Succession. La Réserve fédérale de New York a lancé la semaine dernière le SOFR (Secured Overnight Financing rate), censé remplacé le Libor (London Interbank Offered Rate) dollar utilisé pour fixer les taux d’instruments financiers tels que les emprunts bancaires, obligataires et les produits dérivés. Alors que le calcul du Libor s’appuie sur les financements interbancaires au jour le jour, dont les volumes ont fortement baissé ces dernières années, le SOFR reflète quant à lui les opérations de prises en pension (repos) au jour le jour du Trésor américain, dont les volumes quotidiens dépassent régulièrement les 800 milliards de dollars. Le CME a annoncé qu’il lancerait le 7 mai des contrats futures indexés sur le SOFR, de périodicité trimestrielle. De son côté, le Comité des taux alternatifs de référence (ARRC) a prévu la création de taux à terme de référence basés sur le SOFR pour fin 2021.
Certification. A l’issue d’une phase d’expérimentation de huit ans au Maghreb, la norme MSI 20000 de certification de performance et de solidité financières des entreprises engage son envol international. Objectif : 45 pays couverts d’ici 5 ans. L’ONG suisse MSI fixe les règles du jeu, à savoir les niveaux à atteindre sur 5 ans sur 68 indicateurs spécifiques à chacun des 44 secteurs d’activité des candidats. L’examen est mené par des spécialistes indépendants accrédités comme Dekra ou SGS. La nouvelle norme est, selon ses promoteurs, complémentaire des travaux des analystes financiers, agences de notation ou auditeurs comptables, sur la base d’une totale objectivité soutenue par le règne des algorithmes mathématiques définis en toute transparence et réplicabilité. La standardisation est revendiquée. L’entreprise certifiée pourra utiliser la radiographie produite comme outil de pilotage, voire de communication.
Croissance. Dans son rapport 2017 sur le « shadow banking », le Conseil de stabilité financière (FSB) évalue à 45.000 milliards de dollars à fin 2016 le volume des financements parallèles à ceux des banques. Ce chiffrage intègre pour la première fois des données sur le Luxembourg dont la finance de l’ombre représenterait 7 % du total mondial et de la Chine (16 % du total, avec une croissance de 47 % en 2016 de ses sociétés de gestion). Le shadow banking représenterait 13 % des actifs financiers dans le monde, estimés à 340.000 milliards.
Réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 – le projet français – ne veut pas dire réduire le parc des centrales de moitié. Loin de là ! C’est la démonstration qu’apporte Jean-Paul Jancovici, président de The Shift Project, en s’appuyant sur l’exemple allemand. Nos voisins ont dépensé quelques centaines de milliards d’euros pour réduire à 25 % la production d’électricité à partir du nucléaire en y substituant des énergies renouvelables. Mais le vent et le soleil ne sont pas là en continu et le consensus social n’est pas disposé à accepter de passer quelques heures ou quelques jours sans courant… Résultat, les installations de production électriques « pilotables » sont maintenues. De quoi diminuer leurs recettes et dégrader leurs comptes, comme ceux d’E.ON, RWE et leurs filiales, objets de grandes manœuvres stratégiques en ce moment pour redresser la situation…
C’est la somme que compte lever Eiffel Investment Group d’ici à 2019 auprès d’institutionnels, dont Aviva France et Maif, pour investir sur des plates-formes européennes de prêt en ligne et ainsi contribuer au financement de l’économie réelle. Le premier fonds Prêtons Ensemble, lancé fin 2016 avec 100 millions d’euros, a permis de financer 10.000 PME par l’intermédiaire d’une vingtaine de plates-formes, pour un rendement compris entre 5 % et 7 %.