Le Livret A et le Livret de développement durable (LDD) ont enregistré en juillet une collecte nette positive pour le cinquième mois consécutif, selon les données publiées le 23 août par la Caisse des dépôts. Cette série inédite depuis l'été 2013 confirme un infléchissement de la tendance qui était à la décollecte depuis fin 2014, sur fond de baisse graduelle de la rémunération de ces deux livrets. En dépit de la faible inflation qui aurait dû conduire à abaisser le taux de rémunération de ces deux livrets, le gouvernement a décidé de le maintenir à 0,75% au 1er août, suivant une recommandation du gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau. Les souscriptions pour ces deux produits d'épargne défiscalisés ont été supérieures aux retraits pour un montant de 630 millions d’euros le mois dernier, après l’avoir été de 700 millions en juin. Leur bilan depuis le début de l’année, qui était timidement repassé dans le vert en juin (+ 90 millions d’euros), affiche sur sept mois un cumul de 720 millions d’euros. Avec les intérêts capitalisés, leur encours global s'élève à 357,9 milliards d’euros à fin juillet (256,9 milliards pour le Livret A et 101,0 milliards pour le LDD), contre 361,4 milliards un an plus tôt.
Ligier Group a annoncé le 23 août la signature d’un protocole d’accord pour la constitution d’un nouveau tour de table d’actionnaires mené par Siparex, aux côtés de François Ligier et des principaux membres de l’équipe de direction du groupe. Le pool d’investisseurs dirigé par Siparex aux côtés d’Edify sera également composé de Crédit Agricole Régions Investissement, Crédit Agricole Centre-France Développement, et de BNP Développement. Lors de cette opération, l’actionnaire majoritaire actuel 21 Partners cèdera la totalité de sa participation. L’opération, qui reste soumise à l’approbation de différentes autorités compétentes, est attendue pour le début du mois de septembre.Issu du rapprochement en 2008 des sociétés Ligier et Microcar, Ligier Group est co-leader européen de la conception, de l’assemblage et de la commercialisation de quadricycles légers. «Le partenariat avec Siparex va nous permettre de consolider nos positions sur notre marché historique et de saisir les opportunités de croissance que constituent notamment le développement d’une clientèle plus jeune et la montée en puissance de la gamme Ligier Professional», indique François Ligier, président de Ligier Group, cité dans un communiqué. Par ailleurs, le groupe devrait poursuivre son développement à l’international, où il enregistre déjà près de la moitié de son chiffre d’affaires qui s'élève actuellement à 120 millions d’euros.
La croissance du Produit intérieur brut a atteint 3,1% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2015, a confirmé l'Office fédéral de la statistique
Quatre fonds de private equity gérés par Apollo Global Management ont conclu un accord avec les régulateurs américain en vertu duquel ils verseront 52,7 millions de dollars pour solder des poursuites portant sur une communication trompeuse auprès des investisseurs concernant le niveau des frais et un accord de prêt. La SEC a ajouté que la société d’investissement était également visée pour ne pas avoir supervisé correctement un associé senior qui a facturé aux fonds des dépenses d’ordre personnel.
Le Livret A confirme sa bonne forme. Selon les chiffres publiés hier par la Caisse des Dépôts, le produit d'épargne a collecté 630 millions d’euros en juillet, soit son cinquième mois de collecte nette positive consécutif. Depuis le début de l’année, le Livret A a attiré 970 millions d’euros nets. L’an dernier, à cette même époque, il avait essuyé une décollecte de 3,4 milliards d’euros. La collecte nette du Livret de développement durable est pour sa part nulle pour le mois de juillet. Elle reste négative, à hauteur de 260 millions d’euros, depuis le début de l’année. Au total, les encours du Livret A et du LDD atteignent 357,9 millions d’euros à fin juillet, dont 256,9 millions pour le seul Livret A. Ils retrouvent leur niveau de septembre 2015. Le taux de rémunération du Livret A s'élève à 0,75% depuis août 2015, son plus bas historique.
Les caisses de pension suisses ont légèrement amélioré leur situation de financement au deuxième trimestre en raison des plus-values réalisées sur les placements en actions. Le taux de couverture des institutions de prévoyance de droit privé a ainsi augmenté à 110,4%. Les caisses de pension de droit privé retrouvent ainsi un niveau de couverture équivalent à celui de la fin de l’année 2015, relève Swisscanto dans son dernier moniteur des caisses de pension. Les institutions de prévoyance de droit public à capitalisation complète ont présenté une évolution semblable, leur taux de couverture pondéré en fonction de la fortune s’améliorant de 1,8 point par rapport au premier trimestre, à 99,8%.
Le family office de Steven Cohen, Point72 Asset Management, a pris une participation de 5,4 % dans Square, la société de paiements mobiles gérée par Jack Dorsey, le co-fondateur de Twitter, rapporte le Financial Times. Selon des données de la Securities and Exchange Commission, la société a acquis 6,66 millions d’actions. Point72 AM gère 11 milliards de dollars.
Wilbur Ross, connu pour ses investissements dans des secteurs opprimés, parie que la baisse du pétrole et du gaz a duré suffisamment longtemps pour éliminer les acteurs les plus faibles, rapporte The Wall Street Journal. Sa société d’investissement, WL Ross & Co, a acheté des centaines de millions de dollars de dette dans des sociétés d’énergie en difficulté en vue de prendre le contrôle de ces dernières si elles sont contraintes de céder leur capital à leurs créanciers, indiquent des sources proches du dossier.
Créée il y a une quinzaine d’années, l’agence de notation éthique Covalence cible désormais la gestion d’actifs. «Historiquement, Covalence s’adressait aux clients corporate pour lesquels nous publiions gratuitement les rankings. Ce qui augmentait notre visibilité, mais pas nos affaires et nos revenus. En tant qu’acteur de niche, nous nous recentrons, en effet, sur le marché de la finance en Suisse, les investisseurs et les fondations. Notre offre a donc évolué: elle se compose actuellement de benchmarks professionnels et ne s’adresse plus qu’à nos clients. Je peux citer trois exemples. Depuis début 2016 nous fournissons à l’asset manager genevois Vandaalen & Cie des ratings sur les actions suisses, qui sont utilisés pour un AMC (Actively Managed Certificate). Nous sommes aussi engagés dans un partenariat avec BBGI Group sur des indices en actions suisses. Et depuis 2015, nous collaborons avec la fondation PeaceNexus pour évaluer la contribution des entreprises à la construction de la paix dans les pays fragiles. Après un projet pilote, l’idée est de créer un fonds de placement utilisant ce type de mesures», explique Antoine Mach, CEO de la société, dans les colonnes de L’Agefi suisse. «Notre originalité réside dans notre approche automatisée et multi-sources. A la différence d’autres agences de rating classiques, qui incluent les critères ESG sous forme d’audit et donc d’analyse qualitative humaine. La plupart travaille principalement sur la base de questionnaires annuels. Cette approche peu réactive présente des limites en termes de subjectivité. L’originalité de Covalence est de ne pas prendre l’entreprise analysée comme unique source d’information, mais de collecter le contenu narratif des ONG, syndicats, experts, médias… Pionniers dans la diversité des sources – uniquement identifiées – nous faisons le pari démocratique de la crédibilité de ces informations, renforcée par la validation de pairs, l’écho et la diffusion», ajoute Antoine Mach.
Les investissements des sociétés de capital risque dans les start-up spécialisées dans les technologies financières se sont élevées à 2,5 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit deux fois moins qu’au trimestre précédent, selon une étude publiée par KPMG et CB Insights évoquée par le Börsen-Zeitung. Une pause favorisée notamment par les incertitudes sur les marchés mondiaux et des valorisations élevées. Toutefois, les FinTech européennes ont attiré davantage de capitaux que par le passé alors que les investissements aux Etats-Unis et en Asie ont fortement diminué. Cela dit, aucune FinTech européenne n’a pas recueillir plus de 50 millions de dollars.
La mesure qui s'appliquera sur une partie des bénéfices s'inscrit dans le troisième volet du Pacte de responsabilité en faveur des entreprises mis en oeuvre par le gouvernement
Outre-Rhin, l'indice PMI composite s'est établi à 54,4 en version flash en août, en léger retrait sur juillet, tandis qu'en France l'activité dans le secteur privé a accéléré avec un indice PMI composite à 51,6, malgré une fréquentation touristique décevante.
Les spéculations sur la politique de la Fed continuent, chacun de ses discours étant analysé en attendant celui de Janet Yellen à Jackson Hole vendredi.
Le London Metal Exchange (LME) a décidé de réduire de moitié les fees sur le marché à la criée dans un geste de bonne volonté envers les traders affectés par un déménagement soudain en raison de problèmes structurels dans ses bureaux. Un site d’urgence a été aménagé à Chelmsford, dans l’est de Londres. Le LME, détenu par Hong Kong Exchanges and Clearing, a indiqué que la réintégration dans ses bureaux permanents serait reportée à la fin août.
ThomasLloyd CTI Asia Holdings et International Finance Corporation ont signé lundi des accords de crédit définitifs s'élevant à 161 millions de dollars pour le portefeuille de 70 MW sur l'île Negros aux Philippines. Le portefeuille du projet couvre San Carlos Biopower, South Negros Biopower et North Negros Biopower. Créées par ThomasLloyd en tant que principal sponsor financier, les centrales électriques dans les villes de Manapla, San Carlos et La Carlota convertiront les déchets de canne à sucre en électricité à l’aide d’un processus à faibles émissions de carbone, la technologie de chaudière à lit fluidisé circulant. Avant d'être identifiés comme une matière de base pour les centrales électriques à biomasse, la canne à sucre était brûlée dans les champs, une pratique qui contribuait à la pollution atmosphérique.
La Bourse de Singapour SGX est sur le point de finaliser le rachat du Baltic Exchange après avoir arrêté les principes d’un accord et remporté le soutien d’actionnaires représentant une majorité du capital. SGX et Baltic Exchange sont convenus d’une offre en numéraire de 160,41 livres par action et un dividende final de 19,30 livres par action, soit une offre améliorée par rapport aux 18,80 livres offertes il y a deux semaines. La transaction valorise le Baltic Exchange autour de 87 millions de livres. L’objectif vise à tirer parti de la demande croissante pour les matières premières en Asie en faisant de Singapour une place forte pour le trading et le règlement des contrats de shipping. La Bourse britannique gère notamment le Baltic Dry Index qui suit les coûts de transport de matières premières telles que le minerai de fer en vrac.
La société de capital-investissement Clearspring Capital Partners prévoit de vendre Medical Pharmacies Group, un distributeur de médicaments aux centres de soins. L’opération pourrait lui rapporter jusqu'à un milliard de dollars canadiens, selon des sources citées par Reuters. Clearspring a mandaté les banques d’investissement BMO Capital Markets et Harris Williams pour piloter le processus. Le fonds a investi il y a plus de cinq ans dans l’entreprise. Il espère que son actif suscitera un fort intérêt après l’acquisition l’an dernier d’Omnicare par CVS Health Corp pour près de 10 milliards de dollars.
Une première pour le groupe bancaire américain. JP Morgan va intégrer dans les prochains mois des obligations émergentes ou sukuk dans ses indices dédiés aux marchés émergents, rapporte l’agence Reuters qui a pu consulter une étude à destination de la clientèle. A compter du 31 octobre, huit sukuk pourraient être intégrés dans la famille des indices émergents. Plus précisément, des obligations libellées en dollar de la Turquie, de la Malaisie et de l’Indonésie seront prises en compte dans l’indice phare EMBI Global Diversified. Cette initiative pourrait donner un coup de pouce au marché des sukuk, qui pèse quelque 200 milliards de dollars mais qui est toujours considéré comme un peu exotique.
Les conseillers financiers indépendants au Royaume-Uni - ou independant financial advisors - vont déléguer la gestion d’une plus grande partie de leurs actifs en 2017, affirme une étude de Cerulli Associates menée en partenariat avec Investment Week et Professional Adviser. L’un des moteurs clés de cette tendance est la réglementation.Cette année, les conseillers financiers indépendants externalisent la gestion de 41,7 % de leurs actifs en moyenne, contre 41,4 % en 2015. En 2017, les conseillers financiers pensent que cette part passera à 45,9 %, indique Barbara Wall, managing director de Cerulli Associates Europe.« Suite à la Retail Distribution Review, les fusions et acquisitions dans le secteur du conseil financier et de la gestion de fortune ont augmenté de façon exponentielle. Elles ralentissent désormais, révélant une industrie divisée entre les grandes sociétés de conseil et de gestion de fortune multiservices et les petits conseillers indépendants traditionnels. Les petits acteurs sont plus susceptibles d’avoir à externaliser leur allocation », ajoute Barbara Wall.Environ les deux tiers (64,4 %) des conseillers financiers indépendants interrogés ont externalisé à des gérants de fonds discrétionnaires, suivis par des fonds multi-assets et des multigérants ou fonds de fonds, chacun ayant été utilisé par 53,3 % des conseillers. Plus d’un tiers des conseillers financiers indépendants (35,6 %) ont délégué à des portefeuilles modèles de plates-formes. Seulement 2,2 % d’entre eux ont utilisé des robo-advisors.Les frais de gestion moyens pour les services externalisés vont de 86,8 points de base pour les multigérants ou fonds de fonds à 63,2 points de base pour les portefeuilles modèle des plates-formes.
L’agence de notation Fitch a confirmé le 19 août la note souveraine de la Turquie à BBB-, mais elle a abaissé la perspective de cette note de «stable» à «négative» en raison du coup d’Etat manqué du 15 juillet. Evoquant «la montée des risques sur la stabilité politique», Fitch estime dans un communiqué que la révocation d’environ 70.000 fonctionnaires est source d’incertitude.
A la mi-août, le sentiment des investisseurs reste bien orienté mais sans excès. L’intérêt pour les marchés émergents semble encore très marqué. Durant la semaine au 17 août, les fonds dédiés aux actions émergentes ont enregistré des entrées nettes d’un peu plus de 5 milliards de dollars tandis que les fonds de dette émergente attiraient 2 milliards de dollars, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des statistiques du spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Les investisseurs continuent en revanche d'éviter l’Europe et dans une moindre mesure le Japon. Les fonds d’actions européennes ont affiché une 28ème semaine consécutive de flux sortants, pour un montant net de 2,8 milliards de dollars. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises sont demeurés légèrement dans le rouge malgré le soutien de la Banque du Japon. Selon BofA Merrill Lynch, les obligations tiennent actuellement le rôle des actions : c’est là que les investisseurs espèrent trouver du rendement et du beta. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement et les fonds d’obligations high yield ont ainsi enregistré des entrées nettes de respectivement 3,8 milliards de dollars et 1,9 milliard de dollars. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont terminé la semaine au 17 août sur des entrées nettes de 8,6 milliards de dollars, les fonds actions engrangeant de leur côté 5,1 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont subi pour leur part des sorties nettes de 34,5 milliards de dollars. Une évolution peut-être liée, selon BofA Merrill Lynch, à l’entrée en vigueur prochaine de la nouvelle réglementation sur les fonds monétaires.
Alors que les grands argentiers doivent se retrouver pour leur rendez-vous annuel à Jackson Hole en fin de semaine, certains responsables de la Fed, plaident pour un resserrement.
Le parti de Mariano Rajoy a signé le pacte proposé par le centre-droit. Mais le vote d’investiture du Premier ministre prévu le 30 août dépend encore de la position du PSOE.