Bank of America a pris l’initiative inhabituelle de vendre ses parts d’un prêt à effet de levier à un prix réduit, même si d’autres banques ont aidé à garantir l’accord signé sur d’autres parties de sa dette, selon Bloomberg. La deuxième banque américaine était le principal garant d’un prêt de 400 millions de dollars à C&D Technologies, une société de batteries financée par des capitaux privés. Les banques s’attendaient à être déchargées du prêt en décembre. La semaine dernière, Bank of America a revendu ses parts de la dette entre 88 cents et 90 cents par dollar. La vente de Bank of America intervient alors qu’elle a tenté de réfréner sa prise de risques, après avoir perdu 300 millions de dollars fin 2017 dans le cadre de son accord avec Steinhoff International.
La banque italienne Monte dei Paschi di Siena se prépare à vendre des obligations garanties et va contacter des investisseurs possibles dès cette semaine, selon une source proche citée par Bloomberg. Monte Paschi tente d'échapper à sa dette, alors qu’elle n’a pas pu compléter la deuxième tranche d’une vente d’obligations l’an dernier, en pleine tourmente du marché. La banque a indiqué dans un communiqué, vendredi soir, que la Banque Centrale Européenne l’avait averti dans une lettre que sa position financière était plus faible après avoir abandonné la vente de l’année dernière.
Citigroup a annoncé avoir conclu un accord avec le fonds activiste ValueAct Capital Partners pour l’associer davantage à sa stratégie, sa gouvernance et ses activités, mais sans lui offrir de siège au conseil d’administration. La banque a indiqué dans un communiqué que ValueAct aurait accès à des informations confidentielles et aurait la possibilité de travailler directement avec des membres de sa direction et de son conseil d’administration. En retour, ValueAct est invité à soutenir la direction et le conseil dans le cadre de cet accord qui a été conclu jusqu'à la fin de l’année 2019.
Les différents frais liés à un investissement dans un fonds Ucits pour les particuliers ont réduit en moyenne d’un quart leur performance brute entre 2015 et 2017, révèle le premier rapport annuel de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) sur la performance et les coûts de ces fonds. L’Esma souligne que le poids de ces frais dépend fortement de la stratégie d’investissement et de la structure du fonds, mais note que plus de 80% du coût est lié aux frais de gestion, les frais d’entrée et de sortie ayant un impact bien moins important. Au-delà de la question du niveau des frais de gestion, deux fois plus élevé en moyenne pour les particuliers que pour les institutionnels, l’étude de l’Esma pourrait relancer la controverse autour des fonds actifs, puisqu’elle montre que les fonds gérés activement, s’ils parviennent à enregistrer une performance brute légèrement plus élevée que les fonds passifs, se révèlent en net moins rentables pour les investisseurs particuliers, du fait des coûts de gestion bien plus élevés.
JPMorgan devrait annoncer la semaine prochaine une augmentation des bonus de ses employés d’environ 3% en moyenne grâce aux bons résultats de sa division investissement en 2018, selon les informations de Reuters. Elle a, en effet, augmenté ses revenus tirés des marchés actions de 17% au troisième trimestre de 2018. Morgan Stanley a aussi prévu d’accroître les bonus de ses traders. La division s’occupant des titres internationaux chez la banque américaine devrait connaître « une hausse à un chiffre », selon Bloomberg.
Les négociations avancent rapidement entre les autorités financières britanniques (FCA, BoE, PRA) et l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) afin de parvenir à la signature d’un mémorandum commun aux 27 autorités compétentes nationales de l’Union pour le partage d’informations, a déclaré le Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) lors de la présentation de ses vœux hier. Robert Ophèle a indiqué qu’une annonce pourrait avoir lieu d’ici la fin du mois. Cet accord est nécessaire pour assurer la transmission continue d’informations entre les autorités britanniques et européennes en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord, mais la Commission a donné tardivement son feu vert à l’ouverture des négociations.
C’est le chaos autour des nouveaux plans d’épargne individuels italiens (PIR), écrit Il Sole – 24 Ore. La loi de finances qui régit les PIR de nouvelle génération présente quelques lacunes qui, si elles ne sont pas comblées au plus vite, risquent de bloquer le marché de ces produits qui ces deux dernières années ont levé 15 milliards d’euros. Ce succès tient au fait que les PIR donnent la possibilité d’investir dans des petites entreprises italiennes et offrent un avantage fiscal si l’investissement est conservé cinq ans. Désormais, avec les modifications prévues dans la loi de finances 2019, les PIR auront de nouvelles obligations: investir 3,5 % de l’actif sur l’AIM (marché italien des petites valeurs) et 3,5 % sur des actions ou des fonds de capital-risque. Ces nouveautés ont engendré des avis discordants entre acteurs du secteur, qui attendent les éclaircissements qui devront arriver avec les décrets d’application prévus dans les 120 jours. Mais cela est trop long. Selon Plus24, supplément hebdomadaire de Il Sole, ceux qui veulent aujourd’hui souscrire à un PIR ne peuvent pas le faire, à moins d’en avoir déjà acquis un en 2018 ou 2017 et de vouloir l’alimenter. Autrement, il faut attendre. Il n’y pas encore de marché avec des produits conformes aux nouvelles règles. Eurizon, par exemple, a bloqué les souscriptions aux PIR.
Le régulateur français a vivement critiqué l’incapacité des Européens à s’accorder sur d'ambitieuses réformes d’intégration et de supervision des marchés.
La banque verte a mis en place au 1er janvier le Crédit Agricole Group Infrastructure Platform (CA-GIP), selon un communiqué. Cette plate-forme regroupe les infrastructures et les activités de production informatique de Crédit Agricole Assurances, Crédit Agricole CIB, Crédit Agricole Technologies et Services et de l’entité Silca (caisses régionales), un projet que L’Agefi avait révélé en décembre 2017. CA-GIP est présent sur 17 sites en France et rassemble 1.500 collaborateurs. La plate-forme pèse 80% des infrastructures et de la production informatique du groupe Crédit Agricole.
Axa a annoncé jeudi qu’il gérerait son activité via sa filiale en Irlande dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Jeudi, devant des journalistes, le directeur général d’Axa Thomas Buberl a précisé que sa filiale américaine XL, acquise l’an dernier, avait mis en oeuvre un projet de transfert d’effectifs vers l’Irlande avant que sa reprise par le groupe français ne soit finalisée. Le groupe gèrera les grands risques européens et la réassurance depuis la capitale irlandaise, tandis que le personnel à Londres continuera de s’occuper des activités de la société au Royaume-Uni.
Meridiam et Allianz France annoncent ce jeudi un partenariat à travers lequel les épargnants pourront financer les infrastructures de la transition énergétique. Concrètement, les clients d’Allianz France auront la possibilité en 2019 d’orienter leur épargne vers des investissements à long terme en actifs d’infrastructures non cotés nécessaires pour développer la transition énergétique.
Le Président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a détaillé ce matin les priorités de supervision du régulateur pour l’année à venir à l’occasion de la présentation de ses vœux pour 2019. Si le Brexit restera l’un des principaux enjeux de l’année, que ce soit dans l’application des textes existants ou dans le suivi des relocalisations d’activités, l’AMF n’en oubliera pas pour autant ses missions de supervisions. «Notre approche de la supervision s’articule désormais autour d’un certain nombre de principes clairement externalisés et privilégiant la responsabilité des acteurs, le suivi et la détection rapide des potentiels manquements», a déclaré Robert Ophèle.
La néobanque allemande N26a bouclé un tour de table de 300 millions de dollars en série D, mené par le fonds Insight Venture Partners, a annoncé ce jeudi la jeune pousse. Des investisseurs historiques ainsi que le fonds souverain singapourien GIC ont participé à l’opération, qui porte la valorisation de la néobanque à 2,7 milliards de dollars.
La banque verte a mis en place au 1er janvier le Crédit Agricole Group Infrastructure Platform (CA-GIP), selon un communiqué. Cette plate-forme regroupe les infrastructures et les activités de production informatique de Crédit Agricole Assurances, Crédit Agricole CIB, Crédit Agricole Technologies et Services et de l’entité Silca (caisses régionales), un projet connu en interne sous le nom de «Tokyo» et que L’Agefi avait révélé en décembre 2017.
L’ESMA (European Securities and Markets Authority) a annoncé la reconduction del’interdiction de la vente d’options binaires aux particuliers et la restriction de celle de certains CFD, qu’elle avaitmis en place depuis l’été 2018. Ainsi, àcompter du 2 janvier 2019, l’interdiction de vente d’options binaires aux particuliers de l’Union européenne est prolongée tandis queles restrictions concernant la commercialisation, la vente et la distribution de CFD auprès du grand public sont reconduites à compter du 1er février 2019. Ces deux mesures, une fois publiées au Journal Officiel de l’Union européenne, s’appliqueront chacune pour une nouvelle période de trois mois. De son côté, l’AMF, le régulateur françaisenvisage de mettre en place des mesures nationales qui entreraient en vigueur dès que les mesures de l’ESMA ne s’appliqueront plus.
Pour les jeunes pousses de la finance, les premières embauches sont capitales. Passé un certain cap, la quête de talents s’emballe. Séduction et rétention deviennent les maîtres-mots.
Encore un effort. Alors que l’autorité bancaire européenne a publié les résultats de son exercice de transparence fin 2018, le pourcentage de créances douteuses (NPL, non-performing loans) des banques françaises comparé à l’ensemble de leurs prêts ressort à 3 % à fin juin. « [Ce] pourcentage est relativement réduit (…), mais reste quand même supérieur à celui de plusieurs pays européens », tels que les pays scandinaves, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’Ieseg School of Management. La situation varie fortement d’une banque à l’autre, ce rapport allant de 0,81 % pour La Banque Postale à 4,02 % pour BNP Paribas. La couverture des NPL par des provisions se révèle cependant très importante au sein des banques françaises (51,72 %, là où l’Allemagne et le Royaume-Uni affichent par exemple des taux de 40,02 % et 32,6 %).
Les beaux jours du marché de l’immobilier résidentiel étant derrière nous, les établissements de crédit se doivent de trouver des niches d’emprunteurs. L’un d’eux lance une offre pour les plus de 65 ans avec un âge de fin de prêt limité à… 95 ans, évidemment « sans obligation de souscrire une assurance emprunteur ». La durée du prêt peut aller jusqu’à 35 ans, une garantie hypothécaire est bien sûr obligatoire et il faut « respecter le reste à vivre après paiement de la mensualité de crédit immobilier », nous dit le conseil Credixia qui vend la mèche.