Le brasseur belge Anheuser-Busch InBev a relevé, pour la deuxième fois cette année, son objectif d'économies liées à l’acquisition de son rival SABMiller pour 94 milliards d’euros environ. Le numéro un mondial de la bière en termes de chiffre d’affaires a en outre publié une forte croissance de son bénéfice net au titre du troisième trimestre.
Schneider Electric saura faire face à une éventuelle poursuite l’an prochain de l’appréciation de l’euro, qui a amputé de 3,6 points de pourcentage la croissance de son chiffre d’affaires au troisième trimestre, a déclaré Emmanuel Babeau, directeur financier du spécialiste des équipements électriques basse et moyenne tension dans une interview à Reuters. «Il y a une telle volatilité que je ne veux pas commencer à discuter 2018. Mais il est clair que l’appréciation de l’euro par rapport à la quasi-totalité des devises, si elle se poursuit, aura un impact en 2018, et on s’assurera d’apporter les réponses adéquates», a-t-il déclaré.
Ford a publié jeudi un bénéfice net supérieur aux attentes, soutenu par les ventes aux Etats-Unis de pick-up et de SUV, des véhicules permettant des marges élevées, et par des réductions de coûts. Le bénéfice net du deuxième constructeur automobile américain au troisième trimestre s’est élevé à 1,56 milliard de dollars (1,32 milliard d’euros), soit 39 cents par action, en hausse de plus de 60% sur un an. Hors exceptionnels, Ford a dégagé un bénéfice par action de 43 cents alors que les analystes attendaient 32 cents.
L’allemand Beiersdorf a relevé jeudi sa prévision de chiffres d’affaires annuel en raison d’une forte demande pour ses lotions Nivea et pour ses crèmes pour visage La Prairie. Le spécialiste des produits de grande consommation s’attend désormais à une croissance de ses ventes de 4% à 5% cette année, contre une précédente prévision de 3% à 4%. Il a maintenu sa prévision d’une légère hausse de sa marge d’exploitation.
L’opérateur télécoms espagnol Telefonica a publié jeudi un bénéfice brut en recul de 1,9% au troisième trimestre, en deçà des attentes, pénalisé par une performance décevante sur son marché intérieur et les effets négatifs de taux de change en Grande-Bretagne et en Amérique latine. L’excédent brut d’exploitation est ressorti à 4,10 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en repli de 2,5% à 12,75 milliards d’euros.
Bayer a plus que triplé son résultat net au titre du troisième trimestre, en raison de son désengagement de Covestro. Le groupe chimique et pharmaceutique allemand a dégagé un bénéfice net de 3,88 milliards d’euros, contre 1,19 milliard d’euros un an plus tôt. Le résultat du troisième trimestre inclut un gain de 2,8 milliards d’euros lié à la cession de titres Covestro. Le chiffre d’affaires est en baisse de 2,8%, à 8,03 milliards d’euros.
En tête du CAC 40 à l’ouverture à +6,6% (à 18,89 euros), puis deuxième plus forte hausse au cours de la matinée, l’action STMicroelectronics profite de la publication de ses résultats du troisième trimestre et de ses prévisions pour le reste de l’année. Le fabricant de semi-conducteurs a annoncé un résultat net trimestriel de 236 millions de dollars, contre 71 millions un an plus tôt, grâce à un bond de 19% de son chiffre d’affaires et à une amélioration de 3,7 points de pourcentage de sa marge brute, à 39,5%. Le groupe a également fait état de perspectives encourageantes pour le quatrième trimestre, avec une hausse attendue de 10% de son chiffre d’affaires sur une base séquentielle et une marge brute anticipée à 39,9%.
Nokia a essuyé une perte nette de 183 millions d’euros pour le trimestre clos fin septembre, à comparer à une perte de 125 millions d’euros un an auparavant. Les analystes sondés par FactSet tablait sur une perte nette de 181 millions d’euros. L'équipementier en télécoms a prévenu que le marché des réseaux mobiles se contracterait cette année davantage qu’initialement anticipé. En fin de matinée, le cours de l’action Nokia plonge de 14,4% à la Bourse d’Helsinki.
Cegereal a annoncé jeudi que son conseil d’administration avait mis fin la veille aux fonctions de son directeur général, Raphaël Tréguier, en raison de divergences «entre le conseil d’administration et le directeur général relatives aux priorités dans la mise en oeuvre de la stratégie» du groupe immobilier commercial, spécialisé dans les bureaux au sein du Grand Paris et les actifs «premium». Dans l’attente de la nomination du futur directeur général, le conseil a demandé à Jérôme Anselme, actuel directeur général Délégué, d’exercer cette fonction.
Le titre Ipsen chutait de 4,5% à 107,65 euros jeudi matin, au plus bas depuis la mi-août, après un chiffre d’affaires trimestriel en forte hausse et en accélération par rapport au premier semestre, mais néanmoins un peu en dessous du consensus. Le laboratoire pharmaceutique a confirmé avant Bourse ses objectifs financiers pour 2017, tandis que son chiffre d’affaires du troisième trimestre a crû de 20,4%, à 470,1 millions d’euros, alors que le consensus établi par FactSet ciblait 473 millions d’euros en moyenne. Depuis son pic historique de plus de 128 euros le 22 juin, le titre subit des prises de bénéfices avec 16,5% de repli en quatre mois.
Pour le deuxième trimestre consécutif, le chiffre d’affaires d’Orange a progressé en France. Il ressort à 4,53 milliards d’euros, en hausse de 0,2%, grâce notamment à 320.000 ventes nettes de forfaits mobiles, la meilleure performance pour un troisième trimestre depuis 2008, indique le groupe. Au total, l’opérateur de télécoms a dégagé un chiffre d’affaires de 10,27 milliards d’euros au troisième trimestre en hausse de 0,9% à base comparable. Son résultat d’exploitation ajusté a progressé de 2,1% pour s'établir à 3,62 milliards. La fin des frais de roaming en Europe a amputé le résultat de 83 millions.
Parce qu’il n’était pas question de dépenser 400 millions d’euros pour restaurer le siège historique de sa filiale BNL, via Veneto à Rome, BNP Paribas a choisi de construire un bâtiment de 75.000 m², sur 12 étages et quatre sous-sols, réalisé par BNP Paribas Real Estate, dans le nouveau quartier de Rome Tiburtina, avec sa gare de trains à grande vitesse. Tandis que les équipes s’y installent, le siège historique de la BNL, monument de l’architecture italienne des années 1930, pourrait devenir un hôtel de luxe – avec des suites agrémentées de fresques mussoliniennes !
Indépendant. Depuis que l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié, le 26 septembre, ses recommandations visant à davantage harmoniser la gouvernance interne des banques, la question du « nombre approprié » d’administrateurs indépendants reste en suspens. La mise à jour des orientations de 2011 reprend les éléments de la Banque centrale européenne (BCE) inscrites dans la directive CRD4. Sauf à ce sujet. Il reste quelques mois pour apprécier cette recommandation – qui exclut logiquement les filiales. L’ensemble des directives de l’EBA entrera en application au 30 juin 2018.
Une pierre de plus dans le jardin des banquiers d’affaires. Les actions des sociétés ayant réalisé une acquisition se sont moins bien tenues que celles de leurs rivales sans croissance externe entre 2001 et 2017, selon une étude réalisée par S&P Global Market Intelligence. Pour 1.000 unités investies en 2001, l’actionnaire voit son titre à moins de 2.000 en août 2017 pour les premières, contre 3.000 pour les secondes. Réalisée à partir des entreprises composant l’indice Russell 3000, l’étude montre que si les entreprises ont accumulé des piles de cash sur leur bilan, les investisseurs qui y voient une raison pour réclamer des initiatives conquérantes aux dirigeants doivent se montrer prudents.
Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF) juge contre-productives les dernières discussions du Comité de Bâle.
Le groupe français de spécialités électriques a relevé hier ses objectifs annuels, pour la deuxième fois en trois mois, après une forte croissance de son activité au troisième trimestre en Asie et une amélioration aux Etats-Unis. Son chiffre d’affaires ressort à 198 millions d’euros, en hausse de 5,8% en données publiées et de 9,2% en organique. Mersen attend désormais pour 2017 une croissance organique comprise entre 7% et 8% et une marge courante en hausse de 150 à 170 points de base (pb) par rapport à 2016. En juillet, il anticipait une croissance de 3% à 5% et une progression de sa marge située entre 80 et 130 pb.
Dassault Aviation, Thales et Safran ont indiqué hier avoir été condamnés à payer à Taiwan un montant total de 227 millions d’euros, intérêts inclus, dans le cadre d’une sentence arbitrale liée à un différend commercial datant de 1992. Dans leurs rapports annuels 2016 respectifs les trois groupes disent ne pas avoir constitué de provision. Le constructeur de jets et de l’avion de combat Rafale devra régler 134 millions d’euros, la part de Thales Systèmes Aéroportés s'élève à 64 millions d’euros et celle de Safran Aircraft Engines à 29 millions d’euros. Les deux équipementiers précisent que cette sanction n’aura pas d’impact sur leurs résultats 2017. «Les industriels étudient les suites à donner à cette décision», précisent les trois groupes qui n’ont pas fourni plus de précisions sur le différend en question. Le litige contractuel porterait sur la vente de 60 Mirage 2000-5 à Taiwan en 1992.
Le groupe bancaire mexicain Banorte a annoncé hier soir avoir trouvé un accord en vue d’acquérir sa concurrente Interacciones, ce qui devrait faire du nouvel ensemble la deuxième plus grande banque du pays. Les actionnaires d’Interacciones recevront 13,7 milliards de pesos (610 millions d’euros) en numéraire et près de 110 millions d’actions Banorte. La transaction devrait être bouclée au plus tard mi-2018.
Le groupe américain s’apprête à racheter Vexim, spécialiste français de la microchirurgie innovante du dos. Le prix d’acquisition correspond à une valeur d’entreprise d’environ 162 millions d’euros. Les actionnaires cédants comprennent des fonds gérés par Truffle Capital, Bpifrance et Kreaxi, plus certains dirigeants de Vexim. Stryker songe à demander la mise en œuvre d’un retrait obligatoire à l’issue d’une offre publique d’achat simplifiée demandée à l’AMF.
Sprint, le quatrième opérateur de téléphonie mobile aux Etats-Unis, a publié hier une perte moins importante qu’attendu pour son deuxième trimestre clos fin septembre, grâce à un solde net positif de nouveaux abonnés, tout en entretenant le suspense autour d’une possible fusion avec son concurrent T-Mobile US. Sa perte nette s’est réduite à 48 millions de dollars (40,8 millions d’euros), soit 1 cent par action, contre 142 millions de dollars (4 cents/action) un an plus tôt. Les analystes prévoyaient en moyenne une perte par action de 2 cents.
Boeing a inscrit une provision supplémentaire de 329 millions de dollars (279 millions d’euros) liée au programme d’avions ravitailleurs KC-46 dans ses comptes du troisième trimestre, contrairement à ce qu’il avait promis en début d’année. Il a précisé hier que ces charges se répartissaient entre ses branches civile (256 millions de dollars) et militaire (73 millions de dollars). L’avionneur a néanmoins relevé ses prévisions de bénéfice par action (BPA) et de génération de trésorerie pour l’ensemble de 2017 tout en faisant état d’une amélioration de sa marge d’exploitation au troisième trimestre.
Mazars a annoncé hier l’acquisition de la société Zettafox, spécialisée dans l’analyse prescriptive. Cette opération intervient dans le cadre de la stratégie de développement de Mazars dans le domaine de l’innovation et de la transformation digitale. Le groupe d’audit et de conseil s’est fixé un objectif de croissance de 35 à 40% des revenus réalisés dans le conseil d’ici 2018. L’entreprise était dirigée par ses trois cofondateurs Patrick Zerbib, Marc Atallah et Luis Belmar Letelier, qui deviennent associés de Mazars en France. Les data scientists de Zettafox rejoindront le lab Mazars dédié à l’innovation le 1er janvier 2018.
Soutenu par le rachat de sa filiale Visa Europe et par la hausse des volumes de transactions, le leader mondial des paiements par carte a publié hier un bénéfice net en progression de 11% au quatrième trimestre de son exercice fiscal décalé. Il s’est établi à 2,14 milliards de dollars (1,82 milliard d’euros) sur la période juillet-septembre contre 1,93 milliard de dollars il y a un an. Le bénéfice par action de classe A a augmenté à 90 cents contre 79 cents. Le chiffre d’affaires a augmenté de 14% à 4,86 milliards de dollars.