Le groupe de services numériques Capgemini a annoncé jeudi qu’il proposerait lors de sa prochaine assemblée générale, prévue le 19 mai, de maintenir une gouvernance dissociant les fonctions de président et de directeur général et de reconduire Paul Hermelin en qualité de président du conseil non exécutif. Outre le renouvellement du mandat d’administrateur de Paul Hermelin, Xavier Musca et Frédéric Oudéa, le conseil d’administration proposera la nomination de Maria Ferraro et d’Olivier Roussat en qualité de membres du conseil d’administration pour une durée de quatre ans, a indiqué le groupe dans un communiqué.
Telecom Italia (TIM) a entamé cette semaine des négociations avec KKR afin d'évaluer l’offre de rachat, d’un montant potentiel de 10,8 milliards d’euros présentée en novembre par le fonds d’investissement américain. TIM a demandé des clarifications sur l’offre de KKR dans une lettre envoyée cette semaine, selon Reuters et La Stampa. La première réunion entre la direction de TIM et les représentants de KKR pourrait être organisée d’ici la fin mars. L’ex-monopole italien des télécommunications a annoncé dimanche l’ouverture des discussions formelles avec KKR. Le premier actionnaire de TIM, le français Vivendi, estime l’offre de KKR trop basse.
Trois actionnaires, Vesa, Sfam, et Ceconomy,, qui représentent près de la moitié du capital du distributeur, pourraient ne pas rester passifs. D'autres prédateurs rôdent autour de Fnac Darty, mais les conditions d'un rachat n'ont jamais été réunies.
La marque automobile Peugeot a annoncé jeudi avoir lancé ses opérations au Pakistan, en partenariat avec Lucky Motor Corporation, filiale du conglomérat Yunus Brothers.
La Cour des comptes italienne a déclaré jeudi avoir validé la vente d’Autostrade per l’Italia (ASPI), filiale de gestion d’autoroutes d’Atlantia, à un consortium d’investisseurs pour un montant supérieur à 8 milliards d’euros.
Le groupe minier anglo-suisse Glencore a annoncé jeudi avoir conclu un accord en vue de céder sa mine de cuivre CSA en Australie à Metals Acquisition (MAC) pour 1,05 milliard de dollars (945 millions d’euros ) en numéraire. MAC est un véhicule d’investissement coté (Spac) au New York Stock Exchange. Glencore a précisé que la transaction comprenait une participation de 50 millions de dollars au capital de MAC et une redevance de 1,5% sur le rendement net de la fonderie. Les parties ont également conclu un accord prévoyant l’achat par Glencore de 100% du concentré de cuivre produit par la mine CSA.
L’action ThyssenKrupp perdait 10,2% à 8,46 euros en fin de matinée jeudi, le conglomérat industriel allemand ayant suspendu mercredi soir le projet de scission de ses activités sidérurgiques en raison des répercussions du conflit russo-ukrainien. Si ses ventes en Russie et en Ukraine représentent moins de 1% du chiffre d’affaires du groupe, le directoire estime que ses activités «seront affectées par les lourdes conséquences macroéconomiques et géopolitiques de la guerre en Ukraine». Le groupe a en outre abandonné sa prévision de flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions pour son exercice à fin septembre 2022.
Pénalisées par la pénurie de semi-conducteurs, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont baissé de 6,7% sur un an en février, à 719.465 unités, a annoncé jeudi l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), ajoutant qu’il s’agissait du volume de ventes le plus faible pour un mois de février depuis le début de la publication de ces chiffres. Sur les quatre principaux marchés de l’UE, les ventes de voitures neuves ont chuté de 22,6% et 13% en Italie et en France respectivement, mais elles ont progressé de 6,6% en Espagne et de 3,2% en Allemagne. En janvier, les immatriculations européennes avaient reculé de 6% sur un an.
Le groupe de services aux collectivités Veolia a annoncé jeudi prévoir une nouvelle croissance de ses revenus et de son bénéfice net courant pour 2022, après avoir vu ses résultats rebondir en 2021, un exercice marqué par le rachat de la majeure partie des activités de son concurrent Suez.
L’action Atos progresse de 4,4% jeudi, à 28,18 euros, après que BFM Business a rapporté que l’avionneur Airbus avait étudié le rachat des activités de l’entreprise de services numériques dans la cybersécurité, sans toutefois formuler d’offre. Selon le média, qui cite des sources proches du dossier, Airbus a «étudié le dossier» mais «ne se lancera pas dans une acquisition d’Atos car il ne souhaite pas conserver l’ensemble du groupe, en particulier son activité historique de services informatiques». Citant des sources anonymes, l’agence de presse Reuters avait rapporté le mois dernier que Thales avait approché des investisseurs en vue d’un potentiel rachat de la division Big Data & Cybersecurity (BDS) d’Atos. Thales avait réagi en confirmant son intérêt pour «tout actif de cybersécurité qui serait disponible à la vente» tout en indiquant ne mener «aucune discussion avec Atos à cet égard».
C’est la valorisation de Paprec qui a été retenue pour l’entrée à son capital de Vauban Infrastructure Partners, à hauteur de 20 %, pour un montant de 150 millions d’euros et prévue d’ici à fin 2022. La société de gestion devient le deuxième actionnaire derrière la holding du fondateur Jean-Luc Petithuguenin. Entre 2021 et 2022, la société aura augmenté son capital de 326 millions d’euros, portant ses capitaux propres à 800 millions et faisant entrer des financiers, dont le fonds « For Talents Transmission », outre Crédit Agricole. Avec des revenus de 2,2 milliards d’euros, le spécialiste du traitement des déchets veut accélérer son internationalisation et se mesurer à Veolia et Suez.
Alliance. Orange et l’opérateur espagnol Masmovil sont entrés en négociations exclusives en vue d’unir leurs activités en Espagne. Le projet prévoit la création d’une coentreprise à 50/50 dont la valeur d’entreprise s’élèverait à 19,5 milliards d’euros. En cas de succès, Orange disposera d’une option pour prendre le contrôle de la coentreprise si elle est introduite en Bourse. En Espagne, le marché passerait ainsi de quatre à trois opérateurs. Compte tenu de la taille de l’opération, il est probable que l’analyse antitrust passe par la Commission européenne et non par l’autorité espagnole. Si Bruxelles valide la transaction, la Commission pourrait néanmoins exiger des remèdes importants de la part du nouvel ensemble, notamment la cession d’une partie de son spectre de fréquences à l’opérateur virtuel DiGi.
Coup de théâtre à Londres. La capitale britannique ne veut plus attirer les millionnaires… à tout prix. Son maire travailliste a proposé dans un généreux élan d’abriter les réfugiés ukrainiens avec les biens immobiliers des oligarques russes. On ne sait pas encore si Sadiq Khan (photo) va se servir des yachts des milliardaires russes pour aller rechercher à Calais les candidats à l’exil qu’il a refoulés ces derniers jours… Une grande partie des logements de la capitale britannique resteraient vides et ceux qui appartiennent aux grandes fortunes russes auraient été achetés, selon les gens de gauche, pour blanchir des fonds plus que pour installer un toit sur la tête de quiconque. S’en servir pour abriter les Ukrainiens est une bonne façon de leur redonner du sens, tout en permettant à la ville et à l’Etat de rectifier leur image ternie par leur attitude trop compréhensive à l’égard des patrimoines mal acquis. Le pays vient d’ailleurs de voter une loi interdisant la vente de biens ou d’actifs à des étrangers richissimes quand ils se cachent derrière des boîtes aux lettres ou des hommes de paille. Le monde bascule décidément, comme l’idée de transparence au pays de l’argent roi…
L’exploitant aéroportuaire Groupe ADP a annoncé mercredi que son trafic avait progressé de 6,6 millions de passagers en février par rapport au même mois de 2021, tout en restant très inférieur à ses niveaux pré-Covid. Les aéroports gérés par le groupe ont accueilli 14,7 millions de passagers le mois dernier. Ce nombre représente 62,5% du trafic passagers de février 2019, a précisé la société. En cumulé sur les mois de janvier-février, le trafic de Groupe ADP a progressé de 64,6% par rapport à la même période de 2021, mais n’a représenté que 57,3% du trafic des deux premiers mois de 2019.
TotalEnergies appliquera une remise en caisse de 10 centimes par litre sur les prix des carburants dans toutes ses stations-service en France à partir du 1er avril, a annoncé mercredi son PDG, Patrick Pouyanné, sur son compte Twitter. « Face à la hausse des prix du pétrole, nous étendons l’action de solidarité sur les carburants routiers que nous avions décidée mi-février. Au 1er avril, notre remise en caisse de 10 cts/L sera donc appliquée dans toutes les stations-service TotalEnergies en France », a-t-il écrit.
Foxconn, fournisseur d’Apple, a annoncé mercredi avoir redémarré une partie de sa production sur son site de Shenzhen, dans le sud de la Chine, après avoir rempli les conditions du gouvernement en instaurant un système de «gestion fermée» dans lequel les employés vivent et travaillent dans une bulle. Le groupe taïwanais avait, comme un grand nombre d’entreprises, annoncé lundi des arrêts de production pour respecter les mesures destinées à éviter la propagation du Covid-19, suscitant des inquiétudes sur leur impact sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé mercredi avoir lancé son premier fonds de capital-risque, avec pour objectif d’investir dans des start-up développant des technologies susceptibles d'être déployées dans les secteurs automobile et de la mobilité. Le fonds, appelé Stellantis Ventures, investira dans un premier temps 300 millions d’euros dans des start-up à différentes étapes de leur évolution, a indiqué la société dans un communiqué. Cette décision s’inscrit dans le cadre du plan stratégique plus large de Stellantis, présentée au début du mois. Le constructeur issu du rapprochement de PSA et Fiat avait dévoilé un plan à long terme qui doit lui permettre de doubler ses revenus à l’horizon 2030, à 300 milliards d’euros, grâce notamment à la montée en puissance de ses véhicules électriques et de ses marques haut de gamme.
La chaîne de cafés Starbucks a annoncé mercredi le départ de son directeur général, Kevin Johnson et la nomination au poste de directeur général par intérim de Howard Schultz. Kevin Johnson, qui dirige Starbucks depuis cinq ans, quittera ses fonctions de directeur général et de membre du conseil d’administration à compter du 4 avril. Il continuera de jouer un rôle consultatif auprès du groupe et de son conseil d’administration jusqu’en septembre. Son prédécesseur, Howard Schultz, qui a piloté une grande partie de l’expansion de Starbucks, occupera le poste de directeur général par intérim.
EDF a annoncé mercredi avoir conclu mardi des lignes de crédit bilatérales pour un montant total de 10,25 milliards d’euros. Ces lignes ont une maturité de 3 ans et ne comportent pas de pénalité de remboursement anticipé. Ces financements ont été conclus «avec un groupe de neuf banques», indique le groupe énergétique dans un communiqué, sans préciser lesquelles. Cette opération «permet d’accroître la flexibilité financière du groupe pour les années à venir», précise-t-il encore.
L’énergéticien allemand E.ON a déclaré mercredi qu’il s’attendait à un recul de son excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté cette année en raison de l’abandon progressif de l’énergie nucléaire, ajoutant que la guerre en Ukraine pouvait avoir un impact négatif sur la valeur de sa participation dans le gazoduc Nord Stream 1. Il anticipe un Ebitda compris entre 7,6 milliards et 7,8 milliards d’euros pour l’ensemble de 2022. L’an dernier, son Ebitda ajusté a progressé de 14,5% à 7,9 milliards d’euros et son résultat net, qui a bondi de 53% à 2,5 milliards, a dépassé de 100 millions les attentes du groupe. E.ON a réitéré sa promesse d’une hausse de 5% par an de son dividende d’ici à 2026 et sa proposition d’un dividende de 0,49 euro par action au titre de l’exercice 2021.
BMW a abaissé mercredi la prévision de rentabilité de sa branche automobile pour 2022 en raison du conflit russo-ukrainien. Le groupe allemand prévoit désormais une marge d’exploitation de son activité automobile dans une fourchette de 7% à 9% en raison des effets de la guerre sur la production. Sans l’impact du conflit, il aurait visé une marge comprise entre 8% et 10%, après un pic de 10,3% en 2021. Malgré de nouvelles interruptions de production attendues à cause de la guerre, il prévoit de continuer à s’approvisionner en pièces dans l’ouest de l’Ukraine. Le groupe table sur des ventes se situant «au niveau de l’an dernier», ajoutant qu’il lui était difficile de donner une prévision précise pour l’exercice en cours.
Le constructeur automobile Stellantis a annoncé mercredi avoir lancé son premier fonds de capital-risque, avec pour objectif d’investir dans des start-up développant des technologies susceptibles d'être déployées dans les secteurs automobile et de la mobilité.