La réglementation britannique appelée RDR pour «Retail Distribution Review», qui a consisté en 2013 à bannir les rétrocessions sur les fonds et à mettre en place un modèle de conseil financier basé sur les honoraires, est un échec, selon Peter Mann, ancien patron de la plateforme de distribution Skandia, cité par le journal International Adviser à l’occasion d’une table ronde. Un échec, tout du moins pour la démocratisation du conseil financier auprès des populations de masse. Ainsi, selon le dernier sondage publié par Momentum Global Invesment Management (dont Peter Mann est directeur non exécutif), et qui juge du bien-être financier des ménages britanniques, un tiers des adultes au Royaume-Uni ont admis qu’ils ont eu du mal à payer des dépenses majeures inattendues l’année dernière. Par ailleurs, deux personnes sur cinq des 2.200 personnes interrogées au Royaume-Uni ont admis qu’elles avaient dû faire certains sacrifices au cours de la période «pour joindre les deux bouts» et 24% ont déclaré avoir moins de 100 livres sterling sur leur compte d'épargne. D’une année sur l’autre, un peu plus de britanniques se sentent en mesure d’atteindre leurs objectifs financiers de long terme (+0,2%), mais selon Peter Mann la régulation n’a pas permis de leur faire bénéficier de davantage de conseils. En plus de la réglementation, les conseillers sont aussi à blâmer car ils laissent toujours des seuils élevés d'épargne confiée pour accéder au conseil, créant ainsi des barrières à l’entrée. Seulement 22% des conseillers sont prêts à conseiller n’importe qui sans regarder son niveau de fortune. Or, le prix moyen d’une heure passée avec un conseiller est de 150 livres, avec une première évaluation des besoins des clients qui peut coûter entre 500 et 1.500 livres.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ce 10 mai le lancement d’une consultation publique dans la perspective de la transposition de la directive déléguée sur les marchés d’instruments financiers, MIF 2, dans son règlement général. C’est le 7 avril 2016 que la Commission européenne avait adopté une directive déléguée à celle relative aux marchés d’instruments financiers, et qui précise les dispositions sur la sauvegarde des instruments financiers et de fonds, la gouvernance des produits et les incitations. Cette consultation est ouverte jusqu’au 10 juin 2017.Les dispositions de MIF 2 doivent elles entrer en vigueur le 3 janvier 2018. L’AMF rappelle que la transposition de la directive européenne du 15 mai 2014 sur les marchés d’instruments financiers, MIF 2, a été en partie réalisée par l’ordonnance du 23 juin 2016. Elle sera prochainement complétée par une autre ordonnance. Il revient désormais à l’AMF de procéder à la transposition, dans son règlement général, des dispositions de la directive déléguée de la Commission européenne, du 7 avril 2016. L’AMF compte modifier son Livre III sur les prestataires, notamment pour adapter les dispositions existantes et créer de nouvelles dispositions en matière de sauvegarde des instruments financiers des clients, ou encore, créer un chapitre relatif aux nouvelles obligations applicables en matière de gouvernance des produits.
L’action Crédit Agricole SA (CASA) abandonnait du terrain ce jeudi à la Bourse de Paris malgré des résultats en nette amélioration et supérieurs aux attentes au premier trimestre. Après avoir ouvert en hausse de plus de 2%, l’action du véhicule coté de la banque verte perdait près de 1% à la mi-séance.
UniCredit a annoncé jeudi un bénéfice de 907 millions d’euros, en hausse de 40,7% sur un an, alors que le consensus établi par Bloomberg visait un profit de 587 millions. A la mi-séance, le titre UniCredit grimpait de plus de 3,5%.
Le groupe CNP Assurances a publié aujourd’hui un résultat net de 302 millions d’euros au titre du premier trimestre, en hausse de 7,3% par rapport à la même période en 2016 (+1,1 % à périmètre et changes constants). Le résultat brut d’exploitation a dans le même temps augmenté de 19,5% à 613 millions d’euros (+8,6% à périmètre et changes constants).
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a annoncé hier qu’elle allait pour la première fois commencer à investir en Cisjordanie et à Gaza. Les actionnaires de la banque, dont Israël, ont approuvé la mesure qui doit initialement durer cinq ans, et qui sera financée grâce à des dons des Etats membres. L’accord de financement devrait permettre de financer les infrastructures énergétiques, les énergies renouvelables et les entreprises privées.
La Commission européenne veut présenter un projet de loi visant à répondre aux pratiques jugées anticommerciales des grands groupes internet américains. A l’occasion de l’examen à mi-parcours de sa stratégie pour un marché unique numérique, l’exécutif européen a dit hier qu’il lancerait d’ici à la fin de l’année une initiative concernant les clauses contractuelles et pratiques commerciales déloyales observées sur les plates-formes en ligne. EDiMa, une association professionnelle regroupant les grands groupes internet dont Amazon, Apple, Google et Facebook, s’est déclarée «déçue et sidérée» par cette annonce.
L’assureur britannique va céder au groupe familial Santalucia trois participations dans des coentreprises pour un montant global de 475 millions d’euros.
Selon le directeur général du groupe britannique, la gestion du Brexit serait moins coûteuse et complexe que la création actuelle de l’entité sanctuarisée au Royaume-Uni.
ING a annoncé hier une baisse de 9,1% de son résultat net au premier trimestre, à 1,14 milliard d’euros, une baisse due à un profit de 500 millions d’euros l’an dernier tiré de la cession de 33 millions d’actions NN Group, son ex-division d’assurance. ING a ainsi enregistré une hausse de 39% à 1,65 milliard d’euros de son bénéfice imposable sous-jacent. Au premier trimestre, le produit net bancaire d’ING a progressé de 7,6%, tandis que les charges opérationnelles ont diminué de 0,9%. La banque a augmenté ses encours de crédit de 5,7 milliards d’euros sur le trimestre, à 566,7 milliards, tandis que les actifs sous gestion ont grimpé de 21% sur un an. Dans la banque commerciale, le profit sous-jacent avant impôts a quant à lui grimpé de 55%, à 813 millions d’euros.
La banque en ligne du Crédit Agricole a lancé hier une offre de crédit immobilier, selon des messages promotionnels envoyés à ses clients. BforBank propose un taux annuel effectif global de lancement de 1,53% pour un crédit à 15 ans. La banque en ligne suit ainsi les traces de ses concurrentes -Boursorama, ING Direct ou plus récemment Fortuneo fin 2016-, bien consciente que le crédit immobilier reste le produit privilégié pour attirer et fidéliser les clients.
La banque a vendu mercredi 1,25 milliard d’euros d’obligations seniors non préférées, nouvelle catégorie de dette permettant d’absorber des pertes en cas de résolution. Les titres BNP Paribas, de maturité novembre 2025, ont été placés à un spread de 85 points de base au-dessus des swaps, contre 90 pb annoncés, et à un rendement de 1,505%.
La banque en ligne du Crédit Agricole lance ce mercredi une offre de crédit immobilier, selon des messages promotionnels envoyés aujourd’hui à ses clients. BforBank propose un taux annuel effectif global de lancement de 1,53% pour un crédit à 15 ans. La banque en ligne suit ainsi les traces de ses concurrentes - Boursorama, ING Direct ou plus récemment Fortuneo fin 2016 -, bien conscientes que le crédit immobilier reste le produit privilégié pour attirer et fidéliser les clients.
La Commission européenne veut présenter un projet de loi visant à répondre aux pratiques jugées anticommerciales des grands groupes internet américains. A l’occasion de l’examen à mi-parcours de sa stratégie pour un marché unique numérique, l’exécutif européen a dit mercredi qu’il lancerait d’ici à la fin de l’année une initiative concernant les clauses contractuelles et pratiques commerciales déloyales observées sur les plates-formes en ligne. EDiMa, une association professionnelle regroupant les grands groupes internet dont Amazon, Apple, Google et Facebook, s’est dite «déçue et sidérée» par cette annonce.
ING a annoncé mercredi une baisse de 9,1% de son résultat net au premier trimestre, à 1,14 milliard d’euros. L’an dernier, l’établissement néerlandais avait néanmoins enregistré un profit de 500 millions d’euros lié à la cession de 33 millions d’actions NN Group, son ex-division d’assurance. Grâce à la performance de sa banque commerciale, ainsi qu’à un strict contrôle des coûts, ING a ainsi enregistré une hausse de 39% à 1,65 milliard d’euros de son bénéfice imposable sous-jacent.
Axa a annoncé mercredi son intention d’introduire en Bourse ses activités américaines. A l’occasion de la publication de ses chiffres d’activité du premier trimestre, l’assureur français a précisé que l’opération porterait sur une part minoritaire de ses intérêts américains, qui rassembleront les pôles dédiés à l’assurance vie, à l’épargne et à la retraite ainsi que la participation de 64% du groupe dans le gérant d’actifs AllianceBernstein (AB), lui-même déjà coté. L’IPO sera bouclée au cours du premier semestre 2018 sous réserve des conditions de marché, précise Axa.
Aviva a annoncé mercredi la vente de ses participations de 50% dans certaines de ses co-entreprises espagnoles pour un montant de 475 millions d’euros. Les activités d’assurance-vie et retraite Unicorp Vida et Caja España Vida ainsi qu’Aviva Vida y Pensiones seront cédées au groupe familial d’assurance Santalucia. L’assureur britannique demeurera implanté en Espagne via ses co-entreprises Caja Grenada et Cajamurcia, ainsi que via le groupe Pelayo.
Des fonds de capital-investissement vont regrouper cinq courtiers, dont Towergate, dans une holding représentant 2,8 milliards de livres de primes brutes.
Le Syndicat national de la banque (SNB) a demandé hier à la direction de BNP Paribas de trouver une alternative à la délocalisation au Maroc d’activités dans les services informatiques représentant actuellement 150 postes en Ile-de-France. «Ce que nous avons demandé, c’est qu’on trouve une alternative pour le maintien de l’emploi en France», a déclaré à Reuters Joël Debeausse, délégué national adjoint de l’organisation, majoritaire au sein du groupe bancaire. Cette délocalisation concerne des activités informatiques dédiées à la banque de détail en Afrique et employant en Île-de-France 150 salariés, lesquels se verront proposer une mobilité interne dans la région, indique l’AFP de sources concordantes. Une porte-parole de BNP Paribas n’a pas souhaité commenter les plans de la direction. L’annonce de cette nouvelle délocalisation avait été révélée plus tôt par Le Monde.
Réorganisé après le changement d'administration, le camp américain a repris les discussions avec l'Europe. Mais un accord reste improbable à court terme.
Commerzbank a annoncé hier un bénéfice trimestriel de 217 millions d’euros en hausse de 28,4% sur un an, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur un profit de seulement 107 millions. Les revenus de la deuxième banque allemande ont progressé de 2,2% tandis que les charges ont diminué de 1,5%. Cette évolution tient cependant compte du résultat meilleur que prévu de l’unité chargée des liquidations d’actifs, tandis que le bénéfice d’exploitation de la banque de détail et de la banque commerciale a chuté de 20% sur un an. Le ratio de solvabilité CET1 s’est renforcé de 12,3% à 12,5% sur le trimestre.
Les résultats d’Hannover Re sont attendus en baisse, dans le sillage de Munich Re et de Swiss Re. Le cyclone tropical Debbie a fait bondir les sinistres.
Les actionnaires publics de l’assureur belge Ethias sont parvenus lundi à accord de principe visant à figer le tour de table du groupe jusqu’aux élections législatives de 2019, rapportaient hier plusieurs quotidiens belges. En difficulté, Ethias est contrôlé à 25% chacun par l’Etat fédéral et les régions flamande et wallonne. Les candidats au rachat ne manquent pourtant pas: dans la nuit de dimanche à lundi, AG Insurance aurait encore fait une offre aux actionnaires, selon le quotidien Le Soir.
Les investissements chinois dans des établissements financiers allemands sont les bienvenus, a affirmé hier l’autorité des marchés financiers à la suite du renforcement du conglomérat chinois HNA Group dans le capital de Deutsche Bank, dont il est désormais le premier actionnaire avec près de 10% du capital. «Nous jugeons fondamentalement positif le fait que des capitaux soient investis dans les banques allemandes. Cela inclut bien évidemment les capitaux étrangers et bien sûr les capitaux chinois», a indiqué le président de la BaFin Felix Hufeld lors de la conférence de presse annuelle du régulateur.
Credit Suisse a annoncé hier prévoir 1.200 créations de postes sur son site de Raleigh, en Caroline du Nord. La banque suisse compte y relocaliser certaines activités conduites à New York, même si des embauches sont également prévues. Le gouverneur de l’Etat a précisé dans un communiqué que Credit Suisse recevrait 40,2 millions de dollars (37 millions d’euros) de crédits d’impôts sur les douze prochaines années si la banque respectait des objectifs fixés de créations de postes et d’investissements.
La filiale de BPCE, dont le profit a grimpé de 40% au premier trimestre, a engrangé une hausse de 12% du produit net bancaire de ses activités d’assurance.