Le dossier de la gouvernance produit au sein de la directive MIF II est manifestement très loin d'être réglé. On pouvait pourtant penser que le report de l’entrée en vigueur de la directive MIF II de janvier 2017 à janvier 2018 était une décision très positive qui devait permettre de franchir les derniers obstacles. Il n’en est rien. Les recommandations, spécifications que l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) devait publier en mars ne le seront probablement pas avant juin a indiqué le 22 mars à Luxembourg Andreas Stepnitzka, conseiller senior sur la politique réglementaire à l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) , à l’occasion du séminaire de printemps de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI). «Il ne reste plus beaucoup de temps. L’Efama a d’ailleurs proposé ses services à l’Esma pour l’aider à bien formuler les concepts de base qui pourraient encore manquer. Mais il faut bien comprendre que nous sommes dans une situation de désordre indescriptible. Car en l'état, les dispositions de MiFID II sont en contradiction totale avec celles de PRIIPs. Il faut donc tenir compte des deux», a-t-il précisé. De son côté Martin Parkes, responsable des affaires réglementaires «governement affairs and public policy») chez BlackRock, a souligné l’effort de long terme qu’exigeait la directive. «Avec MiFID II, nous devons relever deux défis : tout d’abord celui de la conformité d’ici au 1er janvier 2018, ensuite, celui des ajustements qu’il faudra introduire en 2018 et 2019 au gré des dispositions additionnelles. MiFID II ne s’arrête pas le 1er janvier 2018", a-t-il lancé. Pour sa part, Marc Wathelet, responsable de Fidelity International au Luxembourg et qui pilote également les opérations et services clients en Europe continentale, a estimé que le débat sur les coûts et charges allait dans le bon sens mais qu’il fallait avoir une seule méthodologie.