Le réassureur Scor a annoncé hier l’ouverture d’un bureau de représentation de Scor Global P&C SE au Kenya. Cette nouvelle structure, opérationnelle à compter du 1er septembre 2017, sera dirigée par Christian Ramamonjiarisoa, précise le réassureur. «Le nouveau bureau de représentation au Kenya constituera la vitrine et le fer de lance commercial du savoir-faire, des capacités et des services de Scor Global P&C en Afrique de l’Est, dans l’optique d’améliorer sa contribution au développement des marchés de la région», se félicite Scor dans un communiqué.
American Express va céder l’ensemble de ses cartes prépayées à InComm, ont annoncé les deux sociétés hier. Les termes de l’opération n’ont pas été communiqués. InComm, qui est soutenu par la société de private equity Warburg Pincus, deviendra également le gestionnaire attitré de l’ensemble des produits prépayés proposés par American Express, à l’instar des cartes cadeaux. L’opération doit être conclue au premier trimestre 2018.
Les filiales polonaises de Santander et de Millennium BCP restent dans la course pour l’achat des actifs polonais de Deutsche Bank mais ce n’est plus le cas de Commerzbank, rapportait hier Reuters citant plusieurs sources proches du dossier. Deutsche Bank a lancé cette année la procédure de vente d’une partie de ses opérations en Pologne, la première banque allemande se délestant de ses actifs non stratégiques pour dégager du capital. Le secteur bancaire polonais est l’objet de multiples fusions et acquisitions dans un contexte de concurrence âpre et de taux d’intérêt bas. Une transaction sur Deutsche Bank Polska, 12e banque de Pologne, pourrait représenter dans les 450 millions de dollars (381 millions d’euros).
Le secteur financier britannique doit proposer au gouvernement un projet d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne permettant aux banques et autres établissements financiers de poursuivre leurs activités transfrontalières après le Brexit, selon un rapport provisoire obtenu par Reuters réalisé par l’International Regulatory Strategy Group (IRSG). L’IRSG est soutenu par TheCityUK, organisme de promotion de la City. Le rapport définit de quelle manière un tel pacte pourrait être organisé et garanti par un nouvel organe de résolution des conflits qui disposerait d’un pouvoir de sanction.
L’agence de notation chinoise Dagong a abaissé la note de crédit de long terme de la division d’assurance vie d’Anbang, sa plus importante branche, passant de AAA à AA+ avec une perspective négative, a annoncé l’agence hier. Anbang Life fait face à des pressions croissantes sur sa liquidité alors que le rendement de ses investissements diminue, a justifié Dagong.
La banque néerlandaise NIBC, détenue par un consortium d’investisseurs mené par la société américaine de private equity JC Flowers, étudie ses options stratégiques, a annoncé son directeur général Paulus de Wilt hier lors d’une conférence de presse. Les options étudiées incluent une possible introduction en Bourse, une cession, voire des acquisitions. NIBC a vu ses bénéfices presque doubler à 87 millions d’euros au premier semestre, tandis que son revenu opérationnel grimpait de 37% à 226 millions, soutenus notamment par une hausse de 19% de ses revenus d’intérêts. Ces bons résultats offrent une opportunité d’apporter de la liquidité aux actionnaires de la banque, reprise en 2005, a indiqué Paulus de Wilt.
Deutsche Bank aurait décidé de diviser par deux le prix qu’elle compte facturer pour sa recherche financière une fois la directive MIF 2 entrée en application au 3 janvier 2018, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. La banque allemande demande désormais 30.000 euros par an pour un accès limité à dix personnes, contrainte à réduire ses prix pour ne pas se retrouver plus chère que ses pairs. Pour ce tarif, les clients de Deutsche Bank disposeront d’un accès internet à la recherche écrite et aux analystes de la banque.
En préparation des nouvelles réglementations introduites par la directive MIF 2, qui doit entrer en vigueur le 3 janvier prochain, Autonomous Research s’essaie à la facturation à la carte pour sa recherche sur les actions européennes, rapporte Bloomberg de sources proches du dossier. Mifid 2 impose aux courtiers de facturer leur recherche indépendamment de leurs autres services. La société londonienne demande 1.000 dollars pour un rapport sur un titre, allant jusqu’à 5.000 dollars pour les rapports sectoriels. Autonomous propose également des abonnements offrant un accès à l’ensemble de sa recherche, à partir de 50.000 dollars pour la lecture seule jusqu’à 330.000 dollars pour disposer d’un accès direct à ses analystes.
TD Securities, la branche de courtage de la banque canadienne Toronto-Dominion, a choisi Dublin comme base arrière européenne en préparation de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. TD Securities va y établir une succursale pour son courtage obligataire avec une dizaine d’employés d’ici à fin janvier, contre environ 300 actuellement basés à Londres. Barclays et Bank of America ont également préféré Dublin comme point d’entrée dans l’Union, faisant de la capitale irlandaise la deuxième destination préférée de l’industrie financière après Francfort. «Il s’agit d’une grande victoire pour l’Irlande alors que nous cherchons à approfondir et à élargir la palette de sociétés financières qui investissent en Irlande», a réagi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, alors en voyage officiel au Canada.
Le groupe américain T. Rowe Price Group, qui gère 927 milliards de dollars d’actifs, a annoncé lundi qu’à compter du 3 janvier 2018 il paierait la recherche externe utilisée par sa société de gestion basée au Royaume-Uni, T. Rowe Price International Ltd, qui doit se soumettre à la directive européenne MIF 2.C’est le dernier gestionnaire en date à annoncer qu’il absorbera le coût de la recherche. Plusieurs autres sociétés de gestion ont indiqué qu’elles paieraient elles-mêmes la recherche : JP Morgan AM, Vanguard, Jupiter, M&G et Aberdeen. D’autres comme GLG, Janus Henderson et Schroders prévoient en revanche de répercuter ce coût au client.La nouvelle réglementation, qui s’inscrit dans le cadre de la directive MIF 2 et entrera en vigueur à compter de janvier, obligera les sociétés de gestion de fonds à être claires sur les montants qui sont facturés pour payer la recherche. « Avec cette décision, nous nous assurons de la protection du meilleur intérêt de nos clients tout en préservant notre processus d’investissement collaboratif à l’échelle mondiale et notre accès à une recherche externe importante », commente Rob Sharps, co-responsable des actions monde et directeur des investissements.
La banque centrale russe a autorisé une ligne de crédit pour Bank Otkritie, rapporte Bloomberg d’une source proche du dossier. La Banque de Russie n’exigerait aucun collatéral de la part de Bank Otkritie, indique la presse russe. L’apport de liquidité a rassuré les marchés, faisant remonter le prix de ses obligations et de ses actions pour la première fois en une semaine. Otkritie fait partie des banques dont la solvabilité a été récemment remise en question par un analyste russe. Les clients de la banque ont retiré 359 milliards de roubles (5,14 milliards d’euros) en juillet, après avoir retiré 104 milliards en juin.
La banque américaine JPMorgan Chase & Co a annoncé hier s’engager à verser jusqu’à 2 millions de dollars à des associations de lutte contre le racisme et pour les droits civiques, à la suite du rassemblement de l’extrême-droite à Charlottesville où une contre-manifestante a perdu la vie. JPMorgan donnera 500.000 dollars chacun au Southern Poverty Law Center et à l’Anti-Defamation League pour soutenir leurs efforts pour répertorier et dénoncer les groupes haineux aux Etats-Unis. La banque s’engage également à doubler les contributions de ses employés à diverses associations jusqu’à 1 million de dollars supplémentaires.
Au moment où beaucoup de banques d’investissement évoquent une réduction de leur présence à Londres pour cause de Brexit, Deutsche Bank entend augmenter le nombre de ses banquiers privés basés à Londres, a déclaré à Reuters Peter Hinder, le directeur de ses activités de gestion de fortune pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA). La banque prévoit de recruter une vingtaine de banquiers cette année en gestion de fortune dans la région, avec pour objectif à terme de relancer une activité dont les actifs investis ont diminué l’an dernier de 15 milliards d’euros, à 50 milliards. Les nouveaux postes seront répartis entre la Grande-Bretagne, la Suisse, l’Italie et le Moyen-Orient, a expliqué Peter Hinder, sans préciser combien de recrutements étaient prévus à Londres.
L’Association internationale des swaps et dérivés (Isda), qui fédère les professionnels des marchés de dérivés, s’inquiète dans un rapport publié hier des conséquences du Brexit pour les conventions cadres qui supportent les contrats de dérivés. Les dérivés échangés en Europe suivent en «grande majorité» la loi britannique, ce qui pourrait s’avérer problématique en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union sans accord, une directive européenne régissant actuellement les choix de juridictions. Des problèmes similaires s’imposent aux réglementations sur la résolution bancaire et la faillite d’entreprises, soutient l’Isda, qui demande à ce que Londres et Bruxelles «retirent toute incertitude légale concernant les contrats de droit anglais en rédigeant des accords de transition devant entrer en application une fois le Royaume-Uni sorti de l’Union européenne et jusqu’à ce qu’un système formel de reconnaissance mutuelle soit mis en place».
Diplômé de Polytechnique en 1981 et de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), en 1983, Philippe Landré, directeur général d’Ampli Mutuelle, déclare d’emblée que « si rien ne le prédestinait au monde de l’assurance en général et de la mutualité en particulier, il s’épanouit pleinement aujourd’hui dans ce domaine ». Au service des autres de par ses fonctions, c’est dans cet état d’esprit qu’il consacre son temps libre comme bénévole au Secours Catholique depuis 2010. Parcours d’un homme aux journées rythmées par le rock.
Le portefeuille d’Ampli Mutuelle d’une valeur de 196 millions d’euros se compose de 72% d’obligations, de 19 % d’actions et de 9 % d’immobilier et divers. Si Solvabilité 2 n’a pas eu d’impact sur l’allocation d’actifs de la mutuelle, les effets sur la gouvernance sont notables.
Macquarie a complété l’acquisition de la Green Investment Bank britannique pour 2,3 milliards de livres (2,5 milliards d’euros), a annoncé le groupe australien vendredi, indiquant la renommer Green Investment Group pour mieux la préparer à une extension internationale. La banque publique avait été créée en 2012 pour faciliter les efforts de transition énergétique au Royaume-Uni. Le gouvernement a décidé de la céder l’année dernière pour lever des fonds. L’opération devrait ainsi se traduire par une plus-value de 186 millions de livres pour le contribuable, a indiqué le gouvernement vendredi. Shaun Kingsbury, qui dirigeait la banque depuis sa création, a laissé les rênes à Ed Northam, jusqu’à présent en charge de la banque d’investissement au sein du groupe.
La perte par CNP Assurances de son accord de distribution avec Caixa Seguridade au Brésil à compter de 2021 renforce les incertitudes sur les résultats de CNP Assurances après 2020, écrivent vendredi les analystes de JP Morgan Cazenove. Dans une note de recherche, l’intermédiaire financier, qui a abaissé à ‘sous-pondérer’ contre ‘neutre’ sa recommandation sur la valeur, souligne que la perte de cet accord pourrait contraindre l’assureur français à accroître ses investissements pour diversifier ses résultats et ses revenus. JP Morgan Cazenove rappelle que cette coentreprise contribue à hauteur de 32% de l’Ebit de CNP Assurances et 23% de son résultat net. CNP Assurances a cédé 1,53% vendredi, clôturant à 19,89 euros.
L’Etat belge, encore actionnaire à hauteur de 7,8% de la banque française BNP Paribas, s’apprête à réduire sa participation, rapporte le quotidien belge De Tijd. Bruxelles envisagerait de céder une partie seulement de ses actions d’ici la fin de l’année. La Société fédérale de participations et d’investissements (SFPI) a étendu son accord avec 12 banques parmi lesquelles elle sélectionne les chefs de file pour ses placements jusqu’au 31 décembre. La Belgique avait déjà réduit sa participation début mai, cédant alors un peu moins d’un quart de ses titres au prix de 65,10 euros par action, lui rapportant environ 2 milliards d’euros. L’action BNP Paribas a terminé vendredi à 65,99 euros.
La banque américaine Goldman Sachs a obtenu le feu vert de l’autorité des marchés financiers saoudienne hier pour proposer de nouveaux services, notamment le courtage d’actions. De nombreuses banques cherchent à se renforcer en Arabie Saoudite alors que le royaume s’est engagé dans un vaste plan pour rendre son économie moins dépendante au pétrole qui inclut de nombreuses privatisations, dont la cession d’une participation de 5% dans le géant pétrolier Saudi Aramco. Présent depuis 2009 dans le pays, Goldman avait fait sa demande en juin.
Plusieurs sociétés d’assurances se sont montrées intéressées par un partenariat dans la bancassurance avec Banco BPM, rapporte la presse italienne ce week-end. Le Corriere della Sera avait précédemment indiqué que Cattolica Assicurazioni, Generali, Allianz, Covea et Zurich avaient exprimé un intérêt pour l’opération. Finalement, d’après Il Sole 24 Ore, seules Covea et Cattolica envisageraient de déposer une offre. Une offre pourrait être déposée auprès de Barclays, qui conseille Banco BPM dans cette opération, d’ici le 12 septembre, précise le quotidien.
La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de Wall Street, a renoncé vendredi à poursuivre au civil deux anciens traders de JPMorgan Chase & Co auxquels elle reprochait d’avoir essayé de dissimuler une partie des 6,2 milliards de dollars (5,27 milliards d’euros) de pertes subies par la banque en 2012. La justice a conclu que le dossier allait au devant de difficultés après le témoignage jugé peu fiable de Bruno Iksil, le trader français surnommé la «baleine de Londres», qui avait accepté de coopérer avec les enquêteurs fédéraux américains, après avoir reconnu son implication dans l’affaire.