Baudoin de Pimodan et Didier Calmels ont proposé vendredi soir à SoLocal leurs propres résolutions. Refusant le plan adopté par leurs anciens partenaires lors de l’assemblée générale du 19 octobre, ils demandent la révocation du président Robert de Metz, du directeur général Jean-Pierre Remy, des trois membres du comité des rémunérations, et aussi d’Arnaud Marion, pour avoir soutenu un nouveau plan de restructuration, trop proche du précédent. Les actionnaires frondeurs, qui créent aujourd’hui leur association dissidente « SoLocal Ensemble » comptent fédérer les petits porteurs déçus. Ils proposent huit nominations d’administrateurs, dont la leur et celle de Benjamin Jayet. Leur objectif est d’améliorer le plan, en obtenant notamment un abandon de créances. Ils demandent aussi que soient inscrits dans les statuts l’interdiction de jetons de présence en l’absence de dividendes, et l’instauration d’un ratio maximum de rémunération de 25 entre le plus haut et le plus bas salaire hors stock option.
L’actionnaire activiste dénonce les manœuvres de la maison mère Walt Disney pour mettre la main à bon compte sur le parc d’attractions francilien. Il veut en outre une place au conseil.
Wells Fargo va devoir solliciter une autorisation préalable avant de nommer de nouveaux dirigeants, a annoncé vendredi l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), un bureau du département du Trésor chargé de superviser les banques. Cet organisme a aussi annulé certains éléments de l’accord à l’amiable conclu en septembre avec la banque de San Francisco au sujet des deux millions de comptes fantômes créés à l’insu de ses clients. Par cette transaction, Wells Fargo acceptait de payer 190 millions de dollars (180 millions d’euros) et était aussi exemptée de certains contrôles sur les parachutes dorés. Cette exemption accordée à la banque est annulée, a déclaré l’OCC sans donner d’explication. Cette décision met l’OCC en position de récupérer les plus de 350 millions de dollars d’indemnités accordés à l’ancien PDG John Stumpf et à Carris Tolstedt, ancienne responsable des activités banque de détail.
L’italien Mediaset est en contact avec son concurrent britannique Sky en vue d’une éventuelle opération concernant son bouquet de télévision payante, Premium, que Vivendi ne veut plus acheter, indiquait Reuters vendredi de deux sources proches du dossier. Mediaset et la filiale italienne de Sky ont démenti toute négociation formelle autour de Mediaset Premium. Aucune négociation de ce type ne peut commencer tant que Mediaset et Vivendi n’auront pas mis fin à la bataille juridique qu’ils ont engagée au sujet de leur accord conclu en avril, a précisé une troisième source proche du dossier.
Les concurrents de SFR se préparent à réclamer en justice des indemnités à son propriétaire Altice, sanctionné par l’Autorité de la concurrence pour avoir racheté l’opérateur avant d’en avoir obtenu l’autorisation, apprenait Reuters vendredi de plusieurs sources au fait du dossier, confirmant des informations de la Tribune. Les concurrents Orange, Free et Bouygues Telecom estiment avoir subi un préjudice du fait du rachat anticipé de leur concurrent pour lequel ils prévoient de demander réparation, ont dit les sources. Ils doivent toutefois au préalable obtenir la décision détaillée du gendarme de la Concurrence qui n’a pour l’instant publié qu’un communiqué de presse sur ce cas inédit en France de «gunjumping».
Le Committee of Foreign Investment in the United States (CFIUS), chargé d’avaliser les investissements étrangers pouvant avoir un impact sur la sécurité nationale, s’est opposé vendredi au rachat de l’allemand Aixtron par le fonds chinois Fujian Grand Chip Investment Fund, a annoncé la société allemande. Les deux sociétés ne comptent pas pour autant renoncer à l’opération, ce qui laisse 15 jours au Président américain pour l’approuver ou la bloquer.
Le réseau social Facebook a annoncé vendredi avoir autorisé un programme de rachat de ses propres actions de classe A d’un montant maximal de 6 milliards de dollars (5,65 milliards d’euros), qui débutera au premier trimestre 2017. Le groupe a précisé que les conditions des rachats d’actions dépendraient de facteurs comme le prix et les conditions de marché, et qu’ils pourraient se dérouler publiquement sur le marché ou bien dans le cadre de transactions privées. La capitalisation boursière de Facebook s'élevait à 337,8 milliards de dollars vendredi. Dans les échanges après la clôture de la Bourse, l’action gagnait 1,3%, à 118,51 dollars. Facebook a également annoncé la démission de son directeur comptable, Jas Athwal, présent dans l’entreprises depuis presque 9 ans et qui sera effective à partir du 17 février.
L’ancien numéro un de Canal+ Bertrand Meheut, remercié l’an dernier par Vincent Bolloré, va rejoindre le conseil d’administration de SFR, indique Reuters dimanche de source proche du dossier, confirmant une information des Echos. Bertrand Meheut devrait occuper les fonctions de vice-président du conseil d’administration aux côtés de son président Michel Combes. Bertrand Meheut, qui a passé 13 ans chez Canal+, pourra apporter à la filiale de Patrick Drahi son expertise dans le cinéma, la création de nouveaux contenus dont Canal+ a été précurseur quand il en était à la tête ou l’acquisition de droits sportifs.
Le cimentier a réajusté ses objectifs 2018 et ne table plus que sur 7 milliards de francs suisses d’Ebitda. Il prévoit 200 millions de francs d’économies nouvelles.
La Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a examiné ce matin une série de manquements d’initiés présumés réalisés par sept dirigeants, salariés et proches d’Ubisoft. Ils sont suspectés d’avoir profité d’une information privilégiée pour vendre des actions de l'éditeur de jeux vidéo avant qu’il annonce, le 15 octobre 2013 au soir, le report de la sortie du nouveau jeu Watch Dogs. Ce décalage avait contraint Ubisoft à réduire ses objectifs financiers annuels et avait provoqué une chute de 26% du cours de Bourse le 16 octobre 2013.
Guy Wyser-Pratte ouvre un nouveau dossier en France. L’investisseur activiste a publié une lettre ouverte dans laquelle il dénonce les « actes de l’actionnaire majoritaire Walt Disney Company qui spolie grossièrement la société Euro Disney et ses actionnaires minoritaires ». Guy Wyser-Pratte dit contrôler directement et indirectement 5 millions d’actions du groupe de parcs d’attraction, soit un peu moins de 0,65% du capital. Selon lui, la perte annuelle de 800 millions d’euros annoncée mi-novembre « correspond pour l’essentiel à des dépréciations d’actifs qui s’apparentent à un artifice comptable destiné à faire baisser le cours de Bourse pour prendre le contrôle total d’Euro Disney à un prix dérisoire ». Walt Disney détient déjà 76,7% du capital d’Euro Disney. Selon Guy Wyser-Pratte, « Walt Disney avait déjà tenté, il y a deux ans, de prendre le contrôle exclusif de sa filiale en annonçant une dépréciation de la participation d’Euro Disney SCA dans la filiale opérationelle Euro Disney Associés SCA ».
Le directeur général de Havas, Yannick Bolloré, a déclaré vendredi qu’il voit des avantages mutuels à une fusion avec Vivendi, que son père, Vincent Bolloré, dirige. Ce dernier est l’actionnaire majoritaire d’Havas et le premier actionnaire de Vivendi. « Je vois totalement ce qu’une entreprise comme Havas pourrait apporter à une entreprise comme Vivendi et je vois totalement les avantages pour Havas de pouvoir faire partie d’un plus grand groupe et de se développer à long terme », a affirmé le dirigeant pendant une conférence organisée par Morgan Stanley à Barcelone, rapporte Dow Jones.
Un actionnaire de premier plan de l’opérateur postal néerlandais PostNL a encouragé ce dernier à engager des discussions avec son concurrent belge Bpost, malgré la décision du premier de refuser l’offre améliorée du second, rapporte vendredi le journal Het Financieele Dagblad. Capfi Delen, qui détient 3,2% de PostNL, joint ainsi sa voix à l’investisseur John de Mol, qui a également appelé à une reprise des pourparlers. Dans le cadre d’une offre mixte présentée comme amicale, Bpost a proposé 5,65 euros par action PostNL, valorisant ce dernier 2,4 milliards d’euros.
L'équipementier automobile français a annoncé vendredi le projet de cession de son activité de conception et la fabrication de pièces de carrosserie et de structure pour les poids lourds au groupe allemand Mutares afin de se recentrer sur les véhicules légers. Cette activité emploie 1.500 salariés et a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 190 millions d’euros, soit environ 2% des ventes du groupe.
Le constructeur automobile allemand a annoncé vendredi avoir trouvé un accord avec ses syndicats portant sur un plan de réorientation stratégique qui prévoit la suppression de 30.000 postes au sein de la marque Volkswagen à l’échelle mondiale d’ici à 2020, ce qui devrait générer 3,7 milliards d’euros d'économies par an. Sur ce total, 23.000 emplois seront supprimés en Allemagne, principalement dans les sites du nord du pays et sans licenciement sec.
Thales a annoncé vendredi dans un communiqué être entré en négociations exclusives avec le fonds de développement Latour Capital en vue de lui céder son activité billettique de collecte de paiement pour les opérateurs de transport, ainsi que de systèmes de gestion de péages routiers et de parkings. L’activité a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 155 millions d’euros et elle emploie près de 850 personnes. Ce projet s’inscrit dans la stratégie du groupe visant à optimiser son portefeuille d’activités.
La start-up française, spécialiste des réseaux sans fil pour objets connectés, a annoncé vendredi une nouvelle levée de fonds, à hauteur de 150 milions d’euros. Salesforce Ventures, Total, Henri Seydoux, Alto Invest, Swen CP et Tamer Group rejoignent la liste des investisseurs déjà présentes au tour de table de Sigfox. Les actionnaires historiques tels que Bpifrance, Elliott, Air Liquide, Intel Capital, Idinvest Partners et IXO réinvestissent également dans l’entreprise, avec un effort particulier pour les trois derniers cités.
Le cimentier suisse LafargeHolcim a revu à la baisse ses objectifs moyen terme, lors d’un présentation aux investisseurs ce matin. Il table désormais sur 7 milliards de francs suisses d’Ebitda opérationnel en 2018, au lieu de plus de 8 milliards annoncé en novembre 2015. Certains analystes estiment cet objectif encore trop ambitieux. Parallèlement, le groupe a promis d’être plus généreux avec ses actionnaires. Il proposera au titre de 2016 un dividende de 2 francs suisses, contre 1,5 franc l’an dernier, et compte lancer un programme de rachat d’actions pour 1 milliard de francs sur 2017-2018. LafargeHolcim promet même de futurs dividendes exceptionnels en fonction de l’amélioration de la performance financière.
Le nouveau groupe, né fin octobre de la fusion de LPA et CGR, peut s'appuyer sur quatre bureaux ouverts cette année au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique.
Les immatriculations de voitures neuves dans les 28 pays de l’Union européenne affichent une quasi-stabilité (-0,02%) à 1,105 million d’unités en octobre, montrent les chiffres de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Les marchés italien, espagnol et britannique affichent une croissance respective de 9,7%, 4% et 1,4%, alors que la France et l’Allemagne se tassent de 4% et 5,6%. PSA recule de 7,2%, Renault de 1,8% et Volkswagen de 1,7%. Fiat Chrysler se démarque avec une hausse de 6,9%, tout comme Daimler (+6,1%) et BMW (+3,3%). Sur les 10 premiers mois de l’année, le marché a progressé de 7,2%.
Le président du directoire de Henkel, Hans Van Bylen, a annoncé hier que l’entreprise investirait jusqu'à 3 milliards d’euros à l’horizon 2020, contre 2 milliards entre 2013 et 2016. Le groupe allemand de produits de grande consommation veut entrer sur de nouveaux marchés, y compris via des acquisitions, et commercialiser plus rapidement ses nouveaux produits. Il vise une croissance annuelle moyenne de son bénéfice ajusté par action préférentielle de 7% à 9% d’ici à 2020, contre 8% à 11% attendu cette année. Il compte aussi porter la part des ventes générées par ses 10 marques-phares de 61% en 2015 à 75% en 2020.
Plusieurs syndicats et représentants de salariés de LafargeHolcim craignent que le cimentier franco-suisse n’annonce aujourd’hui de nouvelles suppressions d’emplois en France dans le cadre de son programme d'économies. Le groupe organise une journée investisseurs à Londres. A cette occasion, le directeur général Eric Olsen et le directeur financier Ron Wirahadiraksa aborderont ses objectifs stratégiques. Selon les syndicats, LafargeHolcim a déjà supprimé 600 emplois en France depuis le début de l’année, et envisage une centaine de suppressions d’emplois supplémentaires.
Thibault de Tersant, directeur financier de Dassault Systèmes, a confirmé qu’il prévoyait une hausse des marges de l'éditeur de logiciels industriels d’environ 50 points de base (pb) en 2016. Il a ajouté que les investissements limiteraient la hausse de la marge en 2017 a environ 50 pb, mais que la hausse devrait accélérer à au moins 100 pb, «probablement un peu davantage», en 2018 et 2019. Il observe des décalages de gros contrats au quatrième trimestre.
Volkswagen tient ce matin une conférence de presse à Wolfsburg pour présenter le projet de restructuration de sa marque homonyme, conséquence du scandale de manipulation des émissions polluantes de ses moteurs diesel. «Volkswagen doit relever d’importants défis: le financement des nouvelles mobilités et de la numérisation, ainsi que la mise en avant de nouveaux business models et concepts de mobilité. En un mot: la marque Volkswagen se repositionne», a expliqué hier le constructeur dans un courriel. Il indique incidemment qu’il va conclure un pacte avec les représentants des employés, après plusieurs mois de négociations. Seront notamment présents à cette conférence le directeur général du groupe Matthias Müller, le directeur de la marque VW Herbert Diess, ainsi que Stephan Weil, le premier ministre du Land de Basse Saxe, deuxième actionnaire du constructeur. Le conseil d’administration de Volkswagen se réunira le jour même pour approuver les différents projets du groupe d’ici à la fin de la décennie.
Toyota Motor va créer une division chargée du développement de voitures électriques, a annoncé hier le constructeur japonais, qui veut produire davantage de véhicules à faibles émissions polluantes. Cette division sera composée au départ de quatre personnes venant de la branche automobile du groupe, de la société de mécanique Toyota Industries Corporation et des équipementiers Aisin Seiki et Denso. Elle va ensuite s’agrandir avec des ingénieurs, des designers et d’autres collaborateurs des divers pôles du constructeur.
Pour le troisième trimestre de son exercice décalé, Wal-Mart Stores a fait état de ventes (hors essence) à périmètre comparable légèrement en deçà du consensus d’anticipations (+1,2% contre +1,3%), en raison de la baisse des prix des produits alimentaires et d’une météo clémente. Les ventes en ligne ont en revanche progressé de 20,6%, marquant une accélération par rapport au trimestre précédent. Le bénéfice net a reculé de 8,2% (à 3,03 milliards de dollars), soit 98 cents par action, deux cents par action de plus que le consensus.
Benjamin Jayet, premier actionnaire avec 7% des actions - prêtées pour près de la moitié d'entre elles -, dépose sept résolutions améliorant le sort des actionnaires.