Alors qu’il a publié il y a quelques jours une nouvelle politique de vote pour les sujets ESG (Environnement, social et gouvernance), le groupe BlackRock a critiqué ouvertement le groupe allemand Siemens sur un des projets les plus controversés au monde de mine de charbon en Australie, le projet Carmichael, porté par le conglomérat indien Adani, rapporte le Financial Times. Le plus grand gérant d’actifs du monde a ainsi estimé dans une lettre que le Financial Times s’est procuré au lendemain de l’assemblée générale de Siemens, que le groupe industriel a échoué à évaluer l’ampleur des risques, y compris les risques ESG, sur son contrat d’infrastructure. Siemens s’est en effet ngagé dans la construction de systèmes de signalisation pour des voies de chemin de fer lié à cette mine de charbon dans le Queensland qui a révolté de nombreuses ONG et provoqué des manifestations en Allemagne contre Siemens. Le sujet est d’autant plus sensible avec les incendies qui ont ravagé l’Australie. Le PDG de Siemens avait alors indiqué qu’il tiendrait ses engagements «avec regret» pour respecter sa parole donnée. Le Financial Times note cependant que BlackRock a tout de même voté pour toutes les résolutions présentées par Siemens lors de l’Assemblée générale.
Le fonds d’investissement Elliott Management a accumulé récemment une participation de plus de 2,5 milliards de dollars dans Softbank, et prône des changements au sein du conglomérat japonais pour redresser son cours de Bourse, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Au cours actuel, le montant représenterait une participation de 3% dans le capital du groupe japonais. Les discussions du fonds avec la direction de Softbank ont porté sur les moyens d’améliorer la gouvernance d’entreprise, ont indiqué ces sources. Elliott réclamerait plus de transparence et une meilleure gestion des décisions au sein du fonds Vision Fund, qui gère près de 100 milliards de dollars d’actifs. Il voudrait également que SoftBank rachète 10 à 20 milliards de dollars d’actions.
L’agence de presse espagnole Europa Press rapporte que la société de gestion américaine Capital Group a augmenté sa position au capital du groupe financier allemand Deutsche Bank. Capital Group détient désormais 3,10% de Deutsche Bank, faisant du gestionnaire le troisième actionnaire le plus important derrière BlackRock (10,13%) et Hudson Executive (3,14%). Europa Press indique que ce jeudi 6 février, Deutsche Bank avait enregistré sa meilleure valorisation depuis octobre 2018, dont résultait un prix de9,33 euros par action. La valorisation des 64 millions d’actions Deutsche Bank détenues parCapital Group s'élève à environ 600 millions d’euros.
4,26 millions de foyers bénéficiaient fin 2019 de la prime d’activité, une aide aux travailleurs modestes dont les conditions d’accès ont été élargies après la crise des «gilets jaunes», soit une progression de 35% par rapport à décembre 2018, selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Fin 2019, on comptait 1,48 million de nouveaux foyers qui ne percevaient pas la prime en décembre 2018. Cette allocation qui s’adresse aux salariés du public ou du privé, aux indépendants et aux agriculteurs, a été revalorisée de 90 euros (maximum) et ses conditions d’attribution ont été élargies. Le montant moyen de la prime d’activité s'élevait fin 2019 à 192 euros mensuels.
La Chine déclare qu’elle va réduire de moitié ses surtaxes douanières entrées en vigueur en septembre dernier sur près de 75 milliards de dollars de produits américains. Une décision prise quelques semaines après la signature de l’accord commercial entre les deux puissances, et dans un contexte d’incertitude économique liée à l’épidémie de coronavirus. Sont concernées les taxes imposées par Pékin le 1er septembre 2019. Ces taxes passeront, selon les produits, de 10 à 5% ou de 5 à 2.5%. Cependant, «la commission [d’État chinoise des droits de douane] précise que des taxes sur d’autres produits américains seront maintenues». Du côté américain, la baisse concernera 120 milliards de dollars de produits importés, sur lesquels les prélèvements seront réduits de 15 à 7,5%, précise la CNBC.
Le fonds d’investissement Elliott Management a accumulé récemment une participation de plus de 2,5 milliards de dollars dans Softbank, et prône des changements au sein du conglomérat japonais pour redresser son cours de Bourse, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Au cours actuel, le montant représenterait une participation de 3% dans le capital du groupe japonais. Les discussions du fonds avec la direction de Softbank ont porté sur les moyens d’améliorer la gouvernance d’entreprise, ont indiqué ces sources. Elliott réclamerait plus de transparence et une meilleure gestion des décisions au sein du fonds Vision Fund, qui gère près de 100 milliards de dollars d’actifs. Il voudrait également que SoftBank rachète 10 à 20 milliards de dollars d’actions.
Le milliardaire britannique Peter Hargreaves vend pour 500 millions de livres sterling (588 millions d’euros) d’actions de Hargreaves Lansdown Plc, sa plateforme d’investissement en ligne qui l’a rendu milliardaire. Il a une fortune estimée à 3,9 milliards de dollars, selon le Bloomberg Billionaires Index. Environ 90% de sa fortune est liée aux actions de sa société, qui a été largement critiquée pour avoir soutenu le gérant d’actifs tombé en disgrâce Neil Woodford. Peter Hargreaves n’a pas vendu d’actions depuis la cotation en 2007 de sa société. Il possédait 30% des parts de la société lors de la clôture jeudi, selon des données compilées par Bloomberg.
La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, ses trois indices phare s’offrant de nouveaux records historiques en clôture, après la décision de la Chine de réduire ses taxes douanières sur certains produits américains, signe que l’accord commercial préliminaire conclu entre Pékin et Washington reste sur de bons rails et sera profitable pour l'économie. En clôture, l’indice Dow Jones a atteint un nouveau record, après un gain de 0,3%. Le S&P 500 s’est adjugé 0,3%. L’indice Nasdaq Composite, a engrangé un gain de 0,7%.
Total a annoncé jeudi avoir dégagé au quatrième trimestre 2019 un cash-flow de 7,4 milliards de dollars, en hausse de 21% par rapport au dernier trimestre 2018. Son résultat net ajusté ressort à 3,17 milliards de dollars, et le résultat net part du groupe à 2,60 milliards. Le résultat net ajusté dilué par action a progressé de 1% à 1,19 dollar. Pour l’ensemble de l’année 2019, Total a dégagé un résultat annuel ajusté de 11,8 milliards de dollars, en baisse de 13%. Le bénéfice net part du groupe s’est élevé à 11,267 milliards de dollars, en baisse de 2%. La rentabilité des capitaux propres s'élève à 10,4% fin décembre 2019. Le point mort cash organique avant dividende est en baisse sous les 25 dollars le baril. Total vise pour 2020 5 milliards d'économies cumulées, et environ 18 milliards d’investissements nets.
Le vice-président de l’exécutif européen, Valdis Dombrovskis, à Paris hier pour le Finance Summit de Politico et L'Agefi, détaille ses priorités en 2020.
Jean-Bernard Lafonta, associé et co-fondateur de la société d’investissement HLD, est derrière l’acquisition de l’ensemble immobilier situé 12 rue Oudinot dans le 7e arrondissement de Paris, acquise via sa holding personnelle, a appris L’Agefi. L’opération a été réalisée via la SCI 12 rue Oudinot en vue d’un investissement immobilier à destination professionnelle. Jean-Bernard Lafonta ne fait pas de commentaires. Cet ensemble immobilier exceptionnel, mis à prix 6 millions d’euros, via un processus d’enchères organisé en janvier, a été adjugé à 35,1 millions d’euros. Le bâti, d’une superficie de 1.597 m2, est situé sur une parcelle d’un peu plus de 2.000 m2. Il nécessite une rénovation complète. La Mairie de Paris dispose d’un droit de préemption légal.
Le futur de l’Europe doit reposer sur des règles de compétition justes, estime le régulateur antitrust européen, alors que la France et l’Allemagne ont réitéré leurs appels à un remaniement rapide des règles. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances français, son homologue allemand Peter Altmaier, le ministre de l’Industrie italien Stefano Patuanelli et le ministre du Développement polonais Jadwiga Emilewicz ont adressé une lettre commune à la Concurrence de l’UE et à la Commissaire européenne en charge de ce portefeuille, Margrethe Vestager, demandant des propositions d’ici fin juin. Cette dernière a indiqué qu’elle s’apprêtait à mettre à jour divers éléments des règlements sur la concurrence européenne.
Les commandes à l’industrie ont reculé de 2,1% en décembre en Allemagne, en rythme mensuel, après une baisse de 0,8% en novembre (chiffres révisés), selon les données préliminaires de l’institut statistique Destatis. Il s’agit du repli le plus marqué depuis février 2019 (-4,2%). Le consensus Reuters attendait une hausse de 0,6%. Cette baisse-surprise s’explique par la dégradation de la demande en provenance des autres pays de la zone euro (-13,9%), les commandes hors zone euro ayant progressé de 2,1% et les commandes domestiques de 1,4%. Sur un an, les commandes à l’industrie reculent de 8,7%.
Les investisseurs américains font preuve d’un optimisme accru sur les perspectives économiques de la France, montre la 20e édition du baromètre de la Chambre de commerce américaine en France, réalisé avec le cabinet Bain. Plus de 40% des dirigeants de filiales américaines, interrogés entre décembre 2019 et janvier 2020, jugent que le contexte français évoluera de manière positive pour leur secteur d’activité, contre 30% lors du précédent baromètre. 64% considèrent la France comme une bonne ou une très bonne destination d’investissement en Europe, et plus de la moitié estiment que le nombre de salariés de leur entreprise en France augmentera dans les deux à trois ans à venir (42% en 2018).
Les industriels français prévoient une hausse de 3% en valeur de leurs dépenses d’investissement en 2020, selon l’enquête trimestrielle publiée par l’Insee. Pour 2019, ces derniers ont annoncé une augmentation de 1% sur un an, une estimation en repli de trois points par rapport à celle d’octobre. Cette révision est plus marquée qu’en moyenne à cette période de l’année, souligne l’Insee.
Les commandes à l’industrie ont reculé de 2,1% en décembre en Allemagne, en rythme mensuel, après une baisse de 0,8% en novembre (chiffres révisés), selon les données préliminaires publiées par l’institut statistique Destatis. Il s’agit du repli le plus marqué depuis février 2019 (-4,2%). Les économistes interrogés par Reuters attendaient en outre une hausse de 0,6%. Cette baisse surprise s’explique par la dégradation de la demande en provenance des autres pays de la zone euro (-13,9%), les commandes hors zone euro ayant progressé de 2,1% et les commandes domestiques de 1,4%. Sur un an, les commandes à l’industrie reculent de 8,7%.
LVMH a refinancé, hier, une partie de l’acquisition pour 14,7 milliards d’euros de Tiffany. Le groupe de luxe a émis 9,3 milliards en équivalent euros d’obligations.
Le futur de l’Europe doit reposer sur des règles de compétition justes, estime le régulateur antitrust européen, alors que la France et l’Allemagne ont réitéré leurs appels à un remaniement rapide des règles, pour aider les entreprises de l’Union européenne (UE) à être plus compétitives face à leurs rivales américaines et chinoises.
Les industriels français prévoient une hausse de 3% en valeur de leurs dépenses d’investissement en 2020, selon l’enquête trimestrielle publiée par l’Insee. Pour 2019, ces derniers ont annoncé une augmentation de 1% sur un an, une estimation en repli de trois points par rapport celle d’octobre. Cette révision est plus marquée qu’en moyenne à cette période de l’année, souligne l’Insee.
Le mystérieux acquéreur de l’ensemble immobilier situé 12 rue Oudinot dans le 7e arrondissement de Paris est démasqué. Il s’agit de la holding personnelle de Jean-Bernard Lafonta, associé et co-fondateur de la société d’investissement HLD, a appris L’Agefi. L’opération a été réalisée via la SCI 12 rue Oudinot en vue d’un investissement immobilier à destination professionnelle.
Malgré un climat perturbé par les différents mouvements sociaux durant l’année écoulée, les investisseurs américains font preuve d’un optimisme accru concernant les perspectives économiques de la France, montre la 20ème édition du baromètre publié ce matin par la Chambre de commerce américaine en France (AmCham) en partenariat avec le cabinet de conseil Bain. Plus de 40% des dirigeants de filiales américaines, interrogés entre décembre 2019 et janvier 2020, jugent que le contexte français évoluera de manière positive pour leur secteur d’activité, contre 30% lors du précédent baromètre.
Total ne dévie pas de sa trajectoire malgré des cours des hydrocarbures sous pression. La major a annoncé jeudi avoir dégagé au quatrième trimestre 2019 un cash-flow de 7,4 milliards de dollars, en hausse de 21% par rapport à la période correspondante de 2018. Son résultat net ajusté ressort à 3,17 milliards de dollars, un niveau identique à celui du quatrième trimestre 2018.
Deux des plus grands gestionnaires du monde, UBS et BlackRock, estiment que les actions des pays émergents offrent de meilleurs perspectives que les actions américaines après que celles-ci ont enregistré une période inédite de hausse l’année dernière, rapporte le Financial Times. UBS Global Wealth Management a en effet revu de «surpondérer» à «neure» sa recommandation sur les actions américaines et indiqué surpondérer les actions émergentes. Un mouvement également adopté par le BlackRock Investment Institute. Ils indiquent que la chute des actions émergentes en raison de la menace du Coronavirus est une opportunité d’investissement.
Désamour. L’appauvrissement de la cote, hors effet positif des marchés actions, est une réalité aux Etats-Unis depuis de nombreuses années, qui s’installe désormais en Europe. Les émissions nettes d’actions sur 12 mois glissants sont tombées dans le rouge début 2018 de ce côté-ci de l’Atlantique et se maintiennent depuis sous la ligne de flottaison, selon le pointage réalisé par JPMorgan AM. Deux phénomènes se conjuguent. D’une part, les sorties de cote et les rachats d’actions menés par les entreprises, un moyen commode de gonfler les bénéfices par action et devenu particulièrement avantageux grâce à la politique de taux bas menée par la Banque centrale européenne. De l’autre, des émissions d’actions sur la pente descendante depuis 2014, à l’exception d’un bref sursaut il y a trois ans. Les contraintes liées à la cotation, les succès très aléatoires des introductions en Bourse, la décollecte des fonds actions et la montée en puissance parallèle du private equity encouragent le maintien dans la sphère du non-coté. Les valorisations y sont plus attrayantes, parfois trop, comme l’a montré la déconfiture de WeWork. Les émissions nettes d’actions en Europe étaient devenues brièvement négatives en 2008, à la faveur de rachats d’actions massifs, mais la Bourse gardait alors tout son attrait auprès des entreprises, puisque le niveau d’émissions brutes était trois fois supérieur à son niveau aujourd’hui.
Airbus voit grand pour gérer ses risques. Le groupe européen vient ainsi de se mettre à l’abri des lois extra-territoriales américaines suite à des allégations de corruption, et ce grâce à un accord historique entre autorités judiciaires à l’international. Pour son risque client, le groupe s’empare du sujet avec ambition là aussi : il vient de lancer un système multilatéral de négociation (MTF) pour proposer aux compagnies aériennes des contrats dérivés couvrant leurs risques face aux fluctuations de prix des billets d’avion. En effet, 90 % des billets sont réservés moins de trois mois avant le voyage, d’où l’idée de futures et d’options à partir d’indices de prix de ces billets. Lancée en janvier dernier, la plate-forme d’échange bénéficie d’une actualité sans égale avec le coronavirus et le frein qu’il inflige au tourisme chinois…
Cet homme portant un masque de protection se tient sur un quai désert de la station Disneyland Resort, exploitée par MTR Corp. à Hong Kong, le lundi 3 février 2020. L’épidémie de coronavirus tombe au plus mal (lire aussi page 18). Les perspectives de l’économie de Hong Kong en 2020 sont « soumises à de grandes incertitudes », notamment en raison des interrogations autour de la reprise économique mondiale, des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, des protestations sociales en cours depuis des mois et de la progression de l’épidémie, a déclaré le gouvernement dans un communiqué.