Le spécialiste de la gestion de fortune affiche des résultats 2019 en hausse mais doit faire ses preuves en matière de rentabilité et dans la banque d’investissement et de marchés.
Le ministère russe des Finances s’apprête à prendre une participation majoritaire dans la première banque du pays, Sberbank, actuellement détenue par la Banque centrale. Mikhaïl Michoustine a précisé que les ressources numériques de Sberbank seraient utilisées pour «construire une plate-forme numérique» d’Etat. Le ministère des Finances et la Banque centrale avaient annoncé mardi le début de cette opération, qui prévoit la vente de 50% plus une action de Sberbank au gouvernement «au prix du marché», soit l'équivalent d’environ 42 milliards d’euros au taux actuel. L’opération est financée par le fonds souverain russe.
Les dirigeants de HSBC envisagent une réorganisation radicale de la banque britannique afin de pallier les mauvaises performances de plusieurs de ses principales divisions. Ils étudient notamment la possibilité de fusionner deux des principales divisions du groupe et de créer une structure de défaisance («bad bank»), pour regrouper 150 à 250 milliards de dollars d’actifs et d’activités non stratégiques, selon le Financial News, qui cite des personnes au courant des propositions de la direction. Aucune décision définitive n’a été prise.
Les banques membres du Groupement des Cartes Bancaires (GIE CB) ont obtenu fin 2019 le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour augmenter le prix de la commission qu’elles se prélèvent mutuellement sur chaque retrait. La commission interbancaire de retrait (CIR) est passée le 1er janvier de 57 centimes à 89 centimes d’euros sur chaque opération, selon Les Echos, ce qui représente une hausse de 56%. Cette hausse était demandée depuis plusieurs mois par les banques historiques, poursuit le quotidien.
Deutsche Bank a dévissé lundi en Bourse, après avoir annoncé qu’elle prévoyait de lever au moins un milliard de dollars (920 millions d’euros) via une émission tier 1 supplémentaire. Le capital fera l’objet d’une provision pour dépréciation si le ratio tier 1 tombe en-dessous d’un certain seuil, a indiqué Deutsche Bank dans un communiqué lundi. Son cours a chuté de 2,8% sur le trading intraday lundi à la Bourse de New York, avant de clôturer à -0,91%, à 10,31 dollars. Le prix de l’assurance crédit sur les dettes les plus risquées a en revanche grimpé: les swaps ont bondi de 6 points de base, selon ICE Data Services, cité par Bloomberg.
Affaibli par les scandales d'espionnage, le dirigeant franco-ivoirien laisse sa place à Thomas Gottstein, un pur produit maison. Confirmé, le président Urs Rohner ne fait pas l'unanimité.
Deux des plus grands actionnaires de Credit Suisse réclament que le président du groupe bancaire exprime publiquement son soutien au directeur général, Tidjane Thiam, ou bien remette sa démission, alors que l’affaire d’espionnage de responsables de la banque menace de provoquer une scission au sein de la direction, selon le Wall Street Journal. Il s’agit de David Herro, vice-président de Harris Associates, le premier actionnaire de Credit Suisse avec une participation de 8,42%, et de Silchester International Investors, qui détient 3,26% de Credit Suisse. David Herro a ajouté que Harris Associates étudiait toutes les possibilités pour faire partir Urs Rohner, qui siège au conseil de Credit Suisse depuis 2009, après en avoir été le directeur des affaires juridiques et directeur des opérations. Tidjane Thiam a été nommé directeur général en 2015.
Le Crédit Agricole Ile de France affiche un PNB de 1,038 milliard d’euros, en progression de +1,8% sur un an, indique-t-il dans un communiqué, mardi soir. Le résultat net consolidé s'établit à 295,9 millions d’euros, en progression de +5,5%. Grâce à la stabilité des charges, le coefficient d’exploitation s’améliore de 0,9 point pour atteindre 55,7%. Le coût du risque rapporté aux encours s'établit à 11 points de base. Le taux de créances dépréciées sur encours brut demeure à un niveau toujours très faible de 1,0%. Il affiche un ratio de solvabilité estimé de 20,3% en progression de +0,7 point sur un an, et un ratio crédit collecte maîtrisé de 115,4%. Le conseil d’administration proposera à la prochaine assemblée générale de verser un dividende de 3,7 euros par CCI (certificats coopératifs d’investissement), représentant un rendement de 3,7% par rapport au dernier cours de l’année.
Kinéis a annoncé avoir levé 100 millions d’euros auprès de divers industriels et investisseurs institutionnels comme le CLS (Collecte Localisation Satellites, filiale du Centre national d'études spatiales, d’Ardian et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), le CNES, Bpifrance via le fonds pour les sociétés de projets industriels (SPI), financé par le programme «Investissements pour le futur» et la Banque européenne d’investissement, l’Ifremer, Thales, CELAD, BNP Paribas Développement, HEMERIA et d’autres partenaires industriels et financiers pour soutenir Kinéis dans son activité satellitaire. Grâce à cette levée de fonds, 25 nanosatellites seront lancés d’ici 2022 pour compléter le service fourni par le système Argos aux communautés scientifiques et environnementales depuis plus de 40 ans. Kinéis va également développer son activité sur les nouveaux marchés ouverts par l’IdO. Kinéis, qui se présente comme un fournisseur français de connectivité mondiale, dispose déjà de 8 satellites opérationnels.
Credit Suisse, qui a été confronté à un scandale d’espionnage visant ses dirigeants, a aussi espionné l’ONG Greenpeace, rapporte le quotidien suisse SonntagsZeitung. Son directeur opérationnel (COO) de l'époque, Pierre-Oliver Bouée, a ordonné à son chef de la sécurité d’infiltrer l’association de défense de l’environnement après que Greenpeace a interrompu l’assemblée générale annuelle des actionnaires de la banque en 2017, selon le quotidien publié dimanche. Credit Suisse a été critiqué par Greenpeace pour avoir investi dans les énergies fossiles. La banque a eu accès à ses courriels, ce qui l’a avertie sur les manifestations prévues contre elle. Pierre-Oliver Bouée a été licencié en décembre dernier, après avoir fait surveiller les anciens membres de son conseil d’administration Iqbal Khan et Peter Goerke.
Le Groupe BPCE se situe «très au-delà des exigences en matière de fonds propres et de passif éligible» pour l’absorption des pertes («Minimum Requirement for Own Funds and Eligible Liabilities» ou MREL), indique-t-il dans un communiqué jeudi. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), mettant en œuvre la décision du Conseil de Résolution Unique, vient de notifier les exigences actualisées. L’exigence actualisée de MREL total a été fixée à un niveau équivalent à 24,2% des actifs pondérés du groupe en fonction des risques («Risk-Weighted Assets» ou RWA) à fin décembre 2017, en légère baisse par rapport à l’exigence initiale qui avait été notifiée en avril 2018. Le Groupe BPCE a également reçu pour la première fois la notification de son exigence de MREL subordonné: elle a été fixée à un niveau équivalent à 19,5% des RWA à fin décembre 2017.
La banque va proposer à ses clients privés des supports d’investissement «actifs» dans la lutte contre le réchauffement climatique, en partenariat avec CPR AM, Amundi et Omnes Capital.
Les banques américaines CenterState Bank et South State Bank ont annoncé lundi avoir conclu un accord en vue d’une fusion entre égaux. La capitalisation boursière de l’entité issue de la transaction, libellée en actions, devrait s'établir à 6 milliards de dollars (5,45 milliards d’euros) environ. Les actionnaires de CenterState recevront 0,3001 action ordinaire de South State par action en leur possession. Les actionnaires de CenterState détiendront environ 53% de l’entité combinée et les actionnaires du South State, les 47% restants. La société issue de la fusion opérera sous le nom de South State Bank. Son siège social sera situé à Winter Haven, en Floride. Le directeur général de South State, Robert R. Hill Jr., sera président exécutif de l’entité issue de la fusion. Le directeur général de CenterState, John C. Corbett, en sera le directeur général. L’opération devrait être bouclée au troisième trimestre de 2020.
La plateforme d’open banking Tink et BNP Paribas annoncent le déploiement de leur partenariat en Europe. Tink devient ainsi le partenaire privilégié de BNP Paribas en Europe pour les technologies d’agrégation de comptes, d’initiation de paiements et de gestion des finances personnelles. Au-delà du partenariat existant entre Tink et BNP Paribas Fortis, le réseau de banque de détail de BNP Paribas en Belgique, Tink s’associe désormais avec le réseau de banque de détail italien de BNP Paribas, Banca Nazionale del Lavoro (BNL). Ce partenariat intervient quelques jours après la levée de fonds de 90 millions d’euros effectuée par Tink, à laquelle a participé BNP Paribas.
La plateforme d’open banking Tink et BNP Paribas annoncent le déploiement de leur partenariat en Europe. Tink devient ainsi le partenaire privilégié de BNP Paribas en Europe pour les technologies d’agrégation de comptes, d’initiation de paiements et de gestion des finances personnelles.
BNP Paribas a annoncé ce matin la nomination de Sofia Merlo comme directrice des ressources humaines et membre du comité exécutif du groupe à partir du mois de mai. Après une période de transition, elle succèdera en fin d’année à Yves Martrenchar, 62 ans, en poste depuis 2012 et entré dans le groupe en 1980. Co-responsable mondiale de la banque privée depuis fin 2011, Sofia Merlo est en charge des marchés domestiques de BNP Paribas (France, Luxembourg…) et ses filiales internationales de banque de détail.
La première banque suisse rabote son objectif de rentabilité après des performances en retrait. Une annonce qui préfigure les résultats de ses pairs européens.
UBS a revu à la baisse ce mardi ses projections à moyen terme, après avoir manqué ses principaux objectifs en 2019. La première banque suisse a parallèlement annoncé la cession d’une participation majoritaire dans UBS Fondcenter à Clearstream, un spécialiste des opérations post-marché qui appartient à Deutsche Börse. En réaction, le titre chutait de 5,5% dans les premiers échanges à la Bourse de Zurich.
Société Générale Securities Services (SGSS) a annoncé ce 20 janvierla nomination de Roberto Pecora en tant que directeur général et administrateur délégué de SGSS S.p.A. en Italie (SGSS en Italie). Robert Pecora est rattaché au conseil de direction de SGSS S.p.A. et travaillera en coordination avec David Abitbol, président du conseil d’administration de SGSS S.p.A. et directeur de Société Générale Securities Services (SGSS) et Alessandro Gumier, responsable banque de grande clientèle et solutions investisseurs en Italie. Basé à Milan, sa nomination est effective depuis le 1er janvier 2020. Roberto Pecora remplace Frédéric Barroyer, qui a été récemment nommé directeur épargne dans l’entreprise chez Société Générale Assurances. Roberto Pecora a plus de 20 ans d’expérience dans les activités de marché. Il était responsable des activités de marché en Italie depuis 2009 et dirigeait également les activités italiennes de Lyxor Asset Management. Depuis 2007, il était responsable actions et dérivés en Italie et précédemment responsable de la vente produits structurés actions, une position qu’il occupait depuis 2005. Il a débuté sa carrière en tant que gérant de portefeuille actions au sein du département de gestion d’actifs du Groupe Allianz. SGSS en Italie,avec plus de 6,981 milliards d’eurosd’actifs conservés, fournit des services post-marché aux investisseurs institutionnels : conservation et règlement, services dépositaires d’administration de fond, middle-office, gestion de liquidité, agent de transfert et gestion de risque et de performance.
Le fonds d’investissement britannique AnaCap serait sur les rangs pour reprendre l’activité de HSBC en France, dont le processus de vente aurait été lancé, selon Le Figaro. AnaCap a racheté en 2017 l’ex-filiale française de la banque Barclays, qu’il a depuis rebaptisée Milleis Banque. D’autres candidats ont manifesté leur intérêt pour cette filiale du géant britannique HSBC, lui-même en restructuration. La Banque postale, qui ambitionne de changer de dimension, serait «très intéressée» par le réseau de HSBC, complémentaire du sien, poursuit le quotidien. Elle aurait mandaté la banque britannique Barclays pour examiner l’opération. Crédit agricole, Crédit mutuel Alliance fédérale (ex-CM11-CIC) et BNP Paribas seraient aussi sur la liste, selon l’agence Bloomberg, tout comme les fonds d’investissement Apollo et Cerberus.
Les family offices ont réduit leur exposition aux hedge funds en 2019, l’allocation revenant de 28% en 2018 à 22,4% l’an dernier, selon la dernière étude publiée parPeltz International, rapporte le site spécialisé Opalesque. Au total, les family offices ont réduit leurs allocations aux investissements alternatifs alors qu’ils ont augmenté les poches dédiées aux actions et à l’obligataire. Les family offices ont investi en priorité dans les actions des pays développés, à hauteur de 30%, devant l’alternatif (25%), l’obligataire des pays développés (14%), les obligations émergentes (7%), le monétaire (7%) et les actions des pays émergents (5%). Dans l’espace alternatif, l’allocation la plus importante revient à l’immobilier, à hauteur de 30%, devant le private equity en direct (25%), les hedge funds (22%), les fonds de private equity (19%), les REIT (3%), et les matières premières (1%). Parmi les évolutions possibles dans le secteur des family offices, 83% des participants au sondage prévoient une augmentation significative des multi-family offices alors qu’ils sont seulement 61% à envisager une tendance similaire du côté du single-family offices. Les family offices envisagent par ailleurs d’investir en priorité dans les technologies (76%), devant l’ESG (72%), les co-investissements (68%), l’alternatif (48%) et les start-up (38%).
Barclays lance un plan social, qui porte sur une centaine de postes dans sa banque corporate ainsi que sa banque d’investissement, dans un contexte de réduction des coûts. La banque a déjà licencié le directeur général ainsi que des dirigeants à Londres et en Asie, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. Jes Staley, le directeur général de la banque, a déclaré l’an dernier que Barclays allait supprimer 3.000 postes au second trimestre. Il avait néanmoins indiqué en octobre que «les perspectives de l’année prochaine (2020, NDLR) sont incontestablement plus stimulantes qu’il y a un an». Dans son rapport annuel de 2018, Barclays indiquait compter plus de 83.000 salariés dans le monde.
Barclays lance un plan social, qui porte sur une centaine de postes dans sa banque corporate ainsi que sa banque d’investissement, dans un contexte de réduction des coûts.
La banque suisse UBS a officialisé mercredi la promotion de Jérôme Pin comme responsable du département de fusions-acquisitions midcaps au sein de sa banque privée en France. Il succède à Fabrice Scheer qui dirigeait l’activité depuis 2008. Tous deux avaient quitté le cabinet d’audit EY en 2005 pour rejoindre UBS. Fabrice Scheer a été recruté par la banque d’affaires espagnole Alantra pour renforcer son bureau parisien. Dans le M&A large caps, UBS France a récemment affirmé de nouvelles ambitions sous la houlette du spécialiste des télécoms Régis Turrini, après le vide laissé par le départ de Grégoire Haemmerlé chez Citi en 2018.
La banque suisse UBS a officialisé ce matin la promotion de Jérôme Pin comme responsable du département de fusions-acquisitions midcaps au sein de sa banque privée en France. Il succède à Fabrice Scheer qui dirigeait l’activité depuis 2008. Tous deux avaient quitté le cabinet d’audit EY en 2005 pour rejoindre UBS. Fabrice Scheer a été recruté par la banque d’affaires espagnole Alantra pour renforcer son bureau parisien.
UBS a commencé à supprimer des postes dans sa branche gestion du patrimoine, en Asie et en Europe. Elle a déjà coupé 20% de ses effectifs dans certaines équipes européennes, et certaines couches de management en Asie, pour rendre les clients plus proches des décideurs, selon l’agence Bloomberg, qui cite des sources proches. Si UBS n’a pas communiqué sur le nombre de postes affectés, Bloomberg estime que cela pourrait toucher 500 salariés. Dans ce cadre, UBS démantèle une entité dédiée aux ultra riches, et divise l’activité de gestion de patrimoine pour la zone EMEA (Europe, Afrique et Moyen-Orient) dans trois régions.