Just Eat Takeaway a annoncé mercredi une dépréciation de 3,5 milliards d’euros de la valeur de sa participation dans Grubhub. La plus grande entreprise européenne de livraison de repas a réaffirmé qu’elle étudiait la vente «totale ou partielle» de la société américaine, achetée en 2021 pour 7,3 milliards de dollars. La dépréciation reflète le plongeon des valeurs dans le secteur. Par ailleurs, Just Eat Takeaway a publié un chiffre d’affaires en dessous des attentes et une perte pour le premier semestre 2022, mais a maintenu ses prévisions de croissance et de marge pour l’ensemble de l’année. Sa perte ajustée avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) atteint 134 millions d’euros, contre une perte de 189 millions d’euros à la même période l’année dernière. Le chiffre d’affaires s’est établi à 2,78 milliards d’euros, contre 2,6 milliards d’euros au premier semestre 2021, en dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 2,8 milliards d’euros, selon les données de Refinitiv.
Infineon a annoncé mercredi une hausse de son chiffre d’affaires au troisième trimestre et a relevé ses perspectives pour l’ensemble de l’année, le principal fournisseur de puces électroniques de l’industrie automobile continuant de bénéficier de la forte demande de semi-conducteurs dans un contexte de pénurie. Le groupe a fait état d’un chiffre d’affaires trimestriel de 3,62 milliards d’euros, alors que le consensus Vara Research l’attendait à 3,42 milliards d’euros, et d’un bénéfice d’exploitation de 690 millions d’euros. Infineon a relevé pour la troisième fois ses perspectives de chiffre d’affaires pour 2022, de 500 millions d’euros, et dit désormais s’attendre à des revenus d’environ 14 milliards d’euros. Pour le quatrième trimestre, il prévoit un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros, supérieur aux attentes de 3,65 milliards d’euros.
La famille Della Valle a dévoilé mercredi une offre de rachat à 40 euros par action Tod’s en faveur des actionnaires minoritaires du chausseur italien. Elle espère ainsi porter sa part de 64,5% à 90%, seuil nécessaire au retrait de cote de la société. L’opération offre une prime de 20% sur le cours de clôture de la cible mardi, et valorise ce dernier à 1,3 milliard d’euros. Petit acteur du luxe, tout comme son compatriote Salvatore Ferragamo, Tod’s a vu sa valeur boursière chuter de 30% en cinq ans alors que les géants du secteur, LVMH, Kering et Hermès, ont connu des performances stratosphériques.
Le groupe européen d’aéronautique et de défense Airbus a révoqué le reste des commandes d’A350 qu’il devait encore honorer auprès de la compagnie aérienne Qatar Airways, a confirmé mercredi une source industrielle à l’agence Agefi-Dow Jones, après que ces informations ont été précédemment rapportées par Reuters. A fin juin dernier, Airbus devait encore livrer 19 exemplaires de l’A350 à Qatar Airways, selon le carnet de commandes publié par la société. Airbus et Qatar Airways s’opposent actuellement devant les tribunaux en raison d’un litige portant sur l’usure de la surface des fuselages de certains A350. Qatar Airways a cloué au sol l’an passé 21 avions de sa flotte d’A350 en raison de cette dégradation et refusé de prendre de nouvelles livraisons de l’appareil. La compagnie aérienne a ensuite porté ce contentieux devant la Haute Cour de justice de Londres. Airbus a lui-même porté plainte devant cette juridiction.
L’action du groupe tchèque de sécurité informatique Avast, coté à Londres, s’est envolée de près de 44% mercredi sur la place britannique après le feu vert provisoire des autorités de la concurrence au Royaume-Uni à son rachat par l’américain NortonLifeLock. L’autorité britannique de la Concurrence (CMA) s'était inquiétée en mars que ce rachat à plus de 8 milliards de dollars, annoncé il y a un an, «n’entraîne une réduction de la concurrence sur le marché britannique» et avait ouvert une enquête approfondie. Sa décision devra être formellement confirmée dans son rapport final sur cette opération, qui doit être publié d’ici le 8 septembre. Avast était valorisé mercredi à environ 8,5 milliards de dollars.
Le groupe de services collectifs doit encore convertir près de 9 milliards d’euros de dette avant la fusion-absorption avec Vigie SA, l’ex-Suez SA, le 31 octobre prochain.
Dans l'attente du feu vert britannique pour Equans, le groupe diversifié rehausse les perspectives de son pôle télécoms. Pour TF1-M6, septembre sera décisif.
Elliott Investment Management a révélé lundi qu’il était devenu le premier actionnaire de Pinterest. L’action Pinterest a ainsi bondi 21% dans les échanges post-clôture lundi, puis elle prenait 2% mardi. Pinterest a «un potentiel de croissance important», ont déclaré l’associé directeur d’Elliott Jesse Cohn et le gestionnaire de portefeuille principal Marc Steinberg dans un communiqué. Le fonds activiste n’a pas divulgué sa participation dans le réseau social, mais le Wall Street Journal évoquait récemment une participation de plus de 9%. Comme ses pairs, Pinterest a souffert de la réduction des budgets des annonceurs en réponse à l’augmentation des coûts et aux craintes de récession.
Activision Blizzard, l'éditeur américain de jeux vidéo, a enregistré des revenus et des profits en chute libre au deuxième trimestre, mais meilleurs qu’attendu dans le contexte de la crise économique. Le groupe californien a réalisé 1,6 milliard de dollars de chiffre d’affaires, en repli de 28% sur un an, pénalisé par une baisse de moitié de ses ventes sur console et sur PC. C’est le troisième trimestre de suite que ses revenus déclinent et cette tendance devrait persister d’ici à la fin de l’année. Son bénéfice net est ressorti à 280 millions de dollars, contre 876 millions un an plus tôt. Microsoft a passé en janvier un accord de rachat de l'éditeur californien en janvier pour 69 milliards de dollars. L’opération est censée être conclue d’ici juin 2023.
Le distributeur Auchan annonce mardi dans un communiqué renforcer sa présence en Espagne, avec l’acquisition par sa filiale espagnole Alcampo, de 235 supermarchés et d’un entrepôt auprès du groupe Dia. L’opération, de montant non précisé, est soumise à l’approbation des autorités de la concurrence et à d’autres validations «qui devraient être obtenues au cours des prochaines semaines». Elle sera réalisée «successivement par groupes de supermarchés» et l’ensemble des transferts devrait être terminé avant l'été 2023, précise le groupe nordiste, propriété de la famille Mulliez.
Le marché primaire du crédit en zone euro ne connaît pas de trêve estivale. Mardi, Saint-Gobain a levé 1,5 milliard d’euros en plaçant trois emprunts obligataires de 500 millions d’euros chacun. Les titres sont de maturité août 2025, juin 2028 et août 2032. Les obligations à 10 ans sont assorties de critères durables (sustainability-linked bonds), l’entreprise s’engageant à réduire ses émissions de CO2 et ses déchets d’ici à 2030 sous peine de voir le coupon de sa dette se renchérir. Le placement, dirigé par CA CIB, Goldman Sachs et la Société Générale, a rencontré une forte demande de 9,3 milliards d’euros au total, qui a permis de resserrer de 40 points de base les marges offertes. Les obligations à 3 ans paient 50 pb au-dessus des mid-swaps, contre 80 pb pour ceux d'échéance 2028 et 110 pb pour les obligations durables à 10 ans.
Le titre de l’opérateur français de satellites Eutelsat a pris 5,5% mardi, soutenu par les acquisitions d’actions de Bpifrance. La banque publique a augmenté sa part dans l’entreprise à 21,28% du capital et des droits de vote, selon un communiqué de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce franchissement de seuil résulte d’une acquisition de titres sur le marché. Pour les six mois à venir, Bpifrance Participations envisage de procéder à des achats d’actions Eutelsat selon les conditions de marché, mais pas de prendre le contrôle de la société, ni de demander une nomination supplémentaire au conseil d’administration. L’action Eutelsat a perdu 33% de sa valeur en deux séances la semaine dernière, suite à l’annonce de sa fusion avec le britannique OneWeb.
Le groupe danois de transport maritime a indiqué mardi qu’il prévoyait désormais un excédent brut d’exploitation (Ebitda) sous-jacent d’environ 37 milliards de dollars (36,2 milliards d’euros) pour l’ensemble de l’exercice 2022, contre 30 milliards de dollars précédemment. Cette prévision repose sur une normalisation progressive du transport maritime de conteneurs au cours du quatrième trimestre. Grâce au bond des taux de fret, son chiffre d’affaires a bondi de 50% à 21,7 milliards de dollars au deuxième trimestre d’un an sur l’autre, tandis que son Ebitda a atteint 10,3 milliards de dollars, contre 8,2 milliards prévus par les analystes.
Malgré les problèmes de chaîne d’approvisionnement et la hausse des coûts afférents, Caterpillar, considéré comme un baromètre de l’activité industrielle mondiale, a bénéficié d’une forte demande d'équipements pour les mines et la construction, ainsi que de hausses de prix et d’un bon contrôle des coûts au deuxième trimestre 2022. Le groupe américain a ainsi annoncé mardi une progression de 10,6% de son chiffre d’affaires à 14,25 milliards de dollars (14 milliards d’euros) en rythme annuel et un bénéfice ajusté de 3,18 dollars par action, contre 2,60 dollars par action au cours de la même période de 2021.
Le groupe confirme ses objectifs financiers 2022, alors que les sujets de concurrence menacent le mariage TF1-M6 et, dans une moindre mesure, le rachat d'Equans
Le laboratoire français Sanofi a annoncé lundi la nomination d’Audrey Derveloy comme présidente de Sanofi France, à partir du 1er septembre, en remplacement d’Olivier Bogillot, nommé directeur général de la branche de médecine générale aux États-Unis. Il était président France de Sanofi depuis mars 2020. Audrey Derveloy, docteure en médecine, travaillait jusqu'à présent pour le groupe pharmaceutique suisse Novartis. Elle a commencé sa carrière au sein des Hôpitaux publics de Paris puis a été chercheuse au Centre de recherche Pasteur de l’Université de Hong Kong. Elle a ensuite rejoint Pfizer en France aux affaires médicales, puis Novartis-France, où elle a notamment été responsable de la franchise ophtalmologie. Depuis janvier 2020, elle était à la tête de Novartis en Irlande.
Les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 7,1% en rythme annuel en juillet, selon les données communiquées lundi par la Plateforme automobile (PFA). Il s’est immatriculé 107.547 véhicules particuliers dans l’Hexagone en données brutes le mois dernier, a rapporté l’organisme. Juillet a compté 20 jours ouvrables cette année, contre 21 en 2021. Les immatriculations de voitures neuves du groupe Stellantis, qui regroupe notamment les marques Peugeot, Citroën, DS et Opel, ont chuté en juillet de 9,9% d’un an sur l’autre, alors que le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) a vu ses immatriculations françaises progresser de 10,8% en rythme annuel. Sur la période de janvier à juillet 2022, la baisse des immatriculations neuves dans l’Hexagone atteint 15,3% à 879.527 unités par rapport à la période correspondante de 2021.
Le brasseur néerlandais a annoncé lundi que son bénéfice d’exploitation avant éléments exceptionnels avait augmenté de 24,6% d’un an sur l’autre à 2,16 milliards d’euros au premier semestre 2022, correspondant à une marge de 16%. Alors qu’il tablait auparavant sur une rentabilité d’exploitation atteignant 17% à l’horizon 2023, la forte hausse des coûts des intrants incitent Heineken à davantage de prudence. Il table ainsi sur une marge stable ou en légère hausse sur l’ensemble 2022 et sur une croissance de son bénéfice d’exploitation comprise entre 5% et 10% l’an prochain. «Les perspectives demeurent incertaines tant pour les consommateurs que pour notre rentabilité», a estimé le groupe.
Saint-Gobain a indiqué lundi avoir finalisé l’acquisition de la société canadienne Kaycan, spécialiste des clins de façade et des revêtements en vinyle en Amérique du Nord. Le fabricant de matériaux de construction avait annoncé en mai un accord définitif en vue d’acquérir Kaycan en numéraire pour 928 millions de dollars (842 millions d’euros). Fondé en 1974, le groupe familial canadien devrait réaliser un excédent brut d’exploitation de 83 millions de dollars au cours de son exercice 2021-2022, pour un chiffre d’affaires de 472 millions de dollars. Il emploie environ 1.300 personnes au Canada et aux Etats-Unis.
Les groupes pharmaceutiques Ipsen et Marengo Therapeutics ont annoncé lundi avoir conclu un partenariat stratégique afin de développer deux traitements candidats de précision en immuno-oncologie en phase clinique. Dans le cadre de ce partenariat, Ipsen effectuera un premier paiement de 45 millions de dollars (environ 44 millions d’euros) à la société britannique Marengo Therapeutics, ainsi que des versements ultérieurs qui pourront aller jusqu'à 1,59 milliard de dollars si toutes les étapes sont respectées, en plus du paiement de redevances progressives sur les ventes.
L’opérateur de satellites luxembourgeois SES a annoncé lundi avoir bouclé l’acquisition de la société américaine DRS Global Enterprise Solutions, filiale de Leonardo DRS, pour un montant de 450 millions de dollars, soit environ 438 millions d’euros au taux de change actuel. DRS Global Enterprise Solutions fusionnera avec SES GS, la filiale de SES dédiée aux gouvernements. Cette opération créera «un fournisseur de solutions à grande échelle répondant aux besoins critiques de connectivité du gouvernement américain», a indiqué l’entreprise. SES s’attend toujours à ce que l’opération génère des synergies annuelles de 25 millions de dollars en rythme de croisière. Ce projet d’acquisition avait été annoncé en mars dernier.
Le groupe de private equity discute avec Dermapharm AG, filiale à 100% de Dermapharm Holding SE, pour lui céder Arkopharma. Fondée en 1980, cette dernière revendique un statut « de leader européen des produits de santé naturelle, couvrant 12 aires thérapeutiques sous la marque ombrelle Arkopharma et ses sept marques stratégiques », selon le communiqué de Montagu. « Nous sommes à un moment charnière pour l’entreprise, alors que nous nous associons à Dermapharm pour entrer dans une nouvelle phase de croissance et pour renforcer notre leadership sur le marché de la santé naturelle », estime pour sa part Eric Panijel, PDG d’Arkopharma, cité dans le communiqué.