Barclays a accepté de verser 100 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec 44 Etats américains visant à clore le dossier des manipulations du taux interbancaire Libor, a annoncé le 8 août l’Attorney General de New York. En 2012, Barclays avait déjà payé 453 millions de dollars dans le cadre d’un accord analogue avec le département américain de la Justice, la commission de surveillance des marchés à terme CFTC (Commodity Futures Trading Commission) et les autorités britanniques.Dans le cadre de son accord avec le département de la Justice, la banque britannique a admis des manipulations entre août 2005 et mai 2008, certains de ses traders ayant sciemment appelé des collègues de banques concurrentes pour s’entendre sur des niveaux de Libor qui bénéficiaient ensuite à leurs positions de trading. «Les règles doivent être les mêmes pour tous, qu’ils soient riches ou puissants, et cela comprend aussi les grandes banques et autres institutions financières qui s’engagent dans des pratiques frauduleuses ou faussent le fonctionnement des marchés financiers», a déclaré Eric Schneidermann, procureur général de l’Etat de New York, dans un communiqué.
La réforme des fonds monétaires aux Etats-Unis a des conséquences négatives sur les emprunteurs à court terme, notamment les villes, les comtés et les banques étrangères, qui ont vu les coûts d’emprunt bondir, rapporte le Wall Street Journal. Les nouvelles règles n’entrent en vigueur que le 14 octobre, mais elles font d’ores et déjà sentir leur impact. Les fonds, inquiets face à d’éventuels rachats, n’osent plus acheter de la dette arrivant à échéance après la date butoir d’octobre.
La banque britannique Barclays a conclu un accord avec 44 Etats américains dans le dossier de la manipulation des taux Libor, a annoncé lundi le procureur de l’Etat de New York, Eric Schneiderman. Les Etats ont obtenu 100 millions de dollars (90,3 millions d’euros) de la part de la banque, accusée d’avoir manipulé ces taux de référence entre 2005 et 2009. En 2012, Barclays avait déjà concédé une pénalité de 453 millions de dollars au département de la Justice, à la CFTC et aux autorités britanniques.
La femme d’affaires britannique Amanda Staveley a annoncé lundi son intention d’investir dans le secteur bancaire grec et de consacrer jusqu'à deux milliards de dollars à des achats de créances douteuses. Son véhicule d’investissement PCP Capital Partners, soutenu par des fonds souverains, est sur le point d’acquérir une participation stratégique dans la petite banque Pancretan Cooperative Bank, qui lui servira de tremplin pour acquérir des créances douteuses pendant 12 à 18 mois, a-t-elle précisé à Reuters en confirmant une information du Wall Street Journal. «Nous pensons que la gestion de créances non performantes de banques grecques recapitalisées présente un réel potentiel», a-t-elle déclaré. Pancretan Cooperative Bank a dit de son côté ne pas avoir connaissance d’une proposition de PCP Capital Partners.
BNP Paribas a nommé Mick Wiedrick responsable de la syndication des ABS (asset-backed securities, titres adossés à des créances) pour les Etats-Unis, un poste nouvellement créé, ont indiqué des sources à Reuters. Le banquier aura la charge de bâtir cette activité en particulier dans la titrisation de créances automobile, d'équipements et de flottes. Mick Wiedrick a été débauché chez JPMorgan, où il occupait un poste de direction dans la syndication d’ABS et de créances hypothécaires commerciales (CMBS). Il entrera en fonction dans les bureaux new-yorkais de BNP Paribas en octobre. Jusqu'à son arrivée, le desk de syndication d’ABS était supervisé par Simon Mayes, responsable de la syndication pour les clients institutions financières de la banque française.
Bank of Nova Scotia, la troisième banque canadienne, a averti le régulateur financier taïwanais Financial Supervisory Commission (FSC) de son intention de quitter ce marché, a confirmé un porte-parole de la FSC à Reuters après que l’agence de presse a eu vent de l’information auprès de sources anonymes. Le départ est prévu au cours du dernier trimestre. Aucun motif n’a été communiqué, mais les sources ont indiqué à Reuters que la décision de Nova Scotia entrait dans le cadre de sa stratégie de redéploiement dans la région Asie-Pacifique. La banque s’est déjà retirée du Vietnam.
La société de services financiers TIAA a annoncé hier l’acquisition du prêteur en ligne EverBank Financial Corp pour environ 2,5 milliards de dollars, afin détendre son offre bancaire. Elle propose 19,50 dollars par action, soit une prime supérieure à 8% par rapport au cours de clôture d’EverBank le 2 août, la veille des premières fuites concernant les négociations. L’action s’est adjugé 3% hier, à 19,20 dollars. La future entité fusionnée optera pour le siège d’EverBank, à Jacksonville. Lazard et JPMorgan conseillent TIAA, tandis qu’UBS est conseil d’EverBank.
Dans une analyse consacrée aux banques françaises, le think tank Génération Libre considèrent que les grands établissements bénéficient de rentes et que la régulation qui leur est appliquée n'est pas efficace.
Le titre Mediobanca s’est fortement apprécié vendredi après que la banque italienne a annoncé des résultats annuels supérieurs aux attentes, grâce notamment à des plus-values et une baisse des provisions liées à des pertes sur créances. Le bénéfice net de l’exercice 2015-2016, clos le 30 juin, progresse de 2,5%, à 605 millions d’euros, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 570 millions. Le produit net bancaire a atteint un record de 2,05 milliards. Le dividende a été augmenté de 8% à 0,27 euro par action. Le ratio de capital CET1 était revenu à 12,6% fin juin, contre 13,2% fin mars: les régulateurs ont demandé à la banque de déduire de son capital une exposition jugée excessive à l’assureur Generali. Mediobanca a déclaré qu’elle continuerait à réduire ses participations financières, précisant qu’elle attendrait que l’action Generali remonte avant de vendre une part de 3% dans l’assureur, ce qui ramènerait sa participation à 10%.
La banque britannique Barclays aurait nommé Emily Portney directrice financière de ses activités Corporate and International, qui incluent la banque d’investissement, selon l’agence Reuters. Elle occupait auparavant le même poste chez Visa dans les activités nord-américaine. Elle a surtout exercé pendant 22 ans chez JPMorgan, dont l’ancien responsable de la banque d’investissement n’est autre que l’actuel directeur général de Barclays, Jes Staley.
Ubi Banca a fait état vendredi d’une perte du deuxième trimestre plus marquée que prévu, sous le coup d’une hausse des provisions passées pour pertes sur créances. La perte a atteint de 829 millions d’euros sur la période, alors que le consensus d’analystes fourni par la banque affichait une perte de 787 millions. Les provisions pour pertes sur créances s'établissent à 1,206 milliard à la fin du premier semestre, contre 389,1 millions il y a un an, une hausse qui s’explique par un nettoyage de bilan effectué en juin. Le ratio de capital CET 1 atteint 11,02% fin juin, contre 11,73% fin mars. Victor Massiah, l’administrateur délégué de la banque, a précisé que ce ratio augmenterait de 70 points de base d’ici la fin de l’année prochaine. Il a ajouté que le plan stratégique de la banque prévoyant un ratio CET 1 de 12,8% en 2020 était solide et faisable.
L’action Hannover Re a terminé en baisse de 4,8% hier à 86,8 euros hier à Francfort, d’importantes demandes d’indemnités ayant pesé sur le résultat du réassureur allemand au deuxième trimestre. Son bénéfice net trimestriel a chuté de 15% à 215 millions d’euros, alors que le consensus Reuters était de 239 millions. Le groupe a fait état de 300 millions d’euros d’indemnités, en dépassement de près de 130 millions sur son budget prévisionnel. Ces indemnités de réassurance comprennent 132 millions d’euros pour les incendies au Canada en avril et mai, et des montants importants pour les tremblements de terre en Equateur et au Japon et les tempêtes en Allemagne. Le troisième réassureur mondial a néanmoins souligné qu’il était sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’un bénéfice net d’au moins 950 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice, grâce à ses bonnes performances en début d’année.
L’assureur britannique a vu son résultat net divisé par presque trois au premier semestre en raison des conséquences négatives du Brexit, notamment sur son activité immobilière. Son bénéfice net semestriel s’est élevé à 130 millions de livres (155 millions d’euros), contre 464 millions de livres un an plus tôt. Son résultat opérationnel a néanmoins progressé de 13% à 1,33 milliard de livres, grâce notamment à de solides performances dans l’assurance-vie en Grande-Bretagne. Il a en outre annoncé le versement d’un dividende intermédiaire en hausse de 10%, à 7,42 pence par action.
La Société Financière Manuvie (Manulife), premier assureur-vie canadien, a annoncé hier un bénéfice net trimestriel en progression de 17% à 704 millions de dollars canadiens (485 millions d’euros) soit 34 cents par action. Les souscriptions de produits d’assurance ont augmenté de 11% à 914 millions. Son bénéfice par action hors éléments non-récurrent, qui s’élève à 40 cents, ressort cependant inférieur au consensus de 45 cents en raison d’une hausse de ses coûts de couverture et de la baisse de ses gains d’investissement. Le rendement des capitaux propres a atteint 7,1 %, contre 6,4 % au deuxième trimestre 2015.
Le géant américain de l’assurance-vie a annoncé hier qu’il comptait réduire d’ici à 2019 ses coûts de 11 %, soit de 1 milliard de dollars (environ 900 millions d’euros), afin de faire face à la persistance de taux d’intérêt très faibles. Il n’a pas précisé le nombre de suppressions d’emplois que cela engendrerait sur un effectif mondial de 69.000 personnes à fin 2015. Cette perspective d’une baisse importante de ses coûts arrive au moment où le groupe travaille déjà à une scission de sa branche « retail » aux Etats-Unis.
La participation de la banque française, qui récolte 485 millions de dollars, pourrait tomber à 82,6% en cas d’exercice intégral de l’offre de surallocation.
La banque coopérative néerlandaise crée un véhicule d’investissement avec les banques de développement Norfund et FMO doté à terme d’un milliard de dollars.
Malgré une activité atone, la banque a surpris hier en dévoilant un programme de rachats d'actions de 2,5 milliards de dollars et en maintenant son dividende.
Après BPCE et BNP Paribas, la Société Générale et Crédit Agricole ont annoncé un repli de leurs revenus au deuxième trimestre malgré des encours en hausse.
Standard Chartered a annoncé hier un bénéfice imposable courant de 994 millions de dollars (888 millions d’euros) au premier semestre 2016, des mesures de réduction des coûts ayant permis à la banque britannique de repasser dans le vert après sa perte d’un milliard au second semestre 2015. Toutefois, par rapport au premier semestre 2015, caractérisé par un bénéfice de 1,8 milliard de dollars, le résultat a été divisé par près de deux. StanChart a repoussé son objectif d’arriver à retour sur capitaux de 8% d’ici 2018, citant le ralentissement économique mondial et le bas niveau des taux.
ING a fait savoir hier qu’elle avait dégagé un bénéfice net courant en hausse de 27% au deuxième trimestre, à 1,4 milliard d’euros, bien au-delà des attentes des analystes qui tablaient sur un résultat en baisse de 5%, à 1,06 milliard. La banque néerlandaise reconnaît affronter des conditions de marchés difficiles mais a profité d’une progression de 14,8 milliards d’euros de son portefeuille de prêts.
Le premier assureur-vie américain a annoncé hier soir que son bénéfice net avait chuté de 90% à 110 millions de dollars (98,5 millions d’euros) au deuxième trimestre suite à une révision des hypothèses actuarielles afférentes à ses contrats à annuités variables dont le groupe cherche à se désengager. Cette revue a débouché sur une charge exceptionnelle de 2 milliards de dollars sans impact sur la trésorerie. Le bénéfice opérationnel ajusté s’est élevé à 83 cents par action, manquant ainsi largement le consensus qui tablait en moyenne sur 1,35 dollar.