Les organisations représentatives des Places financières de Paris et de Casablanca, Paris Europlace et le Moroccan Financial Board (MFBoard), ont signé le 3 avril un accord de coopération, pour structurer et développer les liens entre les professionnels de la finance français et marocains, fédérer les énergies et les compétences, et créer une nouvelle dynamique d'échanges entre les deux places.Cette signature s’inscrit dans le cadre de la visite d’Etat du Président de la République française, François Hollande au Maroc. Ce protocole d’accord vise à définir et à mettre en place des projets communs, qui s’appuieront sur les expertises respectives de Casablanca, comme porte d’accès aux marchés financiers du Maghreb, de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, et de Paris, comme point d’entrée aux marchés de la zone euro.Trois premiers axes de coopération prioritaires ont été identifiés :1. Animation de place dans les différents métiers de la finance : l’objectif est l’organisation conjointe de séminaires thématiques dans les différents métiers de la finance comme sur la régulation financière, le développement d’actions de formation, le développement d'échanges ciblés entre les entreprises et investisseurs français et marocains.2. Recherche et innovation financières : des actions conjointes seront développées dans le domaine de la recherche en finance, notamment sur les thèmes de la finance durable, les instruments de financement des entreprises et le développement de PME innovantes, en s’appuyant sur l’expérience du pôle de compétitivité Finance Innovation.3. Promotion et développement international : les échanges seront développés entre les acteurs des places financières de Paris et Casablanca - émetteurs, investisseurs, intermédiaires bancaires et financiers -, notamment à travers l’organisation de forums et manifestations en commun.
Au premier trimestre 2013, les investissements en immobilier d’entreprise sur le sol français se sont élevés à 2,6 milliards d’euros, soit une forte hausse de 44 % par rapport à la même période en 2012 (1,8 milliard d’euros) et un niveau légèrement supérieur à celui du premier trimestre 2011 (2,5 milliards d’euros), selon des statistiques communiquées par Cushman & Wakefield. Faisant suite à un quatrième trimestre 2012 déjà animé, ce résultat est encore loin, toutefois, de la moyenne des montants investis au cours d’un premier trimestre depuis 10 ans (3,4 milliards d’euros).En outre, le regain d’activité d’une année sur l’autre tient moins à un net desserrement du marché qu'à la concrétisation de quelques grandes transactions. Sept transactions de plus de 100 millions comptent ainsi pour 45 % de l’ensemble des montants investis depuis le début de 2013. Les transactions comprises entre 50 et 100 millions d’euros ont-elles aussi joué un rôle plus décisif, avec 12 opérations contre une seule au premier trimestre 2012. Le nombre total de transactions demeure en revanche très bas (57 transactions au premier trimestre 2013 contre 87 à la même époque l’an passé).Par ailleurs, avec 375 354 m² au premier trimestre 2013, la demande placée chute de 17 % par rapport à la même période en 2012. Il s’agit du niveau le plus faible enregistré sur un trimestre depuis le troisième trimestre 2009. Le nombre total de transactions est particulièrement bas (521 contre 536 au premier trimestre 2012 et 646 deux ans auparavant). C’est également le cas du volume des ventes utilisateurs (- 75 % sur un an), dont le marché continue de pâtir des divergences de vues entre cédants et acquéreurs et du recul marqué de l’activité à Paris.Mais le fléchissement du volume de la demande placée d’une année sur l’autre tient avant tout au rôle moins décisif des grandes opérations. 13 transactions supérieures à 4000 m² totalisant 118 929 m² ont été enregistrées au premier trimestre 2013 (contre 23 totalisant 212 464 m² au premier trimestre 2012), soit 32 % du volume de la demande placée totale (47 % au premier trimestre 2012). Aucun mouvement de plus de 20000 m² n’a par ailleurs été enregistré. Les très grandes transactions ont ainsi fait défaut, alors qu’elles avaient limité la chute de la demande placée en 2012.Comme l’indiquent quelques mouvements, sous conditions suspensives, en cours de concrétisation, les grandes transactions pourraient cependant revenir au premier plan dans les prochains mois. De nouvelles opérations clés-en-mains, prisées par des utilisateurs désireux de se positionner en amont pour bénéficier de conditions de bail plus favorables, devraient notamment être finalisées, confirmant l’importance de la part du neuf dans la demande placée totale.
Les fonds souverains du Moyen-Orient sont à la tête de 1.600 milliards de dollars, le plus important d’entre eux, ADIA (Abu Dhabi Investment Authority), disposant d’un encours de 600 milliards de dollars, selon de nouvelles estimations de Cerulli Associates.Selon les gestionnaires d’actifs interrogés par Cerulli, les fonds souverains représentent les trois quarts environ des opportunités d’investissement dans la région. Les fonds souverains ont notamment alloué des montants importants dans produits passifs et bon marché.
Sur son blog, Daniel Godfrey, CEO de l’Investment Management Association (IMA), a proposé le 3 avril une méthode pour instaurer la vérité des coûts pour les fonds. Pour l’essentiel, il s’agirait de diviser le nombre de parts émises chaque jour de l’année sous revue, avec leur valeur liquidative, par les coûts (commission de gestion, frais administratifs, frais de transaction, droit de timbre, commissions de change etc).Daniel Godfrey reconnaît que cette formule peut paraître simpliste, mais que les anomalies pourraient être résolues par consensus au fur et à mesure qu’elles apparaîtraient.Le patron de l’IMA concède aussi que sa méthode ne couvre pas les droits d’entrée ou de sortie, mais ces derniers sont déjà précisément connus et ne devraient pas constituer un obstacle.De même, la formule ne prend pas en compte le coût du conseil ou celui des plates-formes. Mais lorsqu’un conseiller ou une plate-forme interviennent dans le circuit, il pourrait leur incomber de les intégrer et de les ajouter à leurs propres commissions, d’autant que ces coûts seront connus et pourraient être aisément pris en compte.
Le ministre égyptien du Plan a annoncé qu’un accord devrait intervenir dans un délai de deux semaines avec le Fonds monétaire international (FMI) pour l’octroi d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. Une délégation du FMI est arrivée mercredi en Egypte pour relancer les négociations sur cette question, plusieurs fois retardées. Elle devrait séjourner dans le pays jusqu’au 15 avril.
Le secteur des services de la zone euro s’est de nouveau contracté en mars. L’indice PMI définitif des services s’est établi à 46,4. La croissance du secteur allemand des services a ralenti en mars, ce qui suggère que la première économie d’Europe n’a bénéficié au premier trimestre que d’une croissance faible. En France, l’activité dans les services s’est contractée à son rythme le plus fort depuis plus de quatre ans en France au mois de mars. L’indice des services s’est établi à 41,3 contre 43,7 en février. Le secteur britannique des services a connu en mars sa plus importante expansion depuis août 2012. L’indice PMI des directeurs d’achat dans les services a atteint 52,4, contre 51,8 en février.
Des fonds gérés par Macquarie Group auraient mandaté JPMorgan, DBS Group, CIMB Group et Macquarie pour diriger l’introduction à la Bourse de Singapour de l’opérateur de télévision payante taïwanais Broadband Communications qui pourrait rapporter environ un milliard de dollars singapouriens (629 millions d’euros), selon le journal qui cite des sources proches.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) va mener deux consultations afin de se prononcer sur l'étendue de l’application du plafonnement des primes des banquiers. Une première consultation servira à définir précisément au niveau communautaire la notion de « prise de risque ». Une seconde veillera à adresser aux régulateurs nationaux une feuille de route consacrée à la manière d’aborder les primes versées autrement qu’en numéraire, en obligations et en options sur actions par exemple.
Pour les trois premiers mois de cette année, les ETF à l'échelon mondial ont enregistré des rentrées nettes de 70,1 milliards de dollars, soit 4,6 milliards de plus que le précédent record, qui datait de janvier-mars 2012, indiquent les premières estimations du BlackRock Institute.Les ETF d’actions ont bénéficié de souscriptions nettes de 65,1 milliards de dollars pendant que ceux d’obligations enregistraient des rentrées nettes de 11,6 milliards. Pendant ce temps, les ETF sur l’or ont subi des remboursements nets de 9,2 milliards de dollars
L’indice Credit Suisse Liquid Alternative Beta (LAB) du secteur des hedge funds a progressé en mars de 1,22%, selon les chiffres publiés le 2 avril. Sur les trois premiers mois de l’année, l’indice affiche un gain de 2,17%. L’arbitrage de fusions/acquisitions a été la meilleure stratégie du mois sous revue avec une progression de 2,34%, ce qui porte sa performance sur les trois premiers mois de l’année à 4,69%. Les stratégies de managed futures ont progressé de 1,46% sur un mois et de 3,79% depuis le début de l’année.
D’après Dealogic, les volumes levés en euros au premier trimestre par les entreprises non financières ont atteint 77 milliards, en légère hausse par rapport à la même période un an plus tôt, rapporte Les Echos. C’est le deuxième meilleur début d’année depuis 2009. Pour les émissions de dettes à haut rendement, le premier trimestre 2013 est même historique. Selon Société Générale, plus de 19 milliards d’euros ont été levés par des entreprises de la zone euro (Rexel, Ziggo, Tereos…) sur ce segment. Les analystes de la banque relèvent dès lors leur prévision d'émission annuelle de 30 à 45 milliards sur la dette spéculative européenne. Toutes notations confondues, les groupes allemands et français arrivent en tête du classement européen. Avec 19,6 milliards d’euros levés, l’Allemagne ravit la première place à l’Hexagone (plus de 17 milliards).
Le patron de la gestion d’actifs chez Goldman Sachs, Jim O’Neill, propose un nouveau sigle pour les plus gros pays émergents. Alors qu’il doit quitter ses fonctions à la tête de Goldman Sachs Asset Management dans quelques semaines, Jim 0’Neill, qui avait lancé le sigle BRIC, propose de le transformer en CRBI."En termes d’investissement, ma liste serait désormais la Chine, la Russie, le Brésil et l’Inde dans cet ordre», a déclaré Jim O’Neill à FTfm. «La Chine fait mieux que ce que nous pensions et se trouve dans la position la plus forte… L’Inde est le pays le plus préoccupant car son rythme de croissance s’est considérablement ralenti», explique Jim O’Neill.
L’ordre des Salésiens en Sicile a décidé de mettre en vente une partie de son patrimoine immobilier (30 %), rapporte Plus, le supplément argent d’Il Sole – 24 Ore. Selon des indiscrétions, le portefeuille a été proposé à plusieurs sociétés de gestion et le prix tournerait autour de 30 millions d’euros.
Les ventes de voitures neuves ont chuté de 17% environ en mars en Allemagne, à 281.000 unités, a fait savoir mardi la fédération des importateurs VDIK., qui observe que mars 2013 a eu un nombre de jours ouvrés inférieurs à mars 2012.
Le ministère allemand des Finances a dit s’attendre à ce qu’une mouture définitive du protocole d’accord entre Chypre et la «troïka» formée par la BCE (Banque centrale européenne), l’Union européenne et le FMI soit prête d’ici le 9 avril. Le Fonds monétaire international (FMI) contribuera à hauteur d’un milliard d’euros sur trois ans au plan d’aide de 10 milliards accordé à Chypre, a annoncé par ailleurs sa directrice générale Christine Lagarde.
Pour atteindre son objectif de rentabilité de 12% d’ici à 2016, la banque de financement et d’investissement du Crédit Agricole table sur une baisse des coûts de 15%, explique son patron Jean-Yves Hocher. Gestion extinctive accélérée, sous-traitance et mutualisation seront au menu.
Les créanciers du fabricant de tuiles, qui porte 500 millions d’euros de dette malgré une première restructuration en 2009, devraient en prendre le contrôle.
L’ancien ministre du Budget a avoué hier détenir un compte bancaire à l'étranger depuis environ vingt ans, ce qu’il avait toujours démenti jusqu’ici. Il a confirmé sur son blog, après une entrevue avec les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke à sa demande, leur avoir confirmé l’existence de ce compte. Il ne précise pas dans quel pays.
La Réserve fédérale américaine pourrait réduire dès cette année la voilure de son plan d’assouplissement quantitatif si l’amélioration de la santé de l'économie américaine se confirme, selon l’un de ses principaux responsables. Dennis Lockart, président de la Fed d’Atlanta, a dit s’attendre à ce que l'économie américaine connaisse une croissance de 2% cette année et il n’exclut pas que la progression du PIB américain soit plus élevée encore.
Les deux commissions d’experts formées par le président italien Giorgio Napolitano pour trouver une issue à la crise politique devront achever leurs travaux d’ici dix jours, ont annoncé mardi les services du chef de l’Etat. «La période adéquate devrait être de huit à dix jours» a indiqué le chef de l’Etat. Le chef de file du centre-gauche Pier Luigi Bersani a réaffirmé son opposition à la formation d’une grande coalition avec le bloc de centre-droit dirigé par Silvio Berlusconi.