La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé mercredi soir qu’elle avait été victime de pirates informatiques en 2016, ayant «pu servir de base à des gains illicites par le biais d’opérations en Bourse». Le gendarme boursier américain ne détaille pas de quelle manière les pirates ont pénétré son système mais précise que la cyber-attaque a visé sa banque de données Edgar, qui permet aux entreprises cotées de publier les informations légales sur leurs opérations financières et leurs comptes. Si la SEC affirme que cette «vulnérabilité» a été rapidement corrigée, les hackers ont néanmoins pu l’utiliser pour obtenir des informations encore non publiées.
La banque centrale russe a annoncé jeudi qu’elle devient le principal actionnaire de B&N Bank et de ses filiales bancaires pour garantir la continuité des opérations. Aucun moratoire sur les créances du groupe ne sera imposé, tandis que l’option d’un bail in est totalement écartée. Cette décision s’intègre dans un ensemble de mesures destinées à assurer la stabilité financière du groupe, qui ne s’est pas relevé de sa participation aux sauvetages d’autres établissements en difficulté.
Le groupe d’assurance de Hong Kong AIA, premier assureur en Asie, devient le premier assureur vie en Australie et Nouvelle Zélande, en rachetant cette division à la première banque australienne, Commonwealth Bank of Australia (CBA). L’acquisition annoncée aurait lieu pour 3,04 milliards de dollars. Elle s’accompagnera d’un accord de distribution des produits d’assurance AIA par la banque australienne et par la banque ASB en Nouvelle Zélande, pour les 20 ans à venir. Ces deux banques ont au total 13 millions de clients. CBA est sous la menace d’une très lourde amende de la part des autorités australiennes, pour blanchiment.
Après avoir gagné 3,22% hier, l’action Commerzbank a pris jusqu'à 4,63% en séance ce jeudi, à la suite d’intérêts prêtés à UniCredit voire BNP Paribas. Deux sources proches du dossier ont dit mercredi à Reuters que le groupe bancaire italien UniCredit avait récemment exprimé au gouvernement allemand son intérêt pour une fusion avec Commerzbank, dont l’Etat détient 15% du capital.
Déjà encouragées par les surcapacités du marché, les fusions d’acteurs de taille moyenne devraient se multiplier dans le sillage des ouragans Harvey et Irma.
Secondaire. La Banque d’Italie indique que le segment des créances douteuses le plus « en souffrance » (« sofferenze ») des banques de la Botte a fondu fin juillet à son plus bas niveau depuis trois ans, à 173,6 milliards d’euros. L’horizon pourrait continuer à s’éclaircir. Dans une note, Scope Ratings avance que la résolution de dossiers brûlants avec la liquidation de Veneto Banca et Banca Popolare di Vicenza, ainsi que la recapitalisation préventive de Monte Paschi (MPS) permet de « se concentrer sur les fondamentaux qui s’améliorent ». Les arguments ne manquent pas, selon l’agence, et notamment un marché secondaire des créances douteuses « qui devrait exploser au second semestre 2017 », cela même sans compter les « transactions extraordinaires » initiées par MPS et UniCredit (photo), pour avoisiner 55 milliards d’euros cette année. Scope Ratings met en avant une économie italienne plus solide, des pratiques de crédit plus prudentes susceptibles de limiter l’émergence de nouvelles créances irrécouvrables, ainsi que « des réformes structurelles qui devraient commencer à porter leurs fruits » sur la gestion des nouvelles créances.
Finis les mots de passe ! L’application mobile belge Itsme permettra bientôt de se connecter à sa banque en ligne, à ses sites d’e-commerce préférés, de valider des transactions et bientôt de payer ses impôts avec un code unique. Une innovation issue de la collaboration entre Belfius, BNP Paribas Fortis, KBC/CBC et ING avec les opérateurs télécoms Orange, Proximus et Telenet. Il suffit d’un smartphone, d’une carte SIM et de l’application mobile.
Le groupe bancaire italien UniCredit a récemment exprimé au gouvernement allemand son intérêt pour une fusion avec Commerzbank, dont l’Etat allemand est actionnaire à hauteur de 15%, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. L’opération prendrait sans doute la forme d’une fusion payée intégralement en actions, une fois bouclé le redressement d’Unicredit, soit d’ici à deux ans. Une source a ajouté que d’autres institutions financières avaient elles aussi manifesté leur intérêt pour Commerzbank auprès du gouvernement d’Angela Merkel. «Nous avons toujours dit que le gouvernement ne voulait pas conserver éternellement sa participation et voulait aboutir à un bon résultat pour le contribuable», a déclaré un porte-parole du ministère des Finances.
BNP Paribas Cardif a annoncé ce mercredi vouloir accélérer ses investissements «green». A fin 2016, 1,2 milliard d’euros d’investissements verts ont déjà été réalisés, dans le cadre du fonds général. Il s’agirait de doubler ce montant à horizon 2020, annonce l’assureur dans un communiqué. L’accent sera mis sur les obligations vertes. Le groupe BNP Paribas s’est engagé à multiplier par un peu plus de deux ses financements dans le domaine du renouvelable, passant de 6,9 milliards en 2014 à 15 milliards en 2020.
Le régulateur bancaire néerlandais AFM a annoncé mercredi qu’ABN Amro et ABN Amro Clearing Bank ont été sanctionnées par deux amendes totalisant 900.000 euros, pour un retard dans le reporting de transactions. Selon la réglementation financière, les transactions sur instruments financiers cotés doivent donner lieu à une communication «au plus tard à la fin du jour travaillé suivant». «Pendant la période allant du 2 février 2010 au 1er juillet 2015, ABN Amro a négligé de notifier dans les temps à l’AFM le détail de 86.796 transactions, explique le régulateur, qui caractérise l’infraction à compter du 1er janvier 2013. Fin 2013, ABN Amro a décidé de lancer un audit interne [dont] le résultat a conduit à prendre des mesures d’amélioration». ABN Amro Clearing a pour sa part négligé de communiquer les informations sur 11.911 transactions entre le 13 septembre 2014 et le 11 avril 2016.
L’association de consommateurs souligne des entraves de certaines banques dans la mise en œuvre du dispositif de la loi Macron entré en vigueur en février.
Le groupe Mitsubishi UFJ a annoncé la vente de ses dernières parts dans la banque CIMB Group, installée en Malaisie. La première banque japonaise, par la taille de son bilan, a retiré 610 millions de dollars de l’opération. Elle avait annoncé en mai vouloir réexaminer son portefeuille de participations, afin d’accroître sa profitabilité, dans le cadre d’un plan à 3 ans. Mitsubishi a mené une stratégie d’expansion au début des années 2010 en Asie, aussi bien en Thaïlande qu’à Manille.
Mediobanca pourrait créer un véhicule d’investissement dans lequel il logerait sa participation de 13% dans l’assureur Generali. Ce fonds pourrait lui permettre de financer une acquisition importante, a déclaré une porte-parole de la banque italienne d’investissement. Il Sole 24 Ore rapportait le jour même que Mediobanca étudiait une alternative à son projet de cession de 3% de Generali et qu’elle pourrait, à la place, transférer la totalité de cette participation dans une holding. La banque en conserverait le contrôle, tout en ouvrant le fonds à d’autres investisseurs, ajoute le quotidien financier.
Le Crédit Agricole a annoncé mercredi avoir finalisé la cession d’une participation de 16,2% dans Banque Saudi Fransi (BSF) au fonds d’investissement saoudien Kingdom Holding. Les termes et conditions de la transaction restent inchangés par rapport à ceux communiqués le 12 septembre 2017.
Le groupe bancaire italien UniCredit a récemment exprimé au gouvernement allemand son intérêt pour une fusion avec Commerzbank, dont l’Etat allemand est actionnaire à hauteur de 15%, a appris Reuters de deux sources proches du dossier, selon lesquelles un éventuel accord ne serait conclu qu'à moyen terme. L’opération prendrait sans doute la forme d’une fusion payée intégralement en actions, une fois bouclé le redressement d’Unicredit, soit d’ici à deux ans. Une source a ajouté que d’autres institutions financières avaient elles aussi manifesté leur intérêt pour Commerzbank auprès du gouvernement d’Angela Merkel. «Nous avons toujours dit que le gouvernement ne voulait pas conserver éternellement sa participation et voulait aboutir à un bon résultat pour le contribuable», a déclaré un porte-parole du ministère des Finances.
Les femmes restent largement minoritaires dans les conseils d’administration des grandes sociétés cotées. Et la tendance n’est pas en voie d’amélioration en l’état, dans la mesure où elles ne constituent qu’un cinquième (21%) des candidats proposés à élection ou réélection, observe L’Agefi suisse. Cette année, lors des assemblées générales, seules 23% des nouvelles candidatures soumises à élection étaient féminines parmi les 20 sociétés du Swiss Market Index (SMI), selon l’association activiste Actares. Ce taux est en baisse au regard des 31% enregistrés en 2016. Le coefficient de 23% est certes supérieur au taux global de 21%, mais il est loin de contribuer à accroître «automatiquement» la part des femmes à siéger au sein des conseils d’administration. Souvent, une femme est remplacée par une femme, mais il est rare de voir une femme succéder à un homme.
La société de gestion britannique Barings a annoncé ce 19 septembre sa décision de prendre en charge les coûts liés à la recherche externe pour ceux de ses fonds qui seront concernés par l’entrée en vigueur, en janvier 2018, de la directive MIF II. La société de gestion, dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 288 milliards de dollars, dit avoir réalisé des investissements significatifs pour développer sa recherche en interne mais elle continuera d’utiliser la recherche externe, «là où elle peut être intéressante pour les clients», a indiqué Ghadir Abu Leil-Cooper, responsable mondial des actions chez Barings, cité dans un communiqué.
Dans une étude publiée ce mercredi, l’UFC-Que Choisir dénonce des entraves à la concurrence mises en place par les banques. Sept mois après l’entrée en vigueur, le 6 février 2017, de la loi Macron sur la mobilité bancaire, l’association relève ainsi que les démarches « demeurent trop longues et compliquées pour 40% des consommateurs ».