Global head of emerging market equities, Nick Timberlake a estimé lors d’un entretien avec Newsmanagers que le moment est venu pour HSBC Global Asset Management (UK) de se renforcer sur les actions émergentes : «Maintenant que cela fait un mois et demi que le marché des actions émergentes corrige, nous nous trouvons à un bon point d’entrée».Bien entendu, cela implique un gros travail didactique auprès des souscripteurs : «Nous sommes des investisseurs patients, nous donnons aux entreprises dans lesquelles nous investissons le temps de réaliser le potentiel de croissance que nous escomptons, et nous l’expliquons à nos clients. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons un département marketing aussi étoffé, pour que les investisseurs comprennent bien comment nous investissons», explique le patron d’une équipe de 60 experts répartis sur Hong-Kong, Singapour, Bombay, Shanghai et Sao Paulo, en plus de Londres et New York. HSBC GAM gère environ 100 milliards de dollars en titres émergents, dont environ 40 milliards en actions, sur des fonds pays, régionaux et inter-régionaux.Le fonds «global» pèse pour sa part 750 millions de dollars et son portefeuille de conviction comporte entre 70 et 80 lignes. Sur les 800 valeurs de l’univers, les équipes n’en étudient que 200 : «Actuellement le marché est trop concentré sur les valeurs de croissance. Nous avons choisi d'être contrarian et de privilégier les actions à la fois sous-valorisées et affichant les plus forts bénéfices». De fait, les valeurs défensives sont devenues chères et l’on trouve des titres prometteurs dans les secteurs de l'énergie, des industrielles et des matériaux, voire parmi les banques.Nick Timberlake précise aussi que «géographiquement, (il préfère) actuellement l’Inde, la Chine et la Corée du Sud en Asie, la Russie et la Turquie pour la zone Europe/moyen-orient/Afrique et quelques rares valeurs en Amérique latine».Le taux de rotation du portefeuille a été plutôt faible en 2012 (30 %) mais il se situe de toutes façons à un niveau assez bas, entre 50 et 80 % sur le long terme.
La notation des entreprises est un exercice délicat où entre en jeu une part de subjectivité de la part de l’analyste, selon une étude qui porte sur 1.721 entreprises américaines et sur longue période (2000-2011), rapporte Les Echos. Ainsi, 30 % de l'écart de notes attribuées à une même société par deux analystes de deux agences différentes est lié à leurs personnalités et caractéristiques (âge, sexe, formation…). La méthodologie et les critères de notation des agences peuvent aussi expliquer leurs évaluations différentes.Les « ratings » des analystes femmes sont plus pertinents et leurs prévisions plus justes que celles de leurs collègues masculins. De même, quel que soit leur sexe, les analystes qui ont un diplôme de « master of business administration » (MBA) délivrent des « ratings » plus justes (sur des horizons de 2 à 3 ans) et moins optimistes que les autres. Ils sont aussi moins moutonniers.
Au terme d’une nuit de débat, le Sénat américain, contrôlé par les Démocrates, a adopté samedi son premier budget en l’espace de quatre ans. Un plan de 3.700 milliards de dollars pour 2014 qui prévoit des hausses d’impôts et une baisse réduite des dépenses. Le vote a été serré, à 50-49, quatre sénateurs démocrates ayant voté contre. Le projet de la Chambre des Représentants, où les Républicains sont majoritaires, vise l'équilibre d’ici 2023 grâce à une baisse marquée des dépenses et à une réforme drastique de Medicare. A l’inverse, le projet du Sénat comprend 100 milliards de dollars de dépenses dans les infrastructures. Malgré des hausses d’impôts, cela laisserait le gouvernement avec un déficit annuel de 566 milliards de dollars en l’espace de 10 ans. Dans le même temps, l’endettement serait alourdi de 5.200 milliards de dollars supplémentaires. Les deux projets de budget doivent être confrontés au mois d’avril lors de négociations qui s’annoncent problématiques.
Le président italien Giorgio Napolitano a confié vendredi au chef de file du centre-gauche, Pier Luigi Bersani, la tâche de rechercher une majorité au parlement, en vue de former un gouvernement pour sortir l’Italie de son impasse institutionnelle née des élections législatives. Le secrétaire national du Parti démocrate devra rendre compte de ses efforts le plus rapidement possible au chef de l’Etat.
D’après l’agence italienne Ansa, le Fonds monétaire international compte réduire sa prévision de croissance pour les Etats-Unis cette année en raison d’un alourdissement de la fiscalité et d’une baisse des dépenses. Le FMI prévoit ainsi 1,7% de croissance aux Etats-Unis en 2013, alors qu’il anticipait 2,0% en janvier. Les prochaines prévisions du FMI seront publiées mi-avril.
La Banque du Japon a indiqué que la valeur des actifs détenus par les ménages nippons avait progressé de 3,1% sur un an à fin décembre dernier pour atteindre 1.547.000 milliards de yens, l’équivalent de plus de 12.500 milliards d’euros.
Le quotidien Les Echos souligne ce matin que le Conseil national des professionnels de l’automobile (CNPA) vient de proposer au gouvernement de débloquer la participation salariale, normalement bloquée cinq ans, pour l’achat d’une voiture neuve non polluante. Cela dans un contexte de chute de 13,5% des immatriculations dans le pays en janvier-février après un recul de 12,1% en 2012. «Nous avons bien entendu le CNPA et nous regardons» indique une source ministérielle citée par le quotidien.
Le managers et salariés d’Axa Private Equity vont acquérir 40% de leur société, valorisée 510 millions d’euros. Assurances du Crédit Mutuel et deux family offices français vont prendre 33,14% des parts. Axa garde 26,86% et apportera 4,8 milliards dans les fonds d’Axa PE d’ici à 2018.
« Nous souhaitons ardemment que les réglementations évoluent pour nous permettre de diversifier nos investissements et de pouvoir protéger les portefeuilles d’un certain nombre de risques (de contre-partie, de taux, etc.) », a déclaré Michel Manteau, Responsable de la gestion de taux à la CARMF, à l’issu de l’atelier « Parcours Rendement » auquel il a participé jeudi 21 mars, dans le cadre du Forum GI. Comme beaucoup d’institutionnels, ce dernier espère en effet qu’un aménagement du code monétaire et financier permettra de faire évoluer la réglementation et rendra « éligibles » certains placements. « Par exemple, nous souhaiterions que les marchés de swaps puissent être utilisables directement et pas seulement pour la couverture du risque de taux, a précisé Michel Manteau. Nous souhaiterions également que soit réputée « euro » un placement en livre sterling ou en francs suisses couvert du risque de change. Cela nous permettrait de pouvoir diversifier les signatures dans notre portefeuille, ce qui est très important pour un investisseur institutionnel ».
La dernière enquête Rexecode-COE AFTE réalisée début mars 2013 montre que la situation de la trésorerie d’exploitation reste jugée dégradée, sans aggravation ni amélioration depuis six mois. L’enquête incorpore depuis décembre dernier une question sur l’évolution de la trésorerie globale que constatent les trésoriers par rapport à leurs anticipations du mois précédent. En mars 2013, 78 % des trésoriers indiquent que la variation de leur trésorerie globale a été conforme à leurs prévisions (contre 71 % le mois précédent). Seulement 6,9 % des trésoriers indiquent que leur trésorerie s’est améliorée plus que prévu (15,5 % le mois précédent). Un plus fort pourcentage de trésoriers (15,3 %) indique que leur trésorerie s’est plus dégradée que prévu.
L’assureur Axa a finalisé la scission de sa filiale de capital-investissement Axa Private Equity dans le cadre d’un rachat de la société par ses dirigeants et par des investisseurs, au bout de près de deux ans de travaux. L’assureur conservera près de 27% de sa filiale. La direction d’Axa PE, menée par Dominique Senequier, ainsi que les 298 employés du groupe qui auront la possibilité d’investir dans l’opération, détiendront 40%. Le solde du capital sera acquis par des investisseurs institutionnels et des family offices français. La transaction valorise Axa PE à 510 millions d’euros et permettra à Axa IM, actionnaire d’Axa PE, de recevoir 348 millions en cash et 140 millions en différé sous certaines conditions. La société de private equity gère environ 24 milliards d’euros. Credit Suisse, HSBC et Hawkpoint ont travaillé sur l’opération.
L’action Nexity recule vendredi matin à la Bourse de Paris, l’intérêt des investisseurs pour le promoteur immobilier étant retombé après la déception du plan d’urgence pour le logement annoncé jeudi par François Hollande. En cours de matinée, il abandonnait 2,34% à 27,10 euros. De son côté, Kaufman & Broad reculait de 0,75 % à 17,17 euros.
Marko Kranjec, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), s’est dit persuadé que la Slovénie ne suivra pas le même chemin que Chypre. Les banques slovènes ont en portefeuille quelque sept milliards d’euros de mauvaises créances, somme qui représente 20% du produit intérieur brut (PIB) du pays, une proportion telle qu’elle alimente régulièrement les spéculations disant que la Slovénie devra à son tour se tourner vers une aide internationale.
Le climat des affaires a diminué contre toute attente au mois de mars, a annoncé l’institut Ifo, son indicateur revenant à 106,7 contre 107,4 en février et 107,6 attendus par le consensus. La composante des conditions actuelles a également reculé pour revenir à 109,9 après 110,2 le mois derniers. Celle des attentes a elle aussi baissé à 103,6 contre 104,6.
Au 30 septembre 2012, les plates-formes européennes affichaient un encours intermédié de 958 milliards d’euros contre 740 milliards fin 2011. Et l’hispano-italien Allfunds reste de loin la première plate-forme européenne, avec 80 milliards d’euros contre 55 milliards, grâce à des rentrées de 25 milliards qui ont représenté 10 % des ventes totales des fonds distribués en Europe pour 2012, selon les calculs de The Platforum relayés par Funds People.Dans les pays d’Europe septentrionale, Fidelity est leader avec 61 milliards, grâce à ses plates-formes FundsNetwork au Royaume-Uni et FIL Fondsbank en Allemagne.Les autres grands acteurs européens sont, dans l’ordre, Cofunds, Fund Channel, State Street et UBS.
Selon le sondage annuel réalisé par la securities division de Goldman Sachs, les investisseurs clients du groupe américain escomptent pour 2013 une performance de 9,2 % de la part des hedge funds contre 7,7 % en 2012, année pour laquelle les attentes avaient été en moyenne de 8,4 %. Les stratégies les plus favorisées pour 2013 sont le long/short equity, le credit/distressed, le macro, l'événementiel et les marchés émergents.Lors d’une conférence organisée chez Europlace par Reynold & Partners et Goldman Sachs le 19 mars, Ali Homayoun, executive director de la securities division, a expliqué que pour 2013 il s’attend à une persistance de la concentration des flux des hedge funds avec une dispersion de la croissance des encours, à un rôle encore accru des consultants et intermédiaires, à une persistance de la pression sur les commissions, à la nécessité d’investissements accrus en infrastructure et à une poursuite du renforcement des équipes internes chez les investisseurs institutionnels. Goldman Sachs prévoit aussi que le marché va continuer de se focaliser sur les mandats personnalisés et que les produits de niche ou thématiques gagneront en importance.Les spécialistes de Goldman Sachs soulignent aussi que les investisseurs institutionnels resteront les principaux contributeurs à la croissance du secteur des hedge funds et que l’on assistera à une renforcement tendanciel et de rythme des allocations directes. D’autre part, il faut considérer que les hedge funds ne sont plus une classe d’actifs, en ce sens qu’ils ne sont plus à présent utilisés uniquement pour la poche des produits alternatifs. D’une manière générale, Goldman Sachs pense que la demande va se focaliser sur les hedge funds coordonnés (OPCVM) et sur les «40 Act» de droit américain.L’enquête montre aussi qu’il faut s’attendre à un ralentissement du nombre de lancements de hedge funds, et que les fonds alternatifs qui émergeront auront besoin de beaucoup plus de capital d’amorçage que par le passé, ou bien d’adossements plus solides. De toutes façons, les barrières à l’entrée sont plus importantes, notamment en matière d’infrastructure et réglementaire.
Selon les données trimestrielles de Thomson Reuters publiées aujourd’hui, les transactions annoncées, au niveau mondial, au 19 mars 2013 affichent une hausse de 6 % par rapport à la même époque l’an dernier, rapporte Les Echos. La valeur totale des transactions culmine ainsi à 430,4 milliards de dollars, contre 407 milliards à la période correspondante l’an dernier. Elles concernent à 58 % des sociétés américaines (contre 21 % pour les acquisitions portant sur des entreprises européennes). L’activité aux Etats-Unis enregistre ainsi une hausse de 62 % par rapport à 2012, à 207 milliards de dollars. En revanche, le marché européen continue de décrocher, avec une baisse de 31 % par rapport à 2012, à 91,4 milliards de dollars. La France semble toutefois tirer son épingle du jeu puisque l’activité M&A impliquant une partie française (vendeur, acheteur ou société cible) progresse de 9,9 %, en valeur, à 16,2 milliards de dollars.
Lors de la première journée du Forum GI qui s’est tenu hier au Palais Brongniart, la conférence d’ouverture était consacrée au financement de l'économie en période de crise. Parmi les intervenants, deux assureurs, Laurent Degioanni, directeur des investissements chez Malakoff Mederic, et Eric Dubos, directeur de gestion du groupe MACSF, sont revenus sur les difficultés réglementaires pour les assureurs à prendre le pas sur les banques. «A l'évidence, on demande aux assureurs de pallier le retrait des établissements bancaires», a confirmé Laurent Degioanni, «mais il ne faut pas se tromper de métier», a précisé le responsable en rappelant que la problématique de sa maison était avant tout de tenir ses engagements vis-à-vis de ses sociétaires et pas de financer l'économie. «En termes d’investissement, cependant, les infrastructures sont intéressantes et nous participons à des partenariats public-privé, mais cela reste à la marge», a-t-il ajouté. Même constat pour les prêts aux collectivités locales, le Code des Assurances permettant aux assureurs de leur prêter en direct. Il n’en reste pas moins que la réglementation s’avère pesante, ont insisté les deux responsables. Après avoir détaillé la composition de son portefeuille, investi à 85 % en obligations dont 20 % d’obligations convertibles auxquels s’ajoutent une poche d’actions représentant 5 % à 7 %, une poche monétaire de 5 % et une poche de diversification représentant 2 % à 3 %, Eric Dubos, le directeur de la gestion de la MACSF, a expliqué rester à l'écart des investissements de type «loans» ou infrastructures qui «ne rentrent pas, ou très mal, dans le Code des Assurances». Et de noter également que d’autres investissements comme dans les marchés émergents ne sont pas non plus autorisés, car hors zone euro «La recherche de rendement est très pénalisée par la réglementation», a reconnu l’intéressé. Pour servir un taux de rendement qui se présente comme l’un des meilleurs du marché, a rappelé Eric Dubos, la MACSF restera cette année encore sur des titres corporate et sur certains emprunts d’Etat.Pour sa part, Laurent Degioanni a rappelé s'être intéressé au private equity, et aux infrastructures. Mais lui aussi a enfoncé le clou en relevant que le Code des Assurances n’est pas très clair en la matière… «Nous sommes dans un Rubik’s Cube compliqué», a lancé le responsable pour imager ses propos.Cela posé, existe-t-il des opportunités sur le marché obligataire ? A cette question Eric Dubos a répondu par l’affirmative, tout en mettant en garde immédiatement sur la course au rendement que l’on pourrait être tenté de suivre. «Nous restons dans le cadre de l’assurance vie», a-t-il insisté, «et, dans une période de taux bas, il faut s’attendre à avoir des rendements du même ordre…"Enfin, après avoir fait part de ses préoccupations sur l'évolution de l'économie, notamment européenne «qui n’a jamais été aussi proche d’une ‘japanisation’», Laurent Degioanni a cependant voulu retenir quelques «lumières» liées à des avancées dans des domaines comme la technologie via la robotique ou la santé. En attendant, dans un contexte peu séduisant, la chance pour les assureurs est de pouvoir porter les obligations jusqu'à leur échéance. «D’ici là, on peut espérer que la situation se sera améliorée», ont conclu les deux directeurs.
La collecte nette du Livret A est revenue en février à 1,51 milliard d’euros, après un mois de janvier exceptionnel (8,21 milliards d’euros), selon des chiffres publiés le 21 mars par la Caisse des dépôts (CDC).Pour autant, les dépôts sont restés sensiblement supérieurs aux retraits malgré la baisse marquée du taux du Livret A, de 2,25% à 1,75%, intervenue le 1er février. Au total, les fonds placés sur le Livret A s’inscrivaient fin février à 259,7 milliards d’euros.En y ajoutant le Livret de développement durable (LDD), qui a réalisé une collecte nette de 840 millions d’euros en février, les dépôts atteignaient 355,9 milliards, en hausse de près de 120 milliards par rapport à fin 2008.
Dans la continuité de sa politique d’engagement actionnarial adoptée en mars 2012, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP) a présenté le 21 mars les nouveaux principes de vote qu’il entend promouvoir lors de la campagne 2013 d’assemblées générales d’actionnaires.Parmi les nouvelles dispositions, l’Etablissement se positionne notamment en faveur de :- la réalisation d’un reporting financier par pays d’implantation des groupes multinationaux du secteur financier afin d’en rendre possible l’examen et de limiter les pratiques d’évasion fiscale ;- l’appui à la féminisation des conseils d’administration ;- une évolution des dividendes permettant une répartition équitable de la valeur ajoutée créée entre actionnaires et employés ainsi que le maintien d’une capacité d’investissement suffisante ;- l’intégration de critères sociaux et environnementaux dans les modalités d’évaluation de la performance des dirigeants dans l’optique de définir le montant de leur rémunération variable.Ces lignes directrices serviront de guide aux délégataires externes de l’ERAFP.
Un sondage de TNS Infratest pour le compte d’Axa Investment Managers Allemagne montre que fin 2012 un tiers des Allemands étaient favorables à la formule des honoraires pour rétribuer les conseillers en investissement ,contre plus de la moitié deux ans auparavant.D’autre part, 42 % des personnes interrogés indiquent préférer le système de la commission classique que le conseiller perçoit lors de la souscription d’une part de fonds.
Basée à Nyon, la start-up active dans l’analyse financière Irisos tente de s’implanter dans l’univers de la gestion de fortune, rapporte L’Agefi suisse. La société a présenté le 21 mars sur son site internet une plateforme pour opérer ses propres stratégies d’investissements à l’aide d’informations contextualisées. Cet instrument permettra aux particuliers d’investir sur des titres en bonne connaissance de cause. «Il manquait une alternative sur le marché de la gestion de fortune, explique le créateur et président général d’Irisos, Christophe Schmid. Avec Irisos, nous voulons proposer au public, un nouveau concept de gestion de fortune avec des informations claires, précises et transparentes.» La société vise autant les personnes habituées à gérer leur fortune qu’à celles qui n’ont pas accès aux conseils ou aux services des banques privées, en raison de leur faible patrimoine financier.
Présidé par Didier Migaud, le Premier président de la Cour des Comptes, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), créé pour prévenir tout dérapage des comptes publics, a été officiellement installé hier jeudi. Composé de dix membres, il est chargé de rendre un avis sur les prévisions macroéconomiques associées aux principaux textes financiers du gouvernement et sur la «cohérence» de ces textes avec la trajectoire de retour à l'équilibre des finances publiques. Il aura la possibilité de déclencher un «mécanisme de correction automatique» si des écarts trop importants sont constatés entre les résultats d’une année écoulée et les objectifs annoncés, le gouvernement étant alors invité à prendre des mesures correctives. Le HCFP indique dans un communiqué qu’il rendra son premier avis le 15 avril, à l’occasion de la transmission au Parlement du programme de stabilité révisé pour la période 2013-2017.
La collecte nette du Livret A est restée positive en février, à un rythme toutefois bien moindre qu’en janvier, mois au cours duquel elle avait bénéficié du relèvement du plafond du produit d'épargne le plus répandu en France, a annoncé hier la Caisse des dépôts. La collecte de février s’est ainsi élevée à 1,51 milliard d’euros, contre 8,21 milliards un mois plus tôt, portant l’encours global du Livret A, dont le taux de rémunération a été baissé d’un demi-point au 1er février, à 1,75%, à 259,7 milliards d’euros. La collecte nette du Livret de développement durable (LDD) a été de son côté positive de 0,84 milliard en février, l’encours de ce produit rémunéré au même taux que le livret A atteignant 96,1 milliards d’euros. La rémunération défiscalisée de ces livrets reste supérieure au taux d’inflation, tombé à 1,0% en glissement annuel le mois dernier.
Après le Sénat mercredi, la Chambre des représentants américaine a approuvé jeudi un collectif budgétaire qui permettra d'éviter la fermeture de certaines administrations jusqu'à la fin septembre. Le texte, adopté par 318 voix contre 109, assure le financement des dépenses publiques pour les six prochains mois, évitant ainsi les réductions automatiques de crédits qui devaient s’appliquer automatiquement à compter du 27 mars.
La ministre japonais des Finances, Taro Aso, a indiqué qu’il sera difficile de respecter l’objectif de 2% d’inflation de la Banque du Japon. Cela «prendra un temps considérable» pour passer de la déflation à l’inflation, la responsabilité d’un échec ne pouvant incomber à la seule BoJ, a insisté le ministre à l’issue d’une réunion gouvernementale.
La Finlande a annoncé son intention de réduire les dépenses de l’Etat de 600 millions d’euros supplémentaires sur les trois années à venir, tout en annonçant une diminution du taux d’imposition des entreprises (de 24,5% à 20%). Les nouvelles mesures d'économies viennent s’ajouter à celles de 5,2 milliards d’euros décidées par le parlement finlandais l’année dernière. Helsinki table désormais sur un PIB en hausse de 0,4% pour cette année.
Le gouvernement italien sortant a fortement relevé ses objectifs de déficit et d’endettement pour 2013 et 2014. Le pays augmentera sa dette de 40 milliards d’euros sur les deux années en réponse à la récession, a précisé le ministre de l’Economie Vittorio Grilli, qui table désormais sur une contraction de 1,3% du PIB en 2013. La prévision gouvernementale était jusqu’ici de -0,2%. Le déficit budgétaire sera finalement de 2,9% du PIB cette année au lieu d’un précédent objectif de 1,8%.