AllianceBernstein, filiale de gestion américaine d’Axa, a remercié vendredi son PDG Peter Kraus. Son poste a été scindé en deux: Seth Bernstein, en provenance de JPMorgan AM, a été nommé directeur général et Robert Zoellick, ancien de Goldman Sachs et ex-président de la Banque mondial, président. Peter Kraus dirigeait AllianceBernstein depuis 2008. Il a été «mis fin» à ses fonctions, indique sobrement un avis réglementaire, de même qu'à celles de huit administrateurs indépendants d’AllianceBernstein. Lors d’une conférence téléphonique hier, Denis Duverne, président du conseil d’administration d’Axa, a ajouté qu’il était temps de doter la société d’une nouvelle équipe.
L’Etat britannique a ramené sa participation dans Lloyds Banking Group sous 1%, ce qui devrait lui permettre de parvenir à un désengagement complet de la banque dans les prochaines semaines. UK Financial Investments (UKFI), la structure qui gère la participation publique dans cette banque sauvée de la faillite pendant la crise de 2008, a annoncé ce matin que sa participation est descendue à 0,89%. Elle avait relancé en octobre sa procédure de désengagement après l’avoir suspendue pendant quasiment un an en raison des turbulences sur les marchés financiers.
Le Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) a annoncé aujourd’hui un produit net bancaire consolidé de 1,129 milliard d’euros en 2016, en repli de 3,8%. Son résultat net consolidé a reculé de 3,5%, à 205 millions d’euros. Pour autant, la banque mutualiste juge ses «résultats solides dans un contexte de taux bas impactant les marges d’intérêts». « Chacun des métiers du groupe a réalisé une bonne performance opérationnelle, tout en poursuivant ses investissements dans la qualité de service et la transformation digitale », précise son communiqué.
Les actionnaires de Credit Suisse ont finalement approuvé cet après-midi l’enveloppe de rémunération du comité de direction de la banque helvète. Le directeur général Tidjane Thiam et douze autres dirigeants avaient accepté ce mois-ci de réduire leurs bonus 2016 de 40%, suite à la fronde menée par plusieurs cabinets de conseil aux actionnaires. Ces derniers s’apposaient notamment à l’enveloppe de 26 millions de francs suisses (24 millions d’euros) de primes à court terme. Rabotées, ces dernières ont été rejetées par seulement 38% des votants à l’assemblée générale du groupe. Le président du conseil Urs Rohner a par ailleurs été réélu avec 91% de suffrages favorables.
L’assureur santé américain Anthem a échoué à faire annuler en appel la décision qui bloquait sa fusion avec son concurrent Cigna. Le cour d’appel fédérale de Washington a rendu sa décision à deux votes contre un, selon un document publié ce vendredi. Elle a rejeté l’argument principal d’Anthem selon lequel les économies de dépenses de santé qui résulteraient de la combinaison des deux groupes compenserait les effets anticoncurrentiels de leur rapprochement.
La banque d’affaire américaine Greenhill & Co a publié aujourd’hui sa première perte trimestrielle. La boutique new-yorkaise a perdu 746.000 dollars (685.000 euros) à fin mars, après un résultat net de 4,4 millions un an plus tôt. Son titre a subi sa plus forte baisse depuis octobre à la Bourse de New York, en reculant de 6,6% à 10h heure locale, effaçant ainsi son gain de l’année. Les spécialistes américains des fusions-acquisitions souffrent de l’attentisme de leurs clients dans l’attente de clarifications sur la politique, notamment fiscale, de la nouvelle administration.
Il devient de plus en plus onéreux de superviser les banques de la zone euro, selon des données publiées vendredi par la Banque centrale européenne. La BCE, qui supervise directement les plus grandes banques de la zone euro depuis 2014, a déclaré que les redevances de surveillance prudentielle en 2017 s'élèveraient à 425 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 10% par rapport à 2016. «Les redevances payables par les banques importantes représenteront 92% du total, les 8% restants incombant aux banques moins importantes», a précisé la BCE.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié vendredi une étude comparative des systèmes encadrant la gouvernance des institutions financières dans les différentes juridictions du monde. Tout en notant de gros progrès depuis la crise financière, le FSB émet 12 recommandations, dont «toutes ne s’appliqueront pas à chaque juridiction ou institution». Elles touchent au principe de proportionnalité des exigences en matière de gouvernance, de renforcement des pouvoirs spécifiques des superviseurs ou encore de transparence des informations. Le FSB prône aussi la généralisation des systèmes de say on pay sur la politique de rémunération et sur les émoluments des dirigeants.
«Il n’y a clairement pas eu de rupture entre les exigences prudentielles qui prévalaient avant la crise et celles qui ont été décidées depuis. Au mieux peut-on parler d’un renforcement, particulièrement en ce qui concerne les exigences de fonds propres», estime Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à l’Université Panthéon Sorbonne Paris I et conseillère éditoriale au CEPII, dans son analyse intitulée «Les réformes bancaires ont-elles été poussées trop loin? ". Dans ce document, publié fin 2016 avec la mise à jour 2017 de l’ouvrage «L'économie mondiale», cette économiste admet que, depuis la crise, «des réformes ont eu lieu, impulsées par les travaux du G20, les accords du comité de Bâle, les standards du Conseil de stabilité financière et divers rapports, comme le rapport Vickers au Royaume-Uni». Des lois ont en effet résulté de la mobilisation des responsables politiques soit d’envergure nationale (Dodd-Franck aux États-Unis, loi de réforme bancaire au Royaume-Uni, loi de séparation et de régulation des activités bancaires en France, etc.) soit d’envergure européenne (directives CRD IV, révision de la directive sur les systèmes de garantie des dépôts, directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires, etc.). Mais «aucune n’a profondément transformé le secteur bancaire et financier», écrit Jézabel Couppey-Soubeyran.
UBS a annoncé ce matin une hausse de 79% de son résultat net au premier trimestre, à 1,3 milliard de francs suisses (1,2 milliard d’euros). La première banque suisse a bénéficié d’une activité soutenue de sa banque de financement et d’investissement, dont le bénéfice avant impôt a grimpé de 51% sur un an, à 558 millions de francs. Dans les activités de gestion de fortune, le résultat imposable a quant à lui augmenté de 19%, à 1,1 milliard de francs suisses.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé ce matin son premier profit trimestriel depuis septembre 2015, avec un bénéfice supérieur aux attentes à 259 millions de livres (307,3 millions d’euros). Ce résultat dépasse de plus de 50 millions de livres le consensus des analystes établi par la banque elle-même. A la Bourse de Londres, l’action RBS gagnait 1,95% en milieu de matinée.
Barclays a plus que doublé son bénéfice avant impôts au premier trimestre, à 1,7 milliard de livres sterling (2,01 milliards d’euros) contre 793 millions de livres un an auparavant, a annoncé ce matin la banque britannique. Les analystes tablaient sur 1,46 milliard, selon le consensus établi par la banque elle-même. La division de banque d’investissement est toutefois passée à côté du rebond des marchés obligataires qui a dopé les profits de ses concurrentes américaines.
Deutsche Bank a officialisé à la mi-journée la nomination de James von Moltke au poste de directeur financier. Dévoilée quelques heures avant par Bloomberg et Reuters, l’annonce de l’arrivée de l’actuel trésorier de Citigroup intervient trois semaines avant l’assemblée générale qui se tiendra le 18 mai prochain. Le recrutement de James von Moltke s’inscrit dans le cadre d’une refonte de la gouvernance qui prévoit que John Cryan soit assisté de deux présidents adjoints au sein du directoire. Le dirigeant sera épaulé par Christian Sewing, directeur de la banque de détail, et Markus Schenck, qui prendra la tête de la banque de financement et d’investissement.
CaixaBank a publié ce matin un bénéfice net de 403 millions d’euros au premier trimestre 2017, en hausse de 47,9% sur un an. Ce profit est nettement supérieur au résultat net moyen de 305 millions d’euros attendu par les analystes interrogés par Bloomberg. La troisième banque espagnole a notamment bénéficié de l’impact positif de son acquisition à 100% de BPI, la cinquième banque portugaise.
Les activités transfrontières des banques internationales d’importance systémique (G-SIBs) ont diminué de 20% par rapport à leur plus haut historique début 2008 du fait de la crise financière mondiale de 2007 mais aussi de celle de la zone euro qui en a résulté, indique un rapport publiée par le think tank Bruegel, fin avril, sur la base des statistiques bancaires internationales de la BRI (2017).
Les groupes Apicil et Humanis se sont mis d’accord sur la cession de la participation minoritaire d’Humanis dans la compagnie d’assurance vie Apicil Assurances, «conformément aux orientations stratégiques de l’association sommitale d’Humanis», a annoncé ce dernier. Cette opération a été approuvée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et sera mise en œuvre dans les semaines à venir. «Un certain nombre de membres du groupe Humanis continueront à commercialiser les produits d’Apicil Assurances», ajoute-t-il.
BBVA a annoncé hier un bénéfice net trimestriel supérieur au consensus, en hausse de 70% à 1,2 milliard d’euros grâce à des plus-values exceptionnelles et à une amélioration inattendue des conditions d’activité au Mexique, son principal marché. Le revenu net d’intérêts de la deuxième banque espagnole a augmenté de 4% à 4,3 milliards d’euros. Le ratio de fonds propres CET1 est ressorti à 11%, ce qui est conforme à son objectif pour l’ensemble de l’année, contre 10,9% fin décembre.
L’assureur a réduit sa collecte et la rémunération de l’épargne pour faire face à la faiblesse des taux d'intérêt et envisage de nouveaux partenariats.
Lloyds Banking Group a annoncé un bénéfice net de 766 millions de livres (905 millions d’euros) au premier trimestre, contre 405 millions de livres un an auparavant, soutenu par un nouveau recul des créances douteuses. Le produit net bancaire a augmenté de 1% à 4,38 milliards de livres grâce à une bonne résistance du marché britannique. Les charges d’exploitation ont diminué de 1% et la banque a relevé son objectif de marge nette des intérêts à 2,8%. Lloyds, considéré comme un baromètre de l'économie britannique, a déclaré que la qualité des actifs restait robuste dans le pays.
La première banque allemande a enregistré des revenus globalement stables sur un an au premier trimestre, qui a déçu sur le front du trading obligataire.
La banque franco-américaine a publié hier un bénéfice net trimestriel supérieur aux attentes et en hausse de 61% sur un an, à 108 millions de dollars. Hors exceptionnels, le bénéfice ajusté par action ressort à 0,83 dollar, également au-delà du niveau attendu de 0,79 dollar. Le chiffre d’affaires a bondi de 25% à 637 millions de dollars, porté par la branche conseil financier (fusions-acquisitions, émissions primaires) dont les revenus ont grimpé de 26% à 336 millions de dollars. Les revenus de la gestion d’actifs ont progressé de 16% à 278 millions d’euros. Le groupe gère désormais 215 milliards de dollars d’actifs.
Le résultat net du réassureur français a baissé de 17,6% sur un an, à 140 millions d’euros à fin mars, affecté par la décision du ministère de la Justice britannique d’abaisser le taux Ogden, taux d’actualisation utilisé pour le calcul des indemnisations forfaitaires des accidents corporels au Royaume-Uni, mais favorisé par l’effet positif d’une libération de réserves. En données comparables, le résultat net ressort à 197 millions, en hausse de 15,9% grâce à une sinistralité clémente sur la période. Le rendement des capitaux propres atteint 8,6%, contre 11,2% un an plus tôt, mais il progresse d’un point à 12,2% en données comparables.
L’assureur mutualiste a publié hier un chiffre d’affaires annuel en progression de 3% à 6,29 milliards d’euros, soit une hausse de 0,5% à périmètre constant, tandis que son résultat net a reculé de 7,5% à 186 millions. Cette évolution s’explique par un contexte de taux bas dans lequel le groupe a enregistré une baisse de 10 % de sa marge financière par rapport à l’exercice précédent, qui avait été marqué par des plus-values de cession importantes. Ce résultat net reste néanmoins supérieur aux objectifs fixés dans le cadre de la trajectoire du plan stratégique #macifutur. Les fonds propres en normes IFRS s’élèvent à 3,45 milliards d’euros à fin 2016, en hausse de 11 % d’un an sur l’autre, principalement influencés par le résultat de l’exercice et par l’évolution de la réserve de réévaluation. Selon les nouvelles normes Solvabilité 2, le taux de couverture du capital de solvabilité requis (SCR) du groupe s’établit à 199 %.
Le réassureur Scor a publié aujourd’hui des comptes trimestriels affectés par des effets prudentiels non récurrents, tandis que son activité sous-jacente a bénéficié d’une sinistralité clémente sur la période. Le résultat net du groupe français a baissé de 17,6% sur un an, à 140 millions d’euros à fin mars. Il a été affecté par la décision du ministère de la Justice britannique d’abaisser le taux Ogden, soit le taux d’actualisation utilisé pour le calcul des indemnisations forfaitaires des accidents corporels au Royaume-Uni, mais favorisé par l’effet positif d’une libération de réserves. En données comparables, le résultat net ressort à 197 millions d’euros, en hausse de 15,9%, en l’absence de grandes catastrophes naturelles.
La banque franco-américaine Lazard a publié aujourd’hui un bénéfice net trimestriel en hausse de 61% sur un an, à 108 millions de dollars, soutenu principalement par le dynamisme de l’activité de conseil financier. Ce résultat à fin mars est supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 105 millions de dollars, selon un consensus établi par FactSet. Retraité des éléments exceptionnels, le bénéfice ajusté par action ressort à 0,83 dollar, également au-delà du niveau attendu de 0,79 dollar.
Deutsche Bank a annoncé ce matin un bénéfice net en hausse de 143% au premier trimestre, à 575 millions d’euros, en tirant parti d’une baisse de ses charges pour litiges et d’une reprise du trading obligataire. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un bénéfice de 522 millions d’euros pour la première banque allemande.
Les groupes Apicil et Humanis se sont mis d’accord sur la cession de la participation minoritaire d’Humanis dans la compagnie d’assurance vie Apicil Assurances, «conformément aux orientations stratégiques de l’association sommitale d’Humanis», a annoncé ce dernier.
BBVA a annoncé un bénéfice en hausse de 70% au premier trimestre grâce à des plus-values exceptionnelles et à une amélioration inattendue des conditions d’activité au Mexique, son principal marché. La deuxième banque espagnole a fait état d’un bénéfice net de 1,20 milliard d’euros, dépassant le consensus Reuters qui le donnait à 1,12 milliard. Elle a dégagé au premier trimestre une plus-value exceptionnelle de 177 millions d’euros à la suite de la vente en février d’une participation de 1,7% dans la banque chinoise CNBC.
Lloyds Banking Group a annoncé que son bénéfice net s'était amélioré au premier trimestre, l'économie britannique maintenant le cap malgré la décision du Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne. Le bénéfice net est ressorti à 766 millions de livres sterling (905 millions d’euros) au premier trimestre, contre 405 millions de livres un an auparavant, soutenu par un nouveau recul des créances douteuses. Le produit net bancaire a augmenté de 1% à 4,38 milliards de livres sterling (5,18 milliards d’euros) au premier trimestre.