Un Brexit sans accord pourrait conduire à une scission des marchés actions européens, sauf si Londres expose à l’avance sa stratégie, a déclaré mardi soir le président de l’Autorité européenne des marchés (Esma), Steven Maijoor, à Dublin. L’Union avait suscité l’irritation des professionnels en mars en annonçant qu’en cas de «no deal», les investisseurs européens ne pourraient traiter que les actions cotées sur un marché d’Europe continentale, même pour 14 des principales valeurs cotées au Royaume-Uni. Elle a modifié sa position la semaine dernière afin d’assouplir cette obligation de négociation des actions avec un code Isin UK, mais reconnaît aujourd’hui un risque de fragmentation persistant si la FCA britannique tarde à préciser sa position avant le 31 octobre.
Les chiffres officiels du produit intérieur brut (PIB) australien montrent que l'économie a connu une croissance de 0,4% sur la période janvier-mars, deux fois plus rapide que son rythme de 0,2% enregistré au quatrième trimestre 2018, mais inférieure au taux de 0,5% attendu. La croissance annuelle est tombée à 1,8%, au plus bas depuis dix ans, et sous sa moyenne de long terme, à 3,5%. La banque centrale australienne a abaissé hier son taux d’intervention à un plancher historique de 1,25%, peut-être la première d’une série de mesures visant à soutenir la croissance du pays.
Altarea Cogedim a annoncé la nomination de Jacques Ehrmann au poste de directeur général. Il prendra ses fonctions le 1er juillet. Jacques Ehrmann avait annoncé mi-mai sa démission de la présidence de Carmila, la foncière de Carrefour. «Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la croissance continue de l’activité du groupe qui implique le renforcement de son management», explique le communiqué d’Altarea Cogedim.
«L’adoption des ETF par le retail en Europe va changer la donne», a estimé Andrew Jamieson, managing director & responsable mondial des ETF au sein de Citigroup, au cours d’une table ronde sur l’état du secteur des ETF organisée par Bloomberg et Vanguard mercredi matin. Selon lui, cela alimentera la croissance du marché sur les cinq prochaines années, davantage que la focalisation sur les coûts, l’innovation et la réglementation. Pour l’heure, le marché européen des ETF est aux mains des institutionnels, alors même que les ETF avaient été lancés pour les particuliers. Et ce, alors qu’aux Etats-Unis, les deux catégories de clientèle sont équitablement réparties. «Il existe deux grands obstacles en Europe à une adoption des ETF par le retail: la réglementation et la technologie. Ces obstacles sont en passe d’être réglés», explique Andrew Jamieson. Clarisse Djabbari, responsable de la stratégie et du développement au sein d’Amundi ETF, Indexing & Smart Beta, rejette la comparaison de l’Europe et des Etats-Unis. «Ce n’est pas pareil. Les deux marchés n’ont pas la même éducation financière, ni le même système de retraite…». Pour elle, on est encore loin en Europe d’un équilibre entre les investisseurs particuliers et les institutionnels. Elle note que l’introduction de MIF2 n’a pas bouleversé les choses concernant l’adoption des ETF par le retail, mais que petit à petit les choses sont en train d’évoluer. Certaines banques privées qui jusqu’ici n’avaient pas d’ETF commencent à les proposer. Le changement passera peut-être par les robo-advisors, qui sont à même de bousculer le marché de la distribution. «Ils ont apporté de la technologie, ils ont mis les ETF au cœur de l’attention», souligne Clarisse Djabbari. «Mais le principal défi de ces acteurs reste l’acquisition de clients. Si bien que beaucoup d’entre eux se tournent vers un modèle BtoB». Les ETF deviennentde véritables outils de portefeuille Thomas Merz Les intervenants ont par ailleurs observé des changements dans l’utilisation des ETF. Ces produits, qui étaient auparavant employés par les grandes institutions comme des substituts ou des béquilles, sont dorénavant utilisés comme de véritables outils de portefeuille, note Thomas Merz, responsable de la distribution Europe hors Royaume-Uni chez Vanguard. Certains s’en servent pour leur allocation cœur ou comme satellite. Clarisse Djabbari confirme aussi que les clients utilisent les ETF de manière de plus en plus stratégique et dans le cadre d’une stratégie «buy and hold». Et cette évolution ne fait que s’accentuer avec le développement des ETF obligataires, qui deviennent l’outil par excellence pour accéder à la classe d’actifs. La montée en puissance des ETF obligataires fait partie des grandes tendances du secteur, de même que le passage à des indices non capi-pondérés et l’ESG. Enfin, concernant l’arrivée des ETF non transparents aux États-Unis, Andrew Jamieson estime que cela pourrait marquer un tournant pour le secteur des ETF, qui pourrait ainsi se développer au-delà des frontières de la gestion passive. «Les ETF pourraient devenir une enveloppe pour tout».
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 5 mai le lancement d’un nouvel indice, le Solactive CIMalgo Wedge R100, en partenariat avec la société de recherche suédoise CIMalgo AB, qui a mis en oeuvre une approche scientifique de l’investissement. Le nouvel indice utilise des algorithmes sophistiquésqui réduisent le beta et la volatilité du portefeuille tout en maintenant l’exposition au marché actions international. Le nouvel indice se propose de répliquer les variations de cours d’un portefeuille de 100 titres équipondérés, sélectionnés dans l’univers des 2.000 plus grandes sociétés dans le monde. Les stratégies quantitatives de CIMalgo réfutent la théorie de portefeuille conventionnelle qui suggère que la réduction du risque dans un portefeuille s’accompagne d’une diminution des rendements. Avec les algorithmes développés par CIMalgo AB, la sélection de titres en portefeuille évite les «drawdowns» (pertes maximales) sans compromettre le potentiel de hausse de ces titres.
La Commission européenne a averti la France et la Belgique mercredi sur leurs finances publiques. Mais elle ne considère pas, comme pour l’Italie, que l’ouverture d’une procédure disciplinaire est justifiée.
Les droits de douane appliqués ou évoqués par les Etats-Unis et la Chine pourraient amputer le produit intérieur brut mondial de 0,5% en 2020, a averti mercredi Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à deux jours d’une réunion du G20. Dans un message publié sur le site du FMI, avant la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du Groupe attendus vendredi et samedi au Japon, elle estime que la taxation des importations américaines et chinoises pourrait amputer le produit intérieur brut (PIB) mondial de 455 milliards de dollars (404 milliards d’euros), soit l'équivalent du PIB annuel d’un pays comme l’Afrique du Sud.
Matthieu Duncan, directeur général d'Ostrum Asset Management, explique à NewsManagers son nouveau rôle de vice-président en charge de l'action de l'Association française de la gestion financière (AFG) à l'international. Il a endossé ce rôle dans la foulée de la réélection d'Eric Pinon à la présidence de l'AFG.
Perial AM a annoncé mercredi que la collecte nette de ses SCPI a atteint 170 millions d’euros au premier trimestre 2019, soit une hausse de 185% sur un an. En données brutes, la collecte de la société de gestion d’actifs immobiliers est ressortie à 190 millions d’euros. Perial AM souligne avoir affiché « la plus forte progression du marché en termes de collecte nette », dans un contexte où les SCPI ont enregistré une hausse de 79% de leur collecte nette au premier trimestre, selon IEIF.
Les chiffres officiels du produit intérieur brut (PIB) australien publiés ce matin montrent que l'économie a connu une croissance de 0,4% sur la période janvier-mars, deux fois plus rapide que son rythme de 0,2% enregistré au quatrième trimestre 2018, mais inférieure au taux de 0,5% attendu par les économistes. La croissance annuelle est tombée à 1,8%, au plus bas depuis dix ans et nettement inférieure à sa moyenne de long terme qui se situe à 3,5%.
La Commission européenne a conclu mercredi que l’Italie ne respectait pas les règles budgétaires de l’Union en raison de l’augmentation de sa dette publique, une situation qui justifie selon elle l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Selon Bruxelles, Rome est en train de revenir sur ses engagements en matière de réformes structurelles et de réforme des retraites. Cela « pourrait affecter négativement le potentiel de croissance de l’Italie », a déclaré l’exécutif européen.
L’activité du secteur des services chinois a ralenti avec un indice PMI des services tombé à 52,7 en mai, son niveau le plus bas depuis février après 54,5 en avril, sous l’effet d’un net ralentissement de la demande à l’exportation. Il reste toutefois au-dessus du seuil de 50 qui sépare expansion et contraction de l’activité selon l’enquête Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.
Altarea Cogedim a annoncé hier soir la nomination de Jacques Ehrmann au poste de directeur général. Il prendra ses fonctions le 1er juillet. Jacques Ehrmann avait annoncé mi-mai sa démission de la présidence de Carmila, la foncière de Carrefour. « Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la croissance continue de l’activité du groupe qui implique le renforcement de son management », explique le communiqué d’Altarea Cogedim.
Une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait conduire à une scission des marchés actions européens mais les dommages pourraient être limités si Londres exposait suffisamment à l’avance son approche en la matière, a déclaré mardi soir le président de l’Autorité européenne des marchés (Esma), Steven Maijoor, lors d’un colloque organisé par la Fédération des Bourses européennes (FESE) à Dublin. L’Union avait suscité l’irritation des professionnels en mars en annonçant qu’en cas de « no deal », les investisseurs européens ne pourraient traiter que les actions cotées sur un marché d’Europe continentale, même pour 14 des principales valeurs cotées au Royaume-Uni.
L’action du groupe britannique Provident Financial bondissait de plus de 15% à la mi-séance ce mercredi dans le sillage de l’annonce par Non-Standard Finance (NSF) de l’abandon de son offre de rachat du spécialiste du crédit à la consommation de type subprime. Alors que des questions d’ordre réglementaire restaient en suspens, NSF avait jusqu’à mercredi soir minuit pour déposer une offre inconditionnelle ou jeter l’éponge. Le groupe butait par ailleurs sur l’hostilité des actionnaires de Provident, en particulier de Janus Henderson. Provident Financial avait souligné lors de la présentation de ses résultats que cette offre non sollicitée ne répondait pas à l’intérêt des actionnaires.
Sans mentionner une baisse de taux, le président de la banque centrale Jerome Powell a ouvert la porte, alors que le marché anticipe désormais deux gestes en 2019.
Pour la première fois depuis trois ans, la RBA a baissé ses taux hier d'un quart de point, en réponse aux répercussions des tensions américano-chinoises.
TwentyTwo Real Estate a annoncé mardi la cession de son portefeuille d’actifs logistiques français au Fonds Européen Logistique de GreenOak Real Estate. Détenu jusque-là via la société Corelog, ce portefeuille est composé de sept entrepôts totalisant 167.000m², acquis entre 2015 et 2017. Corelog a été conseillé à la vente par Scaprim AM, Lacourte Raquin Tatar et l’étude Allez & Associés.
L’opérateur boursier paneuropéen a signé mardi une émission obligataire de 500 millions d’euros à 10 ans. Les titres ont été placés à un spread de 92 points de base au-dessus des mid-swaps. Le livre d’ordres a atteint 3,4 milliards d’euros, de sources de marché. CA CIB a dirigé l’opération, avec SG CIB, ING et MUFG. Le produit du placement permettra à Euronext de financer le rachat de la participation qu’il ne détient pas encore au capital de la Bourse d’Oslo. Euronext a annoncé hier détenir 61% du capital de sa cible. Il a annoncé le lancement le 31 mai d’une offre inconditionnelle sur les actions encore en circulation d’Oslo Bors. La période d’acceptation de cette nouvelle offre court jusqu’au 28 juin.
Le sous-secrétaire d’Etat au Brexit a renoncé à briguer la succession de Theresa May à la tête du gouvernement britannique. James Cleverly, âgé de 49 ans, avait été le dernier des treize prétendants à la succession de Theresa May à annoncer sa candidature.
Le déficit du budget de l’Etat français atteignait 67,2 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 12,9 milliards d’euros par rapport à un an plus tôt (54,3 milliards), selon le ministère des Comptes publics. Au 30 avril, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s'établissaient à 116,7 milliards d’euros contre 115,3 milliards un an plus tôt (+ 1,0%), tandis que les prélèvements sur recettes atteignaient 19,5 milliards contre 17,9 milliards. Les recettes s'élevaient pour leur part à 88,7 milliards d’euros, contre 98,2 milliards à fin avril 2018, soit une chute de 9,6%. En 2018, le déficit de l’Etat s’est élevé à 76,0 milliards d’euros, après 67,7 milliards en 2017. Pour 2019, la loi de finances votée fin décembre l’anticipe en hausse, à 107,7 milliards d’euros.
L'économie grecque a renoué avec la croissance au premier trimestre après une légère contraction trois mois plus tôt, selon l’institut de la statistique Elstat. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2% en données corrigées des variations saisonnières après une baisse de 0,1% au dernier trimestre 2018. Sur un an, la croissance a décéléré à 1,3% au premier trimestre après +1,5% en octobre-décembre. L’investissement a bondi de 7,9% et la consommation des ménages a augmenté de 0,8% par rapport aux trois derniers mois de 2018. La Commission européenne a une prévision de croissance de 2,2% pour la Grèce cette année, alors que la banque centrale grecque attend 1,9%.
Les Etats-Unis vont conclure un accord commercial solide et équitable avec le Royaume-Uni lorsqu’il aura quitté l’Union européenne, a promis mardi Donald Trump, au deuxième jour de sa visite à Londres. Donald Trump a par ailleurs salué le travail «fantastique» accompli selon lui par la Première ministre et l’a invitée à rester impliquée dans les affaires publiques. Theresa May, qui n’est pas parvenue à faire adopter son plan de sortie de l’UE, doit quitter ses fonctions vendredi.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a averti les entreprises actives aux Etats-Unis qu’elles risquent d'être harcelées par l’administration américaine, rapportait mardi la presse officielle selon Reuters. Le ministère du Tourisme a quant à lui invité les ressortissants chinois à éviter les déplacements aux Etats-Unis, alors que les tensions commerciales s’aggravent entre Washington et Pékin. Lundi, Deutsche Bank publiait une étude expliquant que l’essor du tourisme chinois, notamment aux Etats-Unis et en Europe, expliquait en grande partie le déclin de l’excédent de sa balance courante depuis 2015.
Des dizaines de milliers de Tchèques ont manifesté mardi soir à Prague pour exiger la démission du Premier ministre Andrej Babis, homme d’affaires milliardaire qu’ils accusent de conflits d’intérêts. Il aurait illégalement perçu 2 millions d’euros d’aides européennes il y a dix ans pour des projets de construction d’une ferme et d’un centre de congrès. Un audit mené par la Commission européenne, dont les résultats préliminaires ont fuité, a par ailleurs déterminé que le groupe Agrofert, l’ancien conglomérat de Babis, n’aurait pas dû avoir accès aux fonds de développement européens ces dernières années du fait de conflits d’intérêts. D’après le magazine Forbes, il est à la tête de la deuxième fortune du pays avec 3,7 milliards de dollars d’actifs.
BayernInvest et Deutsche Kreditbank (DKB) ont annoncé le lancement de trois fonds durables qui utilisent notamment les Objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD) dans leur approche d’investissement ainsi que le plan d’action de l’accord de Paris. Les trois nouvelles stratégies, DKB Nachhaltigkeitsfonds Europa, DKB Nachhaltigkeitsfonds Klimaschutz, et DKB Nachhaltigkeitsfonds SDG, s’adressent tant aux investisseurs institutionnels qu’aux particuliers. Les trois fonds sont basés sur une stratégie factorielle qui intègre les facteursvalue, qualité, momentum et low risk tout en prenant en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pour la sélection des titres.
Le déficit du budget de l’Etat français atteignait 67,2 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 12,9 milliards d’euros par rapport à un an plus tôt (54,3 milliards), selon le ministère des Comptes publics. Au 30 avril, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s'établissaient à 116,7 milliards d’euros contre 115,3 milliards un an plus tôt (+ 1,0%), tandis que les prélèvements sur recettes atteignaient 19,5 milliards contre 17,9 milliards. Les recettes s'élevaient pour leur part à 88,7 milliards d’euros, contre 98,2 milliards à fin avril 2018, soit une chute de 9,6%. Les seules recettes fiscales nettes s’inscrivent en baisse de 9,6 milliards, à 86,3 milliards d’euros. Sur ce total, les rentrées nettes de TVA affichent un recul de 6,0 milliards, à 45,1 milliards, du fait de l’augmentation des transferts aux organismes de sécurité sociale. Celles de l’impôt sur le revenu chutent de 34,3%, à 18,3 milliards d’euros, contre 27,8 milliards un an plus tôt, «en raison de la mise en oeuvre du prélèvement à la source qui modifie le rythme infra-annuel des décaissements et des encaissements de l’impôt sur le revenu», relève le ministère. Le solde des comptes spéciaux est déficitaire de 19,8 milliards contre -19,3 milliards à fin avril 2018.