Les investisseurs ont confirmé début février leur confiance dans les bonnes perspectives de l'économie mondiale tout en estimant que les valorisations actuelles des actions constituent un élément de soutien après la récente hausse du marché, selon le dernier sondage réalisé entre les 1er et 7 février par BofA Merrill Lynch auprès d’un échantillon de 251 participants représentant un montant cumulé d’actifs sous gestion de 691 milliards de dollars.Dans le sillage des chiffres de janvier, près de 60% des investisseurs s’attendent à un renforcement de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois. Les attentes s’améliorent du côté des bénéfices, 39% du panel prévoyant une hausse des bénéfices au cours des douze prochains mois contre 29% en janvier. Mais 82% des participants estiment que les obligations sont surévaluées.L’appétit pour le risque demeure stable d’un mois sur l’autre, les investisseurs surpondérés en cash passant de 8% en janvier à 2% en février, leur plus bas niveau depuis février 2011."La persistance d’un niveau élevé d’optimisme est une préoccupation et les marchés pourraient être vulnérables à de mauvaises nouvelles, mais le soutien des valorisations suggère qu’une correction éventuelle serait brève et de faible ampleur, et notre thème de la «grande rotation» reste valable», selon Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research. «Les investisseurs ont trouvé l'équilibre entre l’optimisme sur la croissance et la prudence sur leurs décisions d’investissement. Jusqu’ici, les investisseurs ont résisté à la tentation de l’exubérance», estime de son côté John Bilton, spécialiste de l’investissement européen. Les allocations en actions se sont maintenues aux niveaux élevés atteints en janvier, avec 51% d’entre eux surpondérés sur les actions internationales.Au sein de la classe d’actifs des actions, les allocations sectorielles soulignent un appétit pour le risque un peu moins aiguisé illustré par un mouvement vers les actifs défensifs. La proportion des investisseurs surpondérés sur la pharmacie s’est ainsi inscrite à 27% contre 11% en janvier.
L’inflation en Grande-Bretagne ne reviendra pas à l’objectif de 2% avant 2016, estime la Banque d’Angleterre, qui se dit prête néanmoins à racheter davantage d’obligations pour soutenir l'économie. L'économie britannique connaîtra une «reprise lente mais régulière» durant les trois prochaines années, le produit intérieur brut (PIB) ne revenant sans doute pas avant 2015 à ses niveaux d’avant la crise financière, ajoute-t-elle, dans son rapport trimestriel sur l’inflation publié mercredi. La BoE prévoit une inflation d’environ 2,3% dans deux ans, alors qu’elle projetait 1,8% en novembre.
La production industrielle a augmenté en décembre pour la première fois depuis août, témoignant d’une lente sortie de la récession de la zone euro. La hausse de la production a atteint 0,7%, bien plus que le gain de 0,2% anticipé par les économistes, a fait savoir Eurostat mercredi. La production industrielle est toutefois en recul de 2,4% par rapport à décembre 2012.
Bruxelles ne prépare pas de plan de restructuration de la dette chypriote, susceptible d’entraîner des pertes élevées pour les investisseurs, selon le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Il ajoute que la Grèce était «un candidat particulier et un cas unique».
Le projet de loi sur la consommation sera «présenté en conseil des ministres au mois d’avril pour un examen au parlement en juin», selon Benoît Hamon. Le ministre délégué à la Consommation a confirmé la création d’un registre national des crédits, dit aussi fichier positif. Il s’agit à ses yeux d’un «outil de stimulation de la concurrence dans le secteur du crédit à la consommation susceptible de favoriser des offres plus attractives pour un certain nombre de publics qui sont aujourd’hui écartés du crédit».
L’agence de notation a révisé à la baisse la note de crédit à long terme de l’Egypte, qui passe de B2 à B3, ajoutant qu’elle pourrait l’abaisser encore davantage. La dégradation reflète une situation de tensions politiques persistantes et une récente escalade de l’agitation sociale, précise l’agence dans un communiqué.
Les comptes publics américains sont ressortis dans le vert au mois de janvier, faisant ressortir un excédent de 3 milliards de dollars, a fait savoir le département du Trésor. Aucune justification particulière n’a été apportée. Le déficit budgétaire accumulé depuis le mois d’octobre ressort ainsi à 290 milliards de dollars, 17% de moins qu’au cours de la période comparable l’année dernière.
Après le Conseil d’Orientation des Retraites, c’est au tour de la Commission des Comptes de la sécurité sociale d'établir les prévisions financières de la Sécurité Sociale. Selon les données compilées par son secrétariat général, les retraites de base devraient être en déficit de 8 milliards d’euros en 2017 et 5 milliards serait du à la Caisse nationale de l’assurance vieillesse. Ces chiffres sont d’autant plus alarmant qu’il tiennent compte de la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2013. Si des mesures permettront en 2013 de réduire le déficit des régimes de base (7,1 milliards d’euros en 2012 contre 5,5 milliards d’euros en 2013), ce répit ne sera que de courte durée: un creusement de 200 millions est annoncé pour 201 et il sera suivi par un creusement continu entre 2015 et 2017 pour atteindre 8 milliards de déficit. L’allongement de l’espérance de vie et, par ricochet, l’augmentation du nombre de pensionnés, et surtout les conséquences de la récession économique, amorcée avec la crise financière de 2008, expliquent cette détérioration.
La Bourse des dérivés allemande, Eurex, va lancer un nouveau contrat à terme sur la dette française le 11 mars prochain, rapporte L’Agefi. Ce nouveau produit va «créer de nouvelles opportunités pour se couvrir et pour jouer sur les spreads» a expliqué Peter Reitz, représentant d’Eurex dans un communiqué. Depuis avril dernier, 5 millions de contrats à terme sur l’OAT ont été échangés sur Eurex et près de 200.000 contrats sont ouverts aujourd’hui.
Axa Investment Managers a développé une méthodologie permettant d’analyser les pays selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a annoncé lundi la société de gestion.Le nouveau modèle d’analyse repose sur quatre critères : engagement politique, environnement, social et gouvernance. Chacun d’entre eux se compose de plusieurs indicateurs qui doivent être objectifs et mesurables, revus au moins une fois par an, disposer d’un historique d’au moins 10 ans, être mondiaux et mesurer l’efficacité ou le résultat d’une politique.Par exemple, pour le critère social, Axa IM a choisi les informations issues de l’indice de développement humain des Nations Unies. S’agissant de l’environnement, la société compare les émissions de CO2 des pays par habitant et par unité de PUB ajusté des parités de pouvoir d’achat.Cette méthodologie peut être utilisée de deux manières différentes, en fonction des souhaits des investisseurs. La première vise à réduire le risque de réputation de l’univers dédié aux obligations d’Etat. Pour cela, Axa IM préconise une approche de filtrage négatif. La société de gestion livre notamment l’exemple d’un fonds de pension qui voulait minimiser le risque de réputation de son portefeuille existant de dettes souveraines des pays émergents en se focalisant sur la corruption, la stabilité politique et les paradis fiscaux.A partir de l’univers d’investissement initial de 57 pays de l’indice obligataire international l’EMBIG (Emerging Markets Bond Index Global), l’outil de risque de réputation a identifié 10 émetteurs souverains présentant un risque élevé, soit 9,7 % de la capitalisation boursière de l’univers.La seconde application est l’intégration des critères ESG à un portefeuille existant. Dans un autre cas pratique, Axa IM a constaté qu’une approche ESG respectant des critères de risque bien précis impacte l’allocation géographique, mais améliore en même temps la performance ESG du portefeuille tout en ayant une incidence limitée sur la qualité ou la duration.
Vanguard ne compte pas céder ses participations dans les fabricants d’armes suite à la lettre de Rahm Emanuel, le maire de Chicago, demandant aux sociétés de gestion de bannir ces entreprises des portefeuilles, rapporte le Financial Times Fund Management. Vanguard est exposé à hauteur de 41,9 millions de dollars à Smith & Wesson et 70,3 millions de dollars dans Sturm, Ruger, principalement par le biais de ses fonds indiciels. BlackRock n’a pas non plus l’intention de procéder à des changements dans ses investissements, indique le FTfm.
Le fonds Horizon French Property Partnership I S.C.A (HFPPI), accompagné par la société Henderson Global Investors, a annoncé le 11 février avoir vendu l’immeuble D-Light, ex-siège de la société Prisma Presse situé dans le 17ème arrondissement de Paris.Suite à l’acquisition mi-2011 auprès de Pramerica par le fonds HFPPI dédié aux opérations value-added, cet immeuble de près de 6.500 m² utiles et 100 places de parking a fait l’objet d’une rénovation lourde en vue de le mettre aux derniers standards techniques et environnementaux (HQE rénovation).
Les risques qui pèsent sur la reprise économique mondiale ont diminué depuis la fin de 2012 mais la croissance de l'économie devrait se poursuivre sur un rythme ralenti, estime l’agence d'évaluation financière Moody’s dans ses perspectives macroéconomiques mondiales pour 2013-2014 publiées le 12 février.La reprise mondiale reste malgré soumise à des risques baissiers, notamment une récession plus forte que prévu dans la zone euro qui s’accompagne d’une contraction du crédit très marquée, une croissance moins forte que prévu dans les principaux marchés émergents et une augmentation des tensions géopolitiques. L’agence table sur une croissance dans les pays du G 20 de 2,9% en 2013 (dont une stagnation en zone euro), et de 3,3% en 2014.
Le fonds de pension public norvégien (Government Pension Fund - Global ou GPFG) a annoncé le 11 février avoir fait son entrée dans l’immobilier aux Etats-Unis avec une transaction de 1,2 milliard de dollars.Pour sa première opération immobilière hors d’Europe, le fonds a racheté une part de 49,9% dans cinq immeubles de bureaux à Washington, New York et Boston dans le cadre d’une nouvelle coentreprise avec le fonds de pension américain TIAA-CREF, qui conserve les 50,1% restants.Les Etats-Unis représenteront une part importante du portefeuille immobilier du fonds, a indiqué Karsten Kallevig, un haut responsable du fonds norvégien, qui, dans un premier temps, devrait investir dans les villes-clés de la côte est..Le GPFG s’est diversifié depuis 2011 dans l’immobilier, qui doit à terme représenter 5% de son portefeuille global, contre 0,3% fin septembre. Il a déjà investi dans l’immobilier à Londres, Paris, Berlin et Francfort, toujours en partenariat avec d’autres acteurs.
Dans son dernier rapport sur les risques macro-économiques mondiaux, Moody’s anticipe une faible croissance dans beaucoup de pays. «Alors que nos prévisions générales ont peu changé, les risques baissiers ont définitivement diminué au cours des trois derniers mois», a expliqué Colin Ellis, vice-président des analyses macroéconomiques de Moody’s. L’agence anticipe une croissance pour les pays du G20 d’environ 2,9% en 2013 puis de 3,3% en 2014, les Etats-Unis devraient connaître une croissance cette année tandis que l’Europe devrait stagner.
Standard & Poor’s a relevé la perspective de l’Irlande de négative à stable, évoquant les anticipations d’une baisse du coût du service de la dette et d’un risque de refinancement amoindri. L’agence de notation estime que l'échange de billets à ordre contre des titres de dette souverains à long terme améliorera le profil des échéances de la dette publique et augmentera les chances de l’Irlande d’en finir avec le programme de renflouement de l’Union Européenne et du Fonds monétaire international comme prévu à la fin de l’année 2013. S&P alloue à l’Irlande la note «BBB+». Moody’s de son côté note l’Irlande «Ba1» avec une perspective négative, en deçà de la catégorie d’investissement, tandis que Fitch assigne la note «BBB+», cette dernière étant assortie d’une perspective stable.
Vendredi, l’agence Fitch Ratings a confirmé la note BBB, donc catégorie investissement, attribuée à la dette souveraine long terme de l’Espagne... tout en maintenant la perspective négative, rapporte Cinco Días. Le communiqué met en exergue la vigueur des exportations et l’amélioration de la compétitivité.Fitch estime sa décision en soulignant que, selon ses prévisions, la dette publique se maintiendra en-dessous de la barre des 100 % du PIB (96 % en 2014-2015) malgré une certaine dérive par rapport aux objectifs budgétaires. Le pays connaîtra en 2013 «une profonde récession», mais les aides aux banques espagnoles ne devraient pas dépasser les 60 milliards d’euros.
Directeur des gestions diversifiées chez Amundi, Alain Pitous maintient une opinion stratégique favorable aux actions, même si il a réduit leur exposition de 62% en janvier à 54% en février, rapporte L’Agefi. Dans ce contexte de hausse d’appétit pour le risque, et de momentum qui s’améliore sur les bénéfices des sociétés, le responsable maintient les thématiques de rendement et de croissance au travers de choix ciblés.Sur les obligations, Alain Pitous reste favorable au marché du crédit. En étant sélectif, le portage reste intéressant, explique-t-il. En revanche, la thématique émergente est renforcée via des investissements en devises locales.
Le secteur des hedge funds asiatiques a très bien terminé l’année 2012, avec une progression de 7,5% des capitaux investis, selon les estimations publiées dans le HFR Asian Hedge Fund Industry Report.Les encours investis dans le secteur asiatique ont ainsi atteint 88,25 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis depuis 2007. Les actifs sous gestion se sont accrus de 3,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2012, grâce à une collecte nette de 1,17 milliard de dollars qui s’est concentrée sur l’Asie émergente.L’indice HFRX China a enregistré une performance de 8% au quatrième trimestre et de 9,4% sur l’ensemble de l’année. L’indice HFRX India a de son côté progressé de 4,3% au quatrième trimestre et de 27,6% sur l’ensemble de l’année.Le nombre total de hedge funds asiatiques s’est accru de 5,3% en 2012 pour atteindre 1.150, près tiers (31,7%) de ce total étant domiciliés en Chine. Les hedge funds installés au Japon et en Inde ont également augmenté alors que ceux installés à Singapour et en Australie ont diminué.
Les fonds italiens retrouvent les faveurs des investisseurs particuliers transalpins, qui sont désormais 10 % à vouloir en détenir dans le cadre de leurs placements, contre 2 % en octobre 2012, indique une nouvelle étude réalisée par l’observatoire Anima-Eurisko en ce début 2013. Ils investiraient particulièrement dans des obligations et fonds d’obligations (de 12 % à 16 %).Et ce au détriment des obligations d’Etat, qui descendent de 36 % à 22 % dans les préférences des investisseurs.A noter que 8 % aimerait conserver leur argent sur un compte courant ou autres placements liquides.
Après un début d’année tonitruant, les fonds d’actions ont continué d’attirer les investisseurs mais sur un rythme plus modéré. Fait marquant des premiers jours de février, les investisseurs semblent à nouveau s’intéresser aux fonds d’actions françaises, délaissés pendant la majeure partie de 2012 et qui ont enregistré leur meilleure collecte depuis le troisième trimestre 2011, selon EPFR Global. Les fonds d’actions européennes dans leur ensemble ont toutefois terminé la semaine au 6 février sur une décollecte, certes modeste, de 264 millions de dollars, selon les estimations communiquées par EPFR Global. A l'échelle mondiale, les fonds d’actions ont terminé la semaine au 6 février sur une collecte nette de 6,56 milliards de dollars. Les fonds d’actions émergentes ont continué d’attirer des flux significatifs, avec un intérêt marqué pour les fonds chinois et les fonds diversifiés ainsi que certains marchés de niche comme la Colombie, les Philippines ou le Vietnam. Autre centre d’intérêt des investisseurs, les fonds immobiliers qui ont continué d’attirer les investisseurs début février et qui affichent une collecte nette proche de 4 milliards de dollars depuis le début de l’année. Les fonds obligataires ont encore drainé en net 1,08 milliard de dollars. A noter la bonne tenue des obligations diversifiées qui enregistrent depuis le début de l’année une collecte cumulée de près de 6 milliards de dollars.
Le britannique FTSE Group a annoncé le lancement de deux gammes d’indices, les FTSE Cyclical et FTSE Defensive, l’objectif étant d’offrir «des degrés contrastés de sensibilité au cycle économique afin d’améliorer la transparence des dynamiques de marché». Ces indices sont disponibles en temps réel et pourront servir de sous-jacent à de nouveaux produits investissables.
A court terme, une variation de 5% sur le cours de l’euro ne présente pas un risque sur la croissance européenne, assure dans l’Agefi Pascale Gilbert, responsable gestion obligataire à la Française AM. Certaines industries peuvent être, à la marge, pénalisées, mais aujourd’hui les délocalisations réalisées par le passé en amoindrissent le coût. En outre, si l’appréciation de la devise est graduelle, et pas trop rapide, une adaptation à cet environnement est toujours possible, comme l’Allemagne le démontre depuis plus de 50 ans.
La Grèce a limité ses remboursements d’impôts et réduit ses investissements publics au mois de janvier afin de compenser la baisse de ses recettes fiscales et atteindre ses objectifs budgétaires, a annoncé lundi le gouvernement. Ses recettes fiscales brutes ont été inférieures de 241 millions d’euros aux prévisions en raison d’une baisse des recettes de TVA liée à la récession dans le pays. Ses recettes ont chuté de 11% sur un an à 4,42 milliards d’euros.
Le London Stock Exchange a annoncé une prise de participation majoritaire dans Gatelab, une société italienne qui fabrique des logiciels dédiés au trading actions et obligations et au post-marché. Gatelab a réalisé 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012.