Après une année 2011 calamiteuse, les marchés émergents ont terminé 2012 sur une progression de 15,27% sur l’ensemble de l’année alors que les marchés développés affichent un gain de 13,91%, selon les statistiques communiquées par S&P Dow Jones Indices.Toutefois, sur les deux dernières années, les marchés développés inscrivent une progression de 4,58% alors que les marchés émergents restent dans le rouge vif avec un recul de 11,15%, en raison des mauvaises performances de 2011. Les marchés dans leur ensemble ont dégagé une progression de 14,07% en 2012 alors qu’ils avaient perdu 10,67% en 2011. L’examen des performances des marchés émergents durant l’année écoulée montre des différences de taille, les performances négatives étant toutefois l’exception (trois dont le Maroc qui accuse une baisse de 14,70% et la République tchèque, qui recule de 3,23%). Les gains s'échelonnent de 2,81% pour l’Indonésie à plus de 60% pour la Turquie en passant par 44,38% pour les Philippines, 42,18% pour l’Egypte, 39,61% pour la Thaïlande ou encore 34,12% pour la Pologne. Sur trois ans, les deux grands gagnants sont les Philippines avec une hausse de 126,68% et le la Thaïlande avec un gain de 102,35%.
Dans le cadre du plan de résolution de l'établissement franco-belge, Bruxelles a autorisé Dexia Crédit Local, la filiale française de prêt aux collectivités, à utiliser une enveloppe de 600 millions d’euros en 2013 et 2014 pour désensibiliser les crédits structurés «toxiques» accordés à ses clients. La banque ne pourra s’adresser à de nouveaux clients.
Les investisseurs américains ont perdu près de 200 milliards de dollars en gains boursiers en raison de leur méfiance vis-à-vis du marché au cours des quatre dernières années. Les actifs des mutual funds, des ETF et des fonds fermés se sont accrus de quelque 85% à 5.600 milliards de dollars depuis le début du marché haussier en mars 2009, alors que l’indice S&P 500 a progressé dans le même temps de 94%, selon des statistiques de Bloomberg et Morningstar. La proportion des fonds dédiés à la retraite investis en actions a diminué de 0,5 point de pourcentage, à comparer à une hausse moyenne de 8,2 points de pourcentage dans toutes les phases de hausse depuis 1990. C’est la première fois depuis vingt ans que les investisseurs diminuent la part des actions dans ces fonds. Autrement dit, les investisseurs continuent de bouder le marché boursier alors que les indices se multiplient d’un redressement progressif de l'économie. A un peu plus de 1.430 il y a quelques jours, le S&P 500 affiche une progression de 14% depuis le début de l’année après avoir touché un plus bas de 676,53 le 9 mars 2009. Les statistiques de l’association américaine des gestionnaires d’actifs (ICI), qui couvrent actions, obligations, fonds hybrides hors fonds monétaires, montrent que les particuliers vendent pendant le «rally», ramenant la part des actifs en actions à 72% contre 72,5% en 2009
Le groupe de capital investissement Blackstone semble décidé à maintenir ses investissements dans SAC Capital Advisors pourtant sous le coup d’une enquête pour délits d’initiés, rapporte l’agence Reuters.Le pôle gestion d’actifs de Blackstone, qui a investi quelque 550 millions de dollars dans SAC Capital, n’a pas jusqu’ici manifesté une quelconque volonté de récupérer les fonds investis dans le hedge fund dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 14 milliards de dollars. Blackstone a eu plusieurs entretiens avec les responsables de SAC Capital sur l’enquête en cours et le capital investisseur a également consulté ses propres investisseurs, dont des fonds de pension, des fondations et des clients fortunés.
Alors que BNP Paribas dominait depuis 2009 le classement national des banques conseils en fusions-acquisitions (M&A) réalisé par L’Agefi, Rothschild profite cette année d’un marché en chute libre pour en prendre la tête. Du fait de délais de bouclage qui s’allongent, ce classement sur les opérations conclues bénéficiait d’une bonne période en 2011. En 2012, les grandes transactions ont été très peu nombreuses en France. La collecte aboutit à seulement 113 milliards d’euros de transactions, contre plus de 190 milliards en 2011 et 100 milliards en 2010. Derrière Rothschild et BNP Paribas, également en tête du classement par montants de commissions estimés du cabinet américain Freeman Consulting, Lazard complète le podium avec une certaine avance sur un autre trio composé de Morgan Stanley, SG CIB et Barclays
L’assureur Predica, filiale du Crédit Agricole, et la Caisse des dépôts, ont acquis à parité auprès d’Unibail-Rodamco la tour Oxygène à Lyon. Située dans le quartier d’affaires de la Part-Dieu, la tour de bureaux livrée en 2010 compte plus de 29.000 mètres carrés. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.
Un consortium emmené par Carlyle et la banque suisse Pictet & Cie ont offert 15,55 dollars par action, soit une prime de 19% et un montant total de 665,5 millions de dollars, pour racheter la banque d’investissement new-yorkaise Duff & Phelps. Une transaction qui devrait être finalisée d’ici la fin du premier semestre.
La banque profite d’un marché en chute libre pour prendre la tête du classement exclusif de L’Agefi des conseils en fusions-acquisitions pour les transactions bouclées sur le marché français. Elle devance BNP Paribas et Lazard.
Bruxelles exigeait la rupture de tout lien capitalistique entre Dexia et ses activités françaises de financement des collectivités locales, finalement reprises par l'Etat français, la CDC et la Banque Postale
L’Empire State Building pourrait faire son entrée à Wall Street en février prochain, rapporte Les Echos. La SEC (Securities and Exchange Commission), a en effet donné son feu vert à l’opération présentée par Peter Malkin et son fils Anthony, les dirigeants de Malkin Properties, la foncière qui contrôle le célèbre gratte-ciel. Ces derniers comptent lever à cette occasion 1 milliard de dollars.
Les sociétés de l’indice S&P 500 ont moins dépensé sur les rachats d’actions au troisième trimestre, selon le cabinet de recherche FactSet Research, rapporte le CFO Journal. Ce ralentissement pourrait toutefois être temporaire compte tenu de la volonté affichée par certaines sociétés comme General Electric et United Technologies de reprendre leurs programmes de rachats d’actions.Sur l’ensemble du troisième trimestre, les sociétés de l’indice S&P 500 ont consacré au total 93,4 milliards de dollars à des opérations de rachats d’actions, un montant en recul de 15,1% par rapport au deuxième trimestre et de 25,8% sur un an.
Selon L’Agefi,, le marché européen du primaire actions (Equity Capital Market, ECM) a connu en 2012 sa plus mauvaise année depuis 2002. Dealogic estime qu’un peu moins de 134 milliards d’euros ont été levés ou placés par les groupes européens, contre 147 milliards en 2011 et 173 milliards en 2010. Pourtant, à en croire les différents responsables des activités ECM des banques, l’accélération des opérations fin 2012, portée par la stabilisation de la situation en Europe, laisse entrevoir quelques signes d’optimisme pour les prochains mois.
Durant la semaine au 19 décembre, les fonds d’actions européennes dans leur ensemble ont terminé dans le vert et les fonds d’actions européennes avec un mandat régional se sont généralement bien comportés, remarque le cabinet de recherche EPFR Global. Les fonds dédiés à un pays ont toutefois eu quelques difficultés à attirer de nouveaux capitaux. Pour leur part, les fonds dédiés aux actions françaises ont enregistré leur plus forte décollecte depuis le deuxième trimestre 2008, selon les estimations du cabinet qui ne communique pas toutefois les montants en jeu. Les fonds d’actions américaines ont également collecté durant la semaine au 19 décembre si bien que les fonds d’actions dans leur ensemble ont enregistré une collecte nette de 5,56 milliards de dollars. Parallèlement, les fonds obligataires dans leur ensemble ont terminé la semaine sur une décollecte de 4,1 milliards de dollars, la plus forte observée depuis début août 2011. Les rachats sur les obligations immobilières, les obligations européennes et américaines ont été particulièrement élevés durant la semaine au 19 décembre. Aux Etats-Unis, les discussions sur la «falaise fiscale» ont pénalisé les obligations municipales qui ont enregistré leur plus forte décollecte depuis près de deux ans. A noter enfin que les fonds monétaires ont enregistré une décollecte de 18,8 milliards de dollars, les fonds monétaires européens représentant 60% de ce total.
Les opérations de fusions-acquisitions au niveau mondial ont fortement augmenté au quatrième trimestre pour se retrouver à leur niveau du quatrième trimestre il y a quatre ans, selon les estimations de l’agence Bloomberg. Des transactions américaines, entre autres dans les télécommunications, ont tiré l’activité, nourrissant un certain optimisme pour 2013.Les opérations de fusions-acquisitions ont totalisé entre octobre et décembre 691,9 milliards de dollars, un montant jamais vu depuis 2008, selon les statistiques de Bloomberg. Les transactions sur l’ensemble de l’année accusent toutefois un recul de 10% environ à 2.190 milliards de dollars. En Europe, l’activité de fusions-acquisitions a redémarré durant les trois derniers mois de l’année, avec un bond de 73% par rapport au troisième trimestre à 176 milliards de dollars. Le risque d’un éclatement de la zone euro s’est dissipé et les investisseurs n’excluent pas un rebond de l’activité dans la deuxième moitié de 2013 mais attendent d’avoir un peu plus de visibilité sur les perspectives macroéconomiques dans la zone.
Le feu vert de la Commission ouvre la voie à une injection de capital de 5,5 milliards d'euros de la part de la Belgique et de la France, qui permet à l'ex-numéro un mondial du financement des collectivités locales de poursuivre son démantèlement.
Selon le site lyoncapitale.fr, les acquéreurs de la tour Oxygène, cédée par Unibail-Rodamco, seraient Prédica, filiale du Crédit Agricole Assurances et la Caisse des dépôts et consignations. Nous avons aussi une activité d’investisseur qui nous permet notamment de financer ces missions d’intérêt général, a indiqué le service communication de la CDC à lyoncapitale.fr. Selon nos informations, le montant de la transaction serait proche des 130 M€.
La performance - ajustée du risque - d’un trader haute fréquence est 5 à 10 fois plus importante que celle d’un gérant traditionnel, un témoignage que les machines ne sont pas seulement rapides mais intelligentes, selon une étude présentée par Les Echos. Les THF sont bien moins fragiles qu’il n’y paraît. En dépit d’une volatilité de leurs bénéfices parfois très élevée, leur probabilité de faillite est jugée « pratiquement égale à zéro », selon l'étude de Jonathan Brogaard et Andrei Kirilenko, deux des meilleurs spécialistes du secteur, qui ont analysé les 65 principales sociétés de trading à haute fréquence. Environ 1 sur 5 est prédatrice, c’est-à-dire qu’elle spécule à très court terme ; 1 sur 3 est teneuse de marché ou passive, elle ne fait que se porter contrepartie des ordres des investisseurs ; et 1 sur 2 a un profil intermédiaire et mixte. Les agressifs gagnent 20 fois plus d’argent que les passifs et 2 fois plus que les mixtes, soit autour de 45.000 dollars par jour mais avec de très fortes variations dans leurs bénéfices. Ils peuvent aussi perdre jusqu'à 400.000 dollars en une journée comme les passifs.
Selon le dernier World economic league table (welt) du Centre for economics and business research, un think tank londonien, publié aujourd’hui, le Royaume-Uni verrait son PIB dépasser celui de la France dès l’an prochain ou en 2014, rapporte Les Echos. Raisons notamment invoquées par le patron de cet organisme, Douglas Mc Williams, un ancien du patronat britannique (CBI) : les « difficultés de l’euro » et des « effets économiques de la taxe à 75 % » sur les hauts revenus mise en place par le gouvernement socialiste de François Hollande. Le welt prédit le PIB à échéance de dix ans pour les principales économies de la planète. Si l’on s’y fie, la France, qui se classe cinquième en 2012, chuterait à la neuvième place en 2022, tandis que le Royaume-Uni reculerait, lui, du sixième au huitième rang. L’Allemagne régresserait, elle, de la quatrième à la sixième place et l’Italie de la huitième à la treizième. Au profit de l’Inde qui grimperait du dixième rang au quatrième, du Brésil qui progresserait de deux cases (de 7 à 5) et de la Russie (de 9 à 7).
L’indice de confiance des investisseurs State Street Investor Confidence Index a gagné 0,4 point en décembre et termine l’année à 80,9. La confiance des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord a rebondi de 5,4 points pour s’établir à 77,8 après avoir atteint un niveau de baisse record à 72,4 en novembre. L’optimisme est également de mise en Asie, avec une hausse de 3,8 points de l’indice de confiance régional qui s’inscrit à 89,1. En revanche, l’appétit pour le risque des investisseurs en Europe termine l’année en repli, avec une baisse de 4,8 points de l’indice régional qui s’établit à 95,2 en décembre.
Les professionnels de l’investissement abordent 2013 avec plus d’optimisme que 2012. C’est ce qui ressort de l’enquête 2013 du CFA Institute sur le sentiment des marchés mondiaux. 40 % se disent optimistes quant à la croissance économique mondiale pour l’année à venir, contre 34 % l’an dernier. Seules 20 % des personnes interrogées pensent qu’elle subira un recul; Elles étaient 29 % il y a un an. Les membres des pays développés sont plus optimistes (42 %) que ceux des pays en voie de développement (35 %). Les Français, une fois n’est pas coutume, sont parmi les plus optimistes. Ils sont 61 % à penser que l'économie mondiale va croître en 2013. Quant à l’origine de la croissance économique en 2013, l’Europe ne fait pas recette. Seulement 28 % des personnes interrogées attendent une croissance du marché européen au cours de cette nouvelle année. Et seuls 5 % des Français prévoient une croissance dans leur pays en 2013, 49 % estimant que l'économie restera stable. En termes de classes d’actifs, la moitié des sondés s’attendent à ce que ce soient les actions qui engendreront le rendement le plus élevé en 2013 par comparaison aux obligations, au cash, aux matières premières et aux métaux précieux, soit davantage que l’année précédente (41 %). Malgré un optimisme plus marqué que l’an dernier, les professionnels de l’investissement sont conscients de mauvais comportements au sein des métiers de la finance. 56 % des professionnels citent un manque de culture éthique dans les établissements financiers comme étant le principal facteur du faible niveau de confiance dans le secteur. 40 % des membres du CFA Institute estiment que l’amélioration de la culture éthique au sein des instances dirigeantes devrait être une priorité. Pour 29 % des membres (soit beaucoup plus que les 13 % de l’an dernier) et pour 40 % des sondés français, la vente abusive de produits financiers inadaptés aux besoins des clients sera la question éthique la plus importante à régler dans l’année à venir.
Il est encore trop tôt pour surpondérer les actifs risqués, indique dans une note récente Joost van Leenders, investment specialist Allocation & Stratégie chez BNPP IP. Pour appuyer ses propos, le responsable cite des indicateurs avancés de la zone euro qui demeurent faibles et qui suggèrent donc que la récession s’aggravera au quatrième trimestre. Aux Etats-Unis, il anticipe d’importants ajustements budgétaires l’an prochain, «même si l’issue la plus défavorable (le basculement dans le « précipice budgétaire ») devait être évitée», précise Joost van Leenders. Quant aux entreprises, il juge qu’elles risquent de décevoir les prévisions en matière de bénéfices. Dans la zone euro, les pays périphériques ont progressé en termes structurels, mais leur reprise reste largement dépendante des exportations. «Dans ce contexte, nous avons augmenté notre exposition au risque, mais de manière prudente», souligne Joost van Leenders. Pour accroître le risque, le spécialiste de l’allocation a opté pour une surpondération «plutôt prudente du risque», au travers de l’immobilier américain, «en renforçant notre exposition aux sociétés d’investissement immobilier cotées (REIT)», précise-t-il. Ces dernières présentent un certain nombre de points communs avec les actions mais distribuent généralement de meilleurs dividendes. "À nos yeux, les REIT affichent des valorisations neutres et nous les préférons aux obligations d’entreprises américaines à haut rendement : d’une part, celles-ci ont fait l’objet de flux d’investissement considérables dernièrement et d’autre part, les REIT présentent une meilleure liquidité, un atout d’autant plus intéressant qu’il s’agit pour nous d’un positionnement tactique», ajoute Joost van Leenders . Pour financer cette surpondération, Joost van Leenders précise avoir vendu des obligations d’Etat.
Le broker-dealer du New Jersey a été condamné par le régulateur américain Finra à verser 10,7 millions de dollars à des clients lésés par un mauvais traitement des ordres reçus par fax ou courriel et portant sur des fonds communs de placement. Une amende de 550.000 dollars a également été infligée à la société en raison du système de supervision inadéquat et de ces erreurs de tarification.