestion passive? Ce sont donc de tous ces thèmes dont il a été question, et qui ont permis aux inscrits d’écouter mais aussi participer et échanger avec les spécialistes de chaque sujet.
Cette formation s’articulera autour de trois axes principaux : la gouvernance d’entreprise et familiale; l’organisation patrimoniale de la famille; l’accompagnement de la famille ou comment gérer l’affectio familiae.
Le groupe bancaire EFG International a publié ce vendredi 26 avril les résultats de son activité au premier trimestre 2019. Le gestionnaire de fortune zurichois a vu ses encours progresser pour atteindre 138 milliards de francs suisses (contre 131,2 milliards à fin 2018). Ce montant grimpe à 149,1 milliards en intégrant les encours deShaw and Partners, un prestataire australien de services financiers dont le processus d’acquisition a été lancé mi-mars contre 44 millions de francs. La transaction sera finalisée le 30 avril. Dans un communiqué, l'établissement suisse mentionne, sans donner de chiffres, un flux net d’argentà l'équilibre. Les sorties viennent principalement d’Asie et sont compensées par des activités en Suisse «encourageantes et qui montrent des signes de stabilisations», précise la banque. Le groupe a également annoncé un programme de rachat d’actions sur 12 mois destiné au plan de rémunération de ses employés. Il devrait aboutir au rachat de près de 8 millions d’euros de ses propres titres soit 2,7 % du capital-actions. Par ailleurs, EFG International a indiqué avoir avancer sur son objectif de réaliser 240 millions de francs d'économie d’ici à la fin de l’année. La banque n’a pour autant pas stoppé sa politique de recrutement de conseillers-clientèle. Elle a enregistré 64 nouvelles arrivées dans ce secteur depuis le début de l’année, contre 39 pour l’ensemble de l’année 2018. À fin avril, le ratio de fonds propres durs (CET1) de la banque s'établit à 17,3 %.
Jörg Vennemann, ancien sélectionneur de fonds chez Generali, a rejoint les équipes du family office de la familleSchadeberg, rapporte Citywire Selector. La familleSchadeberg a fondé l’une des plus grandesbrasseries privéesd’Allemagne :laKrombacher. Selon le média britannique, le néo family officer a pris ses nouvelles fonctions le 1er avril dernier. Jörg Vennemann a passé près de 18 ans chez Generali, où il était responsable d’une équipe supervisant 3 milliards d’euros d’actifs. Il a quitté l’assureur plus tôt cette année et a été remplacé par Michael Birnbach.
La société de gestion indépendante Atream, spécialisée dans la création, la gestion de fonds immobiliers et le conseil en investissement, a annoncé mercredi 24 avrilla nomination d’Assia Oudni, en qualité de directricedes relations investisseurs institutionnels. Rattachée au président de la sociétéPascal Savary,elle aura pour mission de renforcer et de développer les relations avec les investisseurs institutionnels. Arrivée en mars 2019, Assia Oudni a pour mission d’accélérer la croissance de la société de gestion en France et en Europe, sur l’ensemble des segments immobiliers développés par Atream : actifs adossés à l’industrie touristique, bureaux, commerces et résidentiels. La nouvelledirectricedes relations investisseurs institutionnels, a passé 11 ans chez Natixis Assurances où elle a endossé successivement les fonctions d’analyste, de chargée d’investissements immobilier et de senior investment manager en immobilier, infrastructure et private equity.
Financière de l’Echiquier (LFDE) annonce la nomination, effective le 19 avril 2019, de deux Directeurs Généraux Délégués, Olivier de Berranger, Directeur de la Gestion d’actifs, et Bertrand Merveille, Directeur de la Gestion privée. Ils succèdent à Christian Gueugnier, co-fondateur de LFDE, dont le mandat s’est achevé le 19 avril, et qui reste administrateur.
Ping An continue à parier sur l’innovation technologique dans tous les domaines, notamment la gestion d’actifs. «Nous pensons que la technologie donne plus de pouvoir à l’investissement», a expliqué à L’Agefi Timothy Chan, directeur des investissements chez Ping An lors d’une interview à Shanghai. «Le marché verra très prochainement les produits, les systèmes et les technologies dans lesquels Ping An a investi», a-t-il ajouté sans préciser de date de lancement. Le géant de l’assurance chinois, qui dépense près d’1% de ses revenus chaque année dans la recherche et le développement technologiques, ce qui devrait se traduire par plus de 100 milliards de yuans (13,2 milliards d’euros) investis au total d’ici 2028, compte bien obtenir un retour sur investissement. Objectif à terme : la moitié des profits Pour ce faire, Ping An développe des produits basés sur l’intelligence artificielle et la gestion de données personnelles qui seront vendus principalement à des sociétés de gestion plutôt qu’à des investisseurs individuels. Ces technologies promettent d’améliorer les rendements, d’identifier plus clairement les risques et de gérer les risques post-investissement, selon l’entreprise chinoise. Ping An a ainsi mis au point une plate-forme qui bat systématiquement le marché en choisissant des fonds et des gérants capables de fournir les meilleurs rendements sur une période donnée, grâce à des modèles quantitatifs et une analyse financière fondée sur de l’intelligence artificielle. L’assureur a aussi créé un institut de recherche qui travaille sur des systèmes de traitement du langage naturel et des analyses de données historiques afin d’identifier des schémas lorsqu’il y a des retournements brutaux de valeur des actifs. Ping An affirme qu’avec ces avancées, sa société est désormais capable d’estimer en une heure la totalité de son exposition à certains risques lorsqu’une actualité négative est publiée sur une entreprise. Alors que les fintech et les start-up du domaine de la santé représentent déjà 6% des profits opérationnels de Ping An, l’entreprise a pour objectif qu’à terme la moitié de ses profits provienne des technologies. En 2018, les bénéfices nets de Ping An, tirés par les primes d’assurance et les revenus de son activité bancaire, se sont élevés à 107 milliards de yuans (14 milliards d’euros), en hausse de 21% par rapport à l’année précédente.
Lors du Forum de la Gestion Privée de L’Agefi Actifs jeudi, le premier prix de la gestion privée a été attribué à Béatrice Belorgey, directrice de BNP Paribas Banque Privée France, suite au vote des lecteurs de L’Agefi, qui était doublé d’un prix spécial des rédactions du groupe. Ce dernier a été attribué à Patrick Follea, directeur de la banque privée et de la gestion d’actifs du groupe Société Générale. Ces deux distinctions visent à distinguer un dirigeant d’un établissement financier, banque privée, multi family office ou cabinet de conseil en gestion de patrimoine qui s’est illustré au cours de l’année écoulée (entre le 1er mars 2018 et le 1er mars 2019) dans une opération d’envergure (opération de croissance externe, organique, décision stratégique majeure, etc.), ou qui se sera vu confier une nouvelle fonction importante.
Au cours du Forum de la Gestion Privée de L’Agefi Actifs qui s’est tenu à l’hôtel Lutetia jeudi 18 avril, le premier prix de la gestion privée a été attribué à Béatrice Belorgey, directrice de BNP Paribas Banque Privée France. Cette récompense qui est le résultat du vote des lecteurs de L’Agefi était doublé d’un prix spécial des rédactions du groupe. Ce dernier a été attribué à Patrick Follea, directeur de la banque privée et de la gestion d’actifs du groupe Société Générale. Ces deux distinctions ont pour vocation de distinguer un dirigeant d’un établissement financier, banque privée, multi family office ou cabinet de conseil en gestion de patrimoine qui s’est distingué au cours de l’année écoulée (entre le 1er mars 2018 et le 1er mars 2019) dans la conduite d’une opération d’envergure (opération de croissance externe, organique, décision stratégique majeure, etc), ou qui se sera vu confier une nouvelle fonction importante pour son établissement. Les lauréats figuraient parmi une liste de onze nominés.
Au cours du Forum de la Gestion Privée de L’Agefi Actifs qui s’est tenu à l’hôtel Lutetia jeudi 18 avril, le premier prix de la gestion privée a été attribué à Béatrice Belorgey, directrice de BNP Paribas Banque Privée France. Cette récompense qui est le résultat du vote des lecteurs de L’Agefi était doublé d’un prix spécial des rédactions du groupe. Ce dernier a été attribué à Patrick Follea, directeur de la banque privée et de la gestion d’actifs du groupe Société Générale.
La banque privée génère encore un PNB pro capita élevé mais dont la rentabilité est en baisse de 40% depuis le début des années 2000, Il est urgent qu'elle se transforme et surtout oriente ses efforts de transformation sur l’utilisation efficaces de ses données clients.
Longtemps annoncées, la consolidation ainsi que la réorganisation des secteurs de la banque et de la gestion privée sont devenues réalité, Toutes les structures sont touchées et doivent, une fois en ordre de marche, relever une multitude de défis, dont leur rentabilité
Generali on Thursday18 April announced the appointment of Francesco Martorana to direct Generali Insurance Asset Management (GIAM). He replaces Santo Borsellino, who becomes chairman. Martorana will retain his position as interim chief investment officer, which he has held since October 2017. Borsellino is also appointed as chief investment officer for asset management, governance and institutional relationships. He will be responsible for public relations with institutions, associations and regulators, as well as the implementation of governance for the asset management and wealth management teams.
Crédit Agricole and Santander on 17 April announced that they have signed an agreement in principle to merge their institutional services into a new entity, which will be 69.5% controlled by the French banking group, and 30.5% controlled by the Spanish group. The entity will include Caceis, an affiliate of Crédit Agricole SA, and the Spanish and Latin American activities of Santander Securities Services (S3), an affiliate of Santander, and will retain the name Caceis, a statement says. The merger, which will be finalised by the end of 2019, will create a group with €3.343trn in assets under custody, and €1.833trn in assets under administration. “S3 will bring 100% of its Spanish activities, and 49.99% of its Latin American activities into Caceis,” a statement says, adding that the new Caceis will be “better placed to profit from growth in high-potential countries (Latin America and Asia).” Jean-François Abadie, currently CEO of Caceis, will retain his position at the new entity, while Carlos Rodriguez de Robles, the current CEO of S3, will head up activities in Spain and Latin America (Brazil, Mexico, Colombia), the two businesses say. The final agreement will be subject to prior approval by personnel representative bodies. Crédit Agricole and Santander are expecting to finalise the operation “by the end of 2019.” Caceis was created in 2005 in the merger of the custody activities of Crédit Agricole and the Caisses d’Epargne.
VanEck is launching nine Think Core ETF products on Borsa Italiana, bringing the number of its ETF products listed in Milan to 18, Funds People Italia reports. The new ETFs offer access to sustainable equities, global real estate securities, equities and global and European bonds, and to high-dividend companies. The products include the Think Sustainable World UCITS ETF, Think Global Real Estate UCITS ETF, Think European Equity UCITS ETF, Think Global Equity UCITS ETF and Think Morningstar® High Dividend UCITS ETF.
Une personnalité atypique. Francisco Garcia Paramés, un grand gestionnaire d’origine espagnole qui a créé il y a maintenant un peu plus de deux ans sa propre société de gestion, Cobas, ne paie pourtant pas de mine. Mais Veronica Vieira affiche une conviction sans faille. «Dès le début, j’ai su que j’étais en présence de quelqu’un de terriblement différent», lance la responsable de Cobas pour la France et le Benelux quicôtoie ce gérant depuis une bonne vingtaine d’années, dans un premier temps en tant que broker et désormais en tant que membre de la direction de Cobas. Une personnalité atypique donc, et plutôt réservée. Alors que l’intéressé fait figure de référence dans l’univers de l’investissement, il se garde bien de prendre les postures ostentatoires de certaines d’entre elles. Il est même tout le contraire de quelqu’un arrivé au but et qui regarde le monde alentour du haut de ses performances financières. Le Financial Times n’a pourtant pas hésité à le présenter comme le Warren Buffett espagnol. Vous avez bien lu, le Warren Buffett espagnol. De son point de vue, il s’agit sans doute d’une exagération. Récemment de passage à Paris, Francisco Garcia Paramés ne semblait pas attacher trop d’importance à cette référence au sage d’Omaha même si Warren Buffett reste un phare dans le parcours de l’Espagnol né au début des années 60 en Galice, à La Corogne. «Ma dette envers lui est immense, parce que pour un jeune homme qui débute dans l’investissement, avoir une source d’inspiration d’un tel acabit est aussi essentiel que disposer d’une grande capacité intellectuelle ou de travail», écrit-il dans l’opus (*) qu’il a récemment présenté dans la capitale française. Francisco Garcia Paramés a même engagé une correspondance épistolaire avec Warren Buffett. Début 2007, il le remerciait d’exister et « d’être une référence pour un investisseur isolé dans un pays comme l’Espagne». Warren Buffett lui répond presque immédiatement et lui demande s’il a des idées pour investir dans des sociétés espagnoles. «Comme il ne m’en venait aucune qui cadrât avec sa philosophie d’investissement, je ne lui ai pas répondu et notre brève relation épistolaire s’est malheureusement arrêtée là», regrette l’investisseur espagnol. Mais, comme pour régler une dette de toute façon trop élevée, une délégation de Cobas se rend chaque année au grand-rendez d’Omaha, au mois de mai. Et, en cette année 2019, le gestionnaire espagnol sera aussi de la partie pour présenter son livre dans l’un des événements parallèles organisés durant cette période. L’ouvrage qu’il a présenté à Paris marque une césure dans son parcours. Il y a la carrière avant l’écriture du livre, qui court jusqu’à fin 2014 et son départ d’une société de gestion espagnole où il a gagné son statut de «star» de l’investissement. Et il y a la carrière après l’écriture du livre, avec la création par l’investisseur de sa propre société de gestion d’actifs. Après son départ de Bestinver, le gestionnaire a en effet cessé son activité pendant deux ans, comme le mentionnait son contrat de travail, afin de respecter la clause de non-concurrence et de ne pas faire d’ombre à son ancien employeur. Une période de deux ans à Londres, le hub financier de l’Europe, qui ne souffrait pas encore de l’hypothèque du Brexit. Et c’est là à Londres que Francisco Garcia Paramés a tenté de mettre noir sur blanc ce que furent ses 25 premières années passées à investir. La future star de l’investissement value a fait ses premiers pas à El Corte Inglès, en 1986. Et trois ans plus tard, il rejoignait le gestionnaire Bestinver Asset Management après avoir passé un MBA dans une école de commerce espagnole, l’IESE, où il a dû repasser l’examen d’entrée de Maths. Mais l’investissement «n’est pas conditionné à une connaissance exceptionnelle des Mathématiques, mais à celle de la dynamique concurrentielle des firmes et à l’utilisation d’une simple calculette», observe-t-il. Chez Bestinver, à l’époque la branche de diversification de la famille Entrecanales installée en plein centre de Madrid, la jeune recrue débute à l’été 1989 son travail d’analyste, celui pour lequel il se sent d’attaque. «Il était clair que mon profil n’était ni celui d’un commercial, ni celui d’un dirigeant, mais bien plutôt celui de quelqu’un qui étudie, qui approfonditet qui lit: en un mot celui d’un analyste». Et dans ses nouvelles fonctions, il a bénéficié d’un concours de circonstances qui a sans doute accéléré son ascension, à savoir le départ de plusieurs membres de l’équipe, dont le responsable de l’analyse financière et de la gestion de portefeuille. Ce qui a incité le débutant, qui avait déjà passé au crible la Bourse espagnole et analysé tous les secteurs qui comptent, à soumettre à la direction de Bestinver la possibilité de prendre en charge la gestion de portefeuille de la société. Malgré quelques réticences, sa requête a été acceptée et il a commencé à gérer en 1991. Avec un encours de deux ou trois millions d’euros, souligne l’intéressé. «Si les sommes avaient été plus importantes, il aurait été impossible qu’ils me fassent confiance, du haut de mes 27 ans et fort d’une année d’expérience seulement», estime-t-il. Mais ils lui ont fait confiance et ne l’ont pas regretté. En 2006, avant la crise de 2008-2009, les clients affluaient et l’actif géré a atteint 6 milliards d’euros. Soit un actif multiplié par 20 en trois ans. Et quelques années plus tard, l’encours avait largement dépassé la barre des 10 milliards d’euros. Les investisseurs ne s’y sont pas trompé. Année après année, le gestionnaire espagnol a dégagé des performances parmi les meilleures du marché tout en évitant les chocs boursiers, comme celui de la bulle internet sans parler de la crise des prêts hypothécaires à risque («subprime»). Entre 1993 et 2014, son fonds phare dédié aux actions espagnoles affiche un rendement annuel moyen de 15,7% contre un rendement de moins de 8% pour l’indice général de la Bourse de Madrid. Avec de tels résultats, on comprend pourquoi s’est imposée la comparaison avec Warren Buffett qui a un «track record» encore plus long mais des performances finalement pas très supérieures à celles du prodige espagnol (17,6% contre 13,5% selon une étude d’AQR). Comment expliquer de tels résultats? On l’a dit, le gestionnaire reconnaît sa dette envers Warren Buffett (même s’il considère au passage que l’Américain «n’entend rien à la notion de Value investing») mais Francisco Garcia Paramés s’est aussi inspiré de très grosses pointures comme Patrick Lynch, Philip Fisher, Joel Greenblatt, Benjamin Graham, et last but lot least, l’école économique autrichienne, et ses plus éminents représentants Carl Menger, Ludwig von Mises, ou encore Friedrich A.Hayek. Fort de toutes ces références, le gestionnaire espagnol a développé sa propre approche «value», qui metl’entreprise et ses dirigeants au centre de l’analyse, qui s’inscrit surle long terme et qui exige beaucoup de patience… De son point de vue, le «véritable investisseur Value» est «un individu qui passe sa vie à seconsacrer à sa passion, la lecture». Cette passion pour la lecture, Francisco Garcia Paramés l’a développée très tôt, d’abord en compagnie des grands auteurs de la littérature, entre autres Stendhal et Proust, qu’il revisite volontiers, et puis tout au long de sa vie de gestionnaire. Sa journée de gérant de fonds passe par la lecture de la presse, la lecture de rapports et bien entendu les rencontres avec les sociétés. Mais les bureaux de Cobas ont tout de l’atmosphère d’une «étude de notaire», souligne le patron de Cobas qui, sauf nécessité absolue, ne regarde jamais ses «écrans» durant la journée. Et le gestionnaire ne semble pas près de lâcher les rênes! Francisco Garcia Paramés considère son travail, -qu’il qualifie d’attirant et qu’il fait, dit-il, «raisonnablement bien», comme un «devoir» vis-à-vis de sa famille (il a cinq enfants), de ses amis de ses connaissances et de tous qui lui font confiance. Dans ce contexte, écrit le gérant, «je ne doute pas un seul instant que je continuerai à faire ce métier encore longtemps». Et il ajoute: «Qui sait? Jusqu’à ce que j’éprouve le besoin d’écrire un second livre…». Le premier est d’ores et déjà un vrai succès avec des droits de traduction jusqu’en Chine. En attendant, l’investisseur espagnol a lancé, il y a un peu moins de deux ans, un projet à vocation pédagogique, «Value School», qui se propose de rendre accessible à tous la connaissance et la culture financière avec un blog et un espace multimédia. Tout en continuant de se ressourcer sur les plages de Cobas (à proximité de La Corogne) etd’œuvrer à la bonne marche de sa société éponyme... (*) Investir à long terme, Mon expérience en tant qu’investisseur, Francisco Garcia Paramés, Valor Editions, 4ème trimestre 2018
Le plan d'économies de la Société Générale prévoit 52 suppressions de postes nettes sur 87 au siège de la banque privée à Paris, et 28 sur 95 chez Lyxor.
Le plan d'économies de la Société Générale prévoit 52 suppressions de postes nettes sur 87 au siège de la banque privée à Paris, et 28 sur 95 éligibles chez Lyxor.
Le directeur général d’Amundi, Yves Perrier, devrait voir sa rémunération totale au titre de l’exercice 2018 atteindre 3 millions d’euros, selon le document de référence 2018 publié par la société de gestion. Ainsi, la rémunération fixe a été portée de 860.000 euros en 2017 à 1 million d’euros l’an dernier. Cette augmentation de 16,3% a été accordée à Yves Perrier «considérant le décalage significatif par rapport au niveau de rémunération des dirigeants d’autres sociétés de gestion d’actifs en Europe et la structure de rémunération spécifique au regard de la Réglementation CRD IV, limitant le poids de la rémunération variable et ne permettant donc pas au directeur général de bénéficier du plan d’attribution d’actions de performance (LTI) prévu pour les cadres dirigeants», explique le document. La rémunération variable due au titre de l’exercice 2018 s'établit quant à elle à 2 millions d’euros. Cette rémunération est basée sur des critères de performance liés à la performance économique (évolution des revenus, du coefficient d’exploitation ou du résultat net par exemple pour 35% du total), des critères managériaux relatifs à l’intégration de Pioneer (pour 20% du total) et au développement de l’ISR et de la finance solidaire (pour 10% du total) et des critères portant sur le périmètre Crédit Agricole SA, la maison-mère d’Amundi (pour 35% du total). Le document de référence explique sur cette base qu’au cours de la réunion du 12 février 2019 du conseil d’administration, il a été constaté que les objectifs fixés pour 2018 ont été «significativement dépassés». Ainsi, le taux d’atteinte global est de 112,1 %, dont 106,2 % sur les critères économiques et 118 % sur les autres critères. Le niveau d’atteinte des objectifs économiques se décompose comme suit : 105,4 % pour les critères Amundi; 108,2 % pour les critères Crédit Agricole S.A. Sur la base du taux d’atteinte global des objectifs, la rémunération variable théorique aurait été de 2,242 millions d’euros. «Cependant, en application de la Réglementation CRD IV, le conseil a limité la rémunération variable à deux fois la rémunération fixe, soit un montant de 2 millions d’euros». Ce montant inclus 600.000 euros de variable non différé, 200.000 euros de variable à paiement décalé de six mois et 1,2 million d’euros de variable différé, indexé et conditionnel. La rémunération totale serait «dans la fourchette basse du marché» La première société de gestion en Europe rappelle par ailleurs que la hausse globale de rémunération d’Yves Perrier (+16%) est à comparer avec une progression de 25,5% du résultat net comptable d’Amundi. «Entre 2015 et 2018, l’évolution de la rémunération globale du directeur général s’établit à 42%, à comparer avec une progression du résultat net comptable de 65% sur la même période. Chaque année, une analyse est réalisée pour situer la rémunération du directeur général par rapport à celle de ses pairs. Les résultats de celle-ci concluent à un positionnement de la rémunération totale attribuée au directeur général dans la fourchette basse du marché», ajoute la société. Enfin, Amundi a publié pour la première fois le ratio d’equité qui correspond au ratio entre la rémunération globale attribuée au directeur général au titre de 2018 et la rémunération globale moyenne des collaborateurs du groupe. Celui-ci s’établit à 21,9, et à 23,3 sur le périmètre France uniquement. «Ce ratio est l’un des plus bas parmi les sociétés du SBF 120", note Amundi.
Following a meeting of the supervisory board at Edmond de Rothschild (France) on 12 March 2019, Renzo Evangelista has been appointed as chairman of the board, replacing Vincent Taupin, the group announced on Tuesday 9 April in a statement. Evangelista will work to continue the development of Edmond de Rothschild in France for all professional units. Meanwhile, the family group has announced the appointment of Philippe Cieutat as CEO of Edmond de Rothschild France. The announcements come on the heels of a reshuffle in March, which saw the French entity absorbed into Edmond de Rothschild (Suisse), the removal of the group from public trading, and the appointment of Vincent Taupin as CEO of the group. Evangelista, 48, who has been director of private banking at Edmond de Rothschild (France) since 1 January 2017, holds a DESS degree in business and tax law from the Université Paris Panthéon-Sorbonne. He began his career in 1996 as a wealth manager at BGPI, where he participated in the development of a product range for entrepreneurs. In 2000, he joined Edmond de Rothschild as a private banker, and then formed the family office in 2006, where he is director. From 2012, he becomes director of a new team. Cieutat, 42,began his career in 2002 as an auditor for the financial sector at Mazars, and then in 2005 joined the general inspection unit at HSBC France as an inspector, and later as director of missions. He joined HSBC Global Asset Management (France) in 2009 as CFO and a member of the executive board for the asset management profession. In 2013, he was appointed as director of strategy and organisation at HSBC France and as a member of the executive board. He joined Edmond de Rothschild (France) in September 2014 as administrative and financial director and a member of the executive board. He had been a member of the board at Edmond de Rothschild (France) since 2014.