Incroyable ! Les grèves n’ont pas entamé l’attrait de la France aux yeux des investisseurs étrangers. On peut être plus que rassuré : la France reste à la deuxième place, derrière l’Allemagne, de l’attractivité européenne et son image ne s’est pas dégradée ces dernières semaines. Une enquête de l’institut Kantar et de Business France vient de livrer ce message réconfortant, à la veille de l’opération « Choose France ». Les responsables financiers dans le monde verraient surtout dans l’agitation actuelle en France un signe que le pays est en train de se réformer en profondeur, avec les oppositions inévitables que cela comporte. C’est vrai qu’on a tendance à être plus indulgent ailleurs que chez soi sur quelques défauts qu’on n’aura plus à subir une fois reparti. Il serait plus ennuyeux d’apprendre que les investisseurs ont trop d’argent à investir pour se montrer difficiles... Nos retraites sont en jeu !
Jusqu’ici tout va bien. Le club très privé des entreprises américaines valant plus de 1.000 milliards de dollars vient d’accueillir un nouveau membre, Alphabet. La maison mère de Google a rejoint mi-janvier Apple et Microsoft dans ce cénacle où Amazon a été brièvement admis l’an dernier avant de repasser sous le seuil fatidique. Ce succès symbolique signe l’emprise croissante des Gafa sur la cote américaine, emprise alimentée par l’essor de la gestion indicielle, puisque les stars de la tech pèsent désormais un sixième de l’indice S&P 500 en valeur et expliquent à elles seules le quart de sa performance l’an dernier. Rien n’entrave un mouvement inexorable, à l’œuvre depuis des années.
Se faire tancer par Greta Thunberg est devenu le plaisir coupable des décideurs économiques et politiques. La jeune militante du climat est l’une des têtes d’affiches du Forum économique mondial de Davos (photo), où elle a déploré le 21 janvier dans son style inimitable que « rien n’a été fait » pour diminuer les émissions de CO2 dans le monde. Discours apocalyptique d’un côté, triomphalisme pollueur de l’autre puisque Donald Trump, autre star du sommet, expliquait un peu plus tôt que « le modèle américain est un exemple ». Au-delà des phrases choc et des postures médiatiques, la cause climatique ne devrait pas sortir plus avancée de ces journées de palabres dans la station de ski suisse.
Inquiétude. Les prévisions pour 2020 d’Euler Hermes tablent sur une nouvelle croissance des défaillances d’entreprises, de 6 %. Ce sera la quatrième année consécutive de hausse, tendance inquiétante due à la combinaison d’une faible croissance économique et des effets des conflits commerciaux et des troubles géopolitiques et sociaux. Le phénomène est mondial, touchant quatre pays sur cinq, avec l’Asie en première ligne (hausse de 8 %), notamment le secteur de la construction. Les Etats-Unis (4 %) et le Canada (5 %) viennent en bonne place, les secteurs de l’énergie et de la distribution figurant parmi les plus exposés. Autre tendance négative, les problèmes touchant les grandes entreprises (plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires) ont été plus sévères en 2019, ce qui pourrait avoir des répercussions sur leurs petits fournisseurs à présent. Le leader de l’assurance-crédit table sur une stabilisation des défaillances pour la France, après un recul durant quatre ans.
Ardian a annoncé avoir levé 3 milliards d’euros auprès d’investisseurs pour sa plateforme de dette privée de quatrième génération qui fournira des financements aux entreprises de taille moyenne en Europe. La plateforme a attiré plus de 90 investisseurs de 15 pays différents, d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord. Créée en 2005, l'équipe d’Ardian Private Debt gère 7 milliards d’euros d’actifs avec plus de 120 opérations réalisées depuis sa constitution.
L’accord de sortie de l’Union européenne que Londres a négocié avec Bruxelles a franchi la dernière étape du processus parlementaire, mercredi en Grande-Bretagne. Le projet de loi entrera donc en vigueur lorsque la reine Elizabeth l’aura promulgué, ce qui pourrait être fait dès jeudi. La Chambre des communes avait auparavant fait disparaître les modifications apportées à la Chambre des Lords, où une clause avait notamment été ajoutée pour garantir la protection des réfugiés mineurs après le Brexit, qui doit avoir lieu le 31 janvier.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé mercredi soir de prolonger d’une journée sa réunion d’urgence concernant le nouveau virus, qui a fait 17 morts en Chine. L’OMS devait décider mercredi de déclarer ou non une «urgence de santé publique de portée internationale». Cette qualification a été utilisée jusqu’ici pour de rares cas d'épidémies nécessitant une réaction internationale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018. En outre, les transports en commun de la ville chinoise de Wuhan, où l'épidémie de coronavirus est apparue le mois dernier, seront suspendus à partir de jeudi et les habitants invités à ne pas quitter la ville, annonce la télévision publique.
Le docteur Jean-Claude Marian, fondateur d’Orpea, vient de sortir du capital du groupe de dépendance. La totalité de sa participation, de 6,3% du capital, a été cédée dans le cadre d’un livre d’ordres accéléré le 21 janvier 2020. Cette opération a été réalisée au prix de 111,85 euros par action, soit une décote de 4,6% sur le cours du 21 janvier 2020. Le placement a été réalisé par BNP Paribas, Credit Suisse et la Société Générale. Avec cette opération, le flottant d’Orpea passe de 72,1% à 78,4%. L’action Orpea cédait 2,22% en clôture mercredi.
Le marché allemand a bénéficié ces derniers mois de sa forte exposition à l’économie mondiale. Mais certains secteurs, dont l’automobile, restent à la traîne.
La France et les Etats-Unis ont trouvé un accord «sur un cadre global commun» concernant la taxation du numérique, a déclaré mercredi le ministre français de l’Economie et des Finances, à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, en marge du forum de Davos, en Suisse. Bruno Le Maire s’est défendu de plier sous la pression américaine. Paris s’engage désormais à reporter jusqu'à décembre le paiement des échéances dues au titre de son impôt national, et Washington ne devrait pas imposer de sanctions durant cette même période. L’idée d’une taxe «Gafa» (Google, Amazon, Facebook, Apple, entre autres) divise les Etats-Unis et les pays européens, notamment la France qui s’est dotée de sa propre taxe en juillet, s’attirant les foudres de Washington qui menace de riposter par des droits de douane.
L’indicateur synthétique du climat des affaires en France s’est établi à 104 en janvier, après avoir atteint 105 en décembre et 106 en novembre. Il se dégrade donc mais reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Dans les services, cet indice demeure stable d’un mois sur l’autre à 107 points, mais il gagne deux points dans l’industrie pour atteindre les 100 points. De son côté, le climat de l’emploi cède 2 points à 105, retrouvant ainsi son niveau d’août 2019.
La Bourse de New York a clôturé sans grand changement mercredi, s'écartant de ses points hauts de la séance après avoir brièvement profité d’une progression des valeurs technologiques et d’un apaisement des craintes liées au coronavirus en Chine. L’indice Dow Jones est quasi inchangé, cédant 0,03%. Le S&P-500 a pris 0,03%, le Nasdaq Composite avance de son côté de 10,14%. Les investisseurs restent circonspects face à la situation sanitaire en Asie, dans l’espoir que le gouvernement chinois parviendra à contenir l'épidémie.
La situation financière de l’ONU, en grave crise de trésorerie fin 2019, s’est assainie mais souffre d’un record d’arriérés dus par des Etats membres, a indiqué mercredi son secrétaire général Antonio Guterres. Début janvier, l’ONU avait annoncé la suspension de leur droit de vote à l’Assemblée générale pour dette excessive de sept pays : Venezuela, qui doit plus de 21 millions de dollars à l’ONU, Centrafrique, Gambie, Lesotho, Suriname, Tonga et Yémen. «A la fin de l’année dernière, les arriérés ont atteint le record de 711 millions de dollars», a expliqué le chef de l’ONU lors d’une réunion informelle avec les pays membres. Pour le budget de fonctionnement de 2020 - environ 3 milliards de dollars -, «nous avons reçu en janvier jusqu'à présent 406 millions», a-t-il indiqué.
Le nouveau gouvernement socialiste espagnol a annoncé mercredi une hausse de 5,5% du salaire minimum, à 1.108 euros par mois, avec effet rétroactif au 1er janvier. La ministre du Travail, Yolanda Diaz, a dévoilé cette augmentation à l’issue d’une réunion avec les confédérations patronales et syndicales. Ses services ont précisé que plus de deux millions de salariés en bénéficieraient. Cette hausse, a expliqué Yolanda Diaz, s’inscrit dans la promesse du gouvernement de Pedro Sanchez de porter d’ici la fin de la législature, dans quatre ans, le salaire minimum à 60% du salaire moyen (actuellement à 1.944 euros). Le gouvernement Sanchez a déjà annoncé une hausse des pensions de retraite et des salaires des fonctionnaires.
La France et les Etats-Unis ont trouvé un accord «sur un cadre global commun» concernant la taxation du numérique. Cependant, des points restent à régler afin d’aplanir complètement les divergences entre les deux pays, a déclaré mercredi le ministre français de l’Economie et des Finances, à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, en marge du forum économique de Davos en Suisse.
Ardian a annoncé avoir levé 3 milliards d’euros auprès d’investisseurs pour sa plateforme de dette privée de quatrième génération qui fournira des financements aux entreprises de taille moyenne en Europe. La plateforme a attiré plus de 90 investisseurs de 15 pays différents, d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord.
Le docteur Jean-Claude Marian, fondateur d’Orpea, vient de sortir du capital du groupe de dépendance. La totalité de sa participation, de 6,3% du capital, a été cédée dans le cadre d’un livre d’ordres accéléré le 21 janvier 2020. Cette opération a été réalisée au prix de 111,85 euros par action, soit une décote de 4,6% sur le cours du 21 janvier 2020.
L’indicateur synthétique du climat des affaires en France s’est établi à 104 en janvier, après avoir atteint 105 en décembre et 106 en novembre. Il se dégrade donc mais reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Dans les services, cet indice demeure stable d’un mois sur l’autre à 107 points, mais il gagne deux points dans l’industrie pour atteindre les 100 points. De son côté, le climat de l’emploi cède 2 points à 105, retrouvant ainsi son niveau d’août 2019.
La perspective d’une démission de Luigi Di Maio, l’actuel ministre des Affaires étrangères du gouvernement de coalition italien, de la direction du Mouvement 5 Etoiles (M5S) faisant craindre un éclatement du gouvernement, ont affecté, ce matin, les marchés financiers italiens.
Les banques françaises vont bénéficier de 450 millions d’euros de revenus annuels d’intérêt additionnels après la baisse du taux du livret A, le 1er février prochain, a calculé Fitch Ratings. La rémunération du livret défiscalisé passera à cette date de 0,75% à 0,50%, a annoncé mi-janvier le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Cet abaissement de 25 points de base, qui concerne aussi le livret de développement durable et solidaire et le livret d'épargne populaire, représente un gain de coût de financement équivalent à environ 1% du bénéfice avant impôt des banques françaises, selon l’agence de notation. Le nouveau taux du livret A devrait aussi servir de catalyseur aux assureurs vie pour baisser le rendement de leurs fonds en euro, attendu en-dessous de 1,5% en moyenne au titre de 2019 par Fitch Ratings, contre 1,8% ces dernières années.
Un important déficit de financement subsiste dans le domaine climatique. L’OCDE estime à 90 000 milliards de dollars l’investissement en infrastructure qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat.
La collecte aurait-elle été influencée en décembre par le débat sur la baisse du taux du Livret A? Le Livret A a en tout cas terminé l’année sur des sorties nettes de 1,6 milliard d’euros au décembre contre une collecte de 540 millions d’euros en décembre 2018, selon des données communiquées ce 21 janvier par la Caisse des dépôts (CDC). Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a pour sa part attiré 770 millions d’euros si bien que pour l’ensemble des réseaux, le dernier mois de l’année se solde par un résultat négatif de 0,83 milliard d’euros. Sur l’ensemble de l’année écoulée, la collecte s’élève toutefois en cumulé à 16,55 milliards d’euros contre 12,69 milliards d’euros en 2018, dont 12,64 milliards d’euros pour le Livret A contre un peu plus de 10 milliards d’euros en 2018. L’encours du Livret A et du LDDS a atteint fin 2019 le niveau record de 410,9 milliards, dont 298,6 milliards d’euros pour le Livret A et 112,4 milliards pour le LDDS.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont réalisé une collecte d’un peu plus de 16,5 milliards d’euros sur l’année 2019, contre environ 12,7 milliards en 2018, a annoncé la Caisse des Dépôts dans un communiqué. Le Livret A, détenu par 55 millions de personnes en France, a enregistré une collecte nette d’un peu plus de 12,6 milliards d’euros en 2019, en hausse par rapport aux 10 milliards récoltés en 2018. De son côté, le LDDS a continué à attirer l'épargne, avec une collecte nette de presque 4 milliards d’euros sur l’année. Au total, un peu moins de 411 milliards d’euros étaient placés à fin décembre sur ces deux livrets réunis, contre 391 milliards un an plus tôt. Et ce en dépit d’un taux de rémunération à son plus bas niveau historique, à 0,75%.